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Des fleurs et des pollinisateurs, thème de la journée d’information SNHF 2019

Des fleurs et des pollinisateurs

Il existe des fleurs dont le pollen est transporté par le vent pour se poser sur la fleur d’une autre plante, d’autres se fécondent avec leur propre pollen mais nombre d’entre elles ont recours à un auxiliaire qui peut être un insecte, souvent un hyménoptère, famille des abeilles, ou encore un papillon voire un oiseau ou une chauve-souris.
 Les plantes à fleurs présentent avec les insectes des relations riches et diverses. La pollinisation est celle qui a permis le développement d’un grand nombre d’adaptations entre la plante et ses pollinisateurs.

Les relations entre les insectes et les plantes à fleurs sont anciennes. Chez les Angiospermes ancestrales, la pollinisation déjà était assurée par des coléoptères consommateurs de pollen. Elles sont devenues complexes et diversifiées permettant d’offrir le gîte et le couvert aux insectes et d’assurer la pollinisation de 80% des plantes à fleurs. Chacune des parties, l’animal ou la plante, pouvant posséder des caractères morphologiques adaptés à l’autre. Certains auteurs n’hésitent pas à qualifier les relations entre les insectes et les plantes à fleurs de coévolution, d’autres de mutualisme. Quelles que soient les différentes qualifications ces relations privilégiées expliquent sans doute le développement important des Angiospermes alors que ce groupe est récent par rapport aux autres plantes terrestres.

La pollinisation, à l’origine de la graine et du fruit est un acte essentiel pour l’alimentation humaine. C’est la raison pour laquelle la santé des abeilles est une telle source de préoccupation mais nous apprendrons au cours de cette journée que l’abeille domestique n’est pas le seul acteur, loin de là.
Yvette Dattée, présidente du Conseil Scientifique

La journée est gratuite sur inscription. Le repas est payant si vous souhaitez déjeuner sur place.
> S’inscrire en ligne

Le programme

8h30 > Accueil

9h00 > Ouverture par Dominique Douard, Président de la SNHF et Yvette Dattée Présidente du Conseil Scientifique,
9h20 > Conférence introductive : La fleur : une façon de s’afficher sans ménagement par Marc André Selosse, professeur au Muséum National d’Histoire Naturelle,
10h > La pollinisation, un moteur de l’évolution et la diversification des fleurs par Sophie Nadot, professeure université Paris Sud,
10h25 > Pollinisation par des animaux autres que les insectes par Aline Raynal Roques, Muséum National d’Histoire Naturelle,
10h50  > Discussion
11h00 > Pause

11h20 > Les insectes pollinisateurs, diversité et modes de vie par Vincent Albouy, Office Pour les Insectes et leur Environnement,
12h00 > Agir en faveur des pollinisateurs : Les professionnels du végétal mobilisés par Romain Manceau, chef de Projet, Interprofession VAL’HOR,
12h25 > Discussion

12h35 Pause déjeuner
13h50 > Pathologies de l’abeille domestique par Quentin Bicego, Conseiller Sanitaire Apicole Régional GDS Centre,
14h15 > Le frelon asiatique : un prédateur envahissant par Claire Villemant, Muséum National d’Histoire Naturelle,
14h40 > Discussion

14h50  > Aménagements et pratiques favorables aux insectes pollinisateurs par André Fougeroux, Académie d’Agriculture de France,
15h15 > Devenir apiculteur et installer ses premières ruches par Thierry Duroselle, Président de la Société Centrale d’Apiculture,
15h40 > Discussion
16h00 > Discussion générale

Marc-André Selosse

La journée sera suivie d’une séance de dédicace du nouveau livre de Marc André Selosse : Les gouts et les couleurs du monde, aux éditions Actes Sud.

 

 

 

Pour en savoir plus…

> (Re)découvrir, en ligne, le Grand Angle du numéro 643 de la revue Jardins de France : ‘Pollens, abeillle et compagnie’

> Découvrir la liste des plantes attractives pour les abeilles.

Les plantes attractives pour les abeilles

Cette liste est le fruit d’un travail mené par :

  • FranceAgriMer
  • L’institut technique de l’abeille (ITSAP)
  • Le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation
  • La Société Nationale d’Horticulture de France (SNHF)
  • L’institut technique de l’horticulture (Astredhor)
  • L’interprofession Val’hor.

