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[Retour sur] Cap Ouest, la démonstration d’art floral de Noël

Mercredi 27 novembre 2019, l’élégance et le dynamisme ont accompagné la démonstration ‘Cap Ouest’. Le succès rencontré par les artistes s’est traduit par les applaudissements nourris du public enthousiasmé et rempli de la joie de Noël. La poésie et la maîtrise de l’art floral étaient au rendez-vous à la SNHF pour ce Noël venu de l’Ouest de la France.

Nos trois artistes Adeline Chatelon, Maryvonne Douillard et Josette Goisbeau ont choisi de nous emporter vers les embruns de l’Océan avec des oeuvres florales aussi diverses que grandioses. La magie était présente :  l’évocation de la légende des fées Viviane et Morgane a embelli la scène.

Les bouquets d’accueil

Les bouquets d’accueil évoquaient l’hiver et les Fêtes de Noël selon la sensibilité de chacune des artistes. Elles nous dévoilent leur inspiration.

Tornade de cadeaux

«C’est une référence à la tempête de décembre 1999, venue de l’Ouest de la France. La tornade est en plaque de rotin blanchi avec du flexigrass teinté et des pandanus tressés en or. Les boîtes cadeaux sont en support de boîtes recyclables et en fleurs, feuillages sec/demi sec ou stabilisé pour l’extérieur et fleurs fraîches à l’intérieur de mon producteur régional : roses, œillets et feuillages de jardin.» > Adeline Chatelon

Tornade de cadeaux, Adeline Chatelon

Souffle du vent

«La structure est réalisée en osier, coupé et ramassé dans les vignes des parcelles de muscadet Nantais ; en effet les vignerons se servaient autrefois de l’osier pour attacher la vigne lorsqu’ils la taillaient. Cette structure est accompagnée de tulipes rouges, couleur symbolique de la violence, pour marquer la force du vent. Le rouge et le vert sont aussi des couleurs traditionnelles de Noël.» > Maryvonne Douillard
Souffle du vent, Maryvonne Douillard

Chemin faisant entre Landes et Grèves

Matériaux

  • Fibre de murier blanchi,
  • jacynthe d’eau, en section collées et juxtaposées et préparées sous la forme de sphère, utilisées en face concave et en face convexe,
  • fougère coral-fern, blanchie et pailletée,
  • leucobryum (mousse boule),
  • feuilles de hêtre séchées,
  • rattan plat,
  • mousse des bois,
  • diverses accessoires : petites boules de Noël variées et pailletées, morceaux de boules de Noël cassées, en verre utilisés face convexe ou concave pour effet miroir intérieur.
«Les éléments mis en œuvre ont été choisis, pour une évocation romantique d’un chemin dans les landes, comportant des rocs qui affleurent, -ici, les formes en jacinthes d’eau-, utilisées en face concave et en face convexe, comme dans les landes bretonnes. Dans les anfractuosités se dissimulent la végétation courte et rase, -ici les petits dômes de leucobryum- adaptée à ces landes comme dans les Monts d’Arrée, en raison des vents d’ouest, des embruns venant de la Mer, et de l’aridité due à la hauteur, et surtout à la présence de rochers granitiques et d’origine souvent volcanique, à fleur de sol ; la végétation trouve sa place dans ce qui a été laissé disponible par la géologie !

A cette évocation sont adjoints :
  • Des rattans plats qui complètent la réalisation, en évoquant les mêmes sites en bordure des grèves maritimes qui voient s’échoir toutes sortes de débris de bois, emportés par les vents ou les marées.
  • Comme des flammèches virevoltantes, des feuilles de mûrier blanchi, qui sont les embruns blancs et mousseux, arrachés aux vagues, venant ici et là de la mer, et portés par les vents.
  • Des accessoires blancs, pailletés et brillants, et des parcelles de « miroir » parsèment les reliefs du chemin dans les landes, et évoquent la neige, l’hiver et Noël ! » > Josette Goisbeau
Chemin faisant entre Landes et Grèves, J. Goisbeau

Sapin aux hortensias

Matériaux :

  • Sapin Nordman,
  • mousse des bois,
  • hortensias de Dinard,
  • trois boules de Noël sur support mousse synthétique, avec hortensias de Dinard,
  • un tronc de sureau, lierre des arbres,
  • petites épingles à perle,
  • bombe de peinture blanche, rouge, puis or brillant,
  • mousse synthétique sur support pour accueillir l’arrangement des hortensias.
«Le sapin, totalement et volontairement asymétrique, est réalisé grâce à une structure métallique qui vient se poser sur le tronc de bois, pour former un demi sapin. Cependant le sapin est évoqué dans sa globalité grâce aux éléments et moyens mis en œuvre.
La structure est entièrement recouverte de mousse des bois, rase, puis des rameaux de sapin Nordman, disposés en plus grand nombre vers la partie basse viennent étoffer la forme, pour mieux matérialiser l’évocation d’un sapin, alors que seule sa structure est mise en valeur.
Trois boules d’hortensias, rouges et or, traversées l’une après l’autre par le même ruban or, sont suspendues depuis l’extrémité supérieure du sapin et descendent à l’aplomb de celle-ci. Elles viennent à la rencontre d’un arrangement constitué d’un joli nombre de têtes d’hortensias, également «blush-ées» pour apporter de la gaieté, en rouge, puis en or, au moyen de bombe de peinture. Ces tons de rouge et or, joints avec le vert de la structure, remplissent toutes les conditions pour évoquer Noël, dont rappelons le, les couleurs les plus usuelles, ou je dirais presque académiques, avec le blanc, sont justement celles-là !
Les hortensias viennent prendre corps avec le support et s’alanguissent délicatement le long de la ligne d’assise du sapin, au-dessus du tronc, agrémentée du très joli sapin Nordman, en rameaux. Cette évocation voulait mettre en évidence ces magnifiques fleurs que sont les hortensias, présents partout en Bretagne, et au bord de mer, dans toutes les couleurs sublimes qu’ils nous offrent : tous les camaïeux de rose, mais aussi tous les tons de bleu, ou de violet, sans oublier tous ceux qui sont d’un blanc superbe. Il était normal de ne pas les oublier puisqu’ils font partie intégrante de notre paysage quotidien en Bretagne, et de les intégrer à notre arrangement, pour faire la fête, puisque c’est Noël?» > Josette Goisbeau

