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[Retour sur] ‘Cap Ouest’, la démonstration d’art floral de Noël

Mercredi 27 novembre 2019, l’élégance et le dynamisme ont accompagné la démonstration ‘Cap Ouest’. Le succès rencontré par les artistes s’est traduit par les applaudissements nourris du public enthousiasmé et rempli de la joie de Noël. La poésie et la maîtrise de l’art floral étaient au rendez-vous à la SNHF pour ce Noël venu de l’Ouest de la France.

Nos trois artistes Adeline Chatelon, Maryvonne Douillard et Josette Goisbeau ont choisi de nous emporter vers les embruns de l’Océan avec des œuvres florales aussi diverses que grandioses. La magie était présente : l’évocation de la légende des fées Viviane et Morgane a embelli la scène.

Les bouquets d’accueil

Les bouquets d’accueil évoquaient l’hiver et les Fêtes de Noël selon la sensibilité de chacune des artistes. Elles nous dévoilent leur inspiration.

Tornade de cadeaux

« C’est une référence à la tempête de décembre 1999, venue de l’Ouest de la France. La tornade est en plaque de rotin blanchi avec du flexigrass teinté et des pandanus tressés en or. Les boîtes cadeaux sont en support de boîtes recyclables et en fleurs, feuillages sec/demi sec ou stabilisé pour l’extérieur et fleurs fraîches à l’intérieur de mon producteur régional : roses, œillets et feuillages de jardin. »

> Adeline Chatelon

Tornade de cadeaux, Adeline Chatelon

Souffle du vent

« La structure est réalisée en osier, coupé et ramassé dans les vignes des parcelles de muscadet Nantais ; en effet les vignerons se servaient autrefois de l’osier pour attacher la vigne lorsqu’ils la taillaient. Cette structure est accompagnée de tulipes rouges, couleur symbolique de la violence, pour marquer la force du vent. Le rouge et le vert sont aussi des couleurs traditionnelles de Noël. »
> Maryvonne Douillard
Souffle du vent, Maryvonne Douillard

Chemin faisant entre Landes et Grèves

Matériaux

  • Fibre de murier blanchi,
  • jacynthe d’eau, en section collées et juxtaposées et préparées sous la forme de sphère, utilisées en face concave et en face convexe,
  • fougère coral-fern, blanchie et pailletée,
  • leucobryum (mousse boule),
  • feuilles de hêtre séchées,
  • rattan plat,
  • mousse des bois,
  • diverses accessoires : petites boules de Noël variées et pailletées, morceaux de boules de Noël cassées, en verre utilisés face convexe ou concave pour effet miroir intérieur.
« Les éléments mis en œuvre ont été choisis, pour une évocation romantique d’un chemin dans les landes, comportant des rocs qui affleurent, -ici, les formes en jacinthes d’eau-, utilisées en face concave et en face convexe, comme dans les landes bretonnes. Dans les anfractuosités se dissimulent la végétation courte et rase, -ici les petits dômes de leucobryum- adaptée à ces landes comme dans les Monts d’Arrée, en raison des vents d’ouest, des embruns venant de la Mer, et de l’aridité due à la hauteur, et surtout à la présence de rochers granitiques et d’origine souvent volcanique, à fleur de sol ; la végétation trouve sa place dans ce qui a été laissé disponible par la géologie ! »

À cette évocation sont adjoints :
  • Des rattans plats qui complètent la réalisation, en évoquant les mêmes sites en bordure des grèves maritimes qui voient s’échoir toutes sortes de débris de bois, emportés par les vents ou les marées.
  • Comme des flammèches virevoltantes, des feuilles de mûrier blanchi, qui sont les embruns blancs et mousseux, arrachés aux vagues, venant ici et là de la mer, et portés par les vents.
  • Des accessoires blancs, pailletés et brillants, et des parcelles de « miroir » parsèment les reliefs du chemin dans les landes, et évoquent la neige, l’hiver et Noël.

> Josette Goisbeau

Chemin faisant entre Landes et Grèves, J. Goisbeau

Sapin aux hortensias

Matériaux

  • Sapin Nordman,
  • mousse des bois,
  • hortensias de Dinard,
  • trois boules de Noël sur support mousse synthétique, avec hortensias de Dinard,
  • un tronc de sureau, lierre des arbres,
  • petites épingles à perle,
  • bombe de peinture blanche, rouge, puis or brillant,
  • mousse synthétique sur support pour accueillir l’arrangement des hortensias.
« Le sapin, totalement et volontairement asymétrique, est réalisé grâce à une structure métallique qui vient se poser sur le tronc de bois, pour former un demi sapin. Cependant le sapin est évoqué dans sa globalité grâce aux éléments et moyens mis en œuvre.
La structure est entièrement recouverte de mousse des bois, rase, puis des rameaux de sapin Nordman, disposés en plus grand nombre vers la partie basse viennent étoffer la forme, pour mieux matérialiser l’évocation d’un sapin, alors que seule sa structure est mise en valeur.
Trois boules d’hortensias, rouges et or, traversées l’une après l’autre par le même ruban or, sont suspendues depuis l’extrémité supérieure du sapin et descendent à l’aplomb de celle-ci. Elles viennent à la rencontre d’un arrangement constitué d’un joli nombre de têtes d’hortensias, également « blush-ées» pour apporter de la gaieté, en rouge, puis en or, au moyen de bombe de peinture. Ces tons de rouge et or, joints avec le vert de la structure, remplissent toutes les conditions pour évoquer Noël, dont rappelons le, les couleurs les plus usuelles, ou je dirais presque académiques, avec le blanc, sont justement celles-là !
Les hortensias viennent prendre corps avec le support et s’alanguissent délicatement le long de la ligne d’assise du sapin, au-dessus du tronc, agrémentée du très joli sapin Nordman, en rameaux. Cette évocation voulait mettre en évidence ces magnifiques fleurs que sont les hortensias, présents partout en Bretagne, et au bord de mer, dans toutes les couleurs sublimes qu’ils nous offrent : tous les camaïeux de rose, mais aussi tous les tons de bleu, ou de violet, sans oublier tous ceux qui sont d’un blanc superbe. Il était normal de ne pas les oublier puisqu’ils font partie intégrante de notre paysage quotidien en Bretagne, et de les intégrer à notre arrangement, pour faire la fête, puisque c’est Noël    ? »
> Josette Goisbeau

Retour de pêche

Retour de pêche, Josette Goisbeau

 

