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[CNJP22] PALMARÈS DES LAURÉATS DU CONCOURS NATIONAL DES JARDINS POTAGERS

Chaque année, le Concours National des Jardins Potagers récompense des jardins potagers remarquables en termes de diversité des légumes cultivés, des bonnes pratiques de jardinage et de l’esthétique même du jardin. 

Ouvert à tous les jardiniers, ce rendez-vous annuel est organisé conjointement par l’Association Jardinot, la Société Nationale d’Horticulture de France, SEMAE (l’interprofession des semences et plants) et la Fédération Nationale des Jardins Familiaux et Collectifs. 

Le jury, composé de personnalités du jardin et représentants des organisations partenaires, ont désigné les lauréats en fonction de différents critères de sélection en examinant de façon très attentive les dossiers des jardiniers dans chacune des catégories suivantes : 

  •  jardin potager privatif,
  •  potager dans un ensemble collectif de jardins (centre de jardins, jardins familiaux…), 
  •  jardin potager privatif situé dans un environnement paysager (château, grand parc…), 
  •  jardins ou parcelles pédagogiques, réalisés sur initiative individuelle ou avec la participation d’associations de jardiniers ou de sociétés d’horticulture, 
  • potagers partagés, mis en place et cultivés au sein d’une entreprise ou par une association. 

Les membres de notre jury vous emmènent à la rencontre des grands prix de l’édition 2022 et de leurs potagers remarquables ! 

© SNHF / CNJP2022

LES GRANDS PRIX 2022

CATÉGORIE 1 : JARDINS PRIVATIFS

GRAND PRIX : Brinda & Roger EEDS – Saint-Clementin Voulmentin (Deux-Sèvres)

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Madame et Monsieur EEDS sont californiens d’origine et étaient néophytes dans le domaine du jardinage. Ils ont découvert chez leurs voisins le plaisir de consommer des légumes frais et gouteux. Brenda s’est décidée à créer un potager d’une surface de 700 m² il y a 5 ans. Avec l’aide de Roger, ils ont amendé le sol grâce aux sédiments d’une mare présente dans leur propriété, puis   subdivisé le terrain en parcelles de 1,90 de large. Chaque parcelle est équipée de tuyaux d’arrosage en goutte en goutte approvisionnée par la mare, un puits et une source. L’allée principale est aménagée de structures métalliques servant de supports aux plantes et légumes grimpants. Une serre vitrée de 4X8m et un abri chauffé de 9X20m accueillent un grand choix de variétés de tomates. Brenda a rapporté des graines de Californie et des pays visités, ce qui lui a donné l’idée de consacrer chaque parcelle à un pays :  la Californie, la France, l’Italie, l’Espagne, le Mexique, le Japon…Cet hiver 2022, 3000 plants ont été élevés sous la serre. Brenda tient un cahier de jardin depuis le début avec les dates de semis, de plantations, le suivi, les récoltes, tout est enregistré soigneusement. Les légumes sont accompagnés de fleurs et le potager est bien intégré dans la propriété. Le jury note que les 130 variétés cultivées (dont 22 variétés de tomates) sont bien identifiées par des petits panneaux informatifs. Tout est fait pour respecter l’environnement, l’accueil des auxiliaires est particulièrement soigné. La production est partagée avec les voisins et les amis, ces échanges autour du jardinage et de la façon de cuisiner ont permis à Brenda et Roger de bien s’intégrer. L’histoire ne dit pas si Brenda, pianiste, offre des concerts à ses plantes…mais elle nous déclare que « la pratique du jardinage peut générer de purs moments de contemplation ». L’ensemble est absolument splendide et particulièrement harmonieux. Merci pour cette belle réalisation, et comme Brenda et Roger nous le disent « c’est une chance de pouvoir vivre les 4 saisons en pleine nature. C’est un trésor de partager notre petit univers avec la faune et la flore qui nous entourent et de pouvoir vivre en harmonie avec la nature ».

CATÉGORIE 2 : PARCELLE DANS UN CENTRE DE JARDINS COLLECTIFS

GRAND PRIX EX-EAQUO  : Maryse TISSEYRE DEALBERT – Narbonne (Aude) 

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Situé dans le centre de jardins familiaux de Narbonne géré par Jardinot le potager de Maryse, certifié JARDIN ECO-RESPONSABLE, occupe une parcelle de 176 m². Elle a déménagé d’une résidence où elle avait pourtant un superbe jardin d’agrément pour se rapprocher de ce centre de jardins et assouvir son besoin de potager. Elle y est chaque matin pour l’entretenir, ce qu’elle réussit parfaitement. Nous trouvons une très grande diversité de légumes (plus de 50 variétés) pour un jardin de cette surface, avec un terrain jamais inoccupé, un semis ou une plantation succédant à une récolte. Ce jardin est un très bon exemple de la cohabitation des légumes et de fleurs en abondance : dahlias, œillets d’Inde, agapanthes, heuchères, cosmos, marguerites, asters, rosiers…Les plantes mellifères et aromatiques, un grand hôtel à insectes favorisent la présence d’auxiliaires pour lutter contre les ravageurs, assurer la pollinisation. Maryse pratique un jardinage au naturel avec la rotation des cultures, l’utilisation de décoctions (purin de consoude), le paillage, le compostage, le broyage, les voiles anti-insectes, les engrais verts…Malgré la sécheresse et la canicule du moment le jardin est très vert, abondamment paillé, avec le souci d’un arrosage adapté sans gâchis, à l’arrosoir à partir d’un récupérateur d’eau de pluie et d’une réserve déviée du canal de La Robine. Un arrosage goutte à goutte pour tout le centre de jardins est prévu en 2023. Bien sûr quelques tomates et autres plants montrent des traces de brûlure de soleil, mais par exemple choux et salades fraîchement repiqués sont protégés des rayons du soleil par des cagettes retournées. Maryse, qui nous cite les familles de plantes cultivées, nous décrit sa technique de la plantation des tomates couchées, semées et élevées dans des bouteilles, le carton autour des choux pour éviter les insectes du sol, le semis du persil avant Pâques pour qu’il ne monte pas, les haricots plantés le 19 mars à la Saint Joseph. Le but de son jardinage ?  Elle écrit : « besoin d’oxygène et de verdure dans ma vie quotidienne, passion des roses, plaisir de voir pousser les légumes, améliorer et aménager mon jardin chaque année dans un environnement agréable ». Un cahier de culture accompagné de documents techniques est complété régulièrement, pour suivre l’organisation du jardin et prévoir celle de l’année suivante. Maryse est aussi créatrice et n’hésite pas à offrir son aide et ses connaissances à des particuliers pour créer un jardin. Avec un collègue elle va aussi, l’hiver, période de creux au jardin, parler jardinage dans des écoles maternelles et élémentaires de la ville qui viendront visiter son jardin à la bonne saison. Elle transmet aussi sa passion et ses connaissances aux nouvelles générations de jardiniers : « je sers de coach à mes nouveaux voisins parfois au détriment de mon jardin » dit-elle. Pour compléter le tableau, le responsable du centre lui a confié la gestion de la benne à végétaux du centre de jardins ! Mais en plus du dossier présenté, qui est resté volontairement potager, c’est la passion de Maryse pour les roses qui est manifeste : 43 rosiers dans ce jardin, en haie, buisson, liane, grimpant…dont elle connaît parfaitement les noms et la nature. Le jury a été très impressionné par ce jardin qui allie avec bonheur potager et fleurs, par les connaissances et la passion de la jardinière qui écrit « je n’ai jamais eu envie de jardiner, je suis née avec ».

GRAND PRIX EX-EAQUO  : Stéphane MILLY  – Ris-Orangis (Essonnes) 

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Le potager de Stéphane est situé dans les jardins familiaux de l’Orme Pomponne à Ris-Orangis qui comprend 257 parcelles sur 6,8 ha. C’est un îlot de fraîcheur au cœur de la ville, ouvert aux habitants qui viennent s’y promener avec les enfants et un formidable lieu de vie, d’échanges et de lien social. Le jardin de Stéphane Milly est d’une surface totale de 182 m², dont 100 m² réservés au potager et le reste pour l’agrément et les loisirs de la famille. Et pourtant nous avons l’impression que le jardin est beaucoup plus grand tant les surfaces sont mises en valeur. L’optimisation permet à Stéphane de tester un grand nombre d’espèces et de variétés, en particulier pour les tomates, les courges, les concombres et les poivrons : des variétés anciennes, des classiques, des nouveautés, y compris des F1, ainsi que des variétés données par d’autres jardiniers et toujours dans un souci d’esthétique et de productivité. Au niveau des pratiques culturales, Stéphane a le souci de préserver la biodiversité et les équilibres dans son potager : 4 hôtels à insectes sont installés au milieu des cultures, de nombreux nichoirs accueillent des oiseaux, des fleurs se mêlent aux légumes pour attirer les pollinisateurs et les auxiliaires, un tas de branchages est conservé pour les hérissons… Sans parler de son talent de jardinier pour produire des légumes pour sa famille, Stéphane met au service de son jardin ses qualités de bricoleur, ce qui lui permet d’aménager avec originalité et goût ce potager et le coin agrément pour le plus grand plaisir de sa famille et de ses amis. Sa motivation, Stéphane l’explique par « Le besoin d’être en plein air après mon travail de nuit dans un hôtel et de pouvoir quitter mon appartement pour retrouver dans un petit jardin les gestes de mon enfance ardennaise ». Un grand bravo à Stéphane d’autant plus qu’il assure pour l’association la production de plus de 6.500 plants de légumes proposés à l’ensemble des jardiniers adhérents.

CATÉGORIE 3 : POTAGERS DANS UN ENVIRONNEMENT PAYSAGER

GRAND PRIX : Guillaume COLLAUDIN & Alix de SAINT-VENANT – Château de Valmer, Chançay (Indres-et-Loire)

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Le potager conservatoire de 10.000 m² du Château de Valmer fait partie d’un ensemble de jardins en terrasses qui épousent à merveille la pente d’un coteau, offrant une vue exceptionnelle sur la vallée de la Brenne et les vignobles avoisinants. Le potager, pas visible depuis le château, se laisse découvrir en contre bas, après avoir descendu plusieurs terrasses. Du haut de l’escalier à double montée, le spectacle est impressionnant. Nous avons une vue incroyable sur ce magnifique potager de style Renaissance et ses multiples univers de couleurs, de senteurs et de saveurs. Organisé selon un dessin classique du XVème siècle autour d’un bassin central circulaire, le jardin est composé de 4 grands carrés entourés de buis ceinturé de hauts murs avec deux petites tours d’angle. Côté diversité, c’est un régal pour les yeux. Le potager et le verger situé à côté présentent une impressionnante diversité de légumes, une très belle collection de plantes aromatiques, de très nombreux arbres fruitiers et des petits fruits. Pour chaque légume, le jury apprécie de retrouver des variétés locales, anciennes, rares ou originales, certaines venues du monde entier. La collection de cucurbitacées en tous genres est particulièrement impressionnante dans ce domaine. Le potager permet également de découvrir des plantes plus originales, surprenantes ou étonnantes qui suscitent la curiosité ou l’amusement des visiteurs, comme l’épinard fraise, la poire de terre, l’arbre à faisan à la floraison exceptionnelle et aux baies au goût de caramel brûlé, la Mertensia maritima à la saveur proche de l’huitre… ou le concombre du Diable dont les fruits explosent et propulsent les graines dès qu’ils sont touchés. Le potager accueille également une grande diversité de fleurs comestibles, ainsi que des plantes mellifères ou compagnes qui se mêlent harmonieusement aux légumes. Plus récemment, une collection de vignes a été mise en place avec 18 cépages du Val de Loire et des raisins de table.

Au niveau des pratiques culturales, tout est fait pour préserver la nature, améliorer la qualité du sol et favoriser la biodiversité : rotation des cultures, aménagements, abris et plantes pour la faune et les auxiliaires, chaulage des arbres fruitiers, fertilisation une année sur deux avec du compost maison ou du fumier de cheval, paillage des cultures à partir des vivaces récupérées ou du broyage des annuelles, association de plantes, végétaux de grande taille pour faire des barrières naturelles… Une attention particulière est apportée à la gestion de l’eau avec la possibilité d’arroser de manière différenciée les carrés et les lignes de cultures en fonction des besoins des plantes. Ce très beau potager a une vocation vivrière, tous les légumes sont consommés par la famille, les salariés du domaine ainsi que par les enfants des écoles à l’occasion d’ateliers pédagogiques. Les visiteurs peuvent également déguster sur place lors de leur parcours-découverte dans le jardin. La visite du potager, sous la conduite d’Alix de Saint-Venant, botaniste passionnée de légumes anciens et de variétés rares, menée par Guillaume Collaudin, jardinier en chef du domaine depuis 4 ans est captivante. Ils savent partager leurs connaissances et leurs expériences. Comme l’explique Guillaume, « c’est un plaisir de travailler en pleine nature avec du vivant, de participer à faire découvrir ou redécouvrir certaines espèces végétales et de contribuer à leur conservation ». Il précise que « Jardiner, c’est aussi prendre soin de notre patrimoine, quand il s’agit de jardins patrimoniaux, et protéger nos terroirs pour que d’autres demain puissent en profiter ».