Retour de pêche

Retour de pêche, Josette Goisbeau
  • Cosses de cocos de Paimpol, déjà séchées, naturellement,
  • brindilles longues et souples de chèvrefeuille, brindilles longues et souples de clématite,
  • un anthurium blanc à spadice vert,
  • petit rouleau de grillage galvanisé maille 1,5,
  • 5 tiges de bois, tuteur fin, de 40 à 60 cm environ,
  • bombe peinture blanc mat, puis or et bombe ton métal argenté,
  • poudre de paillettes ton argenté scintillantes,
  • copeaux de feuilles d’Or.
«Cette évocation simple a dû germer dans mon esprit à la fin de l’été, alors que j’écossais des «cocos de Paimpol» !  et que je voyais s’entasser toutes leurs cosses, qui ne pourraient aller nourrir que le compost… ce qui est leur destination logique. Il m’a semblé que ces éléments ordinaires, les cosses de ces haricots au demeurant très savoureux, joliment torsadées en raison de leur dessication naturelle immédiate, d’un joli blanc nacré ivoire à l’intérieur, étaient des éléments végétaux intéressants. Je ne pouvais me résoudre à les détruire.
J’étais certaine que je l’aurai regretté, persuadée qu’ils participeraient à la réalisation d’une créativité intéressante, sans doute assez prochainement, du moins tant que je les garderai présents à mon esprit.
Et puis l’idée m’est venue en travaillant du grillage de réaliser et mettre en forme une nasse de pêche, un peu imaginaire. J’ai ourlé et doublé toute la longueur des deux lisières du grillage avec des brindilles de chèvrefeuille et de clématite, j’ai lié avec du fil métal très fin, puis j’ai bombé le tout très légèrement dans un ton argenté sur lequel j’ai jeté une poudre de très fines paillettes argentées scintillantes. J’ai ensuite étiré le rouleau du grillage ainsi préparé, et bloqué sa forme en y insérant quelques baguettes de bois suffisamment longues pour le traverser,  piquées comme des banderilles, afin de permettre de soulever le volume obtenu, et pour obtenir la forme souhaitée.
J’ai «blush-é» en blanc mat, comme dans un léger nuage, les cosses de Cocos sans surtout jamais vouloir les couvrir uniformément, puis juste par petites touches de bombe or, façon «blush». Enfin, j’ai vaporisé un peu de colle en bombe, seulement sur quelques cosses, et j’ai déposé dessus à la pince à épiler, des petites sections de feuilles d’Or, comme des minuscules écailles sur le dos d’un petit poisson.
Mon intention était de faire, de toutes ces cosses ainsi préparées, une escadrille de petits poissons, tout frétillants et brillants comme s’ils venaient de sortir de la mer. J’ai disposé la nasse mise en forme, sur un papier cristal dit «de fleuriste». J’ai ensuite recherché une jolie forme pour y intégrer les petits poissons, serrés tous dans un élégant mouvement, comme si la nasse venait d’être relevée, et comme s’ils glissaient hors de celle-ci, tentant dans un dernier effort de s’en échapper…
Une seule et belle fleur d’anthurium blanc vient traverser toute la longueur de la nasse, pour symboliser à la fois la présente du pêcheur et les remous de la mer.
Entre temps, la neige s’est mise à tomber sur le port, et de jolis flocons bien blancs se sont déposés sur la nasse où quelques petits poissons n’en finissaient pas de frétiller. Enveloppant très légèrement la nasse, ses petits poissons et sa jolie fleur blanche, la neige vient nous annoncer: c’est la fête, c’est Noël… !» > Josette Goisbeau
Les couronnes de Noël

Les bouquets de scène

Terre : ma forêt enchantée

Terre : ma forêt enchantée

«Promenade dans les bois : que du glanage ou ramassage de mousse des bois, baies, pommes de pins, aiguilles de pins, fougère, tiges de fougère, écorce de platane, bear-grass tressé, boules recouvertes de feuillage épinglé ou baies d’aulne ou glands, laurier sauce, flexi grass, tronc de frêne et quelques gerberas blanc/jaune/orange et rouge et asparagus.» > Adeline Chatelon

Mer : mon beau sapin

Bord de mer et coucher de soleil :
  • structure en bois flotté,
  • pied en coquilles d’huîtres,
  • boules en coton à démaquiller,
  • guirlande d’aiguilles de pins,
  • point de fleurs avec des feuilles de raphis et fleurs d’anthuriums rouges.
«Les idées me sont tout de suite venues. Les prototypes ont été plus ou moins longs, la forêt m’a pris trois mois de préparation avec plus de 60 heures de travail par collage, par épinglage et par tissage! J’ai voulu faire trois réalisations bien différentes les unes des autres avec deux objectifs : la saison (automne et hiver) et le style (végétatif pour la forêt, plus moderne pour le sapin et décoratif pour la tornade). Ma motivation majeure a été de faire valoir la prise de conscience de protéger la nature, et de la respecter avec des actions d’éco-citoyenneté responsable envers Dame Nature, et de constater que l’on peut faire de l’art floral avec presque rien. Sachons regarder ce que Dame Nature nous offre, elle revendique ses richesses… J’ai voulu que ma démarche soit authentique et sincère.» Adeline Chatelon

Sapin des marais Goulainais

Sapin des marais Goulainais, Maryvonne Douillard
«Le sapin est construit avec du papyrus récolté dans les marais de Goulaine. La commune de Haute-Goulaine, à proximité de la Loire, est bordée de marais où pousse le papyrus. Le sapin est fleuri de guirlandes de dendrodium blancs accompagnés d’asparagus, l’étoile est réalisé en phornium.» > Maryvonne Douillard

Evocation d’un jour de fête en Bretagne

Evocation d’un jour de fête en Bretagne, Josette Goisbeau

Cet arrangement est simplement une très modeste évocation, au moyen d’une créativité végétale et florale, des broderies anciennes et des traditions du costume Breton, porté sous cet aspect riche et festif, surtout pour les grandes fêtes traditionnelles.