Matériaux

  • Cosses de cocos de Paimpol, déjà séchées, naturellement,
  • brindilles longues et souples de chèvrefeuille, brindilles longues et souples de clématite,
  • un anthurium blanc à spadice vert,
  • petit rouleau de grillage galvanisé maille 1,5,
  • 5 tiges de bois, tuteur fin, de 40 à 60 cm environ,
  • bombe peinture blanc mat, puis or et bombe ton métal argenté,
  • poudre de paillettes ton argenté scintillantes,
  • copeaux de feuilles d’Or.
« Cette évocation simple a dû germer dans mon esprit à la fin de l’été, alors que j’écossais des « cocos de Paimpol » ! et que je voyais s’entasser toutes leurs cosses, qui ne pourraient aller nourrir que le compost… ce qui est leur destination logique. Il m’a semblé que ces éléments ordinaires, les cosses de ces haricots au demeurant très savoureux, joliment torsadées en raison de leur dessication naturelle immédiate, d’un joli blanc nacré ivoire à l’intérieur, étaient des éléments végétaux intéressants. Je ne pouvais me résoudre à les détruire.
J’étais certaine que je l’aurai regretté, persuadée qu’ils participeraient à la réalisation d’une créativité intéressante, sans doute assez prochainement, du moins tant que je les garderai présents à mon esprit.
Et puis l’idée m’est venue en travaillant du grillage de réaliser et mettre en forme une nasse de pêche, un peu imaginaire. J’ai ourlé et doublé toute la longueur des deux lisières du grillage avec des brindilles de chèvrefeuille et de clématite, j’ai lié avec du fil métal très fin, puis j’ai bombé le tout très légèrement dans un ton argenté sur lequel j’ai jeté une poudre de très fines paillettes argentées scintillantes. J’ai ensuite étiré le rouleau du grillage ainsi préparé, et bloqué sa forme en y insérant quelques baguettes de bois suffisamment longues pour le traverser, piquées comme des banderilles, afin de permettre de soulever le volume obtenu, et pour obtenir la forme souhaitée.
J’ai ‘blush-é’ en blanc mat, comme dans un léger nuage, les cosses de Cocos sans surtout jamais vouloir les couvrir uniformément, puis juste par petites touches de bombe or, façon ‘blush’. Enfin, j’ai vaporisé un peu de colle en bombe, seulement sur quelques cosses, et j’ai déposé dessus à la pince à épiler, des petites sections de feuilles d’Or, comme des minuscules écailles sur le dos d’un petit poisson.
Mon intention était de faire, de toutes ces cosses ainsi préparées, une escadrille de petits poissons, tout frétillants et brillants comme s’ils venaient de sortir de la mer. J’ai disposé la nasse mise en forme, sur un papier cristal dit ‘ de fleuriste’. J’ai ensuite recherché une jolie forme pour y intégrer les petits poissons, serrés tous dans un élégant mouvement, comme si la nasse venait d’être relevée, et comme s’ils glissaient hors de celle-ci, tentant dans un dernier effort de s’en échapper…
Une seule et belle fleur d’anthurium blanc vient traverser toute la longueur de la nasse, pour symboliser à la fois la présence du pêcheur et les remous de la mer.
Entre temps, la neige s’est mise à tomber sur le port, et de jolis flocons bien blancs se sont déposés sur la nasse où quelques petits poissons n’en finissaient pas de frétiller. Enveloppant très légèrement la nasse, ses petits poissons et sa jolie fleur blanche, la neige vient nous annoncer : c’est la fête, c’est Noël… ! »
> Josette Goisbeau
Les couronnes de Noël

Les bouquets de scène

Terre : ma forêt enchantée

Terre : ma forêt enchantée

« Promenade dans les bois : que du glanage ou ramassage de mousse des bois, baies, pommes de pins, aiguilles de pins, fougère, tiges de fougère, écorce de platane, bear-grass tressé, boules recouvertes de feuillage épinglé ou baies d’aulne ou glands, laurier sauce, flexi grass, tronc de frêne et quelques gerberas blanc/jaune/orange et rouge et asparagus. »

> Adeline Chatelon

Mer : mon beau sapin

Bord de mer et coucher de soleil :
  • structure en bois flotté,
  • pied en coquilles d’huîtres,
  • boules en coton à démaquiller,
  • guirlande d’aiguilles de pins,
  • point de fleurs avec des feuilles de raphis et fleurs d’anthuriums rouges.
« Les idées me sont tout de suite venues. Les prototypes ont été plus ou moins longs, la forêt m’a pris trois mois de préparation avec plus de 60 heures de travail par collage, par épinglage et par tissage! J’ai voulu faire trois réalisations bien différentes les unes des autres avec deux objectifs : la saison (automne et hiver) et le style (végétatif pour la forêt, plus moderne pour le sapin et décoratif pour la tornade). Ma motivation majeure a été de faire valoir la prise de conscience de protéger la nature, et de la respecter avec des actions d’éco-citoyenneté responsable envers Dame Nature, et de constater que l’on peut faire de l’art floral avec presque rien. Sachons regarder ce que Dame Nature nous offre, elle revendique ses richesses… J’ai voulu que ma démarche soit authentique et sincère. »
Adeline Chatelon

Sapin des marais Goulainais

Sapin des marais Goulainais, Maryvonne Douillard
« Le sapin est construit avec du papyrus récolté dans les marais de Goulaine. La commune de Haute-Goulaine, à proximité de la Loire, est bordée de marais où pousse le papyrus. Le sapin est fleuri de guirlandes de dendrodium blancs accompagnés d’asparagus, l’étoile est réalisé en phormium. »
> Maryvonne Douillard

Évocation d’un jour de fête en Bretagne

Evocation d’un jour de fête en Bretagne, Josette Goisbeau

Cet arrangement est simplement une très modeste évocation, au moyen d’une créativité végétale et florale, des broderies anciennes et des traditions du costume Breton, porté sous cet aspect riche et festif, surtout pour les grandes fêtes traditionnelles.

  • Ruscus ou Fragon piquant blanchi et givré ;
  • toutes petites rondelles de bois minces de bouleau, légèrement blanchi,
  • orchidées Phalaénopsis, blanches, en chute,
  • coral-fern blanchi, coral-fern doré, mousse des bois,
  • petites boules de Noël variées et pailletées, morceaux de boules Noël cassées en verre utilisés face convexe ou concave pour effet miroir intérieur,
  • rubans de tissu de laine naturelle, coupés à la demande,
  • petites pommes blanches, avec leur pédoncule,
  • très fin ruban or scintillant, sur toute la hauteur du montage.
« Cette créativité reprend les lignes courbes et sinueuses que l’on retrouve dans la très grande majorité des broderies créées autrefois et encore maintenant sur des costumes bretons de toutes les époques. Le plus souvent les broderies sont faites par des hommes, des brodeurs. Piquer et passer les fils, au travers des épais tissus de velours, de satin et de lin, demandaient des doigts très solides. La broderie, forme d’art, reprend actuellement des couleurs grâce à des grands designers, styliste de haute couture. Le grand créateur, Pascal JAOUEN a fait revivre la broderie dans de merveilleuses réalisations contemporaines, et a su la porter au niveau le plus haut de la haute couture et du luxe à la Française. Toutes ces merveilleuses broderies ne sont souvent qu’une suite de courbes et d’arabesques, de volutes qui se déploient, s’entrelacent, s’alanguissent ici ou là, se rejoignent, dans tel motif, et ordinairement d’une manière capricieuse, sans autre dessein que celui de former un enchaînement agréable à l’œil. Comment ne pas être au plus près, avec cette affirmation, et ne pas y voir la végétation dans toute sa splendeur et ainsi la nature dans toute sa beauté.
Lorsque dans tel site, même sauvage, ou dans tel jardin, les végétaux et la nature déploient chacun leurs qualités et leurs spécificités pour créer une œuvre d’art, aucun peintre, ou illustre créateur, ne pourrait en être autrement que jaloux.
N’est-ce pas là ce qui créé tant d’émotions chez chacun de nous, lorsque à tel endroit, ou à tel moment, nous parcourons, les villes et les campagnes, les forêts et les montagnes, les bords de mer et les grands espaces, dans tous les pays du monde.
N’est-ce pas là ce que nous recherchons, nous tous les amateurs, avides et « friands gourmets » du monde végétal extraordinaire qui s’offre à nous, et nous émeut tellement, si tant est que nous ayons appris à le regarder et à l’aimer.
Les végétaux très simples utilisés, fragon-piquant, mousse des bois, fines rondelles de bois de bouleau, mini pommes de pin ou de mélèze, s’allient pour décrire des lignes souples et sinueuses, qui sautillent et se séparent d’un élément à l’autre, pour ensuite se retrouver, à l’élément suivant de la composition. Grâce à leurs différentes textures, et tons, ils sont comme des points de broderie, rehaussés par de très fins fils et rubans d’or, parcelles d’or, ou de miroirs. Une fine résille de coral-fern blanche et or, vient protéger, comme une coiffe à peine matérialisée, les jolies chutes d’orchidées Phalaénopsis, pour apporter la magnificence à une broderie de jour de fête. »
> Josette Goisbeau

La vague de l’Atlantique

La vague de l’Atlantique
« Ce bouquet reflète l’eau, la mer, qui côtoie le littoral atlantique. La forme de cette composition est réalisée en plexi, matière qui imagine bien la transparence de l’eau. La composition est accompagnée de phanaénopsis blanches, avec des feuilles d’asplénium. Un des coté de l’ensemble de la structure est souligné avec du flexisgrass. En plus d’une vague, cette forme peut suggérer la force du vent, un sapin aux lignes modernes. »
> Maryvonne Douillard

L’anneau magique dans la légende de la Fée Viviane

«
Cet arrangement a été impulsé grâce au travail particulier, que j’ai imaginé au cours de l’année 2019, et mis en œuvre concernant les Prèles ou Equisetum Hyemale, et qui s’est ainsi offert à moi pour évoquer la légende de la Forêt de Brocéliande, à Paimpont, tout près de la ville de Rennes. La façon de travailler les prêles, à plat et en cercle n’avait jamais été mise au point jusqu’ici, et l’on se contentait de les travailler, en les pliant en angle, ou en les laissant telles que végétatives. L’on ne savait pratiquer que des fausses arabesques, comportant une suite de segments, venant à la suite les uns des autres, pour tenter de décrire des formes dites « arrondies », sans bien sûr y parvenir réellement ».

