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La SNHF inaugure sa nouvelle bibliothèque

Le 05 octobre dernier, Dominique Douard, président de la SNHF, Henri Delbard, président d’honneur et Daniel Lejeune, administrateur en charge de la bibliothèque inauguraient devant une salle comble et en la présence d’Aline Girard, directrice du département de la coopération à la Bibliothèque nationale de France (BnF) et de Philippe Vinçon, directeur général de l’enseignement et de la recherche au Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, la nouvelle bibliothèque de la Société Nationale d’Horticulture de France.

(De gauche à droite) Henri Delbard, président d’honneur; Daniel Lejeune, administrateur en charge de la bibliothèque; Dominique Douard, président de la SNHF.

Les collections de la bibliothèque de la Société Nationale d’Horticulture de France, constamment enrichies depuis près de 200 ans, figurent parmi les premiers fonds horticoles de France.

Afin de répondre aux nouveaux usages des lecteurs, la bibliothèque a démarré des programmes de numérisation dès 2011 et mis en place sa bibliothèque numérique en 2013. Son statut de pôle associé de la Bibliothèque nationale de France (BnF) depuis 2012 atteste de son niveau d’excellence.

La Société Nationale d’Horticulture de France œuvre depuis toujours en faveur du patrimoine écrit et plus spécifiquement celui de l’horticulture. Consciente de l’apport du numérique, elle entend aussi offrir à ses publics un lieu de rencontre, dans lequel le temps reprend sa place : celui de la recherche, des échanges et du partage. C’est en ce sens qu’elle a investi sur ses fonds propres dans la création d’une nouvelle bibliothèque, avec le soutien de ses mécènes.

Cette inauguration est donc, pour la SNHF, l’occasion de réaffirmer sa position centrale de centre de ressources et de rencontres. Elle affirme ainsi sa volonté d’accompagner chacun vers une meilleure appréhension de la richesse et des opportunités offertes par le monde végétal.

Les horaires d'ouverture de la bibliothèque

A partir du 11 octobre :

Les mardis et mercredis de 10h à 18h,
accès libre et gratuit à tous les publics.

Pour les adhérents de la SNHF,
prise de rendez-vous les lundis et jeudis.

Le projet de la nouvelle bibliothèque

Ce projet, imaginé dès les années 90, a pris son essor sous la présidence de M. Henri Delbard.

La SNHF disposait au 84, rue de Grenelle d’une salle de conférence et de projection cinématographique jusqu’à la fin des années 70. L’étude de programmation transformant cette salle en bibliothèque fut réalisé par le cabinet Aubry et Guiguet en 2007. Le cabinet Burnod Architecte a été choisi comme maître d’œuvre. Les travaux ont débuté au début du mois de septembre 2015.

La nouvelle bibliothèque offre une surface de 100 m2

La nouvelle salle de lecture

La salle de lecture permet désormais d’accueillir, en plus des ouvrages en libre-accès, l’ensemble des monographies du XIXe ainsi qu’une partie des bulletins de sociétés horticoles. Une réserve a été aménagée en périphérie de la salle de lecture où sont conservés les ouvrages de réserve, édités entre le XVIe et la fin du XVIIIe siècle ainsi que l’ensemble des manuscrits.

Cette salle de consultation offre désormais tous les équipements nécessaires aux multiples profils de lecteurs de la bibliothèque. Du botaniste à l’étudiant, du paysagiste à l’amateur, du scientifique au conservateur, tous trouveront leur place dans ce nouveau lieu. Deux espaces ont été définis afin que chacun puisse aménager son temps de travail et de détente.

Les tables de travail, créées sur mesure, l’éclairage zénithal, les vitrines d’exposition offrent aux lecteurs un espace de sérénité tout en mettant en lumière ce fonds d’exception.

Autour d’Alphand

5 octobre 2017 – 15 février 2018

2017 est l’année de commémoration de la naissance de Jean-Charles-Adolphe Alphand, directeur du service des Promenades de la ville de Paris qui prit la charge du renouveau des parcs et jardins de la ville sous Haussmann.

Nous souhaitions faire coïncider l’inauguration de notre nouvelle bibliothèque avec une exposition dédiée à cette personnalité et plus encore à ceux qui l’ont accompagné dans cette aventure. Bon nombre d’entre eux firent parti de la Société impériale et centrale d’horticulture de France.