Voyage SNHF à La Réunion

Jardin de l’Etat. Magnifique jardin au centre-ville de Saint-Denis, une importante collection d'arbres fruitiers, des espèces venues du monde entier (Madagascar, Maurice, Arabie...).
Détail du temple tamoul le Colosse à Saint André
Créée en 1968, la coopérative de vanille de Bras Panon permet de découvrir la célèbre vanille de la Réunion ainsi que les différentes étapes de sa préparation. La vanille est cultivée dans les plus belles forêts de l’île de la Réunion, sur des coulées volcaniques à l’état naturel.
Cirque de Salazie. Salazie fascine par la beauté de ses paysages, mais aussi par son histoire : refuge des esclaves marrons, terre d'inspiration pour les poètes, ou encore terre de détente et de "changement d'air" grâce à ses thermes et à la fraîcheur de son climat, l'histoire du Cirque est d'une richesse infinie. Son patrimoine naturel est renforcé par ses nombreuses cases à l'architecture créole, son artisanat et son agriculture connus bien au-delà de ses frontières...
Le cap Méchant sur la côte sud ouest à Saint-Philippe. Les coulées de lave successives du volcan ont formé une falaise de couleur noir charbon qui plonge dans le bleu de l'océan.
Le village de Cilaos.

Semences végétales, quels enjeux pour notre avenir ?

Le MOOC “Semences végétales, quels enjeux pour notre avenir?” porté par AGROCAMPUS OUEST, le GNIS et Agreenium, est de retour ! 
Ce cours en ligne, gratuit et accessible à tous, est l’occasion de faire le tour des grandes questions “Semences” : diversité cultivée, sélection et innovation, multiplication des semences, contrôles et certification, semences de ferme, semences biologiques… Plus de 60 intervenants présentent ce qui les passionne à travers des vidéos pédagogiques.

Après la première “saison” du printemps 2019, qui a réunit plus de 7000 inscrits, c’est bientôt parti pour la saison 2 de l’automne.

Début du Cours : 09 oct 2019
Fin du cours : 19 déc 2019
Effort estimé : 02:00 h/semaine
Inscription : https://www.fun-mooc.fr/courses/course-v1:agrocampusouest+40004+session02/about

Ce MOOC se déroulera sur 6 semaines correspondant à 6 chapitres, chacun dédié à un thème particulier. La progression sera évaluée à l’aide de diverses animations pédagogiques (quizz, etc.) et par une évaluation par les pairs. Tout au long du MOOC, nos experts répondront à vos questions sur les forums et lors de webinaires.

Ce MOOC s’adresse à tous, sans aucun prérequis, pour tous ceux qui ont soif de comprendre, de découvrir ou redécouvrir le monde des semences.

Inscriptions jusqu’au 1er décembre 2019 > Pour en savoir plus

Retour sur le projet de la plantation du ‘Massif Mémoire’, réalisé à la Maison d’Izieu

A l’initiative d’un membre de l’Ordre National du Romarin, un massif de fleurs, composé de roses Bout’Chou, a été planté à la Maison d’Izieu.

Chronologie de ce projet:

Septembre 2017 : Naissance du projet
Mars 2019 : Plantation du massif par les enfants des classes de CM1-CM2 de l’Ecole de Brégnier-Cordon et les membres de Romarin.
Avril 2019 : Inauguration du massif, lors de la 75ème Commémoration de la Rafle des Enfants d’Izieu
Juillet 2019 : Remise des diplômes aux 21 enfants ayant participé à la plantation au Mémorial d’Izieu et intronisation des enfants en tant que ‘Jeunes Pousses’

Voir la revue de presse

En savoir plus sur l’Ordre National du Romarin

Science participative : Appel à observations des dégâts de la canicule 2019 sur les végétaux

Sécheresse sur Viburnum (c) M. Javoy

Juillet 2019 est le mois le plus chaud qu’ait connu la planète d’après les données du programme européen Copernicus. Les chercheurs de l’Institut National de Recherche Agronomique et du Muséum d’Histoire Naturelle font appel aux jardiniers dans le but de comprendre les différents niveaux de sensibilité des végétaux aux épisodes de canicule.

Une enquête de science participative est organisée sur la plateforme Tela-Botanica. Vous pouvez y participer en envoyant vos observations illustrées par des photos. Elles doivent présenter les dégâts causés par les fortes chaleurs sur les feuilles, fleurs ou fruits de différentes espèces.

En savoir plus

 

Jean Boyenval (1923 – 2019)

Jean Boyenval est décédé le 22 mai 2019, à l’âge de 95 ans, après une courte hospitalisation. 
Si de nombreux familiers de la SNHF ont eu l’occasion de le croiser au cours de ces trente dernières années, peu savaient quelle avait été sa carrière professionnelle. Ingénieur des Arts & Métiers en agriculture, chimie et biologie, il avait, après ses études, occupé un poste d’enseignant à l’École des vins et spiritueux de Paris, puis était devenu représentant en quincaillerie et matériel de précision. Il fut aussi un grand voyageur, très curieux de découvrir la nature des nombreux pays visités. 
Membre actif de nombreuses associations, il avait une prédilection pour la SNHF à laquelle il a consacré une longue activité de retraité. 
Membre tout d’abord de la section Fruitiers, Jean Boyenval était devenu en janvier 1992 président de la toute jeune section Jardins potagers, créée moins d’un an auparavant. Il s’y est beaucoup investi, cofondateur notamment en 2001 du concours national des jardins potagers, jusqu’à sa passation de fonction à Claudine Hantz, en 2008. 
Jean Boyenval était décoré dans l’Ordre du Mérite agricole et médaillé du Travail. 
Ses obsèques ont eu lieu le 29 mai en l’église Notre-Dame de Vincennes, ville qu’il affectionnait et au cimetière de laquelle il repose désormais.
La SNHF n’oubliera pas sa longue implication et l’enthousiasme de ce passionné, curieux de tout et toujours sur la brèche.