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CATÉGORIE 4 : POTAGERS PÉDAGOGIQUES

GRAND PRIX : Jean-François FAUVEAU – Montpellier (Herault)

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Ce potager pédagogique de 450m² est situé au sein de l’école systématique de Candolle du jardin des plantes de Montpellier, lequel est propriété de l’état, géré par l’université de Médecine de Montpellier, héritage d’une très longue histoire ou s’illustra la triade médecins/plantes/jardins de collection et d’enseignement.

La visite du jury a eu lieu au lendemain de terribles orages dévastateurs (épisode Cévenol). JF Fauveau a réalisé à la hâte un nettoyage drastique avant notre arrivée en début d’après-midi.

Cependant, l’état du potager a été vite oublié tant notre guide s’est montré à la fois débordant d’énergie, de connaissances, de volonté et expliquant parfaitement sa démarche : constituer un jardin composé de fruits, de légumes anciens et locaux, de légumes perpétuels, de fleurs comestibles et de plantes mellifères, le tout sans intrant ni additif. Ce jardin des comestibles est composé de variétés anciennes et/ou locales et de variétés perpétuelles. Il est conduit selon les règles de la permaculture, exploitant toutes les techniques liées à cette méthode : association des cultures, plantes médicinales et fleurs pour une lutte intégrée, protection des sols, rotation, engrais vert, bio contrôle. Un puits et un bassin fournissent l’eau d’arrosage qui est gérée strictement en fonction des besoins des plantes. Jean-François organise des visites pour les groupes toute l’année sur réservation.  Et en été tous les vendredis matin pour les particuliers. L’objectif est de permettre au public de découvrir et/ou s’approprier les compétences et savoirs nécessaires pour s’engager sur le chemin de l’autonomie alimentaire en apprenant ce qu’il est possible de faire pousser chez soi. La démarche pédagogique se veut accessible et pratique aux nouveaux jardiniers comme aux débutants, ce qui est notable. Le jury a aussi apprécié le grand nombre de variétés cultivées (plus de 100). À 35 ans, Jean-François a quitté Paris et un poste à responsabilité pour revenir comme il dit « aux fondamentaux de mon existence. Mon engagement est à la fois une passion, un métier et un réel anti-stress, et la partie échange avec le public est pour moi très enrichissante ».

Une très belle réussite au service du monde du potager.

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CATÉGORIE 5 : POTAGERS PARTAGÉS MIS EN PLACE ET CULTIVÉS AU SEIN D’UNE ENTREPRISE OU PAR UNE ASSOCIATION

GRAND PRIX : Association PRENDS EN DE LA GRAINE, Françoise DUSSART – Maen Roch (Ille-et-Vilaine)     

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Ce jardin se trouve sur un terrain municipal. 15 parcelles sont individuelles et deux parcelles sont partagées. C’est l’association « Prends en de la Graine » qui gère cet ensemble situé près du lotissement « les Houx » sur la communauté de communes de « Maen Roch » de près de 5000 habitants. Si les jardins sont partagés dans le but de cultiver des légumes, ils ont aussi un rôle social d’accueil et de partage. Le jury note la présence de nombreuses variétés très diversifiées sur des parcelles classiques avec des rangs bien tirés au cordeau, et d’autres parcelles plus originales ou moins protocolaires, par exemple en forme de trou de serrure ou « Keyhole » ou encore avec des légumes Turcs ou Ukrainiens.  Chacun apporte naturellement sa compétence en décoration, bricolage … par exemple les oyats sont fabriqués par une jardinière.  Un puits artésien et le paillage ont permis d’avoir une année productive malgré les conditions climatiques difficiles. L’équipe des animateurs, Françoise, Marie-Thérèse, Eva, est très vigilante concernant la biodiversité : usage des méthodes de biocontrôle, accueil des auxiliaires … Un cahier de liaison permet de faciliter la répartition des tâches à accomplir. Les parcelles sont amendées par un compost fourni par la mairie. Il y a beaucoup d’échanges entre les adhérents, l’association est en relation avec le « réseau d’éducation à l’environnement » et « Vert le jardin »  et est ouverte aux scolaires et aux autres associations locales. L’association organise aussi des ateliers cuisine pour déguster les récoltes. Ce vrai « Jardin Partagé » porte bien son nom, le jury a été épaté par la joie de vivre des adhérents qui voulaient tous nous présenter leurs réalisations et nous faire part de leur plaisir de partager. Françoise résume par ces mots : « Passion de transmettre ses savoirs, de créer, de regarder, d’observer et de se réunir ». BRAVO

PALMARÈS 2022

CATÉGORIE 1 : JARDINS PRIVATIFS

Prix spécial « Coup de cœur du jury » : Pascal LEVALLOIS –  Saint-Contest (Calvados)

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En 2019, au moment de sa retraite, Pascale a démarré ce potager estimé à 40m². Dès le départ, l’idée était d’intégrer complètement la production des légumes dans l’univers ornemental du jardin en général, dispersé par univers derrière et autour de la maison. L’ensemble est bien agencé, très esthétique et parfaitement entretenu.

La deuxième idée était de partager l’évolution de la création et du suivi du potager avec ses anciens collègues, ce qui a conduit Pascale à créer un site YouTube « MON COCO POTAGER ». La passion du potager et celle de la communication se complètent ainsi harmonieusement, Pascale étant une vraie pro dans la réalisation de ses films. Sa chaine YouTube compte plus de 3700 abonnés. Les connaissances techniques ont été vite assimilées et parfaitement appliquées, ce qui est à noter compte tenu du peu de recul. L’usage de l’eau est bien maitrisé : récupération d’eau de pluie au maximum et complément par goutte à goutte si besoin. Tout est organisé pour éviter l’usage de traitement : dispersion des cultures, biodiversité végétale, accueil des auxiliaires, rotation, association, etc. Le potager est productif, bien agencé et le matériel choisi avec soin pour l’esthétisme : une belle serre, des décorations fonctionnelles, une fontaine à oiseaux, des treilles, des cuves de récupération d’eau. À noter le mélange testé pour prévenir le mildiou : infusion de gousses d’ail mélangée a une infusion de feuilles de laurier.  Le jury constate la présence de 14 variétés de tomates et 25 variétés d’aromatiques outre tous les légumes de base.

Un vrai COUP DE CŒUR pour ce potager exemplaire et très caractéristique de ce qu’il est possible de réaliser sur un petit espace. La méthode de communication (chaine YouTube) parle aux jeunes jardiniers et constitue un modèle à suivre, à mettre en pratique. C’est une belle image pour le développement de ce type de potager en termes d’espace, de relative facilité et de productivité.

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3ᵉ Prix et Prix spécial « Histoire des plantes » : Yann LEBOEUF – Phalempin (Nord)

Le jardin de Yann Leboeuf porte un nom : « Le jardin de la citadelle ». Il fait partie de l’association « Jardins Passions du Nord Pas-de-Calais », un réseau de 35 jardins qui se visitent et qui s’engagent dans la transmission de la passion du jardinage et le respect de la nature.

On commence la visite du jardin de Yann LEBOEUF par la partie « paysager » et la vue est très agréable. Plusieurs massifs où se mélangent harmonieusement fleurs : agapanthes, rosiers, hostas, hortensias, arbustes, fruitiers, plantes potagères et aromatiques, ce qui donne un aspect esthétique très réussi. Quelques statues de jardin ornent le site, des sièges invitent à la contemplation et au repos. « Je suis intéressé par tout l’univers du jardinage » nous écrit Yann « décoration, biodiversité, vieux outils, livres, revues, botanique, histoire des jardins et des plantes, légumes perpétuels, respect de la terre ». Lors des visites, émaillées d’anecdotes sur l’histoire des plantes, leur rôle, le respect de la terre, ce passionné raconte son jardin. Une importante bibliothèque lui permet de se perfectionner dans les différents domaines du savoir horticole. Il possède aussi une collection de vieux outils, dont un astucieux lave-mains très ancien. La partie potagère débute par une serre où Yann nous explique son « truc » pour éviter les prélèvements des mulots et des oiseaux sur des jeunes plants : il sème les petits pois, les haricots et les fèves en serre chaude dans le carton des rouleaux de papier hygiénique et plante le tout en pleine terre quand les plants sont bien levés. Il nous montre aussi son « goutte à goutte » par condensation qui à partir de bouteilles en plastique réalise une grande économie d’eau dans l’irrigation de ses plants. De grandes réserves d’eau de pluie récupérée permettent d’arroser et de maintenir « vert » l’ensemble du jardin.  Une bonne diversité est constatée, le jardinier recherche plus cette diversité que la production dans le but de pouvoir échelonner des récoltes dans le temps, par exemple avoir de la salade toute l’année. Il utilise des moyens naturels pour lutter contre les maladies et les prédateurs : associations fleurs/légumes, voiles ou tunnels de protection, pièges à phéromones. Des carnets de culture, avec pages numérotées et légendées, lui permettent d’organiser chaque année ce jardin et d’y consigner toutes les informations sur les résultats des cultures. Yann Leboeuf est également sollicité pour donner des conférences en liaison avec des jardins familiaux à la médiathèque de Phalempin.

2ᵉ Prix ex aequo : Marie-Léa PLANÇON – La Chapelle-Agnon (Puy-de-Dôme)

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Ce beau jardin de moyenne montagne aux hivers rudes et printemps tardifs participe d’un nouveau projet de vie pour Marie Léa et son compagnon qui ont quitté la Guadeloupe pour  vivre en métropole leur aspiration profonde de rapprochement avec la nature et d’établissement de liens sociaux forts. La fratrie unie de Marie-Léa a acheté les maisons du hameau abandonné de la Collange. Il faut vite retaper la maison, créer un jardin potager. Un ancien pré, pas trop pentu, a fait l’affaire. Il dispose de l’eau d’une source naturelle ; connue dans la région sous le nom de « serve » pour abreuver les animaux. Cette année, la serve est tarie, mais Marie-Léa a pris soin de laisser un fond d’eau pour y préserver la biodiversité.  À l’automne 2021, une bâche opaque a été posée pour éliminer la prairie. En avril 2022, un voisin agriculteur, rapidement devenu un ami, est venu fumer et travailler le sol pour y implanter le jardin. Marie-Léa avait déjà, durant l’hiver, préparé son plan de travail ! Le terrain a été partagé en 4 petits jardins de 10m x 5m bordés chacun d’une bande de jachère fleurie pour accueillir les insectes et couper le vent. Ils sont subdivisés en planches séparées par des passe-pieds pour limiter le tassement du sol. Les légumes sont regroupés en fonction de leur niveau d’exigences en fumure. Une grande serre accueille les cucurbitacées et les solanacées. Elle est équipée d’un dispositif d’irrigation localisée et le sol est paillé. Le choix des espèces et des variétés se fait en fonction de leurs résistances aux maladies, de leur goût et de leur originalité. Les plants sont produits au jardin en semis direct, sauf pour les plants exigeants en chaleur. L’attention du Jury a été attirée par l’impression de luxuriance qui se dégage du jardin tant les légumes, plus de 40 espèces et variétés, sont généreux et approchent d’une belle maturité. L’opération de mise en conserves classiques ou lactofermentées, de légumes séchés, déjà engagée, va s’intensifier. Marie-Léa explique que le désherbage a été une tâche importante en début de culture, mais que la couverture rapide du sol par les plantes a réduit la pousse des adventices. La localisation du jardin, au milieu des prés et à proximité d’une forêt, ne constitue pas un environnement favorable à la contamination des légumes. Seules les altises semblent avoir franchi cette barrière naturelle. Des essais réalisés montrent que le filet anti-insectes se révèle efficace et exclut toutes les autres solutions naturelles testées. En revanche, le climat, humide, et surtout les fortes alternances de températures jour/nuit du climat de moyenne altitude sont favorables au développement des maladies. C’est flagrant pour l’oïdium des cucurbitacées. Un essai de lutte comparant des pulvérisations de lait et des pulvérisations de bicarbonate de soude met nettement en évidence l’efficacité de ce dernier. Laissons le mot de la fin à Marie-Léa : « Lorsque je suis dans mon jardin, je me sens bien, j’ai envie de faire des millions de choses. Je peux y rester des heures, même s’il pleut ou s’il fait très chaud ». Pour cette première année, un jardin réussi, plein de promesses ; une source fiable de références pour les jardiniers débutants. BRAVO !