Cette exposition est l’occasion de montrer la richesse des collections de la bibliothèque et de mettre en lumière des personnages qui ont fait l’histoire de notre institution et celle de l’horticulture, ceux qui ont façonné les parcs et jardins de Paris et exporter ce modèle tant sur le plan national qu’international.

Hommage aux bibliothécaires de la SNHF

La SNHF a souhaité rendre hommage aux bibliothècaires successifs qui ont géré ses collections, à travers l’image de l’un d’entre eux: Georges Gibault (1856-1941). Véritable passionné des plantes et auteur polygraphe, il commença des études de jardinier au Muséum national d’Histoire naturelle. Il ne pourra cependant pas les poursuivre en raison de sa santé fragile. Fréquentant de manière assidue les bibliothèques parisiennes, il accrut ses connaissances en matière de botanique et d’horticulture.

De par sa très grande érudition, il devint une personnalité incontournable de la scène horticole.
En 1895, il prit la charge de la bibliothèque de la SNHF pour laquelle il réalisa et publia en 1900 le premier catalogue méthodique des collections suivi de suppléments en 1905 et 1910. On lui doit de très nombreux articles dans des revues comme le Journal de la SNHF, la Revue horticole, Le Jardin, Le Petit jardin, La Vie à la Campagne etc.

La SNHF s’est adressée à une jeune artiste, Marie-Amélie Porcher, afin de réaliser un portrait de ce personnage inspiré d’une photographie conservée dans ses collections. Cette réinterprétation contemporaine illustre la volonté de la SNHF de faire vivre son patrimoine et de donner la parole à de jeunes artistes contemporains comme ce fut le cas depuis sa création.

Marie-Amélie Porcher pour Yvette et Paulette ®, Portrait de Georges Gibault, 2017. Sérigraphie – 90*70 cm.

Retour sur Saint-Jean-de-Beauregard, édition automne 2017

Les 22, 23 et 24 septembre dernier, lors des journées des plantes de Saint-Jean-de-Beauregard, la SNHF tenait comme traditionnellement son stand pour présenter aux jardiniers forts nombreux ses dernières nouveautés.

Le Prix de la SNHF est décerné à Cornus omeiense ‘Summer Passion’

Vendredi 22 septembre, le jury du prix de la SNHF décernait son prix au Cornus omeiense « Summer Passion » de Frank Sadrin des Pépinière Un Jardin au Mont Blanc à Domency (74).

Cet arbuste exceptionnel est plein d’avenir pour nos jardins, même urbains, vu sa taille ; à utiliser en massif ou en isolé, en bacs …

Cette remise de prix a été l’occasion de rappeler les liens forts qui unissent la SNHF, présente depuis le début de l’aventure commencée il y a plus de 30 ans, au domaine de Saint-jean-de-Beauregard. 

Ce Cornouiller à fleurs (Cornacées)  a été découvert par une expédition canadienne dans les années 80 sur le Mont Emei ou Omei (d’où le Nom d’Omeiense) ou Emei Shan, à 3 099m en Chine, une des 4 montagnes sacrées bouddhiques, située dans la province du Sichuan.

Ce Cornus a d’ailleurs été considéré comme une nouvelle espèce botanique. Pourquoi ?
Parce qu’il pousse dans une zone où il n’y a pas d’autre Cornus persistant même si l’on pourrait le croire apparenté avec le Cornus hongkongensis qui pousse à Hong Kong. Cependant sa date de floraison est différente : C. omeiensis fleurit en juin et hongkongensis en juillet.