Eléments mis en œuvre dans cet arrangement

  • Prêles travaillées en cercles ou en spirales en continu,
  • orchidées Phalaénopsis blanches et orchidées vanda rose fuschia,
  • chutes d’amaranthes vertes ; mousse des bois,
  • feuilles de bananier blanchies en plaques, pour la partie du montage,
  • mousse synthétique, en barres différentes tailles, cavaliers forts et tubes à orchidées,
  • pommes scintillantes « accessoires » avec des couleurs en opposition :
    – blanches et or pour montage avec orchidées vanda rose,
    – et vertes et roses fuschia, pour montage avec orchidées Phalaénopsis blanches.
« Sur plusieurs éléments recouverts de feuilles de bananier, pour évoquer des troncs d’arbres assez sophistiqués et en nombre évoquant une petite forêt, de hauteur variable, rehaussés par un placement sur des plots noirs, à la demande; Il est disposé des chutes de spirales de prêles, depuis le haut de chaque élément de montage, de manière totalement asymétrique d’un côté des troncs d’arbres imaginaires, pour mettre en valeur des chutes d’orchidées de couleur vive et de blanc, pour animer l’ensemble de l’arrangement. Ces chutes de fleurs et de prêles sont rehaussées de chutes d’amaranthe d’un vert vif lumineux et d’accessoires, des pommes scintillantes, en opposition de couleur: vert anis et fuschia pour les orchidées blanches et blanc et or pour les orchidées rose fuschia.
J’ai pris l’option de mélanger deux sortes d’Orchidées de couleur différente, dans mon arrangement, puisque le thème de la démonstration portant essentiellement sur Noël, il était à craindre que tous nos arrangements réunis seraient réalisés en blanc, vert, or sans doute, mais de toute façon avec peu de couleur très vive. Cet arrangement est une évocation de la légende du Val sans retour, issu de la légende arthurienne, et de la légende des fées Morgane et Viviane ».
> Josette Goisbeau

Arrangement aux couronnes de Noël

Arrangemant aux couronnes de Noeˆl par nos trois artistes

Cet arrangement a été réalisé à six mains par les trois démonstratrices ensemble après concertation et mise au point du projet. Il a été mis en œuvre, imaginé et créé, spécialement pour la démonstration ‘Cap Ouest’. La concertation entre les trois démonstratrices a permis de resserrer assez rapidement les éventualités s’offrant à nous, pour traiter le thème. Les démonstratrices n’ont pas manqué de créativité et ont toutes trois été force de proposition.

Les démonstratrices ont dû se cadrer dans un agenda déjà rempli par leurs projets d’arrangements personnels et tenir compte de la contrainte des grandes distances qui les séparaient les unes des autres pour travailler ensemble.

Plusieurs options ont vu le jour et le choix s’est finalement porté sur l’idée de réaliser un arrangement de grande dimension, à partir d’un des éléments de décoration de Noël, de décoration florale, et d’art floral, sans doute le plus simple et le plus utilisé partout dans le monde entier, avec une infinité de possibilité : LA COURONNE DE NOËL !
La proposition mise en œuvre est la réalisation d’un arrangement, de style libre à tendance moderne, volontairement résolument vertical et asymétrique.

Fournitures

Cette créativité a nécessité les fournitures suivantes :
  • suite de couronnes de différentes dimensions : de 30 cm à 60 cm de diamètre : 4 recouvertes de mousse des bois fraiche, 4 recouvertes de liane séchées de « corteccia », doublées de fins rubans marron avec fines paillettes et fils scintillants or dans le tissage et 3 recouvertes de feuilles d’éléagnus frais, travaillées pliées au milieu, sur le sens de la longueur et avec mise en évidence de la couleur dessus/dessous:gris argenté et vert tendre.
  • trois grandes chutes d’orchidées Phalaénopsis blanches,
  • des feuilles de farfugium japonicum traitées l’année précédente à la glycérine,
  • des petits rameaux de sapin Nordman frais, blanchis et légèrement pailleté,
  • un ensemble de petites boules de Noël à piquer, travaillées comme des guirlandes en chutes,
  • quelques tubes à orchidées et quelques petits morceaux de mousse synthétique noires.

Créer du relief

Plusieurs éléments permettent de créer le relief :
  • Les couronnes, point fort de l’arrangement, disposées elles-mêmes dans différents plans : de face, verticalement, de profil horizontalement, d’avant en arrière de la structure en bois peint en noir, qui se veut discrète, mais dont les démonstratrices revendiquent qu’elle fait partie intégrante de la «sculpture» végétale et florale réalisée,
  • plusieurs branches d’orchidées Phalaénopsis, blanches, en chute… pour accentuer la ligne résolument verticale voulue dans cet arrangement, placées dans des tubes,
  • des groupes de feuilles de farfugium japonicum conservées dans une solution glycérinée pour ne pas périr sous le gel de l’hiver précédent, sont utilisées. Elles sont montées avec des fils métalliques très fin pour les tiger et leur donner la jolie tenue vers l’avant, en forme de corolle qui est souhaitée…
Ces feuilles offrent les largeurs dont nous avons besoin dans cet arrangement, pour créer des points de liaison forts, et apporter la teinte marron, à aspect de cuir satiné, qui se rapproche de la couleur des couronnes travaillées à la liane de «corteccia». On y joint des petits rameaux de sapin Nordman frais et blanchi, légèrement pailleté et quelques boules dorées scintillantes montées sur de bâtonnets recouverts de floratap marron foncé.
Tous ensemble ces éléments viennent, travaillés en masse, vers l’avant de l’arrangement, s’offrant aux spectateurs, pour marquer les points forts de l’arrangement.

Les points forts de l’arrangement

Ils ont pour vocation de lier les endroits où les différentes couronnes se rencontrent et convergent. Ces points forts sont ainsi disséminés dans l’arrangement aux endroits « stratégiques ». On se donne les moyens techniques pour ne laisser paraître visuellement aucun des artifices techniques utilisés dans la réalisation. Nous complétons l’arrangement, qui a déjà été stabilisé visuellement au moyen de tous les autres éléments, qui se répondent, avec des guirlandes de mini boules de Noël.