2ᵉ Prix ex aequo : Juliette PERRIN – Gueret (Creuse)

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Le jardin et la maison de Juliette et de son mari se situent dans une zone pavillonnaire de Guéret dans la Creuse. Le potager de 40m2 est inclus dans un jardin de 675m2. Lors de l’étude du dossier de Juliette, le jury a été impressionné par la précision des informations et le souci du détail : « Je cultive au cours des saisons plus de 110 variétés de légumes et aromatiques dans mon jardin. Compte tenu de la petite taille du potager, je n’ai pas de plants en grande quantité, mais plein de variétés différentes pour les tester ». Juliette a effectivement scrupuleusement indiqué les ESPECES les VARIETES ainsi que ses observations sur le choix variétal. Sans parler des 150 variétés florales et les nombreux petits fruitiers. Le tout donne un effet foisonnant, esthétique tout en étant productif. Et pourtant, il y a 3 ans, le jardin était un terrain aride, caillouteux et Juliette était novice en la matière. Chaque m2 est valorisé et rien n’est laissé au hasard. Tout est mûrement réfléchi dans un souci esthétique et de productivité tout en respectant au maximum l’environnement. Quel beau parcours ! Une symbiose totale entre Juliette et son jardin, bien épaulée par Erwan son mari est la principale motivation de Juliette qui lui ont permis d’obtenir ce résultat. Mais il y a également une autre raison qui a motivé Juliette pour s’occuper de son jardin. Comme elle dit de façon personnelle et très touchante, « le jardin m’a permis de sortir d’une très forte dépression.  J’ai réussi au bout de plusieurs mois à sortir de la maison par et pour le jardin ».  Les membres du jury l’ont parfaitement ressenti et nous encourageons Juliette à écrire son histoire. Son récit pourrait aider d’autres personnes qui connaissent la même situation et mettre en avant les bienfaits du jardinage pour la santé et pour le moral.

1er Prix  : Magali BOUILLON – Plumeliau (Morbihan)

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Le potager de 800 m² est situé derrière la maison, dans un grand espace de 17 000m² dont un verger de 1000 m², 17 ruches de production de miel, des chèvres, des moutons, des volailles…

C’est un univers exubérant de plantes essentiellement potagères, mais aussi de plantes médicinales, d’aromatiques, de fleurs, d’arbustes, de massifs, de serres, de tunnels…Il faut slalomer au milieu de cette jungle bien curieuse au premier abord mais qui révèle en fait une gestion propre à Magali. L’idée étant de mélanger au maximum espèces et variétés et de les implanter aux 4 coins du jardin afin de prévenir ravageurs et maladies. (Exemple : on retrouve quelques plants de pommes de terre à de multiples endroits). Le paillage est abondamment utilisé, ainsi que toutes les techniques du style permaculture, associations, macérations végétales, accueil des auxiliaires, biodiversité, etc. Magali est parfaitement à l’aise dans ce qui constitue son univers. C’est une femme de passion pour les légumes, son père était horticulteur et ses grands-parents agriculteurs. Elle nous confie « je suis tombée dans la marmite à la naissance, jardiner fait partie de l’héritage familial ainsi que la curiosité et les bonnes pratiques ». Ses connaissances techniques sont très affutées, c’était son métier : d’abord horticultrice, puis enseignante en horticulture, enfin employée saisonnière en jardinerie …actuellement en « congé sabbatique » dont elle profite pour animer un atelier dans une association de jardinage. Il y a une impressionnante quantité d’espèces et de variétés de légumes comme d’aromatiques : outre une collection de 40 tomates, on trouve le poivre de Sichuan, l’arbre à tomate, melons, pépino, crosne, poire de terre, oca du Pérou çà, cresson, asperges…bref en gros 150 variétés. Le jury apprécie le joli plessis tressé avec l’osier cultivé à cet effet. Le but est certes de nourrir la famille, visant à l’auto-suffisance alimentaire et le partage avec ses proches, mais aussi, comme le précise Magali  « le jardinage est pour moi une nécessité vitale, pour le bien-être, la vie simple et authentique, la quiétude d’une vie de famille dans un cadre agréable, le travail du végétal sous différents aspects : vannerie, teinture, art floral, conserves et consommation ».

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CATÉGORIE 2 : PARCELLE DANS UN CENTRE DE JARDINS COLLECTIFS

Nominé mention spéciale « Équilibre naturel » : Florent CHOLLET– Jardins familiaux Trappes (Yvelines)

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Le potager de Florent Chollet se trouve au sein des jardins familiaux de « La Mare Savin » à Trappes qui comprend 67 jardins. Ce centre de jardin géré par l’association JARDINOT participe à une opération de biocontrôle avec la mise en place de petites parcelles expérimentales où des jardiniers volontaires observent l’effet de mesures préventives et curatives sur les maladies et parasites.  D’une surface de 150 m², le jardin de Stéphane est atypique pour un potager situé dans un centre de jardins familiaux. Ses pratiques, l’organisation et la gestion de son jardin peuvent en effet étonner les autres jardiniers. Sa philosophie est de « cultiver la vie » et de « tout laisser pousser ». Il n’y a pas d’allées de circulation, ni d’espaces vraiment délimités de cultures et une diversité de légumes se mêlent aux plantes sauvages qui viennent et poussent spontanément. Stéphane nous décrit son jardin comme « un lieu de restauration de l’équilibre naturel animal/végétal. Toutes les plantes et insectes y trouvent leur place, tous sont utiles ». Stéphane pratique la permaculture et expérimente l’électroculture depuis 2015 avec antenne en cuivre et des petites structures pyramidales métalliques qui donnent un aspect particulier au potager. Le jury a souhaité récompenser ce jardin qui est en adéquation avec les motivations de Stéphane concernant le respect des équilibres naturels et le souci de manger sainement tout en laissant une empreinte carbone limitée.

CATÉGORIE 3 : POTAGERS DANS UN ENVIRONNEMENT PAYSAGER

1er Prix : Florence GOULLEY– Planguenoual (Côtes-d’Armor)

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 Situé sur les hauteurs d’une petite commune bretonne, ce lieu de biodiversité préservée, posé au milieu des champs, ouvert aux vents de la baie de Saint-Brieuc, domine la mer. Son nom « Herbarius » porte le mystère des herboristes et du savoir ancestral. Depuis 2004, Florence Goulley a réussi la transformation d’un terrain agricole en pente, orienté sud, rocailleux, de 3 hectares cultivés de façon intensive, en un lieu d’équilibre écologique tendant vers l’autonomie alimentaire. Florence a fait une reconversion totale en 2000 en quittant son métier d’enseignante pour devenir agricultrice à plein temps. Elle a été 25 ans enseignante en écologie-physiologie végétale au Lycée agricole de Guingamp. Elle a un niveau de connaissance exceptionnel et l’art de le partager. C’est une botaniste de terrain, conférencière et animatrice de nombreux types d’ateliers liés à son domaine. Elle maitrise de nombreuses techniques horticoles qui permettent d’orienter la nature vers la fécondité du sol, là où naturellement, elle existait peu. Tout l’été le jardin est ouvert aux visites et aux ateliers. Pour les groupes, chaque mercredi et vendredi, Florence dévoile les secrets de son jardin au long d’une balade botanique. Cette passionnée des espaces verts possède un appétit sans fin pour la science du vivant. Aux côtés de Florence, apprendre rime avec se détendre et on apprécie le caractère paisible des lieux. Beaucoup d’informations sont en place tout au long des différents univers. C’est un véritable voyage à la fois dans le monde et dans le temps auquel les visiteurs sont invités. L’Asie, l’Inde, le potager médiéval, celui des Croisades, le jardin amérindien, les plantes à bonbons, tinctoriales, petits fruits, les sauvages comestibles, l’arboretum dans la jachère, les plantes qui soignent les plantes et les coins de méditation qui sont des étapes au milieu des cultures potagères. Le jury note un nombre impressionnant de variétés, en particulier de légumes et de comestibles, 25 courges, 30 tomates, 30 légumes feuilles, 19 légumes racines, sans parler de tous les légumes insolites, rares ou oubliés qu’il serait trop long d’énumérer. La motivation de Florence : « Les pieds dans la terre en permanence me donnent mon équilibre. Je suis un auxiliaire parmi les autres ».

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CATÉGORIE 4 : JARDIN PÉDAGOGIQUE

Nominé mention spéciale « Sens de l’humain» : Nicolas PRADERE – Lacaral (Lot)

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Nicolas PRADERE après 20 ans passés comme ingénieur chez Airbus a décidé de donner, en 2002, un autre sens à sa vie et de rechercher un lien avec le vivant, il s’est orienté vers le maraîchage. Il a ensuite passé plusieurs années à observer le comportement de la nature, à s’en forger une approche et la grande leçon qu’il en a tirée c’est que le soin apporté à la composition du sol, les nutriments qu’il doit contenir sont un gage de réussite pour les cultures. Il fait réaliser chaque année une analyse bactériologique de son sol, à l’origine argileux, pour pouvoir y apporter les éléments pour l’améliorer. En fonction des analyses, il apporte des engrais et amendements naturels : Il récupère le marc de café des bars et restaurants des environs, utilise la laine de ses moutons qu’il enfouit comme fertilisant, la litière de ses poules et de ses lapins, apporte du phosphore avec des arêtes et des têtes de poisson, du magnésium avec de la kiésérite. Et ce sont 40m3 d’amendement qu’il a apportés à la brouette. Sur cette grande surface de 1 200 m2, abondamment palliée pour maintenir l’humidité mais aussi pour amender le sol. Nicolas plante 1000 pieds de tomate, 250 pieds de cucurbitacées…800 plants de fleurs…il passe 2 mois à la fourche bêche pour préparer le terrain et la saison. On trouve donc une grande diversité d’espèces et variétés de légumes, tomates, potirons, courges, poivrons, oignons, haricots…de fleurs (environ 30 variétés). Tout le jardin est arrosé par un goutte à goutte alimenté par une réserve d’eau de pluie de 450 m3 ce qui permet de maintenir la végétation de ce jardin malgré la sécheresse et la canicule du moment. Son truc pour éviter les désagréments dus aux limaces : étendre de l’herbe fraîche au moment des jeunes pousses. Le jardin est en forme de goutte d’eau, que l’on ne peut vraiment apprécier qu’en vue aérienne, avec l’intérieur qui est un mandala différent chaque année. « Mon jardin est en goutte d’eau vu du ciel. Comme l’histoire du colibri qui apporte sa goutte d’eau pour éteindre l’incendie, nous souhaitons en faisant un tel jardin apporter notre « goutte » pour montrer et respecter la nature et le vivant » nous explique Nicolas. On peut noter l’absence de prédateurs et maladies certainement grâce au travail du sol et au mélange fleurs/légumes qui tend à récréer un écosystème complet. Seuls nuisibles : les doryphores sur les pommes de terre qui sont ramassés à la main chaque matin. Cette ferme pédagogique accueille pour des visites crèches, maternelles, primaires, groupes… mais également les estivants venant chaque semaine participer aux moments conviviaux programmés dans cette ferme bio où Nicolas, aidé de son épouse Anne-Laure pour la logistique, fait partager sa passion du jardinage. Le jury a été impressionné par ce grand jardin, par tout l’investissement personnel de son jardinier, son travail sur l’amélioration du sol et son ouverture au monde extérieur.

Prix spécial « Passion partagée » : Les enfants de l’école CASSANDRE SALVIATI – Vallée-de-Ronsard (Loir-et-Cher)

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Le potager de 200 m² animé par Etienne Mouly est situé dans la cour de l’école Cassandre Salviati à Couture-sur-Loir. Etienne est un ancien chef cuisinier qui, à la retraite, s’est remis à jardiner, activité qu’il a découverte et pratiquée durant son enfance avec son arrière-grand-père et son grand-père. Le sachant passionné de jardinage, il a été sollicité en 2018 par la directrice de l’école pour mettre en place un potager, support pour des activités d’éveil et de découverte avec les enfants. Avec quasiment pas de budget, mais avec beaucoup de bonne volonté et de dons, le projet s’est vite concrétisé et le potager comprend aujourd’hui plusieurs carrés de cultures, un silo à compost, une petite serre ainsi qu’un abri de jardin en tôle qui complète celui en tuffeau pour le rangement des outils.  Les espaces de cultures sont jardinés collectivement par l’ensemble des enfants de l’école, divisés en deux groupes pour des séances qui se déroulent en saison les lundis et les jeudis après-midi. Tous les légumes récoltés sont cuisinés au niveau de la cantine scolaire, permettant à la fois une sensibilisation à la saisonnalité des productions et une éducation au goût. A la fin de l’année scolaire, une journée porte-ouverte est organisée, l’occasion pour les enfants de faire découvrir et visiter leur jardin avec beaucoup de fierté aux parents et habitants. La motivation d’Etienne est « de faire découvrir les légumes de saison aux enfants, leurs diversités, de leur montrer que l’activité est bonne pour la santé, de les sensibiliser au respect de la nature et de partager des valeurs comme la satisfaction du travail accompli ». Avec des moyens très limités, le résultat de ce potager scolaire en milieu rural est assez remarquable. Cette réussite s’explique par la grande motivation et la bonne volonté de l’ensemble des personnes impliquées, d’Etienne Mouly, de l’équipe enseignante, de la mairie, de la cantine scolaire et des parents d’élèves. Comme le dit Etienne Mouly, « ce jardin est devenu peu à peu un lien et une certaine fierté pour l’école et le village ».