Description

  • Il atteint une taille 3/4 m en hauteur et largeur, avec une forme évasée et une canopée arrondie. Comme les C. controversa, il pousse en plateaux, que l’on peut accentuer en supprimant quelques branches qui démarrent du tronc pour le former (il supporte très bien la taille) ;
  • Persistant, ses feuilles ovales brillantes vertes « en cuir », qui émergent en rouge cuivre, deviennent violet profond en automne/hiver. La pointe de son feuillage de l’année, très rouge en été lui a valu le nom de ‘Summer Passion’ ;
  • Les fleurs minuscules jaune crème en juin sont entourées par des bractées ressemblant à des pétales étroites, de 10 cm de diamètre. Elles apparaissent sur le bois de 2 ans
  • Les fruits (baies) se forment en automne et ressemblent à une framboise. Ils sont comestibles, avec un goût meilleur que sur les C. kousa ;
  • Une exposition soleil ou mi ombre lui sera nécessaire. Très résistant à la sécheresse, il préfère un sol neutre à acide, frais, riche en humus et bien drainé (maintenir humide la première année de plantation) ;
  • Parmi toutes ses qualités, il accepte la compétition avec d’autres arbres et arbustes et leurs racines. Il est résistant au froid puisqu’il a tenu à – 18° C, où il perd juste quelques feuilles.

Jardins de France, nouvelle formule

Le 15 septembre dernier, Jardins de France, la revue de la Société Nationale d’Horticulture de France renouait à l’occasion de la sortie de son numéro 647 et de son 70ème anniversaire avec la formule abonnement.

Une bonne nouvelle pour les lecteurs assidus de la revue qui attendaient ce retour avec impatience.

Retrouvez désormais et simultanément le numéro 647 en ligne sur www.jardinsdefrance.org et feuilletez avec plaisir la version papier et ses nombreux bonus.

Le MOOC Santé des plantes

Rejoignez les près de 9000 inscrits à notre MOOC Santé des plantes : de l’observation au diagnostic.

Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 27 octobre prochain !

Ce cours, en ligne et gratuit est ouvert à toutes et à tous. En 6 semaines, le MOOC Santé des plantes donne toutes les clefs pour passer d’une simple observation au diagnostic, afin d’identifier précisément les causes de désordre affectant la santé des plantes : comprendre le fonctionnement des plantes, connaitre et identifier les principaux ravageurs et maladies des plantes.

Le biocontrôle

Durant ces 3 journées, le biocontrôle était une nouvelle fois à l’honneur.

Dans le cadre du plan Ecophyto et notamment de la réduction de l’utilisation des pesticides de synthèse par les jardiniers amateurs, la SNHF s’engage à faire connaitre et promouvoir le biocontrôle auprès des jardiniers amateurs. Afin d’accompagner les jardiniers dans cette démarche, la SNHF organise des conférences, des animations en jardineries et propose une brochure explicative sur le biocontrôle ainsi que des fiches techniques de solutions contre certains ravageurs.

Opération “graines partagées” avec la section plantes vivaces

La section plantes vivaces de la SNHF renoue avec la banque de Graines. 

Produire ses propres graines, les échanger avec ses amis, voisins… dans un esprit de partage est une manière de jardiner autrement et de partager ses obtentions personnelles.

La section vous propose donc cette activité de « Graines partagées ».

Comment faire ?

Vous récoltez vos graines de plantes annuelles et vivaces au cours de la belle saison, à maturité.

Vous transmettez vos récoltes étiquettées avant le 1er décembre 2017.

Une liste des graines disponibles sera publiées en janvier/février 2018.

Jusqu’au 01 mars, les jardiniers pourront choisir sur cette liste une sélection de graines qui vous serra envoyée courrant du mois d’avril.

Modalités pratiques

L’opération « Graines partagées » est exclusivement réservée aux membres adhérents à la Société Nationale d’Horticulture de France (et aux membres de ses sociétés/associations adhérentes).

Chaque participant après récole, emballe les graines dans des pochettes ou enveloppes papier bien fermées.

Il identifie, donne les caractéristiques et inscrit la date de récolte sur chacune des enveloppes.

Il ne vous reste plus qu’à envoyer le tout à :
SNHF, Graines Partagées
84 rue de Grenelle, 75007 PARIS.

La SNHF assure simplement la liaison entre participants et ne peut garantir la nature, l’espèce ou la germination des envois, fait par les jardiniers engagés dans l’opération.

Récoltez, envoyez, et partagez !

Grand Prix de la Rose, les inscriptions pour la 12ème édition sont ouvertes !

Depuis 2009, le Grand prix de la rose SNHF récompense les rosiers qui s’adaptent le mieux à l’ensemble des régions françaises. Les variétés de rosiers distinguées permettent aux jardiniers amateurs de satisfaire leur passion avec les meilleures garanties de réussite, dans le respect de l’environnement et quel que soit le lieu de plantation du rosier.