Marie-Hélène Loaëc

Résultats du 89ème Concours International de Roses Nouvelles de Lyon – Concours 2019

Toute les années se déroule dans la roseraie de concours du Parc de la Tête d’Or le Concours International de Roses Nouvelles. Ce concours est organisé par la Société Française des Roses avec le Service des Espaces Verts de la Ville de Lyon. Le travail très sérieux d’un jury permanent s’étale sur deux ans et comprend cinq visites qui permettent de juger les diverses qualités des roses et des rosiers : végétation, floraison, fleurs et état sanitaire.

Journée d’étude de la section Potager Fruitier 2019

Nous étions 20 participants à cette journée du du 26 juin 2019, sous le signe de la chaleur, mais surtout des plantes aromatiques.

La Ferme du Clos d’Artois

Nous avons visité le matin la Ferme du Clos d’Artois dans le Parc naturel du Gâtinais français.
Monsieur Alain Bosc Bierne est le dernier producteur (depuis quatre générations) de la menthe poivrée de Milly-la-Forêt.
 La menthe poivrée, en opposition aux menthes douces, est particulièrement parfumée et sa haute teneur en menthol procure une forte sensation de fraîcheur. C’est la seule menthe qui soit officinale, avec comme vertu d’être digestive. Elle est recherchée aussi bien pour l’herboristerie que pour ses facultés à produire une huile essentielle de qualité.

Dans le champ de menthe poivrée

Menthe poivrée PE Wecq source : http://www.parc-gatinais-francais.fr/producteurs/la-ferme-du-clos-dartois/

Un peu d’histoire

Dès le 12e siècle, Milly-la-Forêt et sa région sont le berceau des plantes médicinales qui poussent à l’état naturel dans la vallée de l’école. Elles sont cueillies et utilisées pour leurs vertus médicinales. Des cultivateurs-herboristes se professionnalisent dans la culture des plantes médicinales. 
La menthe poivrée de Milly est produite selon un mode de culture traditionnel, sur de petites surfaces, impliquant un travail manuel important. C’est une culture « à taille humaine ».

La famille Bosc Bierne

La famille Bosc Bierne a dès le début spécialisé la Ferme du Clos d’Artois dans la culture des plantes médicinales : menthe poivrée de Milly-la-Forêt, petite absinthe, valériane, piloselle, souci, mélisse…
Aujourd’hui, il est le dernier producteur de la région et ne cultive plus que la menthe poivrée et la mélisse. Nous avons découvert les champs en culture et la cour de ferme entourée de séchoirs traditionnels où Alain Bosc Bierne nous a expliqué l’acheminement des plantes, du champ à l’entrepôt de stockage, en passant par la récolte, le séchage et le triage.

 

Ça prend des notes

Le séchage à la ferme

Le Conservatoire National des Plantes à Parfum, Médicinales, Aromatiques et Industrielles

Nous avons visité l’après midi le Conservatoire National des Plantes à Parfum, Médicinales, Aromatiques et Industrielles (CNPMAI) de MILLY-la-Forêt, une association loi 1901, sans but lucratif, née en juin 1987. Le Conservatoire est avant tout un outil au service des producteurs, des cueilleurs de plantes, des laboratoires et des industriels. À l’interface du monde des plantes sauvages et de celui des plantes cultivées, sa place au sein de la filière PPAM se trouve tout à fait en amont de la production.

Le CNPMAI a pour buts de gérer, valoriser et conserver les ressources génétiques des plantes à parfum, médicinales et aromatiques afin de :

  • participer à la sauvegarde de notre patrimoine naturel ;
  • mettre à la disposition de l’utilisateur un matériel végétal nouveau, amélioré ou simplement bien identifié, toujours adapté à ses besoins ;
  • faire découvrir au plus grand nombre toute la richesse de ces plantes utilitaires.

Le conservatoire est financé à 50 % par les pouvoirs publics. Ses activités de vente de semences et plants, l’exploitation pédagogique et touristique du site, diverses prestations et les cotisations de ses adhérents permettent au CNPMAI d’assurer un autofinancement de 50 % de son budget.