  • Ruscus ou Fragon piquant blanchi et givré ;
  • toutes petites rondelles de bois minces de bouleau, légèrement blanchi,
  • orchidées Phalaénopsis, blanches, en chute,
  • coral-fern blanchi, coral-fern doré,  mousse des bois,
  • petites boules de NOEL variées et pailletées, morceaux de boules NOEL cassées,
  • en verre utilisés face convexe ou concave pour effet miroir intérieur,
  • rubans de tissu de laine naturelle, coupés à la demande,
  • petites pommes blanches, avec leur pédoncule,
  • très fin ruban or scintillant, sur toute la hauteur du montage.
«Cette créativité reprend les lignes courbes et sinueuses que l’on retrouve dans la très grande majorité des broderies créées autrefois et encore maintenant sur des costumes bretons de toutes les époques. Le plus souvent les broderies sont faites par des hommes, des brodeurs. Piquer et passer les fils, au travers des épais tissus de velours, de satin et de lin, demandaient des doigts très solides. La broderie, forme d’art, reprend actuellement des couleurs grâce à des grands designers, styliste de haute couture. Le grand créateur, Pascal JAOUEN A fait revivre la broderie dans de merveilleuses réalisations contemporaines, et a su la porter au niveau le plus haut de la haute couture et du luxe à la Française. Toutes ces merveilleuses broderies ne sont souvent qu’une suite de courbes et d’arabesques, de volutes qui se déploient, s’entrelacent, s’alanguissent ici ou là, se rejoignent, dans tel motif, et ordinairement d’une manière capricieuse, sans autre dessein que celui de former un enchaînement agréable à l’œil. Comment ne pas être au plus près, avec cette affirmation, et ne pas y voir la végétation dans toute sa splendeur et ainsi la nature dans toute sa beauté.
Lorsque dans tel site, même sauvage, ou dans tel jardin, les végétaux et la nature déploient chacun leurs qualités et leurs spécificités pour créer une œuvre d’art, aucun peintre, ou illustre créateur, ne pourrait en être autrement que jaloux.
N’est-ce pas là ce qui créé tant d’émotions chez chacun de nous, lorsque à tel endroit, ou à tel moment, nous parcourons, les villes et les campagnes, les forêts et les montagnes, les bords de mer et les grands espaces, dans tous les pays du monde.
N’est-ce pas là ce que nous recherchons, nous tous les amateurs, avides et « friands gourmets » du monde végétal extraordinaire qui s’offre à nous, et nous émeut tellement, si tant est que nous ayons appris à le regarder et à l’aimer.
Les végétaux très simples utilisés, fragon-piquant, mousse des bois, fines rondelles de bois de bouleau, mini pommes de pin ou de mélèze, s’allient pour décrire des lignes souples et sinueuses, qui sautillent et se séparent d’un élément à l’autre, pour ensuite se retrouver, à l’élément suivant de la composition. Grâce à leurs différentes textures, et tons, ils sont comme des points de broderie, rehaussés par de très fins fils et rubans d’or, parcelles d’or, ou de miroirs. Une fine résille de coral-fern blanche et or, vient protéger, comme une coiffe à peine matérialisée, les jolies chutes d’orchidées Phalaénopsis, pour apporter la magnificence à une broderie de jour de fête.» > Josette Goisbeau

La vague de l’Atlantique

La vague de l’Atlantique
«Ce bouquet reflète l’eau, la mer, qui côtoie le littoral atlantique. La forme de cette composition est réalisée en plexi, matière qui imagine bien la transparence de l’eau. La composition est accompagnée de phanaénopsis blanches, avec des feuilles d’asplénium. Un des coté de l’ensemble de la structure est souligné avec du flexisgrass. En plus d’une vague, cette forme peut suggérer la force du vent, un sapin aux lignes modernes.» > Maryvonne Douillard

L’anneau magique dans la légende de la Fée Viviane

«Cet arrangement a été impulsé grâce au travail particulier, que j’ai imaginé au cours de l’année 2019, et mis en œuvre concernant les Prèles ou Equisetum Hyemale, et qui s’est ainsi offert à moi pour évoquer la légende de la Forêt de Brocéliande, à Paimpont, tout près de la ville de Rennes. La façon de travailler les prêles, à plat et en cercle n’avait jamais été mise au point jusqu’ici, et l’on se contentait de les travailler, en les pliant en angle, ou en les laissant telles que végétatives. L’on ne savait pratiquer que des fausses arabesques, comportant une suite de segments, venant à la suite les uns des autres, pour tenter de décrire des formes dites « arrondies », sans bien sûr y parvenir réellement».

Eléments mis en œuvre dans cet arrangement

  • Prêles travaillées en cercles ou en spirales en continu,
  • orchidées Phalaénopsis blanches et orchidées vanda rose fuschia,
  • chutes d’amaranthes vertes ; mousse des bois,
  • feuilles de bananier blanchies en plaques, pour la partie du montage,
  • mousse synthétique, en barres différentes tailles, cavaliers forts et tubes à orchidées,
  • pommes scintillantes « accessoires » avec des couleurs en opposition :
    – blanches et or pour montage avec orchidées vanda rose,
    – et vertes et roses fuschia, pour montage avec orchidées Phalaénopsis blanches.
«Sur plusieurs éléments recouverts de feuilles de bananier, pour évoquer des troncs d’arbres assez sophistiqués et en nombre évoquant une petite forêt, de hauteur variable, rehaussés par un placement sur des plots noirs, à la demande; Il est disposé des chutes de spirales de prêles, depuis le haut de chaque élément de montage, de manière totalement asymétrique d’un côté des troncs d’arbres imaginaires, pour mettre en valeur des chutes d’orchidées de couleur vive et de blanc, pour animer l’ensemble de l’arrangement. Ces chutes de fleurs et de prêles sont rehaussées de chutes d’amaranthe d’un vert vif lumineux et d’accessoires, des pommes scintillantes, en opposition de couleur: vert anis et fuschia pour les orchidées blanches et blanc et or pour les orchidées rose fuschia.
J’ai pris l’option de mélanger deux sortes d’Orchidées de couleur différente, dans mon arrangement, puisque le thème de la démonstration portant essentiellement sur Noël, il était à craindre que tous nos arrangements réunis seraient réalisés en blanc, vert, or sans doute, mais de toute façon avec peu de couleur très vive. Cet arrangement est une évocation de la légende du Val sans retour, issu de la légende arthurienne, et de la légende des fées Morgane et Viviane». > Josette Goisbeau

Arrangement aux couronnes de Noël

Arrangemant aux couronnes de Noeˆl par nos trois artistes

Cet arrangement a été réalisé à six mains par les trois démonstratrices ensemble après concertation et mise au point du projet. Il a été mis en œuvre, imaginé et créé, spécialement pour la démonstration ‘Cap Ouest’. La concertation entre les trois démonstratrices a permis de resserrer assez rapidement les éventualités s’offrant à nous, pour traiter le thème. Les démonstratrices n’ont pas manqué de créativité et ont toutes trois été force de proposition.

Les démonstratrices ont dû se cadrer dans un agenda déjà rempli par leurs projets d’arrangements personnels et tenir compte de la contrainte des grandes distances qui les séparaient les unes des autres pour travailler ensemble.

Plusieurs options ont vu le jour et le choix s’est finalement porté sur l’idée de réaliser un arrangement de grande dimension, à partir d’un des éléments de décoration de Noël, de décoration florale, et d’art floral, sans doute le plus simple et le plus utilisé partout dans le monde entier, avec une infinité de possibilité : LA COURONNE DE NOËL !
La proposition mise en œuvre est la réalisation d’un arrangement, de style libre à tendance moderne, volontairement résolument vertical et asymétrique.