L’équilibre

L’équilibre visuel et matériel est assuré grâce à tous ces éléments mis en œuvre, pour satisfaire aux décisions artistiques. Travaillées en chutes, elles viennent accaparer ici et là, pour les mettre en valeur, par leur brillance et leurs couleurs en harmonie avec les végétaux, les éléments du montage lui-même, et ainsi conforter l’idée d’un ensemble, où les éléments sont liés entre eux, sans nuire au graphisme vertical et asymétrique voulu par les trois démonstratrices.
Quelques flocons de neige viennent tournoyer sur l’arrangement achevé.
> Josette Goisbeau

Remerciements

Souhaitons à la SNHF de nombreux moments de beauté et de créativité, de nombreuses démonstrations de cette qualité portées par des artistes généreuses, passionnées et soucieuses de faire vivre l’art floral français dont nous sommes si fiers.
Au nom de la SNHF nous les remercions très vivement.
Remerciements

Les artistes

Adeline CHATELON, juge nationale depuis 2017 après avoir obtenu le diplôme DAFA 3e degré en 2012.
Professeur à Saujon au sein de son association Pétal’IN en atelier adultes et enfants depuis 2012 avec des cours d’initiation, de créativité… Depuis 2008, Adeline Chatelon participe à de nombreux concours et obtient de nombreux prix notamment le 1er prix d’élégance au concours international de Revel en mars 2019. Adeline Chatelon participe également à de nombreux ateliers avec différents intervenants internationaux.
> Pétal’IN sur facebook
Maryvonne DOUILLARD, juge nationale depuis 2013 après l’obtention du diplôme DAFA 3e degré en 2010.
Après avoir élevé ses quatre enfants, Maryvonne Douillard se consacre à l’Art Floral. Elle commence par des cours d’art floral occidental dispensés dans sa commune de Haute-Goulaine. Soazic Lefranc lui fait découvrir les concours français et internationaux. En juin 2017, Maryvonne Douillard a représenté la France à la manifestation mondiale de la WAFA à la Barbade. Elle est professeur à la Société Nantaise d’Horticulture ainsi qu’au sein de son association «Atelier Floral Goléna».
Josette GOISBEAU, juge Nationale depuis 2001 après l’obtention du diplôme DAFA 3e degré en 2000.
Josette Goisbeau dirige l’association «Décoration et Animation Florale Artistique d’Armorique» et organise au sein de l’association des préparations aux examens nationaux, des démonstrations, des spectacles, des «convivialité-florale», des voyages, des expositions de réputation internationale, des ateliers parents-enfants, des banques vertes, des visites de parcs et jardins.

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[Retour sur] La JCE ‘Le Berry, terroir nourricier’ à Châteauroux

Le 22 janvier 2020 au Lycée Naturapolis de Châteauroux, la SNHF a organisé, en partenariat avec l’EPLEFPA Naturapolis de Châteauroux, la Région Centre-Val de Loire, Châteauroux-Métropole, la Ville de Déols, l’Association Régionale pour le Fleurissement du Centre, l’Association Indre Nature, la société pomologique du Berry et la Société d’Horticulture de l’Indre, une journée de conférences et d’échanges sur le thème du Berry, terroir nourricier.

Cette journée, consacrée aux partages de connaissances et de savoirs horticoles, a accueilli plus d’une centaine de participants, professionnels comme jardiniers amateurs et étudiants.

Le Berry est un territoire de tradition agricole très ancien et diversifié, miroir de la grande diversité des sols qui le constituent. Dans l’Indre et le Cher, les terres cultivées couvrent plus de 60% du territoire. Les grandes cultures céréalières sont actuellement les plus marquantes mais l’élevage, la vigne, les cultures vivrières sont encore très présentes. Les conférenciers ont mis en valeur les richesses naturelles de ce terroir, les productions de qualité et la gastronomie locale, qui a su en tirer profit.
Le Berry est une terre de découvertes pour les botanistes avec des orchidées sauvages à protéger, une terre de conservation pour les pomologues qui y développent une activité dynamique. C’est aussi une terre d’inspiration pour George Sand, d’une sensibilité à l’écologie bien en avance sur son temps.
Les pouvoirs publics régionaux qui accompagnent non seulement notre hôte l’EPLEFPA Naturapolis font la preuve de leur soutien à la filière agricole et horticole. Cette journée a permis de découvrir deux très belles réalisations de réhabilitation paysagères de zones humides, pratiquement au cœur des agglomérations.

Retour en images sur la JCE ‘Le Berry, terroir nourricier’

Le Berry : un terroir de traditions agricoles par François HERMIER, expert agricole et foncier, Académie du Centre
F. Hermier

D’une ancienne situation frontalière au début du deuxième millénaire, le Berry est devenu un territoire central organisé autour de plusieurs ensembles bien typés. Sur ce territoire de tradition agricole et horticole très diversifié et ancien, l’élevage ovin et caprin dominent à côté des grandes cultures. Les lentilles vertes, le maraîchage, les productions fruitières et la viticulture sont également présents. Les spécialités culinaires ont gagné leurs lettres de noblesse.

Le Berry, géomorphologie du territoire par Joël MOULIN, pédologue
J. Moulin

Le sol dérive au cours du temps de la roche mère et il conditionne les paysages et les usages agricoles. Le Berry commence par les Marches qui s’appuient au sud sur les premiers contreforts du Massif Central et ses terres acides. On y trouve des châtaigniers et même une mine de graphite. Le Boischaut Sud, une zone de bocage, fait la transition vers les plaines alcaline de la Champagne berrichonne qui est devenu un causse à ovin. Le Pays Blanc très calcaire a redécouvert récemment la culture des truffes noires. La Brenne a souvent fait figure de parent pauvre avec des sols particulièrement ingrats, ses nombreux étangs, ses chasses. Le Boischaut qui atteint la vallée du Cher est connu pour sa viticulture sur les sols caillouteux et pour le maraîchage sur les sols sableux.

Discussion avec la salle  J. Moulin et F. Hermier

De Talleyrand à Terra VITIS, le vignoble de Valençay, un écosystème viticole respectueux de la biodiversité par Jean-François ROY, viticulteur à Valençay

J.-F. ROY
Le Valençay est une appellation classée en AOP pour le fromage la Pyramide de Valençay et en AOC pour les vins tranquilles rouge, rosé, blanc. Le vignoble représentait 3200ha en 1950 et a chuté jusqu’à atteindre 160ha en 2015 du fait de la généralisation de la mécanisation agricole. En 2020 un redressement se produit avec jusqu’à 300ha en production.

> Association des vins et fromages d’appellation Valençay

La conservation et la valorisation des variétés de pommes du Berry par René MARANDON, Président de la Société Pomologique du Berry et Denis LABOURET, expert en pomologie


La Société de Pomologie du Berry a été créée en 1984 et a pour objet la sauvegarde des variétés fruitières. Cette association particulièrement dynamique a commencé par un verger conservatoire pour les pommiers et les poiriers, ensuite les fruits à noyaux puis les cépages viticoles et enfin les châtaigniers du Bas Berry. Récemment, il a été créé une unité de production de jus de fruits pasteurisés et de fruits séchés mis sous vide. L’association travaille activement à l’édition de diverses publications pédagogiques.

Denis Labouret a décrit les méthodes de travail de la section de pomologie en particulier l’outil indispensable pour la description systématique des variétés : La méthode Marlaud. 2500 variétés ont été ainsi analysées et 1200 déterminées comme distinctes! Une fiche descriptive avec photo a été mise au point. Les vergers conservatoires rassemblent les variétés locales, 60 pommes, 15 poires, 12 prunes, 10 cerises, 10 châtaignes, 106 cépages. Des expositions de fruits sont organisées régulièrement.

> Site de la Société de Pomologie du Berry

Les saveurs du terroir berrichon en cuisine par Éric GAULON, maître restaurateur au restaurant «La forge» à Lys-Saint-Georges

Restaurateur à Lys-Saint-Georges, Éric Gaulon a présenté son établissement en nous décrivant la variété des produits locaux saisonniers, de très haute qualité gustative qu’il se procure en circuit court pour constituer sa carte gastronomique. En particulier la courge sucrine, le safran du Berry, les truffes du Berry et les lentilles vertes du Berry.