Au Conservatoire
Au Conservatoire à la recherche de l’ombre
Pause déjeuner

En conclusion, une journée très riche et très appréciée des participants.

Jean-Marc MULLER, président de la section Potager

 

En savoir plus sur La ferme du Clos d’Artois

En savoir plus sur le Conservatoire National des Plantes à Parfum, Médicinales, Aromatiques et Industrielles

Association des Amis du Jardin Exotique de Monaco‌

L’AJEM, Association des Amis du Jardin Exotique de Monaco‌, adhérente de la SNHF, expose chaque année ses réalisations dans le cadre des Journées des Plantes de Chantilly.

Le jury de cette manifestation a décidé de distinguer cette année notre association en lui décernant une mention spéciale.

L’objet de cette association, dont le siège est au Jardin Exotique de Monaco, est d’encourager l’étude, la culture, la propagation et la conservation des plantes dites succulentes (cactées et plantes grasses). Le correspondant Île-de-France organise des conférences, propose des voyages aux pays des succulentes et participe à de nombreuses manifestations (Monaco Expo Cactus, Convention européenne sur les plantes succulentes à Blankenbergeen Belgique). Enfin, l’association publie deux fois par an la revue Cactus et Succulentes, et à un rythme soutenu une lettre d’information en couleur AJEM/Infos, essentiellement diffusée par courrier électronique.

Voir le calendrier des événements de l’AJEM

Sortir ses orchidées l’été : pourquoi, quand, comment ?

La physiologie des plantes peut être grossièrement résumée de la façon suivante : le jour elles fabriquent des sucres par photosynthèse, la nuit elles vivent sur leurs réserves de sucres. Les sucres seront ensuite utilisés pour produire une floraison abondante et de qualité.

D’autre part, ces réactions chimiques sont d’autant plus rapides que la température est élevée. On a donc intérêt à monter la température le jour et à la diminuer la nuit. C’est la raison pour laquelle un séjour dehors est bénéfique car l’écart diurne y est plus important qu’à l’intérieur des logements. La luminosité y est aussi supérieure.

Tout est à l’ombre. Comme la température ne descendra pas en dessous de 20°C, les Phalaenopsis sont de sortie .

Mais les plantes doivent être maintenues au-dessus d’une température nocturne minimale définie par le climat de leurs stations naturelles. C’est cette température minimale qui va fixer la date à partir de laquelle vous pouvez sortir vos orchidées. Déjà on doit attendre vers le 20 mai pour ne plus risquer un coup de gel dévastateur.

Les plantes de serre froide peuvent donc être sorties fin mai (Brassia, Calanthe, Cambria, Coelogyne, Cymbidium, Odontoglossum, Masdevallia, Pleione, Zygopetalum). Celles de climat tropicale attendront jusqu’à mi-juin (Angraecum, Brassavola, Vanda, Vanille). Toutes les autres, de climat tempéré, pourront être sorties début juin. Si un coup de froid est annoncé, on les recouvre simplement la nuit avec un voile d’hivernage. La rentrée se fera en sens inverse, les plus frileuses dès mi-septembre, les tempérées courant octobre, et celles de latitude ou d’altitude élevée attendront les première menaces de gel. Il est intéressant de les rentrer le plus tard possible car les nuits fraîches associées au raccourcissement des jours permettent souvent d’initier la formation des hampes florales.

L’an dernier, nous n’avons rentré les Cymbidium que mi-décembre et les floraisons ont été spectaculaires ! Les Phalaenopsis sont originaires de forêts tropicales où la température varie très peu au cours de la journée, et doivent rester à des températures assez élevées (20-22°C minimum), c’est pourquoi il est déconseillé de les sortir.

L’emplacement pour leur séjour est primordial. Elles ne doivent pas être exposées aux ardeurs du soleil brûlant (11h à 17h), ce qui impose de les mettre sous un arbre à l’ombre légère ou à côté d’un mur exposé à l’est. Elles profiteront ainsi des premiers rayons du soleil sans craindre les brûlures. Il faudra pouvoir arroser tout autour pour maintenir une humidité suffisante. Ceci a pour conséquence d’attirer limaces et escargots qui peuvent faire des dégâts très importants, surtout sur les Phalaenopsis. C’est pourquoi on préconise de les suspendre assez haut, ou de les poser sur une table dont les pieds baignent dans 5 à 10 cm d’eau (on peut faire un bassin avec 4 bouts de chevron et une bonne bâche).

Cette sortie a souvent pour effet de booster la croissance. Il ne faut donc pas négliger les arrosages, surtout par forte chaleur, et dispenser de l’engrais régulièrement.
Ainsi traitées, vos plantes vous donneront entière satisfaction.

Philippe Lemettais
Président de la SNHF section Orchidées