BRAVO aux enfants et à toutes les personnes impliquées.

2ᵉ Prix & Ordre de Romarin : Association La Passerelle – Saint-Symphorien-de-Lay (Loire)

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La Passerelle est une maison d’enfants à caractère social située à St-Symphorien-de-Lay. 13 enfants entre 6 et 10 ans y vivent. Ils ont été séparés de leurs parents par la Justice. Leur séjour moyen est de 3 ans. Dans le calme de ce bel environnement, les enfants mènent une vie saine, vont à l’école dans les environs et ont des activités bien encadrées. Un élément très important de leur vie est leur parcelle de jardin. Chaque enfant a la sienne juste à côté de la maison et peut y aller suivre l’évolution de ses cultures. Le jury a trouvé très jolies ces 13 petites parcelles avec chacune le nom de l’enfant. Il faut dire que les 8 jardiniers bénévoles passent souvent pour faire l’entretien. En leur absence, les jardins sont irrigués par aspersion avec 4 canons et un programmateur. Aucun traitement, mais le vent de la colline assèche suffisamment et les oiseaux aident au nettoyage. Le mercredi après-midi, les 8 Jardiniers bénévoles (6 Papy et 2 Mamy) viennent encadrer les enfants qui travaillent sur leurs parcelles. Le chariot à outils est sorti du garage. On fabrique des étiquettes à planter sur des bambous. C’est la joie de la découverte du cycle des saisons, du travail du sol, des semis, des plantations… et des récoltes ! Les enfants découvrent aussi le compostage. Les bénévoles nous racontent avec émotion ces contacts très forts et ces liens qui se créent et les rapprochent des enfants : « Une petite fille a cueilli une fleur de son jardin pour l’apporter à sa maman lors d’une visite ». Un autre raconte :« Adam avait récupéré des graines de pastèque chez son grand-père. Il était très motivé par l’idée d‘en manger. Il les a semés et aujourd’hui il est tout fier de nous montrer « ses » pastèques ». A la fin de la séance, un goûter réunit petits et grands. En complément, la cuisinière insiste beaucoup pour faire manger « leurs » légumes à ces enfants qui ne connaissent souvent que les pâtes et les pizzas. Il faut s’habituer à manger tomates, carottes et les côtes de bettes. On fabrique en atelier des soupes avec les potirons, des sirops avec la menthe. La cuisinière cueille ce dont elle a besoin pour les repas des enfants et utilise aussi le jardin aux aromates. Toutes les idées des enfants sont expérimentées avec l’aide des jardiniers : il faut bien vérifier que planter une fraise ne donne pas grand-chose… Le plus grand souhait des bénévoles jardiniers est de transmettre à ces enfants, qui ont une vie difficile, le plaisir des plantes et du jardin. Encore un merveilleux exemple de dévouement et de passion.

Ordre de Romarin - © SNHF / CNJP2022
Ordre de Romarin - © SNHF / CNJP2022
Ordre de Romarin - © SNHF / CNJP2022
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1er Prix : Chantal LE SAOUT – Tarbes (Hautes-Pyrénées)

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Pendant l’hiver 2021, Chantal Le Saout, qui pratique le jardinage depuis l’enfance, a repéré un terrain à l’abandon dans l’enceinte de la maison Saint-Paul, lieu diocésain à Tarbes. Avec l’accord des responsables elle a engagé la remise à niveau de cet ancien jardin abandonné, en a tiré des brouettes de cailloux, de racines…pour en faire un jardin remarquable en si peu de temps. L’objectif étant de le transformer en atelier pour les enfants d’un institut médicoéducatif de Tarbes, mais également en terrain d’apprentissage de la vie de la terre pour toutes les personnes ayant trait avec la maison Saint Paul : enfants du catéchisme, salariés, étudiants qui sont parfois aussi un renfort pour Chantal. Les enfants de cet institut viennent régulièrement, une fois par mois pour ce contact avec la terre qui est une thérapie pour eux. Les animations sont réalisées à partir de dessins, d’activités pratiques : compostage, plessis, travail de la terre. A l’issue des ateliers les enfants partent du jardin avec une plante dans un petit pot. « Transmettre est un grand plaisir, c’est un beau cadeau surtout si on donne l’envie de s’y mettre ». Quand on arrive au jardin, les parties cultivées délimitées par des pierres disposées en courbes irrégulières donnent un aspect non conventionnel du plus bel effet. Ce jardin, qui ne bénéficie d’aucune ombre, avec la période actuelle de chaleur et de sécheresse, nécessite bien des arrosages. L’eau des réserves devient trop chaude pour arroser : 40° ! Un goutte à goutte doit être installé et en projet également une pompe à énergie solaire sur le puits situé à proximité. Le jardin bien exploité, présente une bonne diversité avec des cultures qui se succèdent et quelques espèces particulières : oignons de Trébons, salade Lattughino verde, chou kale, yuzu. L’association fleurs/légumes est largement employée et Chantal est adepte des soins naturels aux plantes : décoctions, huiles essentielles, plantes compagnes, plantes mellifères, hôtel à insectes. Elle décrit son envie de jardiner : « J’ai dû naître avec », « la nature me passionne et me comble-on est en direct avec le vivant-ses joies, ses difficultés-reste à prévoir, à anticiper- j’aime la terre, la magie qui transforme une graine en arbre ».  Elle partage ses connaissances avec une association qu’elle a réanimée : Les amis du jardin avec qui elle effectue des animations en agroécologie. Ce jardin, bien que récent, présente déjà toutes les qualités d’un jardin en puissance, et des améliorations sont prévues par Chantal. Son activité soutenue avec l’IME et d’autres structures, son engagement pour remettre à niveau ce jardin suscitent et méritent l’admiration.

CATÉGORIE 5 : POTAGERS PARTAGÉS MIS EN PLACE ET CULTIVÉS AU SEIN D'UNE ENTREPRISE OU PAR UNE ASSOCIATION

Prix spécial mention « action pour l’insertion sociale » : ASSOCIATION EQUALIS (Michel  COGNARD, Fabienne KAGAN et Rusian DZHAPPUEZ) – Les Mureaux (Yvelines)

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Les jardins gérés, encadrés et animés par l’association Equalis, sont situés sur la commune des Mureaux au niveau de la Maison de la Terre et de l’Eau. D’une surface totale de 5 ha, ils comprennent différents espaces ayant pour finalité l’insertion de personnes en difficulté, l’information et la formation des jardiniers ayant des parcelles dans les jardins familiaux de la ville, ainsi que l’initiation des enfants à la connaissance des légumes et leur sensibilisation au respect de l’environnement. Ces jardins installés dans un terrain de la Plaine de Seine s’inscrivent dans un projet envergure de la commune autour de l’agriculture périurbaine à vocation biologique. Le site inclut un jardin pédagogique de 800 m², un jardin de Cocagne avec des planches de culture en plein champ de grandes tailles, une butte vivrière, un verger conservatoire avec un nombre important de fruitiers, ainsi qu’un potager composé de parcelles de plus petites dimensions qui servent également à l’expérimentation comme la culture de tomates sur toile de coco ou l’utilisation de plessis pour protéger les cultures des vents dominants et de la chaleur. Comme le souligne l’équipe d’Equalis, « c’est un jardin aux mille facettes qui s’inscrit dans un schéma de création d’un centre de formation biosolidaire. Il est un support extraordinaire permettant à tous de se reconnecter à la terre et à la saisonnalité. C’est également un lieu de partage et de développement de l’intelligence collective ». L’activité de maraîchage est réalisée sous la conduite des animateurs de l’association Equalis par des salariés en insertion, provenant de différents pays du monde. Elle permet de produire des légumes bio proposés aux adhérents sous forme de paniers. Le jury a particulièrement apprécié le travail énorme effectué par l’équipe du personnel salarié et les encadrants de l’association. Les objectifs d’insertion sociale et professionnelle fondés sur l’activité est une très belle réussite.

Prix spécial mention « jardin connecté » : ASSOCIATION ORE (Emilien BERLY) – Chenove  (Côte-d’Or)

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L’association ORE – Ouverture Rencontre Evolution – avait jusqu’à l’an passé une activité de soutien scolaire. Les bénévoles, sous l’impulsion d’Emilien qui est un peu la cheville ouvrière, ont souhaité depuis un an créer un jardin partagé de 350m², dont 80 en potager, avec un espace pédagogique pour les jeunes citadins et une production de légumes. Le fil conducteur assumé est d’en faire un « potager du futur » connecté. C’est-à-dire l’apport de modernité au travers de plusieurs outils technologiques : station météo connectée, automatisation de l’arrosage, serre dôme géodésique fait par les bénévoles et des collégiens avec des ouvrants automatisés selon la météo, panneaux solaires pour fournir l’énergie… Les jeunes qui bénéficient du soutien scolaire participent à l’élaboration du jardin et des nouvelles technologies, mais aussi aux cultures. La diversité des légumes est importante, plusieurs techniques sont testées comme la culture en lasagne, l’aquaponie, la culture en carré, le tipi à haricots, la pyramide de fraises et la spirale des aromatiques. Un récupérateur d’eau de 10000 M3 dispose d’un dispositif de déclenchement automatique et d’un pluviomètre. Les insectes et pollinisateurs sont accueillis dans un énorme hôtel à insectes. Le jury remarque un abri chauve-souris, une cabane à hérisson et pour les oiseaux nichoirs et mangeoires. Pas d’engrais chimique, mais fumier de cheval et moutarde blanche.  Comme le souligne Emilien, qui vit maintenant une reconversion professionnelle réussie : « ce jardin connecté sur lequel je travaille avec l’association est un vrai outil pédagogique pour des jeunes citadins qui n’ont pas la possibilité d’accéder au jardinage. Le lien à la terre fait du bien, ressource et maintient en bonne santé… »

1er Prix : Danielle DEMONET– Jardin des Tuileries et Jardin LA BRICARDE Marseille (Bouches du Rhône)

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Madame Danielle Demonet est l’animatrice de ces 2 jardins.

LA BRICARDE est le premier jardin partagé en pied d’immeuble de la ville, crée en 2005 sur site vierge. Danielle est employée par la régie service nord littoral pour galvaniser, 10 heures par semaine, les utilisateurs du lieu. Elle est elle-même bénéficiaire d’une parcelle. Nous sommes accueillis tôt le matin, pour éviter les mauvaises rencontres, au pied des immeubles de la cité. Nous sommes dans les quartiers Nord de Marseille, cité très sensible de la Bricarde. Juste un pas pour traverser la haie et nous rentrons dans un univers différent. Danielle nous présente une réalisation originale, œuvre des élèves de l’école primaire de la Bricarde. Un fac-similé (en taille réduite) des nations circumméditerranéennes, matérialisé au sol par des enrochements et quelques plantes endémiques. Les limites territoriales et le nom des pays y sont dessinés. Cette réalisation fut pour ces enfants, d’origines diverses, un élément fédérateur. Au-dessus de cet espace nous est présenté le Parlement. Ce sont des gradins où se réunit notamment « le réseau des jardins partagés des quartiers nord ». Son but est la mutualisation des moyens, un lieu d’échanges, de partage et de retour d’expériences. Il se réunit une fois par mois. Dans ce premier jardin d’agrément, la verdure est présente malgré la sécheresse. Des plantes méditerranéennes se mélangent aux espèces réunionnaises que Danielle a rapportées de son île natale. Elle pratique la permaculture qui, nous dit-elle : « est naturelle à la Réunion ». En poursuivant le petit chemin ombragé on arrive au jardin potager de 200m2 pour une surface totale du jardin de 1000m², luxuriant et exubérant.  Il est bien clôturé, seule solution trouvée pour arrêter le chapardage et les dégradations diverses. Notre sentiment est que c’est une zone de repli. Nous sommes accueillis par une jardinière, d’un âge respectable, qui nous fait visiter sa parcelle. Une matérialisation discrète des parcelles contribue à l’unité visuelle de cet espace qui présente une large diversité des plantes cultivées. Dans ce jardin partagé, les femmes de 6 familles se retrouvent, loin des hommes, des trafics et des soucis. Un petit coin collectif ombragé y a été aménagé avec un barbecue et des chaises longues qui poussent à d’interminables discussions. La faune sauvage est la bienvenue, avec de nombreux hôtels à insectes et des tas de branches pour une foule de hérissons. Cela fonctionne et assure un bel équilibre. Fleurs et légumes sont développés et exempts de maladies. Les récoltes améliorent le panier alimentaire des familles et le lieu est totalement convivial dans cet environnement difficile. Un havre de paix dans un environnement extrêmement hostile.