Alors que ce concours fêtera en 2018 sa dixième édition et que les variétés en compétition pour la 11ème ont été plantés l’hiver dernier, les inscriptions pour la 12ème édition du Grand Prix de la rose sont d’ores et déjà ouvertes !

Grand prix 2017 : Château de Cheverny® ‘Deliaupar’ des Pépinières et Roseraies Georges Delbard

Au total, 321 variétés présentées par 28 obtenteurs dont 14 étrangers ont été testées ou sont en voie de l’être.

Sept sites d’observation

Pour juger leurs qualités d’adaptation, les rosiers en compétition sont testés dans les différentes zones climatiques de France, sur sept sites partenaires : Annecy, Bordeaux, l’Haÿ-les-Roses, Marseille, Montpellier, Nancy et Rennes. Les rosiers sont cultivés par des jardiniers attentifs, sans traitement phytosanitaire et reçoivent quelques apports nutritifs.

Conditions de participation

Seules les variétés mises au commerce depuis moins de cinq ans peuvent participer. Les obtenteurs, de toutes origines, présentent au maximum trois variétés par édition, dans les catégories suivantes :

  • rosiers buissons à grandes fleurs
  • rosiers buissons à fleurs groupées
  • rosiers couvre-sol
  • rosiers miniatures
  • rosiers paysages
  • rosiers sarmenteux.
Grand prix 2016 : Ville de Saumur® ‘Fryacy’ de l’obtenteur Fryer représenté par Christophe Travers (Pépinières La Saulaie)

Évaluation

Les rosiers sont observés par 70 spécialistes et amateurs éclairés pendant 2 ans (buissons à grandes fleurs, à fleurs groupées, couvre-sol et miniatures) à 3 ans (paysages et sarmenteux) en début de floraison, en pleine floraison, en remontée de floraison et en fin de saison.

Grand prix de la Rose 2015: Sweet delight ® (‘Adalegski’), obtenteur : Michel Adam

Critères de notation

Les appréciations portent sur plusieurs critères : la qualité de la fleur et du rosier (de la floraison et de la défloraison), la floribondité, la végétation, l’état sanitaire, le parfum et le charme. Les examinateurs s’appuient aussi sur les observations des jardiniers en ce qui concerne les caractéristiques végétatives des plantes.

Finale de l’édition 2017 du Concours National de Reconnaissance des Végétaux

Depuis mars dernier dans les 13 nouvelles régions, plus de 1 000 jeunes des niveaux V (Capa, seconde pro, BPA), IV (Bac Pro, BP) et III (BTSA) des formations aménagements paysagers, production horticole et commerce se sont affrontés lors des concours régionaux de reconnaissance des végétaux organisés dans les établissements de formation de la filière de l’horticulture et du paysage, avec le soutien de l’Unep- Les Entreprises du Paysage et de la FNPHP.

Au terme de ces mois de compétitions régionales, 94 jeunes se sont qualifiés pour la Finale du Concours National de Reconnaissance des Végétaux.

Organisée par VAL’HOR avec l’Unep – Les Entreprises du Paysage, sous le haut patronage du ministère de l’Agriculture elle se déroulera les 6 et 7 décembre prochains dans le cadre du salon Paysalia, à Lyon.

94 jeunes représentant les 13 régions françaises s’affronteront lors de la finale 2017

Les 13 nouvelles régions françaises sont toutes représentées par les 94 jeunes qualifiés pour la Finale du Concours National de Reconnaissance des Végétaux.

Lors de la finale (comme pour les concours régionaux), les candidats des neuf catégories auront pour tâche de reconnaître, sur table, en 60 à 90 minutes, 20 à 40 végétaux (sélectionnés avant le début de l’épreuve par le Jury dans une liste de plus de 600 végétaux à connaître) à partir d’échantillons frais, représentatifs, en bon état et regroupés par catégorie. Seront à indiquer sur la grille de reconnaissance : la famille, le genre, l’espèce, le cultivar, le nom vernaculaire et une caractéristique de l’échantillon. Seront récompensés les trois premiers de chaque épreuve, la région la mieux classée (qui recevra un Trophée Régional) et un Prix Spécial du jury pour la connaissance des caractères des végétaux sera également attribué.