> La Forge, le restaurant d’Éric Gaulon

Discussion avec la salle, Éric GAULON et Jean-François ROY
Discussion avec la salle, René MARANDON et Denis LABOURET

Ouverture des conférences de l’après-midi par M. Roland MARIE-MARCERON, Président de l’Association Régionale de Fleurissement du Centre et M. Gérald Nicaud, Conseiller Régional, Président du Conseil d’administration de l’EPLEFPA Naturapolis de Châteauroux

M. Maceron a présenté ARF Centre, une présentation dynamique et militante pour la re-végétalisation des villes et villages garant de la dynamisation de liens sociaux qui se délitent. Changer le regard sur la verdure dans les villes, accepter la présence d’herbes folles et non pas mauvaises avec comme maîtres d’œuvre de véritables jardiniers motivés, formés et fiers de leur action. Photo©ChâteaurouxMétropole

> En savoir plus sur l’ARF Centre

G. Nicaud a rappelé le soutien de la région Centre Val-de-Loire, aux nouvelles filières de production, généralement initiées par de jeunes néo-agriculteurs, dans la promotion de la gastronomie régionale, aux associations Villes et Villages Fleuris, aux agriculteurs les plus touchés pour la canicule 2019.

> Le site de la région Centre-Val de Loire

L’EPLEFPA Naturapolis de Châteauroux : hier, aujourd’hui, demain par Juliette LEJEUNE, Proviseure de l’EPLEFPA Naturapolis de Châteauroux et Jean-François VALLET, professeur

La Proviseure de l’EPLEFPA Naturapolis, Juliette Lejeune, a présenté les formations dispensées dans cet établissement de plus de 700 élèves, formation agricole, apprentissage, CFPA, paysagisme, maraîchage. La filière horticole a connu une crise de vocation mais les installations, serre chauffée, tunnels froids ont été maintenus en état. La filière maraîchage connaît un regain important d’activité et permet lors de portes ouvertes un large contact avec la population et l’apparition de nouvelles vocations chez les plus jeunes.

> Découvrir les formations à l’EPLEFPA Naturapolis de Châteauroux

Le jardin de Nohant, exil et refuge par Georges BUISSON, auteur et ancien administrateur du domaine de George Sand

Le domaine George Sand à Nohant accueille de nombreux visiteurs. La roseraie, l’allée des vivaces à fleurs, le potager géant, la prairie verger, le jardin d’agrément, le jardin sans clôture et sans culture, le petit bois, le labyrinthe ont attiré de nombreux artistes du 19e siècle et fascinent encore aujourd’hui. George Sand a eu une approche écologique dans son rapport à la nature avant l’heure ! Les participants ont pu voyager dans le jardin, la pensée et l’œuvre de l’auteur grâce à des extraits de ses écrits lus par Georges Buisson.

> Visiter le domaine

Discussion J.-F. Vallet, J. Lejeune,  . Marie-Marceron et G. Buisson
L’Indre, territoire d’acclimation pour 48 espèces d’orchidées sauvages par Marie-Hélène FROGER, chargée de mission agroenvironnement et habitats naturels, botaniste – association « Indre Nature »


Qui savait qu’il y avait des orchidées sauvages en Berry et pourtant on dénombre 48 variétés entre les orchis et les ophris. Comme leurs cousines subtropicales ces plantes ont des besoins très spécifiques pour assurer leur propre survie. Des insectes pollinisateurs spécifiques, des symbioses avec des champignons indispensables pour assurer la germination des semences, des mycorhizes spécifiques… Ce très esthétique voyage dans le monde des orchidées du Berry se termine malheureusement tristement, beaucoup d’espèces sont menacées par les pratiques agricoles, l’urbanisation et l’entretien excessif des pelouses.

> La flore de l’Indre, un article de l’association Indre Nature

Jardiner avec la flore locale à l’heure de la transition climatique : exemple de renaturation d’une ancienne peupleraie à Châteauroux le long de la Vallée de l’Indre par Fabienne HOURGUÉ, technicienne au service espaces verts de «Châteauroux Métropole»

Une ancienne peupleraie de 12 ha située à Chateauroux entre l’hippodrome et l’Indre, encadrée par deux prairies classées Natura 2000 à quelques centaines de mètres du centre-ville doit être réhabilitée. Une approche pluridisciplinaire est choisie. Naturalistes, paysagistes, écoles, département, région sont partenaires. Le nouveau milieu ouvert imaginé sera ouvert au public et devra représenter une sorte de catalogue des différents milieux humides adaptés au soutien de la faune aquatique. Les végétaux associés seront non horticoles, non agricoles et d’origine locale en cycle court.

L’écoparc des Chènevières à Déols – une nature préservée en cœur de ville par Virginie GUERTAU, technicienne à la Ville de Déols

Virginie Guertau a présenté l’histoire réussie de l’écoparc des Chènevières, une réhabilitation de plus de 30 ans dans la ville de Déols. En 1989, des terrains laissés à l’abandon sont rachetés par la mairie et un inventaire floristique est réalisé; il démontre la richesse du site. La réhabilitation commence en douceur avec l’arrivée de chevaux sur la zone humide et de vache sur la prairie sèche. Les plantes à grande valeur patrimoniale ont été préservées et mises en valeur. Il a fallu ensuite reprendre le contrôle d’envahissantes telles que solidago canadiensis en douceur : inondation contrôlée en hiver, fauchage en été. La surface envahie est passée de 2 ha à quelques ares aujourd’hui. Le parc accessible aux habitants est devenu un poumon de la ville.

> L’écoparc des Chenevières à Déols

Textes Jacques Mouchotte, conseil scientifique de la SNHF 27/02/2020

Diplôme d'honneur de la SNHF

Pour témoigner la reconnaissance de la SNHF à ses partenaires d’une JCE appréciée de tous, Pierre CHEDAL-ANGLAY leur a remis des diplômes d’honneur de la SNHF, remerciant chacun pour son engagement et, en particulier, Jean-Pierre THEODON, élu castelroussin du Comité fédérateur et coordinateur local de la journée.

[Actu] Trouver des professionnels en capacité d’approvisionner les jardiniers

Face au confinement, où trouver les semences et les plants nécessaires à la culture des jardins potagers ?

Pour répondre à cette difficulté, le GNIS, l’interprofession des semences et plants, met à disposition de tous une plateforme internet https://semences-plants-pourvotrejardin.gnis.fr/afin de trouver les professionnels en capacité d’approvisionner les jardiniers. Cette initiative est aujourd’hui soutenue par l’association Le Pacte pour le jardin, la Société Nationale d’Horticulture de France, l’association Jardinot et l’association Promojardin.

 

 

VALHOR, l’interprofession des professionnels du Végétal, met à la disposition des jardiniers sur le site de l’émission “Mission : Végétal” une cartographie pour trouver, près de chez vous, les professionnels du végétal qui peuvent vous donner des conseils, vous livrer ou vous mettre à disposition un service de retrait de commande d’arbres, de plantes, de fleurs locales et de saison.

[Actu] Santé des plantes : ressources naturelles et biologie contemporaine

L’ONU a proclamé 2020 l’Année internationale de la santé des végétaux (International Year of Plant Health, IYPH). Cette année est une occasion unique de sensibiliser le monde entier à la manière dont la protection phytosanitaire des cultures peut contribuer à éliminer la faim, à réduire la pauvreté, à protéger l’environnement et à impulser le développement économique.

C’est dans ce cadre que la SNHF a choisi comme thème de son colloque : « Santé des plantes : ressources naturelles et biologie contemporaine ». Compte tenu de la situation sanitaire, ce colloque a été partitionné en webinaires*.

Nombre des connaissances et des techniques qui seront évoquées concourent au développement de l’agroécologie. Chacun des leviers mobilisés contre les bioagresseurs des cultures est caractérisé par son efficacité propre, souvent partielle. C’est la combinaison raisonnée des moyens biologiques, génétiques et culturaux qui constitue aujourd’hui une voie privilégiée pour aller dans le sens d’une agriculture, visant à nourrir une population mondiale croissante dans les conditions les plus respectueuses de l’environnement.

Cette série de webinaires, organisée par la SNHF en partenariat avec Agreenium et l’Académie d’Agriculture de France, se déroule les lundis du mois de novembre 2020 de 14h30 à 17h00. L’inscription est nécessaire pour chaque webinaire.