Fournitures

Cette créativité a nécessité les fournitures suivantes :
  • suite de couronnes de différentes dimensions : de 30cm à 60cm de diamètre:  4 recouvertes de mousse des bois fraiche, 4 recouvertes de liane séchées de « corteccia », doublées de fins rubans marron avec fines paillettes et fils scintillants or dans le tissage et 3 recouvertes de feuilles d’éléagnus frais, travaillées pliées au milieu, sur le sens de la longueur et avec mise en évidence de la couleur dessus/dessous:gris argenté et vert tendre.
  • trois grandes chutes d’orchidées Phalaénopsis blanches,
  • des feuilles de farfugium japonicum traitées l’année précédente à la glycérine,
  • des petits rameaux de sapin Nordman frais, blanchis et légèrement pailleté,
  • un ensemble de petites boules de Noël à piquer, travaillées comme des guirlandes en chutes,
  • quelques tubes à orchidées et quelques petits morceaux de mousse synthétique noires.

Créer du relief

Plusieurs éléments permettent de créer le relief :
  • Les couronnes, point fort de l’arrangement, disposées elles-mêmes dans différents plans : de face, verticalement, de profil horizontalement, d’avant en arrière de la structure en bois peint en noir, qui se veut discrète, mais dont les démonstratrices revendiquent qu’elle fait partie intégrante de la «sculpture» végétale et florale réalisée,
  • plusieurs branches d’orchidées Phalaénopsis, blanches, en chute… pour accentuer la ligne résolument verticale voulue dans cet arrangement, placées dans des tubes,
  • des groupes de feuilles de farfugium japonicum conservées dans une solution glycérinée pour ne pas périr sous le gel de l’hiver précédent, sont utilisées.  Elles sont montées avec des fils métalliques très fin pour les tiger et leur donner la jolie tenue vers l’avant, en forme de corolle qui est souhaitée…
Ces feuilles offrent les largeurs dont nous avons besoin dans cet arrangement, pour créer des points de liaison forts, et apporter la teinte marron, à aspect de cuir satiné, qui se rapproche de la couleur des couronnes travaillées à la liane de «corteccia». On y joint des petits rameaux de sapin Nordman frais et blanchi, légèrement pailleté et quelques boules dorées scintillantes montées sur de batonnêts recouverts de floratap marron foncé.
Tous ensemble ces éléments viennent, travaillés en masse, vers l’avant de l’arrangement, s’offrant aux spectateurs, pour marquer les points forts de l’arrangement.

Les points forts de l’arrangement

Ils ont pour vocation de lier les endroits où les différentes couronnes se rencontrent et convergent. Ces points forts sont ainsi disséminés dans l’arrangement aux endroits  «stratégiques». On se donne les moyens techniques pour ne laisser paraître visuellement aucun des artifices techniques utilisés dans la réalisation. Nous complétons l’arrangement, qui a déjà été stabilisé visuellement au moyen de tous les autres éléments, qui se répondent, avec des guirlandes de mini boules de Noël.

L’équilibre

L’équilibre visuel et matériel est assuré grâce à tous ces éléments mis en œuvre, pour satisfaire aux décisions artistiques. Travaillées en chutes, elles viennent accaparer ici et là, pour les mettre en valeur, par leur brillance et leurs couleurs en harmonie avec les végétaux, les éléments du montage lui-même, et ainsi conforter l’idée d’un ensemble, où les éléments sont liées entre eux, sans nuire au graphisme vertical et asymétrique voulu par les trois démonstratrices.
Quelques flocons de neige viennent tournoyer sur l’arrangement achevé. > Josette Goisbeau

Remerciements

Souhaitons à la SNHF de nombreux moments de beauté et de créativité, de nombreuses démonstrations de cette qualité portées par des artistes généreuses, passionnées et soucieuses de faire vivre l’art floral français dont nous sommes si fiers.
Au nom de la SNHF nous les remercions très vivement.
Remerciements

Les artistes

Adeline CHATELON, juge nationale depuis 2017 après avoir obtenu le diplôme DAFA 3e degré en 2012.
Professeur à Saujon au sein de son association Pétal’IN en atelier adultes et enfants depuis 2012 avec des cours d’initiation, de créativité… Depuis 2008, Adeline Chatelon participe à de nombreux concours et obtient de nombreux prix notamment le 1er prix d’élégance au concours international de Revel en mars 2019. Adeline Chatelon participe également à de nombreux ateliers avec différents intervenants internationaux.
>  Pétal’IN sur facebook
Maryvonne DOUILLARD, juge nationale depuis 2013 après l’obtention du diplôme DAFA 3e degré en 2010.
Après avoir élevé ses quatre enfants, Maryvonne Douillard se consacre à l’Art Floral. Elle commence par des cours d’art floral occidental dispensés dans sa commune de Haute-Goulaine. Soazic Lefranc lui fait découvrir les concours français et internationaux. En juin 2017, Maryvonne Douillard a représenté la France à la manifestation mondiale de la WAFA à la Barbade. Elle est professeur à la Société Nantaise d’Horticulture ainsi qu’au sein de son association «Atelier Floral Goléna».
Josette GOISBEAU, juge Nationale depuis 2001 après l’obtention du diplôme DAFA 3e degré en 2000.
Josette Goisbeau dirige l’association «Décoration et Animation Florale Artistique d’Armorique» et organise au sein de l’association des préparations aux examens nationaux, des démonstrations, des spectacles, des «convivialité-florale», des voyages, des expositions de réputation internationale, des ateliers parents-enfants, des banques vertes, des visites de parcs et jardins.

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Retour en image sur le voyage au Rajasthan