Professionnels, inscrivez-vous à l'édition 2017

Initiée en 2015, l’ouverture du concours aux professionnels est reconduite cette année ! Ainsi, les professionnels de production, de paysage et de la distribution, mais aussi ceux des collectivités, les enseignants, les journalistes peuvent se mesurer et concourir sur le même parcours que les jeunes candidats à l’occasion de Paysalia en décembre prochain. Pour participer, rendez-vous sur la page dédiée au concours sur le site de VAL’HOR  et complétez le formulaire d’inscription.

Découvrez la sélection de livres de l’AJJH pour l’édition 2017 du prix Saint Fiacre

Découvrez la sélection de livres de l’AJJH pour l’édition 2017 du prix Saint Fiacre.

Cette sélection comprend des livres très différents, allant de l’ouvrage scientifique de référence à la littérature enfantine, en passant par la poésie et des sujets plus techniques ou historiques et se veut représentative de la production annuelle, elle concerne tous les publics, des jardiniers chevronnés aux véritables débutants dont les aspirations sont différentes et n’oublie pas les petites maisons d’éditions.

La remise des prix Saint Fiacre aura lieu le 07 novembre prochain.

La sélection 2017

Vernissage de l’exposition “Trace et lumière des simples” de Pierre Zanzucchi

Du 13 septembre au 19 octobre prochain, la Société Nationale d’Horticulture de France accueille, dans son hall, les œuvres de Pierre Zanzucchi, exposées à nu, sans vitre, directement offertes à l’oeil du visiteur, qui pourra ainsi en apprécier tous les effets de matière et de couleurs.

L'esprit de la trace

“A la faculté de Pharmacie de l’Université Paris Descartes, j’ai entrouvert un herbier où s’était décomposée en silence, entre des feuilles de papier vieillies par le temps, la matière disparue de tiges, de fleurs, de pétales, d’étamines…
Prisonnière, leur lumière intérieure s’était inscrite dans le papier ne laissant plus qu’une trace imaginée.
Leurs vies mystérieuses se réveillaient sous mon regard.
Le papier – sa texture, son vieillissement, son bruissement, sa couleur, son incertitude, sa fragilité – devenait le support de mon travail. Il me fallait suivre la trace de l’âme laissée par ces herbes disparues.

J’ai choisi les feuilles où l’empreinte de l’herbe s’accordait à l’énergie de mon trait. Une vie végétale antérieure surgissait encore de la forme originelle.
Mon doigt, ma main, ont dessiné. Tout devenait peinture.
Et là, dans ce silence, naissait la nouvelle énergie des plantes, dépôt de l’âme…testament des herbes disparues”

Pierre Zanzucchi

Une exposition "triptyque"

3 lieux différents accueillent une partie de l’exposition, chacune comprenant un ensemble d’une quarantaine d’œuvres réalisées par le peintre et sculpteur Pierre Zanzucchi.

Retrouvez également l’exposition “trace et lumière des simples” :

Jusqu’à la mi-novembre, dans le très bel écrin du Musée d’Histoire de la Médecine .
Et du 04 septembre au 30 octobre, dans le hall de l’Hôtel de Ville du Mans (72), dans le cadre de la manifestation “Entre cours et Jardins”.

Les mots à l'honneur

Le 13 septembre dernier, Dominique Douard, président de la SNHF et Josiane Couasnon, présidente de la section Beaux-Arts inauguraient cette exposition.

(De gauche à droite) Josiane Couasnon, Dominique Douard, Pierre Zanzucchi et Alain Baraton.

Cette soirée, animée par Aladin Reibel, comédien et auteur du livre Gourmandises artistiques, était placée sur le thème des mots et du vin.
Le public a pu, entre autre, découvrir ou redécouvrir le sens caché des couleurs des roses et des bouquets composés, le tout avec humour et passion.

L’exposition “Trace et lumière des simples” est indissociable des mots, un livre (en vente à l’accueil de la SNHF) composé de textes de différents auteurs s’exprimant sur cet herbier en voie de décomposition et sur l’artiste Pierre Zanzucchi accompagne le visiteur.