 

 

 

Le jardin partagé DES TUILERIES fait partie des 9 jardins en pied d’immeubles qui ont été créés sous l’égide de l’Association Marseillaise d’Initiative en Écologie Urbaine (AMIEU) durant les 20 ans de son existence. Le jardin des Tuileries existe depuis 10 ans. Sur ce terrain vague, rempli de carcasses de voitures, l’association de quartier « espoir et culture » a installé un jardin partagé de 800m² pour les 25 familles qui habitent cette colocation, s’y rajoute une parcelle pédagogique destinée au centre social avoisinant. La représentante de 3MSud, le bailleur propriétaire du terrain, présent dans toute la région PACA mais avec 3 jardins seulement, nous explique tout l’intérêt de l’opération. La tendance au développement de ce type de parcelles est certaine, nous assure-t-elle ! C’est le bailleur qui paye les 4 heures par semaine de présence de l’animatrice, ce petit revenu lui permettant d’œuvrer bénévolement au profit d’autres structures. En contrepartie, le terrain est bien entretenu et la convivialité s’est bien renforcée entre les locataires. En période de confinement, ils ont apprécié de bénéficier d’un coin de terre discret, pour sortir de leur appartement. Notre guide pour cette visite est Madame Danielle Demonet, l’animatrice. Rien n’indique à l’extérieur de cette résidence HLM la présence d’un espace vert. Passer un large porche et c’est la surprise : une confortable cour intérieure transformée en potager. Le jardin est aéré et donne l’impression de mieux respirer par cette météo du jour, étouffante. Les 3 jardinières présentes nous montrent avec fierté leurs parcelles et leurs plantations.

La tuile est partout présente pour délimiter les parcelles de forme rectangulaire, il faut dire que nous sommes dans un bassin industriel de la fabrication de tuiles.

Les mini parcelles sont sans prétention d’une grande diversité végétale mais cultivées (aromatiques potagères, ornementales). On notera la présence d’une sympathique signalétique sur ardoise. Il y a encore des choses à mettre en place : créer des « bancaous », terme provençal qui signifie plate-bande ou planche cultivée, sur la pente d’une nouvelle partie de terrain qui va être investie, mettre en place des plantes grimpantes sur le mur bien exposé, mieux utiliser les engrais verts en couverture de sol… Petit à petit, des améliorations sont proposées et adoptées. Le poulailler va bientôt être opérationnel. On ressent dans ce jardin partagé, à l’ambiance familiale, une bonne dynamique de curiosité et de travail. Un beau jardin en pied d’immeuble au profit des familles. Et une grande admiration pour le dévouement de Danielle.

Concours National des Jardins Potagers

Créé en 2001, le Concours National des Jardins Potagers (CNJP) récompense des potagers remarquables au niveau de la diversité des espèces et des variétés cultivées, des pratiques de jardinage et de l’esthétisme du jardin.

Votre loisir préféré est le jardinage ? Votre potager est aménagé avec goût ou originalité ? Il comporte une grande diversité de légumes ? Les fleurs et les plantes aromatiques se mêlent aux légumes ? Vous êtes un passionné et cela se voit…

N’hésitez plus et inscrivez-vous au prochain Concours National des Jardins Potagers pour faire connaître et partager votre jardin secret !

Plusieurs catégories pour une diversité de potagers

Le Concours National des Jardins Potagers tient compte de la diversité des potagers, de leur environnement et de leur vocation. Qu’ils soient attenants à la maison, dans un ensemble collectif de jardins, situés dans un environnement paysager, dans un jardin partagé ou à vocation pédagogique, inscrivez-vous dans la catégorie qui vous convient :
– Catégorie 1 : jardin potager privatif : jardinier amateur, vous cultivez un potager dans votre jardin privatif pour vos besoins familiaux
 – Catégorie 2 : potager dans un ensemble collectif de jardins, jardinier amateur, vous cultivez un potager dans un ensemble collectif de jardins (centre de jardins, jardins familiaux…) pour vos besoins familiaux
– Catégorie 3 : jardin potager privatif situé dans un environnement paysager (demeure, château, grand parc…),
– Catégorie 4 : jardin ou parcelle pédagogique. Votre potager a une vocation pédagogique de votre propre initiative ou avec la participation d’associations de jardiniers ou de sociétés d’horticulture
– Catégorie 5 : concerne les potagers de jardins partagés mis en place et cultivés au sein d’une entreprise ou par une association
Catégorie 6 : NOUVEAU ! vous cultivez vos légumes sur un balcon ou une terrasse.

Participer, c'est simple

Pour participer, il suffit de télécharger et compléter le dossier de candidature, et de le renvoyer accompagné de vos plus belles photos à la SNHF, avant le 22 juin 2023.

Télécharger le dossier de candidature (catégories 1 à 5)

Télécharger le dossier de candidature (catégorie 6)

Télécharger le règlement

 

Le dossier de candidature et le règlement peuvent être envoyés par courrier, sur simple demande auprès de la SNHF ou par courriel à communication@snhf.org .

Les récompenses

Le jury, composé de personnalités du jardin, désignera les lauréats en fonction de différents critères de sélection tels que les pratiques de jardinage, la connaissance et la diversité des plantes cultivées, la pertinence du choix des espèces et des variétés, l’esthétique et enfin, la motivation.
En complément des distinctions, tous les lauréats nominés recevront l’ouvrage “Saveurs gourmandes du potager”, des livres et outils de jardinage, des abonnements à des revues, des semences et des végétaux.

Les organisateurs

Créé en 2001, le Concours National des Jardins Potagers (CNJP) est organisé conjointement par la section potager de la SNHF (Société Nationale d’Horticulture de France), l’Association JARDINOT, SEMAE (ex GNIS) et la FNJFC (Fédération nationale des jardins familiaux et collectifs).

Le jury est composé de représentants de ces quatre organisations.

Les partenaires

Concours organisé en partenariat avec la FNMJ (Fédération Nationale des Métiers de la Jardinerie), CP JARDIN (Produits biologiques pour le jardin), DUMONA (Terreaux, supports de culture et paillage) et NATURES MARKET (Nichoirs et abris pour auxiliaires) .

Les sociétés

  • CP Jardin: participation au financement du concours
  • DUMONA : participation au financement du concours
  • JAF : Jardineries et Animaleries de France: participation au financement du concours
  • BAHCO : ébrancheurs et sécateurs
  • HOZELOCK / BERTHOUD : kit d’arrosage et programmateurs
  • PROSEMAIL : plants certifiés d’ail et d’échalote et fiches de culture
  • RUSTICA : abonnement pour 6 mois aux 5 grands prix et hors-série offerts à tous les lauréats
  • Editions ULMER : ouvrage sur le potager
  • SPEAR & JACKSON : petit outillage
  • TERRE VIVANTE : abonnement à la revue « 4 saisons du jardinage bio » aux 5 grands prix et des numéros offerts aux autres lauréats
  • SOLIDUR : gants de jardin et matériel de protection
  • TRUFFAUT : pour les sacs qui contiennent tous ces lots…
  • Gérard MALLET : graines de choux de St Saëns.
  • CATROS-GERAND / LES DOIGTS VERTS : bulbes floraux et sachets de semences potagères
  • ERNEST TURC : bulbes floraux et sachets de graines potagères et de plantes mellifères
  • GRAINES BOCQUET : sachets de graines potagères
  • GRAINES GIRERD : sachets de graines potagères
  • HM CLAUSE : sachets de graines potagères
  • LA SEMENCE BIOLOGIQUE : sachets de graines potagères AB
  • RADIS ET CAPUCINE : coffret de graines potagères et florales
  • SPG CAILLARD : sachets de graines potagères
  • VILMORIN JARDIN : sachets de graines potagères et florales

Les conseils

Vous trouverez ci-dessus le règlement et le questionnaire à remplir, c’est très simple. Étant depuis plus de 10 ans membre du jury, voici quelques conseils qui vous éviteront des erreurs ou oublis souvent rencontrés et préjudiciables à une bonne analyse de votre dossier par les membres du jury.

Le dossier

Il est constitué du questionnaire dument rempli et des photos de votre jardin.

Pour les photos

Merci si possible de nous adresser des photos numériques (le jury se réunit 2 jours entre fin juin et début juillet et c’est beaucoup plus  rapide de visionner des photos numériques que de regarder chacun des photos papier). Surtout,  nous souhaitons recevoir des photos qui permettent d’avoir une bonne idée de l’ensemble du jardin  outre  celles de parcelles ou petits coins, de planches de culture  également intéressantes.  Nous demandons des photos de potagers fleuris  mais pas du reste du jardin, ornement ou verger. De même, évitez les photos de vos plus beaux légumes… C’est vrai qu’ils sont beaux, appétissants et votre fierté ! Mais nous avons peu de temps pour visionner les jardins de tous les candidats.

Pour le questionnaire

Nous restons souvent sur notre faim sur la liste des espèces et variétés cultivées ! Vous nous dites après en avoir cité un bon nombre « …et encore d’autres… »  sans indiquer parfois l’espèce et souvent les variétés. C’est dommage car nous jugeons aussi votre curiosité et votre intérêt à sortir de la routine et à essayer et cultiver  autre chose, en tenant bien sûr compte de la taille de votre jardin.

Les visites

Le jury fait une pré-sélection sur dossier, d’où l’importance de bien remplir celui-ci, puis retient une quinzaine de jardins dans toute la France. Ils seront visités entre le 10 juillet et le 10 septembre .

La visite dure en général entre 1 et 2 heures. Le jury tient toujours compte de la saison, chaude ou froide, de la taille du jardin… mais aussi de sa propreté et de son entretien, ce que les photos ne nous montrent pas toujours ! Pensez-y, c’est tellement mieux de bien terminer un concours bien démarré.

Et maintenant, au plaisir toujours renouvelé de vous accueillir en tant que lauréat, fin novembre à Paris, au siège de la SNHF !

Claudine Hantz, membre de la section Potager.

Les lauréats

Les lauréats 2019

Les lauréats 2018

Les lauréats 2017

Les lauréats 2016

Les lauréats 2015

Les concours Jardiner Autrement 2019

Plus que quelques semaines, pour participer aux concours Jardiner Autrement !

Depuis le 1er janvier 2019, les pesticides de synthèse sont interdits de vente, d’usage et de détention par les jardiniers amateurs. Le concours Jardiner Autrement “Faites part de vos pratiques!” met en avant des pratiques agronomiques respectueuses de l’environnement ainsi que la transmission des savoirs horticoles affranchis des pesticides.

> En savoir plus

Les curieux et observateurs des jardins, aux passionnés de photos, peuvent partir à la chasse aux «Toiles, cocons et filaments» : c’est le thème du concours photos épidémiosurveillance 2019!

Pour participer, rien de plus simple, envoyez jusqu’à trois photos répondant au thème.

> En savoir plus

Comment s’inscrire ?

Rendez-vous sur le site www.jardiner-autrement.fr pour avoir accès aux règlements et aux dossiers de candidatures :
Concours Jardiner Autrement,
– Concours photos épidémiosurveillance.

Les concours sont organisés par la SHNF dans le cadre du plan Ecophyto, piloté par le Ministère de la Transition écologique et solidaire et le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation avec le soutien de l’Agence Française pour la Biodiversité (AFB).

[CNJP18] Palmarès des lauréats du Concours national des jardins potagers

Le palmarès de l’édition 2018 du Concours national des jardins potagers a été dévoilé lors d’un grand moment de convivialité, de partage et d’échange entre jardiniers et passionnés. Tous les lauréats étaient conviés à la cérémonie de remise des prix qui s’est tenue le mercredi 05 décembre à la Société Nationale d’Horticulture de France.
Remise du prix spécial du jury 2018 à l’Association GACI

En effet, chaque année, le Concours national des jardins potagers récompense des jardins potagers remarquables en termes de diversité des légumes cultivés, des bonnes pratiques de jardinage et de l’esthétique même du jardin.

Ouvert à tous les jardiniers, ce rendez-vous annuel est organisé conjointement par la SNHF, l’Association Jardinot et le GNIS.

Un jury d’experts, composé de représentants de ces mêmes organisations, a sillonné, durant toute la saison estivale, les routes de France pour découvrir les jardins des 21 finalistes issus d’une première sélection réalisée sur dossier. Ces visites ont été  l’occasion de rencontrer et d’échanger avec des jardiniers passionnés et d’apprécier leurs jardins afin d’établir, conformément au règlement du concours, la liste des lauréats dans chacune des catégories suivantes :

  • jardin potager privatif,
  • potager dans un ensemble collectif de jardins (centre de jardins, jardins familiaux…),
  • jardin potager privatif situé dans un environnement paysager (château, grand parc…),
  • jardin pédagogique, réalisé sur initiative individuelle ou avec la participation d’associations de jardiniers ou de sociétés d’horticulture,
  • jardins partagés, mis en place et cultivés au sein d’une entreprise ou par une association.