Voyage au Rajasthan – Partie 1
  • À l'arrivée au car, accueil avec un collier d'oeillet d'Inde.
  • À Delhi: la ''JAMA MASJID'', plus grande mosquée du monde.
  • Quartier du vieux Delhi.
  • Le ''RAJ GHAT'', lieu de crémation du Mahatma Gandhi.
  • Le ''GURDWARA BANGLA SAHIB'' temple Sikh.
  • Ficus banian dans une rue.
  • Notre guide Amar.
  • À Delhi ,le ''QUTB MINAR'' plus haut minaret du monde: 73 mètre.
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  • Le TAJ MAHAL, à Agra.
  • Le TAJ MAHAL, à Agra.
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  • Détail du TAJ MAHAL.
  • Le TAJ MAHAL, à Agra.
  • Le fort d'Agra à Agra.
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  • 13th World Flower Show implanté au DIGGI Palace à Jaïpur.
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  • Temple ''SHRI GALTA JI'' consacré au dieu du singe hindou ''Hanuman'', appelé aussi ''Temple des singes''.
  • Temple ''SHRI GALTA JI'' consacré au dieu du singe hindou ''Hanuman'', appelé aussi ''Temple des singes''.
  • Temple ''SHRI GALTA JI'' consacré au dieu du singe hindou ''Hanuman'', appelé aussi ''Temple des singes''.
Voyage au Rajasthan – Partie 2
  • Jardin VIDHAYADHAR à Jaïpur.
  • Jardin VIDHAYADHAR à Jaïpur.
  • Jardin VIDHAYADHAR à Jaïpur.
  • Jardin VIDHAYADHAR à Jaïpur.
  • Jardin VIDHAYADHAR à Jaïpur.
  • Jardin VIDHAYADHAR à Jaïpur.
  • Jardin VIDHAYADHAR à Jaïpur.
  • Fleur du BAUHINIA RACEMOSA.
  • Le marché de BAPU BAZAR à Jaïpur.
  • Le marché de BAPU BAZAR à Jaïpur.
  • Le marché de BAPU BAZAR à Jaïpur.
  • Le marché de BAPU BAZAR à Jaïpur.
  • Le marché de BAPU BAZAR à Jaïpur.
  • Le marché de BAPU BAZAR à Jaïpur.
  • Le marché de BAPU BAZAR à Jaïpur.
  • Le marché de BAPU BAZAR à Jaïpur.
  • Procession de pèlerins.
  • Palais SHRI MADHVENDRA BHAWAN.
  • Palais SHRI MADHVENDRA BHAWAN.
  • Palais SHRI MADHVENDRA BHAWAN.
Voyage au Rajasthan – Partie 3
  • Sur les hauteurs de Jaïpur.
  • Le JAL MAHAL , palais sur l'eau , au milieu du lac MAN SAGAR.
  • Un chargement au top !
  • Une école dans la campagne.
  • Une école dans la campagne.
  • Une école dans la campagne.
  • Préparation de la solution d'opium à boire.
  • Préparation de la solution d'opium à boire.
  • Capsule séchée de pavot à opium (papaver somniferum).
  • Mise en place de la coiffe turban.
  • Mise en place de la coiffe turban.
  • Mise en place de la coiffe turban.
  • Mise en place de la coiffe turban.
  • Un paon sauvage, oiseau national de l'Inde.
  • Magasin du potier.
  • Dans l'atelier du potier, très artisanal .
  • Marchand de cuirs, à l'hôtel.
  • Devant le JASWANT THADA, l'emplacement des crémations royales avec constructions de cénotaphes de maharajas.
  • Devant le JASWANT THADA, l'emplacement des crémations royales avec constructions de cénotaphes de maharajas.
  • Le JASWANT THADA, mausolée de marbre blanc.
  • Le JASWANT THADA, mausolée de marbre blanc.
  • Le JASWANT THADA, mausolée de marbre blanc.
  • Le JASWANT THADA, mausolée de marbre blanc.
  • Le JASWANT THADA, mausolée de marbre blanc.
  • Le JASWANT THADA, mausolée de marbre blanc.

Le concours Jardiner Autrement est ouvert aux inscriptions

Le concours Jardiner Autrement 2020 est ouvert aux inscriptions jusqu’au 29 mai 2020!

Le concours Jardiner Autrement récompense depuis 2011 les démarches les plus abouties en termes de préservation des équilibres biologiques au jardin.

Depuis le 1er janvier 2019, les pesticides de synthèse sont interdits de vente, d’usage et de détention par les jardiniers amateurs. Le concours Jardiner Autrement met en avant des pratiques agronomiques respectueuses de l’environnement ainsi que la transmission des savoirs horticoles affranchis de pesticides.

 Vous trouverez toutes les informations sur > www.jardiner-autrement.fr/le-concours-jardiner-autrement-2020-faites-part-de-vos-pratiques/

[Retour sur] l’exposition de l’Association des Amateurs d’Orchidées Exotiques

Très charmante cette exposition organisée par l’Association des Amateurs d’Orchidées Exotiques (AAOE) à Pont Sainte-Marie (10) du 21 au 23 février 2020. Les trois producteurs invités ont pu installer leurs plantes de collection dans les décors préparés par les bénévoles de l’AAOE. De plus, l’AAOE avait invité Tropiscape, un producteur de mini-orchidées, qui présentait ses minuscules orchidées dans des terrariums particulièrement élégants. L’Ecole de Juges d’Orchidées (EJO), une émanation de la Société Nationale d’Horticulture de France (SNHF), procéda à un jugement qui permit de mettre en valeur les plantes particulièrement méritantes. Nous ne citerons que les lauréates (1er prix) :

  • Catégorie Botaniques : Ada aurantiaca présentée par l’Amazone , aussi Grand Champion de l’exposition

    Ada Aurantiaca
  • Catégorie Hybrides : Paphiopedilum (pinnochio x armeniacum) x bellatulum également présentée par l’Amazone

    Paphiopedilum (pinnochio x armeniacum) x bellatulum
  • Catégorie Miniatures : Masdevallia decumana présentée par Tropiscape

    Masdevallia decumana
  • Catégorie Amateurs : Oncidium hastilabium présentée par Albéric Cousin

    oncidium hastilabium

Un grand merci de la communauté orchidophile locale à la Municipalité de Pont Sainte-Marie qui a permis cette belle réalisation, et aux médias locaux qui ont permis de la faire connaître et ont ainsi assuré son succès.

Philippe Lemettais, Président de la section Orchidées

En savoir plus sur la section Orchidées de la SNHF

JCE Châteauroux ‘Le Berry, terroir nourricier’

Le 22 janvier 2020 au Lycée Naturapolis de Châteauroux, la SNHF a organisé, en partenariat avec l’EPLEFPA Naturapolis de Châteauroux, la Région Centre-Val de Loire, Châteauroux-Métropole, la Ville de Déols, l’Association Régionale pour le Fleurissement du Centre, l’Association Indre Nature, la société pomologique du Berry et la Société d’Horticulture de l’Indre, une journée de conférences et d’échanges sur le thème du Berry, terroir nourricier.

Cette journée, consacrée aux partages de connaissances et de savoirs horticoles, a accueilli plus d’une centaine de participants, professionnels comme jardiniers amateurs et étudiants.

Le Berry est un territoire de tradition agricole très ancien et diversifié, miroir de la grande diversité des sols qui le constituent. Dans l’Indre et le Cher, les terres cultivées couvrent plus de 60% du territoire. Les grandes cultures céréalières sont actuellement les plus marquantes mais l’élevage, la vigne, les cultures vivrières sont encore très présentes. Les conférenciers ont mis en valeur les richesses naturelles de ce terroir, les productions de qualité et la gastronomie locale, qui a su en tirer profit.
Le Berry est une terre de découvertes pour les botanistes avec des orchidées sauvages à protéger, une terre de conservation pour les pomologues qui y développent une activité dynamique. C’est aussi une terre d’inspiration pour George Sand, d’une sensibilité à l’écologie bien en avance sur son temps.
Les pouvoirs publics régionaux qui accompagnent non seulement notre hôte l’EPLEFPA Naturapolis font la preuve de leur soutien à la filière agricole et horticole. Cette journée a permis de découvrir deux très belles réalisations de réhabilitation paysagères de zones humides, pratiquement au cœur des agglomérations.