Josiane Couasnon, Alain Baraton et Dominique Douard se sont également prêtés au jeu, retrouvez dans le dossier de presse leurs mots sur cette exposition.

En savoir plus sur l'artiste et sur l'histoire de cette œuvre

La section AAO en déplacement en Essonne et Seine-et-Marne

Excellente journée hier en Essonne et en Seine et Marne organisée par la section AAO (Arbres et Arbustes d’Ornement) de la SNHF.

Une matinée délicieuse

Matinée “délicieuse” au jardin de Berville à la Genevraye (prix Bonpland 2016)  avec France Jobert , terminée par un déjeuner végétarien excellent, réalisé avec les produits du jardin potager.

 

Les couleurs d’automne débutantes (cornus, liquidambar, érables, nyssa, fusains etc), les fleurs du moment ( asters, anémones du japon, sedum etc.) et l’eau très présente dans la propriété nous ont  ravi.
Le potager “classique”  et les buttes de permaculture débordaient de beaux légumes : poireau, carotte, radis japonais, mizuna, moutarde, amaranthe, chou kale etc..

Les Jardins de Berville en Seine-et-Marne . Prix bonpland 2016

Nichés dans le Gatinais, les jardins de Berville ouvrent à la visite pour la première fois au mois de juin 2015. Au cœur d’une propriété du XVIIè siècle longée par le canal du Loing, ces jardins de 6 ha, ont été imaginés il y a 20 ans par une passionnée-collectionneuse de plantes.

Qu’ils soient botaniques, arbustifs, couvre sol ou lianes les rosiers sont présents dans toute la propriété ; ils envahissent les murs, berges et massifs. De mi-mai à fin juin c’est une explosion de couleur et de parfum. Le potager clos de murs est composé de 2 grands mixed-border ou les vivaces, pivoines et rosiers cohabitent avec les légumes anciens et insolites. Ces grandes plates-bandes fleuries encadrent les carrés du potager cultivé biologiquement en respectant les rotations des cultures et l’association des légumes. La biodynamie est testée depuis 1 an.

Trois vergers, dont un expérimental sont plantés de variétés anciennes : cerisiers, pommiers, poiriers, pruniers… Le verger expérimental est un verger planté classiquement puis transformé avec l’installation de 8 grandes buttes en verger permaculturel appelé également « jardin forêt ».

Inspirées des méthodes de Seep Holzer et de Richard Wallner ces buttes sont devenues essentielles, à la fois pour une production plus importante de légumes mais aussi pour un confort de travail. La culture de plantes nourricières est privilégiée, autant pour la consommation de la propriété que pour les oiseaux, insectes et les autres auxiliaires.

Autour d’un ruisseau et d’une pièce d’eau « Le Jardin Anglais » (ayant existé au 19 siècle) est planté d’essences remarquables. Il est à l’automne éclatant de couleurs.

Ce grand jardin est en totale harmonie avec le cadre naturel et le romantisme du lieu. La diversité des plantations, le respect de la nature offrent aux visiteurs une promenade pleine d’émotions et d’enseignements.

Une après-midi passionnante

Après-midi passionnante au domaine de Courances, plus particulièrement dans la plaine située entre le château de Courances et le château de Fleury-en-Bière (propriétés de la famille de Ganay) où Julien Plasse et ses collègues nous ont accueillis.

Au programme : explication du projet de la ferme de Chalmont,  de la grande culture bio, de l’agriculture de conservation, de l’agroforesterie, du maraîchage sur sol vivant et maraîchage bio.

Des sujets actuels très intéressants qui ont captivé l’attention des participants jusqu’à 18 h 30.

L’aventure agricole à Courances en Essonne

Rares sont les châteaux à détenir encore un territoire agricole. Et surtout à 50 kms de Paris ! Sur près de 500 ha, à l’extrémité ouest de la Forêt de Fontainebleau, entre le château et le village de Courances (91) et ceux de Fleury-en-Bière (77), d’ouest en est, s’étend donc un ensemble de champs, d’un seul tenant, coupé seulement par l’autoroute du Sud, (juste au nord du péage de Fleury).