Les membres du jury vous emmènent maintenant à la rencontre des grands prix de l’édition 2018 et de leurs potagers remarquables !

Les grand prix 2018

Le jardin privatif de Cathy BABAU au Pradal dans l’Hérault a séduit le jury pour son splendide potager de 1.300m² en déclivité, qui permet une vue panoramique sur toutes les plantations. Ce jardin aux couleurs chatoyantes et décoré avec goût est un véritable enchantement de verdure grâce aux paillages des cultures et à une technique d’arrosage originale. Celui de Francis MICHEL à Villeneuve-Saint-Georges dans le Val de Marne, réunit 2 parcelles pour un total de 600m² qu’il cultive depuis près de 35 ans. Avec une parfaite maîtrise technique, il obtient des résultats spectaculaires. Ce jardin est un excellent exemple de jardin vivrier qui respire la convivialité. Le magnifique potager du parc de Wesserling, dans le Haut Rhin, monument historique qui retrace l’aventure industrielle de l’ancienne « Manufacture Royale » est géré par l’association « les jardins de Wesserling » depuis 2003 et Florence CATTENOZ et Jean GRANELLO. Aménagé avec un souci d’esthétisme, il présente une impressionnante diversité de légumes. Enfin, le jury a souhaité cette année mettre à l’honneur le centre horticole jardin « Emile senteurs » animé par Étienne GRAVE, éducateur spécialisé à l’Association ARCHIPEL de Saint-André-lez Lille dans le Nord. C’est un outil pour le traitement thérapeutique dans les problèmes de santé mentale. Un parcours pédagogique est aménagé avec l’objectif d’améliorer le processus cognitif des patients : reconnaissance de types de menthes ou de types de paillages ; jetons pour retrouver des animaux et des végétaux… Les patients sont affectés à des travaux de jardinage, d’entretien ou de confection de mobilier de jardin.

Catégorie 1 : jardin potager privatif

Grand prix : Cathy BABAU – Le Pradal (Hérault)

© C. BABAU / CNJP 2018

C’est dans un espace déshérité et avec un déficit pluvieux permanent, que Cathy BABAU a créé un potager remarquable qu’elle cultive depuis 6 ans (« que du bonheur » dit-elle).
Il présente plusieurs espaces sur un terrain de 1300 m² en déclivité, ce qui permet une vue panoramique sur toutes les plantations. Malgré la sécheresse ambiante, c’est un enchantement de verdure, de culture de légumes et de fleurs aux couleurs chatoyantes. Le secret de Cathy : les oyats, ces poteries en terre cuite poreuse, qui enterrés près des végétaux et régulièrement complétés avec de l’eau, leur permettent de prélever le liquide qui leur est nécessaire. L’utilisation du paillage permet aussi d’économiser cette eau précieuse qui est récupérée dans des cuves pour les longues périodes sans pluie. Des poteries judicieusement disposées agrémentent le décor, des petits pots en terre cuite sur des tiges permettent de repérer les variétés de tomates, un pancartage en planchettes de bois permet de se diriger, des citations sur ardoise incitent à la réflexion, des personnages mannequins disposés çà et là donnent de la vie , des abris à insectes , des nichoirs, un poulailler, un bassin, des parapluies ou des parasols pour faire de l’ombre, la liste est longues des découvertes à faire dans ce jardin.

Le jury apprécie particulièrement ces techniques de jardinage sans faille, sans utilisation de pesticides, avec une grande diversité de légumes et de fleurs qui sont agréablement mélangés. La recherche d’espèces ou de variétés particulières complète les éléments de cette visite, nous notons environ 30 variétés de tomates et l’incontournable oignon doux des Cévennes. Cathy BABAU est une passionnée de ce jardin qu’elle a créé de toutes pièces avec beaucoup de goût et de créativité.

Ce potager est exceptionnel, comme la jardinière qui nous explique que « ses motivations à jardiner sont une source d’inspiration. En effet, étant artiste peintre, j’aime la couleur, l’esthétisme, la matière et la fantaisie ». Nos lauréats sont souvent aussi des artistes !

Catégorie 2 : potager dans un ensemble collectif de jardins

L’Association des jardins familiaux de Villeneuve St Georges comprend plus de 840 parcelles sur 22 ha (c’est le plus grand jardin collectif de France et sans doute d’Europe). Cette association encourage depuis plusieurs années les jardiniers à participer au Concours National des Jardins Potagers avec plusieurs candidatures et plusieurs lauréats au palmarès national. Merci à Darrio Ceretto responsable du centre.
Cette année c’est le grand prix qui est attribué à :

Grand prix : Francis MICHEL à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne)

© F. MICHEL / CNJP 2018

Son potager réunit 2 parcelles pour un total de 600m² qu’il cultive depuis près de 35 ans.
Francis est un jardinier extrêmement expérimenté. Il produit une impressionnante quantité de légumes variés de belle qualité destinés à sa famille et ses proches. Le jury note les asperges, des christophines et une grande variété de tomates. Sa méthode de production est plutôt conventionnelle mais sans excès et il obtient des résultats spectaculaires. Il essaie de nombreuses variétés tout en gardant les grands classiques.

Son épais paillage réalisé avec des déchets végétaux semble très efficace. Il lui permet de réduire les risques de contamination par le sol. Son terrain est très propre grâce à un travail continu aussi bien en hiver qu’en été.

Il passe toutes ses journées au potager. Pendant de nombreuses années il a enregistré ses récoltes, le temps passé, ses dépenses et a pu estimer que cela lui permet d’économiser plus de 1000 € par an, et de nourrir sa famille toute l’année.

C’est un excellent exemple de jardin vivrier performant, mais qui n’exclut pas la convivialité avec les voisins et favorise les liens familiaux : « Il y a aussi un côté éducatif avec mes petites filles qui découvrent comment poussent les légumes, et surtout cela permet d’éveiller leurs palais à des produits sans traitement chimique. »

Catégorie 3 : jardin potager privatif dans un environnement paysager

Grand prix : Florence CATTENOZ et Jean GRANELLO à Husseren-Wesserling (Haut-Rhin)

© F. CATTENOZ et J. GRANELLO / CNJP 2018

L’association « les jardins de Wesserling » gère depuis 2003 le potager du parc de Wesserling, monument historique qui retrace l’aventure industrielle de l’ancienne « Manufacture Royale ».

Il est divisé en plusieurs parties, un petit potager de 460m², un grand de 1200m², un espace aromatique de 300m², un univers petits fruits de 230m², et enfin un grand verger de 1250m².
Le potager se visite et de nombreuses manifestations sont organisées tout au long de l’année. « En référence au passé du site, nous présentons chaque année une allée textile  en choisissant dans les archives de l’écomusée des tissus imprimés à la manufacture au 19e siècle. Traités numériquement, ces échantillons agrandis sont présentés dans les parcelles reproduisant sur le terrain les motifs du tissu en mélangeant légumes et fleurs ».

Le jury note un bon niveau d’équipement : serre chauffée, tunnels, silo à compost, récupérateurs d’eau de pluie. Le mariage des fleurs et des légumes est appliqué systématiquement. Ici, il n’y a pas de produits chimiques utilisés. Paillage abondant et rotation des cultures sont pratiqués et le ramassage des doryphores et des limaces se fait à la main.

La grande diversité est impressionnante : plus de 150 variétés de légumes dont 12 en choux, 30 en tomates, de l’oca du Pérou, crosne, yacon, chervis, salsifis…De nombreuses informations sont à la disposition des visiteurs à l’aide de calicots textiles. C’est un très beau jardin, propre et bien entretenu. Une petite brasserie est à la disposition des visiteurs. La vente des légumes et de confitures faites sur place participent à l’équilibre financier de l’association. Comme l’explique Florence, les buts de ce potager sont multiples : pédagogique, esthétique, ludique, productif et social avec 15 personnes en insertion encadrés par plusieurs bénévoles.

Catégorie 4 : jardin pédagogique

Grand prix : Étienne GRAVE, Association ARCHIPEL à Saint-André-lez-Lille (Nord)

© E. GRAVE / CNJP 2018

(Monsieur Claude DOGNON : Président d’Archipel)

Le centre horticole jardin « Emile senteurs » est animé par Étienne GRAVE, éducateur spécialisé. C’est un outil pour le traitement thérapeutique dans les problèmes de santé mentale. L’établissement compte 80 lits, mais 90% des personnes à problème sont en traitement hospitalier de jour à domicile.

L’association ARCHIPEL facilite les activités culturelles et sportives pour les personnes suivies en soin à l’EPSM (Établissement Public de Santé Mentale) et soutient l’activité jardinage.

Un parcours pédagogique est aménagé avec l’objectif d’améliorer le processus cognitif des patients : Reconnaissance de types de menthes  ou de types de paillages ; Jetons pour retrouver des animaux et des végétaux. Les patients sont affectés à des travaux de jardinage, d’entretien ou de confection de mobilier de jardin.

Le jardin est constitué de plusieurs espaces :

  • Un jardin potager de 480m² ;
  • Une grande serre avec un espace jeux et un espace rempotage pour les enfants ;
  • Une tonnelle végétale ;
  • Un poulailler ;
  • Un jardin clos pour les grands malades ;
  • Une grande serre pour tomates, poivrons et espèces nécessitant de la chaleur ;
  • Un espace vert avec un cheval, des chèvres, des oies…

Dans ces espaces aucun pesticide n’est utilisé. L’ensemble est très esthétique avec le mariage des légumes et des fleurs. On y pratique rotation des cultures, récupération d’eau, essai réussi de culture en lasagne. Les espèces et les variétés sont adaptées aux besoins de consommation. La production est consommée sur place (soupe journalière), mise en congélation ou emportée par les patients.

Des collections de romarins, de thyms (40 variétés), de menthes (105 variétés), de pélargoniums sont aussi des outils pour la reconnaissance des senteurs. L’équipe qui anime le jardin allie la pédagogie et la thérapie avec une grande connaissance des plantes et des pratiques de jardinage respectueuses de la nature. Étienne Grave indique : « Le jardin n’est qu’un outil d’accompagnement pour ces personnes en souffrance, et nous restons vigilant pour garantir notre travail d’éducateur. Enfin, nous mettons un accent fort sur l’accueil, l’échange, le lien social et ce jardin est un lieu que nous avons adapté au fil du temps. » Le jury a été très impressionné par cette réalisation exemplaire.

Le palmarès 2018

Catégorie 1 : Jardin potager privatif

Grand prix : Cathy BABAU à Le Pradal (Hérault)

© C. BABAU / CNJP 2018

1er Prix : Frédéric DENIZET et Annick HUBENS à Le Luc en Provence (Var)

© F. DENIZET / CNJP 2018

La propriété de 25 000m² est située en Provence, climat chaud, sec et souvent très venté. Un cours d’eau traverse le jardin et facilite l’irrigation. Le potager occupe 500 m² et le verger 1200m². Annick et Fréderic poursuivent plusieurs objectifs : l’aspect vivrier du jardin en constante amélioration ; transmettre les savoirs sur les nombreuses espèces et variétés aromatiques, médicinales, fruitières et potagères ; essayer et mettre en pratiques différentes techniques anciennes ou innovantes afin de mieux respecter l’environnement et de s’adapter à l’avenir ; enfin faire connaître les méthodes pour conserver et utiliser les différentes plantes. Ce sont tous les deux de vrais passionnés : monsieur par les arbres fruitiers de toutes sortes, il expérimente de nombreux greffages pour adapter les espèces aux conditions locales; madame par les multiples particularités des espèces et variétés aromatiques, médicinales et condimentaires. Ils élèvent de jeunes plantules d’espèce peu connues en vue de les expérimenter et de les partager localement. Ils pratiquent des techniques spécifiques parfois en opposition avec celles qui sont largement diffusées. Par exemple, l’irrigation par aspersion, leur permet de se protéger de différents ravageurs sans risque de favoriser les maladies cryptogamiques y étant peu exposés. Ils assurent des cours de jardinage et organisent chaque année chez eux une bourse aux plantes. Pour eux, « le jardinage est une activité qui génère du partage et de la vie sociale et permet de jouer localement un rôle dans la protection de l’environnement ».