Retour en images sur la JCE ‘Le Berry, terroir nourricier’

Le Berry : un terroir de traditions agricoles par François HERMIER, expert agricole et foncier, Académie du Centre
F. Hermier

D’une ancienne situation frontalière au début du deuxième millénaire, le Berry est devenu un territoire central organisé autour de plusieurs ensembles bien typés. Sur ce territoire de tradition agricole et horticole très diversifié et ancien, l’élevage ovin et caprin dominent à côté des grandes cultures. Les lentilles vertes, le maraîchage, les productions fruitières et la viticulture sont également présents. Les spécialités culinaires ont gagné leurs lettres de noblesse.

Le Berry, géomorphologie du territoire par Joël MOULIN, pédologue
J. Moulin

Le sol dérive au cours du temps de la roche mère et il conditionne les paysages et les usages agricoles. Le Berry commence par les Marches qui s’appuient au sud sur les premiers contreforts du Massif Central et ses terres acides. On y trouve des châtaigniers et même une mine de graphite. Le Boischaut Sud, une zone de bocage, fait la transition vers les plaines alcaline de la Champagne berrichonne qui est devenu un causse à ovin. Le Pays Blanc très calcaire a redécouvert récemment la culture des truffes noires. La Brenne a souvent fait figure de parent pauvre avec des sols particulièrement ingrats, ses nombreux étangs, ses chasses. Le Boischaut qui atteint la vallée du Cher est connu pour sa viticulture sur les sols caillouteux et pour le maraîchage sur les sols sableux.

Discussion avec la salle  J. Moulin et F. Hermier

De Talleyrand à Terra VITIS, le vignoble de Valençay, un écosystème viticole respectueux de la biodiversité par Jean-François ROY, viticulteur à Valençay

J.-F. ROY
Le Valençay est une appellation classée en AOP pour le fromage la Pyramide de Valençay et en AOC pour les vins tranquilles rouge, rosé, blanc. Le vignoble représentait 3200ha en 1950 et a chuté jusqu’à atteindre 160ha en 2015 du fait de la généralisation de la mécanisation agricole. En 2020 un redressement se produit avec jusqu’à 300ha en production.

> Association des vins et fromages d’appellation Valençay

La conservation et la valorisation des variétés de pommes du Berry par René MARANDON, Président de la Société Pomologique du Berry et Denis LABOURET, expert en pomologie


La Société de Pomologie du Berry a été créée en 1984 et a pour objet la sauvegarde des variétés fruitières. Cette association particulièrement dynamique a commencé par un verger conservatoire pour les pommiers et les poiriers, ensuite les fruits à noyaux puis les cépages viticoles et enfin les châtaigniers du Bas Berry. Récemment, il a été créé une unité de production de jus de fruits pasteurisés et de fruits séchés mis sous vide. L’association travaille activement à l’édition de diverses publications pédagogiques.

Denis Labouret a décrit les méthodes de travail de la section de pomologie en particulier l’outil indispensable pour la description systématique des variétés : La méthode Marlaud. 2500 variétés ont été ainsi analysées et 1200 déterminées comme distinctes! Une fiche descriptive avec photo a été mise au point. Les vergers conservatoires rassemblent les variétés locales, 60 pommes, 15 poires, 12 prunes, 10 cerises, 10 châtaignes, 106 cépages. Des expositions de fruits sont organisées régulièrement.

> Site de la Société de Pomologie du Berry

Les saveurs du terroir berrichon en cuisine par Éric GAULON, maître restaurateur au restaurant «La forge» à Lys-Saint-Georges

Restaurateur à Lys-Saint-Georges, Éric Gaulon a présenté son établissement en nous décrivant la variété des produits locaux saisonniers, de très haute qualité gustative qu’il se procure en circuit court pour constituer sa carte gastronomique. En particulier la courge sucrine, le safran du Berry, les truffes du Berry et les lentilles vertes du Berry.

> La Forge, le restaurant d’Éric Gaulon

Discussion avec la salle, Éric GAULON et Jean-François ROY
Discussion avec la salle, René MARANDON et Denis LABOURET

Ouverture des conférences de l’après-midi par M. Roland MARIE-MARCERON, Président de l’Association Régionale de Fleurissement du Centre et M. Gérald Nicaud, Conseiller Régional, Président du Conseil d’administration de l’EPLEFPA Naturapolis de Châteauroux

M. Maceron a présenté ARF Centre, une présentation dynamique et militante pour la re-végétalisation des villes et villages garant de la dynamisation de liens sociaux qui se délitent. Changer le regard sur la verdure dans les villes, accepter la présence d’herbes folles et non pas mauvaises avec comme maîtres d’œuvre de véritables jardiniers motivés, formés et fiers de leur action. Photo©ChâteaurouxMétropole

> En savoir plus sur l’ARF Centre

G. Nicaud a rappelé le soutien de la région Centre Val-de-Loire, aux nouvelles filières de production, généralement initiées par de jeunes néo-agriculteurs, dans la promotion de la gastronomie régionale, aux associations Villes et Villages Fleuris, aux agriculteurs les plus touchés pour la canicule 2019.

> Le site de la région Centre-Val de Loire

L’EPLEFPA Naturapolis de Châteauroux : hier, aujourd’hui, demain par Juliette LEJEUNE, Proviseure de l’EPLEFPA Naturapolis de Châteauroux et Jean-François VALLET, professeur

La Proviseure de l’EPLEFPA Naturapolis, Juliette Lejeune, a présenté les formations dispensées dans cet établissement de plus de 700 élèves, formation agricole, apprentissage, CFPA, paysagisme, maraîchage. La filière horticole a connu une crise de vocation mais les installations, serre chauffée, tunnels froids ont été maintenus en état. La filière maraîchage connaît un regain important d’activité et permet lors de portes ouvertes un large contact avec la population et l’apparition de nouvelles vocations chez les plus jeunes.

> Découvrir les formations à l’EPLEFPA Naturapolis de Châteauroux

Le jardin de Nohant, exil et refuge par Georges BUISSON, auteur et ancien administrateur du domaine de George Sand

Le domaine George Sand à Nohant accueille de nombreux visiteurs. La roseraie, l’allée des vivaces à fleurs, le potager géant, la prairie verger, le jardin d’agrément, le jardin sans clôture et sans culture, le petit bois, le labyrinthe ont attiré de nombreux artistes du 19e siècle et fascinent encore aujourd’hui. George Sand a eu une approche écologique dans son rapport à la nature avant l’heure ! Les participants ont pu voyager dans le jardin, la pensée et l’œuvre de l’auteur grâce à des extraits de ses écrits lus par Georges Buisson.