Lundi 02 novembre de 14h30 à 17h – webinaire #1

Présentation par Dominique Douard, Président de la SNHF, Yvette Dattée, Présidente du conseil scientifique,
Conférence introductive. Une longue marche : la recherche de moyens pour protéger les cultures, Jean Louis Bernard, Président d’honneur de l’Académie d’Agriculture de France,
Diversité et modes d’action des agents pathogènes, Yvan Sache, Professeur AgroParisTech.
> Inscription 

Lundi 09 novembre 2020 de 14h30 à 17h – webinaire #2

Changement climatique et mondialisation, moteurs des invasions d’insectes. Comment prévoir les invasions à venir ? Alain Roques, Directeur de recherche INRAe,
Inférer et prédire les dynamiques d’espèces invasives – Focus sur Xylella fastidiosa, Candy Abboud, INRAe – Avignon UR 546 Biostatistique et Processus spatiaux, lauréate du prix de thèse,
Méthodes alternatives au désherbage chimique : essais de paillages et couverts végétaux en pépinière plein champ de production d’arbres fruitiers et d’ornement, Floriane Jacquelin, lauréate du prix de projet de la SNHF.
> Inscription 

Lundi 16 novembre 2020 de 14h30 à 17h – webinaire #3

Les mécanismes de défenses chez les plantes, Alia Dellagi, Professeur AgroParisTech,
Les substances naturelles pour la bio-protection des plantes, Ali Siah, UMR-Trans-frontalière INRAE 1158 BioEcoAgro, Institut Charles Viollette, ISA-Yncréa Hauts-de-France,
Le microbiome des plantes, Aurélie Deveau, Chargée de recherche, INRAe.
> Inscription 

23 Novembre 2020 de 14h30 à 17h – webinaire #4

Les stimulateurs de défense des plantes, Marie Noëlle Brisset, Directrice de Recherche, INRAe,
Approche intégrée de la sélection pour la résistance chez le pommier, François Laurens, Ingénieur de recherche, INRAe,
L’utilisation de la fibre de bois pour diminuer les risques d’hydrophobie des substrats tourbeux, Stan Durand, lauréat du prix de projet de la SNHF.
> Inscription 

30 Novembre 2020 de 14h30 à 17h – webinaire #5

Des méthodes nouvelles en génétique au service de la santé des plantes, Alain Toppan, Ancien Directeur de Société de recherche en biotechnologies végétales,
Conclusion, Philippe Reignault, Directeur de la santé des végétaux ANSES.
> Inscription 

*Nota : compte tenu des disponibilités des orateurs, le déroulement logique initialement prévu pour le colloque n’a pas toujours pu être respecté.

[Retour sur] La journée d’information ‘Des fleurs et des pollinisateurs’

Un pollinisateur est un animal, qui à l’occasion de ses déplacements, transporte le pollen d’une fleur mâle vers le stigmate d’une fleur femelle. Ce faisant, il contribue à la fécondation de la fleur, un acte essentiel à l’origine de la graine et du fruit.

Les plantes à fleurs présentent avec les pollinisateurs des relations riches et diverses largement abordées le 11 février lors de la journée d’information de la SNHF.

Cette journée, organisée par le conseil scientifique de la SNHF présidé par Yvette Dattée et soutenue par l’interprofession Val’Hor, affichait complet!

Ouverture de la journée par Y. Dattée
“La fleur: une façon de s’afficher sans ménagement”, M.A. Selosse, professeur au Muséum National d’Histoire Naturelle

Les participants ont découvert les surprenants moyens qu’utilisent les fleurs pour attirer les pollinisateurs, l’évolution et la diversification des plantes à fleurs au fil des temps en liaison avec la pollinisation. Les acteurs de la pollinisation : toute la diversité des insectes mais aussi les autres ‘bestioles’ moins connus, comme les marsupiaux, ont eu leur heure de gloire.
Val’hor a aussi rappelé sa mobilisation pour agir en faveur des pollinisateurs (La semaine des fleurs pour les abeilles, la Liste des plantes attractives pour les abeilles) .

“Les insectes pollinisateurs, diversité et modes de vie”, V. Albouy, Office Pour les Insectes et leur Environnement
“Agir en faveur des pollinisateurs: Les professionnels du végétal mobilisés”, R. Manceau, chef de Projet VAL’HOR

Les conférences de l’après-midi étaient dédiées à la santé, aux pathologies des abeilles domestiques Apis mellifera et à leur redoutable ennemi le frelon asiatique !
Les participants souhaitant passer à l’action ont pu découvrir les aménagements et les pratiques pour agir en faveur des pollinisateurs et leur nourriture ainsi que des éclairages techniques pour installer leurs premières ruches!

Discussion “Pathologies de l’abeille domestique”, Q. Bicego, Conseiller Sanitaire Apicole Régional GDS Centre et “Le frelon asiatique : un prédateur envahissant”, C. Villemant, Muséum National d’Histoire Naturelle
Discussion “Aménagements et pratiques favorables aux insectes pollinisateurs”, A. Fougeroux, Académie d’Agriculture de France et “Devenir apiculteur et installer ses premières ruches”, T. Duroselle, Président de la Société Centrale d’Apiculture

La journée a été suivie d’une séance de dédicace du nouveau livre de Marc-André Selosse : Les gouts et les couleurs du monde, paru en octobre 2019, aux éditions Actes Sud, en présence de l’illustrateur Arnaud Rafaelian.

Une journée très riche en échanges avec des conférenciers de structures de renom : Société Centrale d’Apiculture, Académie d’Agriculture de France, Muséum National d’Histoire Naturelle, Office Pour les Insectes et leur Environnement…

Pour en savoir plus

> (Re)découvrir, en ligne, le Grand Angle du numéro 643 de la revue Jardins de France : ‘Pollens, abeillle et compagnie’

Lectures
  • Aline Raynal Roques, La Botanique redécouverte, Belin, 1994
  • Aline Raynal Roques, Un amour d’Orchidée, Belin, 2005
  • Aline Raynal Roques, Dessiner et photographier les fleurs, Belin, 2015
  • Aline Raynal Roques, Les Broméliacées, Belin, 2016
  • Vincent Albouy, La pollinisation au jardin, Ulmer, 2019
  • Vincent Albouy et Yves Le Conte Nos abeilles en péril, Éditions Quae, 2019
  • Vincent Albouy Pollinisation, le génie de la nature, Éditions Quae, 2018
  • Marc-André Sélosse, Les Goûts et les couleurs du monde:Une histoire naturelle des tannins, de l’écologie à la santé, Actes sud, 2019
  • Marc-André Sélosse, Jamais seul: Ces microbes qui construisent les plantes, les animaux et les civilisations, Actes sud, 2017
  • André Fougeroux, Histoire de la protection des cultures de 1850 à nos jours, France Agricole, 2010
  • Claude Aubert. Michel Chauvet. Adam Maurizio, Histoire de l’alimentation végétale Depuis la préhistoire jusqu’à nos jours, Ulmer, 2019
  • Philippe Boyer, Abeilles sauvages, Ulmer, 2015
  • Serge Hamon L’odyssée des plantes sauvages et cultivées, Éditions Quae, 2019

[Retour sur] Treizième Show Mondial WAFA à Jaïpur

Voyage en Inde

Vendredi 21 février 2020, 10h20 le vol Paris/Delhi décolle avec à son bord un groupe de 27 adhérents de la SNHF, pour un séjour de 14 jours organisé par la Commission «Voyages» à la demande de Bruno Lamberti Président de la Section « Art Floral ».