2e prix : Dominique MALANDAIN à Saint-Martin-de-Boscherville (Seine-Maritime)

© D. MALANDAIN / CNJP 2018

Ce potager de 150 m² est situé derrière la maison, mais juste au pied de la terrasse ou se prennent les repas familiaux, choix délibéré de contempler des légumes plutôt qu’une pelouse. L’aspect est très soigné avec des carrés matérialisés de 1,2 m sur 1,2 m ou 2,4 m. Les allées minéralisées donnent un aspect lumineux et très clair. Une belle vue se prolonge sur un vallon occupé par une prairie et des chevaux. Dominique Malandain est très motivé par son potager qu’il cultive depuis 4 ans et qui lui sert de « décompression », son activité professionnelle étant plutôt « stressante ». Nous apprécions le coin « zen » avec une représentation de bouda. Le jury note la présence de deux serres, de bacs à compost et de plusieurs récupérateurs d’eau. Dominique tient un cahier de jardin, favorisant la rotation des cultures. Il fait ses propres semences : salades, radis, carottes, panais, physalis, tomates (20 variétés)…Il cultive plusieurs légumes originaux : morelle de Balbis, sauge sclarée, gombo, topinambours, salade cressonnette, légumes perpétuels comme ognons rocambole, chou Daubenton …Toutes les techniques du jardinage respectueux de l’environnement sont déclinées : macérations maison, association, paillage, rotation, engrais vert, accueil des auxiliaires… Malgré la latitude, nous admirons une belle treille de chasselas en production et un verger de 500m² bien entretenu, le pied des fruitiers étant isolé de l’herbe par un entourage plastique moderne. Beaucoup de petits fruits très productifs sont disposés en bordure de haie. Bref, pour Dominique, le jardinage c’est « surtout le plaisir de mettre les mains dans la terre, sans doute à la recherche de ses racines, de s’émerveiller devant ce que la nature a à nous offrir, et prendre conscience du temps, beaucoup plus lent que le nôtre ».

3e prix : Cécile DUREL à Sainte-Eulalie (Gironde)

Le potager de 600m² est localisé à la périphérie du village. Pour Céline, « Jardiner est une passion…la balade dans le potager au lever du jour est un rituel quotidien. Je n’ai plus besoin de partir en vacances, j’y suis déjà. » Le jardin a été réalisé en 2017 pratiquement avant la construction de la maison. Astucieusement, les bordures des carrés de jardin ont été constituées de rails de support de Placoplatre. Le sol étant très argileux, il a été totalement reconstitué à partir de branchages, de fumier, de compost, et de terre disposée en surface. Certaines parcelles sont traitées en buttes. Céline puise son inspiration dans des revues et sites de jardinage. Le jardin comporte un maximum de diversité. Les espèces florales d’accompagnement des légumes sont choisies en fonction de leur utilité pour le jardin mais aussi en fonction de critères esthétiques très précis, par exemple la variété de tournesol nain ramifié « soleil Wahoo ». Tous les semis de printemps sont réalisés dans la serre vitrée équipée de tapis électriques chauffants. Les techniques classiques du jardinage sont utilisées : paillage, engrais vert… On note à chaque étape et à chaque endroit une concentration d’idées comme le semis simultané de graines de tomates et d’œillets d’Inde dans le même godet.
L’irrigation s’effectue à partir du puits de son voisin qui, en récompense, bénéficie du surplus de légumes. Les animaux ne sont pas oubliés avec des lapins, des poules et aussi des poissons dans un petit bassin. L’esthétique est indéniable avec utilisation de nombreux éléments décoratifs, toujours judicieusement disposés. Citons : les récupérateurs d’eau de pluie à chainettes de la serre, une banquette pour prendre le petit déjeuner dans le jardin, à l’entrée le nom de son site « La pelle du jardin » figurant sur l’outil, ou encore les noms des plantes écrits sur des cuillères d’un vieux service. Les toitures de la cabane à outils et du poulailler sont végétalisées. L’objectif de Céline Durel est d’avoir un potager « au top » à chaque saison. Le clou de l’organisation est la tenue de son cahier de jardin sous forme de tableau utilisant des codes couleurs pour bien gérer ses rotations de cultures.

4e prix : Martin HIVERT à Beaupouyet (Dordogne)

© M. HIVERT / CNJP 2018

Le potager de 150m² est situé dans une grande propriété familiale qui comporte de très vieux arbres et un vaste étang. Martin a fait le choix de placer le potager dans la zone la plus ensoleillée. Il regrette un peu ce choix, car selon lui, une situation mi- ombre aurait été meilleure. Le jardin est de forme circulaire segmentée en 12 parcelles rayonnantes figurant les pétales d’une fleur ou les 4 points cardinaux avec leurs subdivisions. La nature très argileuse du sol a imposé la création d’un sol artificiel contenu par des bordures de bois. Le substrat, mis en place il y a deux ans est composé de déchets de bois de feuillus et de terre paillée en surface par du foin issu de la propriété. Cette absence de sol fin interdit les semis directs, sauf les très grosses graines. La majorité des végétaux est donc plantée, assurant une croissance très correcte ; il suffit pour s’en convaincre de voir les tournesols géants qui dominent le jardin avec les maïs indiens aux grains multicolores. La couche d’argile sous-jacente favorise la rétention de l’eau. Martin nous dit arroser peu fréquemment. L’esthétique de l’ensemble est indéniable avec le mélange fleurs/ légumes ; essentiellement des plantes d’utilité obtenues par semis spontanés. Le jury dénombre 37 espèces de légumes. Ce n’est pas un jardin de collectionneur mais plutôt un jardin d’expérimentateur pour apprendre en recherchant au sein des espèces les variétés qui poussent bien, se récoltent correctement et sont bonnes à manger. La protection sanitaire des plantes est réalisée principalement à partir de lutte biologique de conservation pour les ravageurs parfois assistée de pulvérisation de savon noir. Les maladies sont contrôlées par des préparations naturelles. Martin ne fait pas de discrimination sur l’origine des plants en alternant selon les circonstances ceux produits par ses soins ou achetés en jardinerie. Son côté expérimentateur l’oblige à observer et à tout noter. La création d’une petite serre est prévue.

Prix spécial du jury : Eve BACHELET à Saint-Pierre-de-Manneville (Seine-Maritime)

© E. BACHELET / CNJP 2018

« Je ne voulais pas d’un potager classique, je voulais qu’il soit ornemental, qu’il soit lieu de promenade, un potager de femme ». Ce potager de 800m² donne un aspect paysager avec quelques parcelles individualisées, souvent entourées de bordures en plessis de saule. Beaucoup d’éléments de décoration « nature » donnent délibérément ce côté féminin et charme l’œil du promeneur. Les allées sont enherbées mais entretenues (tonte). L’approvisionnement en eau est un problème majeur, Mme Bachelet dépendant du bon vouloir d’un voisin. En dehors des légumes classiques, présence de nombreuses variétés originales (carotte de Kuttigen, mogette, flageolet feuille d’ortie, ail des ours et 20 variétés de tomates…). Elle fait une grande partie de ses semences et dans certains cas laisse les plantes se semer sur place et pratique simplement un éclaircissage. Nous notons la présence de quelques fruitiers, dont plusieurs pommiers. Eve Bachelet a traversé des moments personnels difficiles (deuils, maladie) et a trouvé dans le jardinage une véritable thérapie qui lui a permis de se reconstruire. Elle s’exprime bien et avec passion. Elle a été conseillée par Gérard Mallet, mais a personnellement recherché toute la documentation possible pour enrichir ses connaissances en jardinage. Le tout très bien assimilé et appliqué. Le jury a souhaité décerner un prix spécial « coup de cœur » à Eve pour son investissement dans ce jardin à la fois esthétique et nourricier.

Nominée : Elisabeth MULLER à Illtal (Haut-Rhin)

© E. MULLER / CNJP 2018

Le jury a apprécié ce beau petit potager vivrier de 90m² bien tenu, qui produit beaucoup de légumes malgré cette faible superficie. Elizabeth Muller a une serre pour ses tomates, 2 compartiments à compost, un lombricomposteur, 1 broyeur, un hôtel à insectes et plusieurs récupérateurs d’eau.
Elle pratique les associations légumes/fleurs comme tomates et œillets d’inde. Aucun produit chimique n’est utilisé et en hiver, elle couvre le jardin de feuilles mortes. Cette jardinière motivée fait beaucoup de conserves et déshydrate certains légumes pour en faire profiter enfants et petits-enfants.
Le jury note une assez grande diversité, elle fait ses semis et souvent ses graines de semence.
Le pourtour de la maison est très fleuri. Passionnée de jardins, Elizabeth participe à beaucoup de trocs aux plantes et elle est à l’affût de conseils. Elle fait de nombreuses décoctions et macérations de végétaux.

Nominé : Quentin PRINCE à Le Poinçonnet (Indre)

© Q. PRINCE / CNJP 2018

Quentin jardine depuis l’âge de 12 ans.
Le petit potager de 61 m², comporte une partie de cultures en plein-air et 2 serres, l’une en verre est équipée d’un radiateur électrique économique. Elle est utilisée pour les semis de printemps et pour l’hivernage des plantes gélives, (actuellement différentes variétés de tomates). L’autre en plastique abrite des cultures diverses toute l’année. Au regard de la faible surface du potager, la diversité des espèces et des variétés est très correcte, constituée de variétés anciennes et modernes dont un beau pied de tomate F1 greffé et une rangée de haricots kilomètres (Vigna sesquipedalis). Le moindre petit espace de terrain est planté. La circulation d’accès aux plantes se fait par un jeu de planches étroites permettant de ne pas tasser le sol. La production comble les besoins de la famille. Le sol est très argileux, mais il été très bien amendé avec du fumier de cheval. Il est frais en profondeur grâce à une nappe alluviale peu profonde. Les techniques modernes sont bien maîtrisées : cultures hors-sol de fraisiers en gouttières et en potées suspendues ; arrosage localisé par goutteurs ; stockage d’eau de pluie récupérant toutes les surfaces de toitures. La protection des plantes se fait sans utilisation de produits chimiques de synthèse, avec acceptation de dégâts limités. Un composteur recueille les déchets de jardin, en partage avec 5 poules dans un parcours spacieux. Le verger de 158 m² est composé d’arbres de plein vent. Quelques arbustes à petits fruits, en quantité limitée complètent l’ensemble. Le jury a retenu ce jardinier pour une nomination, nous l’encourageons ainsi à persévérer et à concourir à nouveau.

Catégorie 2 : potager dans un ensemble collectif de jardins

Grand prix : Francis MICHEL à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne)

© F. MICHEL / CNJP 2018

1er prix ex-aequo : Danuta BODET à Bourg-en-Bresse (Ain)

© D. BODET / CNJP 2018

Ce jardin surprend par son organisation qui ne ressemble en rien à une parcelle traditionnelle de jardin familial. Avec la pratique des cultures associées, légumes, fleurs, condimentaires sont souvent mélangés avec aussi pour objectif de favoriser les auxiliaires, ce qui donne un aspect agréable mais très fourni pour ce potager de 100m2. Comme le dit elle-même Danuta « on me dit souvent qu’il faut un GPS pour se repérer dans mon jardin car, comme je pratique les cultures associées, mes plantes potagères sont joyeusement dispersées parmi les fleurs et les condimentaires souvent luxuriantes ».
Une part d’improvisation est laissée à la nature en fonction des levées naturelles de plantes. Danuta Bodet possède parfaitement les techniques de jardinage au naturel, association de plantes, amélioration du sol avec du BRF, compostage de surface, paillage généralisé, mélange de variétés, refuge en bois mort pour les auxiliaires dont les carabes, pas de pesticides, utilisation de décoctions, et attachement à favoriser au maximum la biodiversité de la faune comme de la flore. Le jury est surpris par un zinnia géant qui profite du compost sur lequel il pousse, et étonné par des pommes de terre qui poussent dans des sacs ou dans une poubelle. Il existe une bonne diversité de légumes et aussi de fleurs dans cette espace limité, avec légumes anciens mais également recherche de nouveautés. Ce jardin, diversifié, agréable au regard, cultivé par une jardinière aux connaissances étendues et qui sait les valoriser, étonne quant à sa structure qui n’est pas traditionnelle mais qui fait partie d’une « autre philosophie du jardinage » : « le jardin est un lieu de sérénité et de convivialité, et je participe, à mon échelle, à la protection d’une terre vivante ».

1er prix ex-aequo : Agostinho MARTINS à Paris

© A. MARTINS / CNJP 2018

Agostinho produit une quantité abondante de fruits et de légumes variés de très bonne qualité pour sa famille et ses proches depuis 10 ans dans sa parcelle de 330 m². Son jardin ou coexistent légumes et fleurs est très propre et soigné. Bien qu’il n’en soit pas séparé par une barrière, il contraste avec ses voisins. Pour se protéger des maladies et des ravageurs il utilise à bon escient les divers moyens naturels reconnus. «Je bichonne mes légumes pour me rapprocher de la nature». Les pluies abondantes du printemps ont inondé une partie de son terrain et ont détruit plusieurs cultures. Mais Il accepte ces caprices de la nature et déclare « respecter l’environnement, en devenir le garant et s’inscrire continuellement dans une démarche responsable ». Il réside à Paris mais passe toutes ses journées au jardin pour s’aérer et se nourrir de produits de qualité. Il cultive aussi en grand pots des aubergines, tomates et piments qui seront exposés lors de l’importante fête des légumes qui a eu lieu le 15 septembre dans une salle proche du centre. Très convivial, Agostinho Martins est un excellent jardinier passionné.