> Visiter le domaine

Discussion J.-F. Vallet, J. Lejeune,  . Marie-Marceron et G. Buisson
L’Indre, territoire d’acclimation pour 48 espèces d’orchidées sauvages par Marie-Hélène FROGER, chargée de mission agroenvironnement et habitats naturels, botaniste – association « Indre Nature »


Qui savait qu’il y avait des orchidées sauvages en Berry et pourtant on dénombre 48 variétés entre les orchis et les ophris. Comme leurs cousines subtropicales ces plantes ont des besoins très spécifiques pour assurer leur propre survie. Des insectes pollinisateurs spécifiques, des symbioses avec des champignons indispensables pour assurer la germination des semences, des mycorhizes spécifiques… Ce très esthétique voyage dans le monde des orchidées du Berry se termine malheureusement tristement, beaucoup d’espèces sont menacées par les pratiques agricoles, l’urbanisation et l’entretien excessif des pelouses.

> La flore de l’Indre, un article de l’association Indre Nature

Jardiner avec la flore locale à l’heure de la transition climatique : exemple de renaturation d’une ancienne peupleraie à Châteauroux le long de la Vallée de l’Indre par Fabienne HOURGUÉ, technicienne au service espaces verts de «Châteauroux Métropole»

Une ancienne peupleraie de 12 ha située à Chateauroux entre l’hippodrome et l’Indre, encadrée par deux prairies classées Natura 2000 à quelques centaines de mètres du centre-ville doit être réhabilitée. Une approche pluridisciplinaire est choisie. Naturalistes, paysagistes, écoles, département, région sont partenaires. Le nouveau milieu ouvert imaginé sera ouvert au public et devra représenter une sorte de catalogue des différents milieux humides adaptés au soutien de la faune aquatique. Les végétaux associés seront non horticoles, non agricoles et d’origine locale en cycle court.

L’écoparc des Chènevières à Déols – une nature préservée en cœur de ville par Virginie GUERTAU, technicienne à la Ville de Déols

Virginie Guertau a présenté l’histoire réussie de l’écoparc des Chènevières, une réhabilitation de plus de 30 ans dans la ville de Déols. En 1989, des terrains laissés à l’abandon sont rachetés par la mairie et un inventaire floristique est réalisé; il démontre la richesse du site. La réhabilitation commence en douceur avec l’arrivée de chevaux sur la zone humide et de vache sur la prairie sèche. Les plantes à grande valeur patrimoniale ont été préservées et mises en valeur. Il a fallu ensuite reprendre le contrôle d’envahissantes telles que solidago canadiensis en douceur : inondation contrôlée en hiver, fauchage en été. La surface envahie est passée de 2 ha à quelques ares aujourd’hui. Le parc accessible aux habitants est devenu un poumon de la ville.

> L’écoparc des Chenevières à Déols

Textes Jacques Mouchotte, conseil scientifique de la SNHF 27/02/2020

Diplôme d'honneur de la SNHF

Pour témoigner la reconnaissance de la SNHF à ses partenaires d’une JCE appréciée de tous, Pierre CHEDAL-ANGLAY leur a remis des diplômes d’honneur de la SNHF, remerciant chacun pour son engagement et, en particulier, Jean-Pierre THEODON, élu castelroussin du Comité fédérateur et coordinateur local de la journée.

Semaine des fleurs pour les abeilles, VAL’HOR

Organisé par VAL’HOR avec l’OFA (l’Observatoire Français d’Apidologie), la Semaine des fleurs pour les abeilles est une action des professionnels du végétal pour agir en faveur des pollinisateurs et des abeilles.

L’édition 2020 se déroulera du 13 au 21 juin. L’ouverture des inscriptions se fera à partir du 1er mars. Vous pourrez commander les outils de communication
à partir de cette date.

Toutes les informations pour participer sont disponibles sur le site de Val’hor > en cliquant ici

AGIR EN FAVEUR DES POLLINISATEURS ET DES ABEILLES

#OnSème #FlowersForBees
La Semaine des fleurs pour les abeilles a pour but de sensibiliser le grand public à l’importance des plantes mellifères pour la santé et la survie des abeilles et des pollinisateurs. En tant que professionnels du végétal, mettez en avant les plantes mellifères dans vos catalogues, vos points de vente, les jardins de vos clients, vos réseaux sociaux… et agissez ainsi en faveur de l’environnement pour offrir un milliard de fleurs pour les abeilles.

En 2019, 750 professionnels du végétal (producteurs, fleuristes, jardineries…) ont participé et mis en valeur les plantes mellifères auprès de leurs clients.

Santé des plantes : ressources naturelles et biologie contemporaine – reporté au 25 septembre 2020

Colloque scientifique • vendredi 25 septembre 2020 • SNHF, PARIS

L’ONU (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) a proclamé 2020 l’Année internationale de la santé des végétaux (International Year of Plant Health, IYPH). Cette année est une occasion unique de sensibiliser le monde entier à la manière dont la protection phytosanitaire des cultures peut contribuer à éliminer la faim, à réduire la pauvreté, à protéger l’environnement et à impulser le développement économique.
C’est dans ce cadre que la SNHF a choisi comme thème de son colloque annuel: «Santé des plantes : ressources naturelles et biologie contemporaine».
La défense des cultures s’est développée très rapidement, passant en moins de deux siècles, d’un quasi néant à un abus de l’agrochimie à la fin du 20e siècle, cette dernière visant l’éradication de la plupart des bioagresseurs.
Le caractère radical d’une phyto protection basée sur la chimie, d’abord bénéfique aux rendements, s’est avérée rapidement délétère pour les équilibres biologiques et a créé des impasses techniques, en générant des résistances chez les bioagresseurs.
Plus récemment, l’étude de la physiologie des plantes et la compréhension du dialogue plante – bioagresseur à un niveau fin ont ouvert de nouvelles perspectives pour analyser les mécanismes de réponse aux maladies et aux ravageurs. Ces connaissances alliées aux développements de la génétique et de la génomique constituent des bases nécessaires pour introduire des résistances génétiques dans le matériel végétal.
Nombre de ces techniques mises en application concourent au développement de l’agroécologie. Chacun des leviers de lutte mobilisé contre les bioagresseurs des cultures est désormais caractérisé par son efficacité propre, souvent partielle, et c’est la combinaison raisonnée des moyens biologiques, génétiques et culturaux qui constitue aujourd’hui une voie privilégiée pour aller dans le sens d’une agriculture, visant à nourrir une population mondiale croissante dans les conditions les plus respectueuses de l’environnement.

Vous accéderez, sur ces différents sujets, à une information scientifique de qualité en assistant au colloque scientifique organisé à Paris par la Société Nationale d’Horticulture de France.