Séjour en Inde à la découverte du Rajasthan, vaste état entre le Pakistan et le Madhya Pradesh, fascinant par ses palais-forteresses, ses habitants et leurs traditions, avec une étape de 6 jours à Jaipur. Le circuit commence par Delhi la capitale et ses environs, puis Agra à la découverte du Taj Mahal, Merveille parmi les Merveilles. Le groupe repart direction Jaipur, capitale du Rajasthan «Ville Rose». Ville bourdonnante et fascinante qui n’a pas échappé à la peinture saumon imposée par l’administration depuis la visite du Prince de Galles en 1876. « Ville Rose » qui durant 6 jours accueille la plus grande exposition florale au Monde avec la WAFA India 2020.

Ce Grand Floral affaire, salon mondial des fleurs et séminaire international est un événement triennal organisé par l’Association mondiale des artistes floraux (WAFA). 

WAFA, organisation mondiale volontaire et sans but lucratif qui encourage l’art de l’arrangement floral à travers des ateliers, des séminaires et des expositions de fleurs. Fondée en 1981 par un groupe de sociétés de composition florale, WAFA compte désormais 31 pays membres.

Le Diggi Palace Hôtel de charme en plein cœur de Jaipur où bougainvilliers s’entremêlent, où paons paradent, loin de l’agitation de la rue, tel un oasis de calme, offre l’espace rêvé pour accueillir l’évènement.  C’est dans ce lieu coloré, que concouraient les 150 participants  venus des 4 coins de la planète.

Ce 13e World Flower Show avec au programme un concours international comportant 30 thèmes différents (les inscriptions devaient être finalisées avant le 31 juillet 2019) a permis à quelques français de porter haut les couleurs de notre pays en remportant des prix :

  • Thème « Broken lines » (lignes brisées), classe imposée (toutes fournitures à disposition), réalisation à 2 personnes.

3e prix et prix spécial « Best staged exhibit »:
Marie-Françoise DEPREZ

(Présidente de Jeux de Fleurs International Floral Art Institute, 01000 Bourg-en-Bresse) et son amie Candace MORGENSTERN (USA).

  • Thème « Let’s Spin » (faisons tourner), classe imposée (toutes fournitures à disposition), réalisation 1 personne.
    Mention « Hightly Commanded » (=haut placé) pour
    Thérésa BARNARD (du club MG Fleurs et Création, 31250 REVEL).
  • Thème « Monsoon Memories » (Mémoires de Mousson), réalisation 1 personne.  1er Prix : Bruno LAMBERTI

La conception : un amoncellement de nuages blancs et gris en lichen moussu (mousse d’Islande= Cladonia stellaris) déverse une soixantaine de tiges de rotin poussées par le vent et placées en parallèles obliques.

Au sol, cette pluie violente ricoche et dégouline sous forme de bouquets compacts de gypsophile, placés dans des petits tubes.

A l’avant, sur les cotés et partiellement à l’intérieur des feuilles de Chalef (Eleagnus ebbingei) coupées à la paire de ciseaux et collées, habillent la base réalisée en mousse de piquage pour fleurs séchées, collée elle-même sur un carton fort.

Les 6 heures imparties pour la durée du concours ont été utilisées pour la réalisation de l’ensemble ; en effet, placer cette quantité de tiges bien parallèles entre elles, a nécessité une constante concentration.

Thème « Monsoon Memories » (Mémoires de Mousson), 1er Prix : Bruno LAMBERTI.

Félicitations à tous.

Se tenait également l’exposition « Honorary Exhibits » : composition de grande dimension réalisée au nom de chacun des 24 pays représentés.

Pour La France, la composition est réalisée avec du Flexigrass (Xanthorrhoea Xanthorrhoeaceae ou Shoenus melanostachys), des feuilles de livistonia et des œillets rouges.

Création : Christine LECESNE – réalisation Christine LECESNE et Marie-Pierre MUSY, Bruno LAMBERTI

La structure est composée de 4 triangles faits de tiges filetées, positionnés sur un pied articulé.
De fins fils s’entrecroisent dans chaque triangle permettant ensuite un tressage de flexigrass.  Les finitions des bords sont cousues minutieusement au fil bouillon. Les triangles assemblés les uns aux autres avec mouvement, les fleurs et feuillages travaillés en masse apportent force au bouquet.

Cet évènement floral est aussi l’occasion pour les juges internationaux de se retrouver lors du séminaire, séminaire auquel Mmes Nicole Duquesne, Michèle Bernadac participaient.

Ce Grand Floral Affaire 2020 au Rajasthan, le pays des Maharajas où les célébrations ne connaissent pas de frontières, où les couleurs les plus exubérantes correspondent à la culture vibrante, nous a ouvert un autre regard sur l’Art Floral de ce pays si lointain et nous a ainsi permis de découvrir la beauté éternelle des fleurs avec la riche philosophie culturelle du Rajasthan.

Puis au fil des pavillons du concours, observer les compositions de tous les pays représentés, l’occasion d’échanges permettant de mieux connaitre leur travail d’art floral et les végétaux de leurs contrées.

Le temps de l’Art Floral passé, le voyage s’est prolongé jusqu’à Jodhpur « la Ville Bleue » et Mandawa, avant de retrouver l’aéroport de Delhi, pour un retour à Paris, la tête chargée de parfums, de bouquets, de souvenirs colorés, et de sourires Indiens.

Rendez vous dans 3 ans pour la 14e édition à Auckland, en Nouvelle Zélande.

Christine Lecesne

Continuez le voyage en Inde…

[Tribune] Prise de décision entre sciences et politique

Par Yvette Dattée, présidente du conseil scientifique de la SNHF

Le coronavirus met la science à la une des journaux. Les scientifiques se sont réjouis d’entendre le Président de la République et le gouvernement dire qu’ils s’appuieraient sur l’avis d’un conseil scientifique pour gérer la crise sanitaire. Les citoyens ont donné, avec leur confiance, l’espoir pour les scientifiques de voir leur expertise réhabilitée.

En effet, les  hommes politiques, les influenceurs des citoyens (journalistes, philosophes…) et les citoyens eux même, manquent généralement de culture scientifique pour interpréter correctement les avis des scientifiques et des experts. Il en découle, avec le déploiement des réseaux sociaux, des fake news abondamment véhiculées, alimentant la théorie du complot.

Dans le cas de l’épidémie de Coronavirus d’un côté, une grande confiance se manifeste dans le soutien aux efforts de recherche, pour la mise au point d’outils, de médicaments, de tests et de vaccins, Mais, d’un autre côté, la confiance butte sur les technologies de suivi numérique. On parle « traçage », mot porteur d’une charge émotionnelle forte. Comment accepter que des technologies viennent empiéter sur des libertés individuelles?

Entre confiance et méfiance, ces valses-hésitations autour de l’admissibilité des nouvelles technologies démontrent que l’objet du débat, davantage que les technologies en elles-mêmes, est avant tout politique. Il ne porte pas tant sur les technologies que sur l’usage que l’on en fait. Il ne faut pas oublier que les mêmes technologies peuvent être tout à la fois à la base de la reconnaissance des tumeurs, dans le cas de la médecine, et de celle du dévoilement des identités.

Pour avoir confiance dans les technosciences elles-mêmes, il faut avoir confiance dans la manière dont les gouvernants et les entreprises les mettent en œuvre. La confiance dans les technosciences suppose une confiance préalable dans le régime au sein duquel elles se déploient. C’est pourquoi la confiance des politiques envers les instances d’expertises et les comités scientifiques est primordiale même si le politique doit ensuite arbitrer entre différentes contraintes comme c’est le cas lors du déconfinement que nous vivons. L’important en démocratie est de définir librement les critères d’arbitrage indépendamment de toute pression.

[Actu] “Le végétal c’est la vie” une diffusion TV inédite avec des professionnels passionnés

Sous l’impulsion de Mikaël MERCIER, président de VAL’HOR, l’Interprofession française de l’horticulture, de la fleuristerie et du paysage, et le GNIS, l’Interprofession des semences et des plants, se sont associés pour lancer un spot TV  qui met en valeur la passion et le savoir-faire des professionnels du végétal.