L’Association des jardins familiaux de Villeneuve St Georges comprend plus de 840 parcelles sur 22 ha (c’est le plus grand jardin collectif de France et sans doute d’Europe). Cette association encourage depuis plusieurs années les jardiniers à participer au Concours National des Jardins Potagers avec plusieurs candidatures et plusieurs lauréats au palmarès national. Merci à Dario Cerito responsable du centre.

3e prix : Isabelle ROLANDO aux Andelys (Eure-et-Loire)

© I. ROLANDO / CNJP 2018

Le potager de 300 m²est situé dans un ensemble municipal de 40 parcelles. Le terrain argileux en pente prononcée, génère des problèmes de circulation d’eau quand il pleut, et a donc nécessité l’aménagement de terrasses. Si Isabelle sème, plante et récolte, Régis assure l’entretien et les gros travaux. Tout est fait pour jardiner le plus possible en respect de la nature : compostage, paillage, association, rotation, macérations. Les hôtels à insectes sont aussi de fabrication maison, l’orvet est fidélisé grâce à un paillis sous une planche. Isabelle aime recycler les objets, ce qui limite les achats : bidons pour stocker l’eau, poches à huitres faisant office de filet etc. La production est appréciée pour son apport dans l’économie du ménage et le partage avec les enfants et petits-enfants. Et les semences de plusieurs espèces sont récoltées pour l’année suivante. Le jury apprécie les nombreux essais de plantes et fleurs, et le sens du partage et de la convivialité. Madame Rolando ne taris pas d’éloges sur les bienfaits multiples et variés du jardinage : « c’est devenu une passion, et outre le fait de récolter, le jardinage me fait du bien, il me calme, j’adore sentir la terre. C’est un lieu d’émerveillement ».

Catégorie 3 : jardin potager privatif dans un environnement paysager

Grand prix : Florence CATTENOZ et Jean GRANELLO à Husseren-Wesserling (Haut-Rhin)

© F. CATTENOZ et J. GRANELLO / CNJP 2018

Catégorie 4 : jardins ou parcelles pédagogiques

Grand prix : Étienne GRAVE à Saint-André-lez-Lille (Nord)

© E. GRAVE / CNJP 2018

1er prix et Ordre du ROMARIN : Patrick FONTAINE à Montreuil (Seine-Saint-Denis)

© P. FONTAINE / CNJP 2018

« Bienvenue au jardin » est la devise de Patrick, est c’est surtout un objectif d’accueillir et de conseiller. Ce potager fait partie des jardins familiaux de Montreuil. Il est situé dans la zone historique des murs de pêches. Le terrain n’était plus entretenu. M Fontaine a progressivement transformé cette très ancienne parcelle pour en faire un lieu de visite important pour des milliers de visiteurs que ce soit des écoles, des lycées, des associations, des particuliers… lors de manifestations locales, régionales ou nationales.
Cette parcelle de 200 m2 entourée des murs à pêches est devenue un lieu d’exposition de la diversité des espèces potagères, ornementales mais surtout fruitières. Tous les murs sont utilisés pour mener des formes originales aux différents fruitiers et il continue actuellement à créer de nouvelles formes.
Les très nombreuses espèces sont disposées de manière adaptée afin de faciliter les visites et l’ensoleillement. Tout est extrêmement soigné et l’effet esthétique est évident. Pour faciliter la circulation les surfaces non plantées sont engazonnées. Un étiquetage de qualité permet aux visiteurs de s’informer de toutes les espèces. Ce jardin est une œuvre originale réalisée par un jardinier passionné qui est à la fois formateur, organisateur, créateur et engagé dans de bien nombreuses associations et activités horticoles.

Catégorie 5 : potagers partagés mis en place et cultivés au sein d’une entreprise ou par une association

1er prix : Hourya KONTATE à Arcueil (Val-de-Marne)

© H. KONTATE / CNJP 2018

Le jardin actuel a été créé il y a 3 ans, il est divisé en 3 parcelles entourées de palissades au milieu d’un ensemble d’immeubles. L’une est consacrée aux aromatiques et aux petits fruits, une autre aux pratiques horticoles et la troisième aux légumes sur un total d’environ 200m². Le terrain appartient à la Mairie d’Arcueil et l’association « Retour à l’essentiel » anime ce « jardin des rêves ». Cette action s’inscrit dans un ensemble d’activités soutenues par la municipalité. Un des thèmes est de mettre en place des plantes comestibles accessibles librement aux citoyens. Il s’agit de la mise en œuvre progressive d’un projet entamé il y a une dizaine d’année. Le jardin est mené actuellement par Nicolas, un jeune en formation passionné et compétent. C’est un lieu d’exposition et d’initiation à la diversité des espèces potagères et aux pratiques de « permaculture ». Les nombreuses espèces sont disposées de manière adaptée afin de faciliter les visites. C’est aussi un lieu d’échanges et de participation des citoyens de toutes catégories sur le thème du potager. Les visites sont libres et les citoyens sont incités à participer aux travaux et aux récoltes. Un étiquetage de qualité permet aux visiteurs de s’informer sur les espèces cultivées. C’est une expérience d’animation dynamique sur la nature en ville qui favorise le lien social et l’initiation au jardinage. Comme nous confie Hourya, la Présidente de l’association « ce jardin fait le lien entre toutes les générations du quartier. Nous avons une priorité envers les enfants et les adolescents pour qu’ils deviennent des éco-citoyens et qu’ils respectent la nature ».

Prix spécial du jury : Association GACI à Saint-Amé (Vosges)

© Association GACI / CNJP 2018

Prix Spécial avec mention du Jury : «initiative citoyenne et sociale». C’est une association d’insertion qui propose à des personnes en grande difficulté de jardiner une demi-journée par semaine encadrées par un animateur bénévole. Sur une surface issue d’un jardin de curé de 1000m² dont 600m² de potager nous apprécions une bonne variété de légumes et d’aromatiques. Le jardin est bien tenu, en respect des principes éco-responsables : compost, paillage, associations, travail à la grelinette … l’eau est récupérée et l’animateur fabrique lui-même certains outils. Les tomates sont cultivées sous serre. Ce jardin est une aventure sociale et humaine importante et comme nous l’explique la Présidente « permet à des personnes en difficulté sociale de consommer en frais des légumes et de les mettre en conserve ». Par la suite ces personnes sont intégrées dans un chantier d’insertion de l’association. Le jury a souhaité mettre à l’honneur ce jardin partagé en attribuant un prix spécial pour cette initiative citoyenne et sociale.

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Concours organisé en partenariat avec la FNMJ (Fédération Nationale des Métiers de la Jardinerie), 
La Vie du Jardin et des Jardiniers, CP JARDIN (Produits biologiques pour le jardin), 
NATURES MARKET (Nichoirs et abris pour auxiliaires) et DUMONA (Terreaux, supports de culture et paillage.

[CNJP16] Palmarès des lauréats du concours potager

Le 07 décembre dernier, les 20 finalistes de l’édition 2016 du Concours National des Jardins Potagers se sont donnés rendez-vous rue de Grenelle pour la journée de remise des prix.

Cette journée a été l’occasion de rencontrer et d’échanger avec des jardiniers passionnés !

Retour sur le palmarès 2016 !

Catégorie 1 : jardin potager privatif

Le jardin privatif de Pascal MATHIAS à Faÿ aux Loges dans le Loiret a séduit le jury par son approche « tout écologique » inspirée de la méthode Gertrud Franck, qui prône l’association des espèces légumières entre elles et le travail avec des couverts végétaux.

Grand prix : Pascal MATHIAS, Fay aux Loges (45)
Pascal MATHIAS
1er prix: Fabrice CUVELIER, Heudreville sur Eure (27)
Fabrice CUVELIER
2ème prix : Patrick LE PORHIEL, Quéven (56)
Patrick LE PORHIEL
3ème prix  ex – aequo  et prix Noé: Monique PEUGEOT, Gréoux les Bains (04)
Monique PEUGEOT
3ème prix  ex – aequo: Gilbert MENZIN, Guerting (57)
Gilbert MENZIN
Prix spécial du Jury: Louis CONAN, Quevert (22)
Louis CONAN
Nominé: Nelly LION, Fressenneville (80)
Nelly LION
Nominé: Jérémy PALACIOS, Langlade (30)
Jérémy PALACIOS

Catégorie 2 : potager dans un ensemble collectif de jardins

Le jardin de Lucien MENTEAU dans « les jardins familiaux des vignerons » à Besançon dans le Doubs se distingue par l’harmonie qui se dégage de son organisation et de l’équilibre judicieux des nombreuses variétés de légumes et de fleurs.

Grand prix: Lucien MENTEAU, Besançon (25)
Lucien MENTEAU
1er prix: Emmanuelle MARCHAND, Nantes (44)
Emmanuelle MARCHAND
2ème prix: Pascale RIEUX, Gap (04)
Pascale RIEUX
Nominé: Marie-France PAYEN &  Régine PAPIN, Villeneuve-Saint-Georges (94)
Marie-France PAYEN & Régine PAPIN

Catégorie 3 : jardin potager privatif dans un environnement paysager

Au pied du Château Colbert près de Cholet, le très grand potager s’insère dans un ensemble de 3 hectares de parcs et jardins. Mickaël VINCENT son jardinier est encouragé par Dominique POPIHN la propriétaire, et le tandem fait des merveilles de cet espace en le rendant généreux.

Grand  Prix: Dominique POPIHN et Mickaël VINCENT, Maulévrier (49)
Potager Colbert
Nominé: Frédéric DENIZET, Le Luc-en-Provence (83)
Frédéric DENIZET

Catégorie 4 : jardin ou parcelle pédagogique

Le jardin potager de l’association RELAIS NATURE à Jouy-en-Josas, qui a pour vocation d’éduquer à l’environnement, reçoit près de 10 000 visiteurs par an, dont de nombreuses classes et groupes de personnes. Le jury a apprécié son organisation où chacun contribue à l’entretien et aux démonstrations des parcelles pédagogiques. Il est nominé à l’Ordre National de Romarin, association dont la mission est de faire aimer, respecter et protéger les fleurs, les plantes, les arbres… la nature et l’environnement dans son ensemble.

Grand prix et prix Romarin: Relais Nature, Jouy-en-Josas (78)
Relais nature
2ème prix et prix Noé: Rodrigue BISEUX, Orléans (45)
Rodrigue BISEUX
3ème prix: Johan LASKOWSKI, Amiens (80)
Johan LASKOWSKI
Nominé: Chantier d’Interface-formation de Bercy, Paris (75)
Chantier d'Interface-formation de Bercy

Catégorie 5 : jardin potager innovant

Enfin, le jury a retenu le potager de Gargantua dans l’ancienne cour de ferme du château de Lémeré (Indre-et-Loire) pour son aspect innovant. Sa jardinière, Patricia LAIGNEAU, déborde d’imagination pour diversifier les plantes et mettre l’espace en valeur avec des décors et même un fond musical.

Grand prix: Patricia LAIGNEAU, Léméré (37)
Patricia LAIGNEAU
Nominé: Micia FRELAT, Gargilesse(36)
Micia FRELAT

Remerciements

Un grand merci aux entreprises et organisations qui, cette année encore, ont récompensé les lauréats !

jardinot

Bulbes et abonnement à la revue « La vie du jardin et des jardiniers ».

gnis

Ouvrage « L’herbier voyageur » et supports pédagogiques

snhf

Version papier de l’édition numérique de la revue « Jardins de France »

revexParticipation au financement du Concours

romarinnoe

 

 

 

Ouvrages et distinction pour les lauréats

jardinez-bio

Participation au financement du Concours

excellence-vegetale

Bon cadeau pour l’achat de dahlias « Label rouge »

terre-vivante

Abonnement à la revue « 4 saisons du jardinage bio »

fnmj

Ouvrage « L’eau, une ressource précieuse pour le jardin »

prosemail

Plants certifiés d’ail et d’échalote

sainte-marthe

les-graines-bocquet

les-doigts-verts

voltz

clause

vilmorin

girerd

gondian

Collection de sachets de graines potagères, de graines florales, de bulbes à fleurs, guide de culture, cartes de collection, ruban en graines, box de semences potagères, traité Rustica sur les variétés.

truffautUn grand merci également à Truffaut pour les sacs remis aux lauréats, à Gérard Mallet pour des sachets de graines de chou de Saint Saëns, à l’Association des Compagnons d’Ile de France pour la présentation de légumes, au Groupe Edouard Maubert et à la Section Art floral de la SNHF pour  la décoration de la salle, à Charles-Antoine et Sylvie pour la dégustation des feijoas.