S’inscrire en ligne

Programme

8h30 Accueil
9h00 Ouverture : Dominique Douard, Président de la SNHF, Yvette Dattée, Présidente du conseil scientifique
9h15 Conférence introductive. Une longue marche : la recherche de moyens pour protéger les cultures, Jean Louis Bernard, Président d’honneur de l’Académie d’Agriculture de France

9h55 Session 1 > Agents Pathogènes-Plantes, un jeu d’attaques et de défenses

  • Diversité et modes d’action des agents pathogènes, Yvan Sache, Professeur AgroParisTech
  • Changement climatique et mondialisation, moteurs des invasions d’insectes. Comment prévoir les invasions à venir? Alain Roques, Directeur de recherche INRAe
  • Inférer et prédire les dynamiques d’espèces invasives – Focus sur Xylella fastidiosa, Candy Abboud, INRAe – Avignon  UR 546 Biostatistique et Processus spatiaux, lauréate du prix de thèse

10h55 – 11h15 pause

  • Les mécanismes de défenses chez les plantes, Alia Dellagi, Professeur AgroParisTech

11h35 discussion

11h55 Session 2 > Anticiper l’attaque, renforcer la défense

  • Les stimulateurs de défense des plantes, Marie-Noëlle Brisset,
    Directrice de Recherche, INRAe
  • Les substances naturelles pour la bio-protection des plantes, Ali Siah, UMR-Transfrontalière INRAE 1158 BioEcoAgro, Institut Charles Viollette, ISA-Yncréa Hauts-de-France
  • Le microbiome des plantes, Aurélie Deveau, Chargée de recherche, INRAe

12h35 Discussion
12h55 Déjeuner

14h30 Exposés des prix de projet

15h10 Session 3 > S’appuyer sur la ressource génétique

  • Ressources génétiques et complexes d’espèces : aide à la recherche de caractères d’intérêt, Perla Hamon, Directrice de recherche émérite, IRD
  • Les résistances aux bioagresseurs et les limites de leurs utilisations, Michel Pitrat, Directeur de recherche honoraire, INRAe
  • Approche intégrée de la sélection pour la résistance chez le pommier, François Laurens, Ingénieur de recherche INRAe
  • Des méthodes nouvelles en génétique au service de la santé des plantes, Alain Toppan, Ancien Directeur de Société de recherche en biotechnologies végétales

16h30 Discussion
17h00 Conclusion par Philippe Reignault, Directeur de la santé des végétaux ANSES

17h30 Cocktail de clôture

MOOC Agricultures Urbaines

La SNHF a le plaisir de relayer cette information.
Ce MOOC d’Agreenium en partenariat avec les Cols Verts va vous permettre de découvrir la nature, le contexte et les enjeux de l’agriculture urbaine, et pourquoi pas, vous donner envie de porter un projet professionnel dans ce domaine.

Raison n° 1 : Pour devenir acteur·rice de l’agriculture urbaine et faire germer vos idées
Ce cours en ligne a pour but d’apporter des connaissances économiques et techniques afin d’assurer la mise en œuvre d’une activité professionnelle viable en agriculture urbaine. Il se présente comme un état des lieux des bonnes pratiques du secteur et souhaite valoriser le retour d’expérience d’acteurs existants en France. De nombreux intervenant·e·s d’horizons divers ont été sollicité·e·s pour ce MOOC afin d’apporter un point de vue multidisciplinaire à la fois théorique et pratique (acteur·trice·s de terrain, chercheur·se·s, ingénieur·e·s, étudiant·e·s ou encore agent·e·s de collectivités). L’objectif de ce cours est donc aussi de vous accompagner dans votre transition professionnelle et/ou un démarrage de projet.

Raison n° 2 : Pour répondre aux crises environnementales, sociales et économiques actuelles
Si l’agriculture urbaine ne prétend pas rendre les villes auto-suffisantes, découvrez grâce à ce MOOC comment elle offre une opportunité de reconnecter les urbains à la terre et à la saisonnalité de la production alimentaire, tout en participant à la conservation et à la régénération de la biodiversité en ville.

Raison n° 3 : Vous ne serez pas seul·e·s.
Ce MOOC sera l’occasion de créer une communauté d’apprenant·e·s engagé.e.s sur le sujet. Différents outils vous guideront afin que vous puissiez découvrir les autres futur·e·s porteur·se·s de projet ayant les mêmes intérêts que vous, et peut-être co-construire à plusieurs. Le MOOC sera également l’occasion d’avoir un large panorama des différents projets existants sur le territoire français et des spécialistes sur le domaine. Plus de 50 intervenant.e.s ont été mobilisé·e·s pour ce MOOC.

Raison n° 4 : Ce MOOC est gratuit et ouvert à toutes et tous.
Pour suivre ce MOOC vous n’ aurez besoin ni de mettre la main au portefeuille ni d’avoir de prérequis. Nous pensons que tout le monde a le droit à la formation et à la possibilité de devenir agriculteur·trice urbain·e.

À très vite sur la plateforme France Université Numérique.

Pour en savoir plus et s’inscrire au MOOC Agricultures urbaines
Agreenium
Inscription : dès maintenant et jusqu’au 3 mai 2020
Début du cours : 13 avril 2020
Fin du cours : 20 juin 2020

Le chant secret des Plantes de J. Thoby

L’association Plantarium, adhérente à la SNHF, vous présente “Le chant Secret des Plantes” aux éditions Rustica. L’ouvrage est disponible dans toutes les librairies.

 

Information : association@plantarium.eco

« Passionné par les végétaux, le Musiniériste Jean Thoby nous dévoile dans cet ouvrage riche en témoignages et anecdotes, le monde fascinant de la musique botanique et notamment de la génodique ou encore de la phytoneurologie, l’étude des vibrations électriques émises par les plantes selon ce qu’elles ressentent.
Que ce soit pour le plaisir, se ressourcer ou soigner un mal-être profond, le chant secret des plantes réserve de très belles surprises!
Alors que le monde végétal nous intrigue de plus en plus, ce livre contribue à sa revalorisation et au respect que nous lui devons, tout en ouvrant de nouvelles perspectives vers un pan encore trop inexploité des végétaux et de leurs capacités multiples.
Cette lecture captivante, rythmée par le chant de 13 plantes à écouter grâce au CD ou au QR codes, offre un regard inédit sur la nature au novice comme à l’expert en botanique.
Une ode à l’incroyable richesse et aux potentiels méconnus des plantes ! »
Les éditions RUSTICA

Conférence “Les conifères bijoux, une nouvelle vision du conifère, le jeudi 6 février

Au sein d’une exploitation agricole familiale, Pascale et Marie-Laure GOMBAULT multiplient et élèvent plus de 800 variétés de conifères dont beaucoup de conifères nains et Conifères Bijoux. Ces petits conifères originaux, ronds, pointus, étalés, doux ou piquants trouvent leur place partout. Que vous ayez un grand ou petit jardin, une rocaille et même une terrasse. Ne manquez pas cette occasion de les découvrir et pourquoi pas, les installer chez vous.

Journée ouverte à tous et gratuite

Réservez votre place sur inscription@snhf.org