Dix cousins propriétaires ont choisi d’y tenter une nouvelle agriculture, de passer de l’agriculture conventionnelle à l’agroécologie et à l’agriculture biologique. Progressivement, en ne labourant plus, en ne laissant plus de sols nus, en pratiquant les semis sous couverts de l’agriculture de conservation pour reconstituer la vie des sols.

A l’hiver 2014-2015, le plus important projet d’agroforesterie (70 ha) en Ile-de-France sera mis en place dans ce même but de remettre de la vie dans les sols. Une cinquantaine d’hectares de légumes en plein champ bio, irrigués est également prévue – un maraîchage à une autre échelle que le nouveau potager bio (en 2015) du château (2.8 ha) !

Visite des pépinières et roseraies Georges Delbard

Le 13 septembre dernier, une journée d’étude organisée conjointement par la section Roses et la section Potagers et fruitiers s’est déroulée sur le site des pépinières et roseraies Georges Delbard à Malicorne.

Lors de cette visite nous avons été accueillis par Henri et Arnaud Delbard qui nous ont présenté la société et son historique, riche de leur expérience de créateurs de variétés de fruitiers, rosiers et dahlias depuis 3 générations ainsi que l’état des recherches et des développements en cours.

Les membres des sections présents ont ensuite eu le plaisir de visiter le laboratoire et la chaîne de production des cultures in-vitro : 1 millions de porte-greffe et fruitiers et 50 000 en rosiers, les serres d’hybridation et de tests.


Le groupe est ensuite parti à la découverte de l’outil de production et de ses 650 000 rosiers et 180 000 fruitiers : stockage, conditionnement, expédition…

La pause déjeuner fut l’occasion d’échanger sur des pistes de partenariat.

La visite de la collection historique de fruitiers et des vergers tests a clôturé cette journée riche en échanges pour l’ensemble des participants.

Nous tenons à remercier vivement Henri et Arnaud Delbard pour la qualité de leur accueil et pour cette visite très intéressante et instructive qui nous a permis de mieux apprécier la dimension de cette entreprise.
Ce sont des contacts de qualité, qui peuvent contribuer à des échanges constructifs pour notre association comme pour l’entreprise Delbard.

Cette expérience est à renouveler et doit inciter l’ensemble des sections à partager et mutualiser leurs projets de sorties.

Retour sur la 14ème édition de Fleurs en Seine

Les 16 et 17 septembre dernier se tenait la 14ème édition de Fleurs en Seine aux Mureaux (78) dans le parc de l’Oseraie sur les bords de Seine.

 

Inauguration en présence de Mme Fujimoto, Patrick Mioulane et François Garay, maire des Mureaux.

 

Cet évènement qui met à l’honneur le jardin et la nature dans un cadre bucolique avait cette année pour thème : Fleurs en Seine invite le Japon avec l’exposition de 30 bouquets d’Ikebana.

A noter la présence de Madame Fujimoto maître en art floral japonais, venue tout spécialement du Japon et la participation de Patrick Mioulane jardinier-botaniste, journaliste.

 

Mme Fujimoto, Claire Delort vice-présidente de la section art floral de la SNHF avec Jean-Robert Euvé.

 

Une centaine d’exposants: horticulteurs, artisans en art et décoration de jardin donnait rendez-vous aux amoureux des plantes durant ces deux journées.

 

Sur le stand des Pépinières Euvé, la biodiversité japonaise avec en 1er plan les anémones du Japon.

 

A cette occasion, la Société Nationale d’Horticulture de France qui parraine cet évènement a décerné un 1er prix pour le plus beau stand sur le thème du Japon aux Pépinières Euvé (route départementale 307 à Feucherolles dans les Yvelines.

Ce pépiniériste présentait notamment un book sur la biodiversité japonaise sur son stand.

La SNHF présentait sur son stand les dernières nouveautés et évènements à venir mais également une animation sur le thème des pivoines.
L’atelier de la SNHF: les pivoines

Fleurs en Seine, une aventure associative yvelinoise

Fleurs en Seine c’est un collectif de bénévoles qui a su fidéliser depuis 14 ans des visiteurs et des professionnels autour d’un amour commun pour l’univers végétal.

Ikebana et Japon à l'honneur à Fleurs en Seine 2017