Découvrez des femmes et des hommes passionnés représentant les métiers du végétal et des semences : horticulteurs, pépiniéristes, semenciers, grossistes, fleuristes, conseillers en jardinerie, jardiniers paysagistes et paysagistes concepteurs… ce sont 170 000 professionnels du végétal à votre service! Ce spot TV est diffusée quotidiennement du 18 mai au 7 juin 2020 sur TF1, France 2, France 3, France 5 et BFM TV.

Les présidents des fédérations membres de VAL’HOR se mobilisent et expliquent leur décision de prendre la parole ensemble dans ce spot TV. 

“Cette année difficile de crise sanitaire sans précédent et cette période de confinement auront permis de mettre en valeur l’ensemble des activités de jardinage, fidélisant les jardiniers confirmés tout en attirant de nouveaux pratiquants.

La SNHF soutient la démarche de Val’Hor (l’Interprofession française de l’Horticulture, de la fleuristerie et du paysage) et du GNIS (Groupement National Interprofessionnel des Semences et plants). Elle saisi cette occasion pour rappeler que le jardinage c’est bon pour la santé, bon pour le moral, et bon pour l’économie du ménage. Le jardinage est plus qu’un loisir, c’est aussi un sport et, surtout, un incomparable moyen de connexion avec la nature.”
Jean-Marc Muller, Vice-président de la SNHF

[Actu] La société d’Horticulture, d’Arboriculture et de Viticulture de Bordeaux Caudéran

Par Elise VIRY, Société d’Horticulture, d’Arboriculture et de Viticulture de Bordeaux Caudéran (SHAV)

Créée en 1899, association à but non lucratif régie par la loi  de 1901 sur les associations, la SHAV de Bordeaux Caudéran a pour objet de rassembler et de former les amoureux  du jardin, des arbres fruitiers et d’ornement, de la vigne et du potager.

Pour dispenser des cours, tant théoriques que pratiques, la SHAV dispose d’un terrain de 2500m2 au cœur du quartier de Caudéran, à Bordeaux, où est aménagé un verger de 1500m2, une serre, et de deux salles de cours.

La formation est proposée, sur deux années de cours, le samedi après midi et le dimanche matin  de septembre à juin.  La première année, en arboriculture, les cours donnent à apprendre la taille fruitière (taille trigemme), le greffage, ce qu’est un sol, le biocontrôle, l’épidémiosurveillance et les traitements bio. La deuxième année, c’est l’apprentissage du bouturage, de la technique du semis, de la taille de la vigne, de l’entretien d’un jardin d’ornement et d’un potager bio, au fil des saisons. C’est aussi la reconnaissance des végétaux.

Les nombreux thèmes sont déroulés et enrichis de nouveaux sujets chaque année.

La formation en arboriculture, ouverte aussi aux professionnels, peut être validée par un diplôme pratique d’arboriculture fruitière passé au lycée horticole de Blanquefort.

La SHAV est aussi très engagée localement : elle sensibilise les élèves de maternelle et d’élémentaire du quartier de Caudéran à l’arboriculture et à l’horticulture, à reconnaitre les fruits sur les arbres et les fleurs au sein du jardin.

Son président, Jean-Bernard Sarramia, par ailleurs ambassadeur de la SNHF en Nouvelle Aquitaine, est un descendant d’Émile Barbot, l’un des fondateurs de la société en 1899. On cultive à Caudéran les plantes mais aussi une forme de tradition.

Le jardin école de Caudéran, c’est :

  • un verger avec des pommiers, des poiriers, des pêchers, des pruniers… pour apprendre à planter, à tailler, à greffer, à  reconnaitre les maladies et à savoir y remédier,
  • des arbres en palmettes verriers, en cordons obliques…
  • une serre abritant semis et boutures réalisés par les sociétaires pendant l’année,
  • une roseraie avec des rosiers grimpants, tiges, buissons…
  • un hôtel à insectes pour les auxiliaires du jardin.
Société d’Horticulture, d’Arboriculture et Viticulture de Caudéran
23 rue de l’Eglise – 33200 Bordeaux
shavcauderan@yahoo.com
La Société d’Horticulture, d’Arboriculture et Viticulture de Caudéran, adhérente à la SNHF est représentée par Élise Viry au Comité fédérateur.

[Revoir] Les webinaires “Santé des plantes : ressources naturelles et biologie contemporaine”

L’ONU a proclamé 2020 l’Année internationale de la santé des végétaux (International Year of Plant Health, IYPH). Cette année était une occasion unique de sensibiliser le monde entier à la manière dont la protection phytosanitaire des cultures peut contribuer à éliminer la faim, à réduire la pauvreté, à protéger l’environnement et à impulser le développement économique.

C’est dans ce cadre que la SNHF a choisi comme thème de son colloque : « Santé des plantes : ressources naturelles et biologie contemporaine ». Compte tenu de la situation sanitaire, ce colloque, soutenu par Val’hor, a été partitionné en webinaires organisés en partenariat avec Agreenium et l’Académie d’Agriculture de France.

Les webinaires, gratuits et ouverts à tous, se sont déroulés les lundis après-midi du mois de novembre 2020 et sont maintenant disponibles en replay.

Lundi 02 novembre de 14h30 à 17h – webinaire #1

Présentation par Dominique Douard, Président de la SNHF, Yvette Dattée, Présidente du conseil scientifique,
Conférence introductive. Une longue marche : la recherche de moyens pour protéger les cultures, Jean Louis Bernard, Président d’honneur de l’Académie d’Agriculture de France,
Diversité et modes d’action des agents pathogènes, Yvan Sache, Professeur AgroParisTech.
> (Re)voir le webinaire#1 Santé des plantes

Lundi 09 novembre 2020 de 14h30 à 17h – webinaire #2

Changement climatique et mondialisation, moteurs des invasions d’insectes. Comment prévoir les invasions à venir ? Alain Roques, Directeur de recherche INRAe,
Inférer et prédire les dynamiques d’espèces invasives – Focus sur Xylella fastidiosa, Candy Abboud, INRAe – Avignon UR 546 Biostatistique et Processus spatiaux, lauréate du prix de thèse,
Méthodes alternatives au désherbage chimique : essais de paillages et couverts végétaux en pépinière plein champ de production d’arbres fruitiers et d’ornement, Floriane Jacquelin, lauréate du prix de projet de la SNHF.
> (Re)voir le webinaire#2 Santé des plantes

Lundi 16 novembre 2020 de 14h30 à 17h – webinaire #3

Les mécanismes de défenses chez les plantes, Alia Dellagi, Professeur AgroParisTech,
Les substances naturelles pour la bio-protection des plantes, Ali Siah, UMR-Trans-frontalière INRAE 1158 BioEcoAgro, Institut Charles Viollette, ISA-Yncréa Hauts-de-France,
Le microbiome des plantes, Aurélie Deveau, Chargée de recherche, INRAe.
> (Re)voir le webinaire#3 Santé des plantes

23 Novembre 2020 de 14h30 à 17h – webinaire #4

Les stimulateurs de défense des plantes, Marie Noëlle Brisset, Directrice de Recherche, INRAe,
Approche intégrée de la sélection pour la résistance chez le pommier, François Laurens, Ingénieur de recherche, INRAe,
L’utilisation de la fibre de bois pour diminuer les risques d’hydrophobie des substrats tourbeux, Stan Durand, lauréat du prix de projet de la SNHF.
> (Re)voir le webinaire#4 Santé des plantes

30 Novembre 2020 de 14h30 à 17h – webinaire #5

Des méthodes nouvelles en génétique au service de la santé des plantes, Alain Toppan, Ancien Directeur de Société de recherche en biotechnologies végétales,
Conclusion, Philippe Reignault, Directeur de la santé des végétaux ANSES.
> En savoir plus

Les Actes sont disponibles

TITRE : Santé des plantes, ressources naturelles et biologie contemporaine
AUTEUR(S) : Collectif
Société Nationale d’Horticulture de France, 2020, Français, 68 pages

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