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[Retour sur] Treizième Show Mondial WAFA à Jaïpur

Voyage en Inde

Vendredi 21 février 2020, 10h20 le vol Paris/Delhi décolle avec à son bord un groupe de 27 adhérents de la SNHF, pour un séjour de 14 jours organisé par la Commission «Voyages» à la demande de Bruno Lamberti Président de la Section « Art Floral ».

Séjour en Inde à la découverte du Rajasthan, vaste état entre le Pakistan et le Madhya Pradesh, fascinant par ses palais-forteresses, ses habitants et leurs traditions, avec une étape de 6 jours à Jaipur. Le circuit commence par Delhi la capitale et ses environs, puis Agra à la découverte du Taj Mahal, Merveille parmi les Merveilles. Le groupe repart direction Jaipur, capitale du Rajasthan «Ville Rose». Ville bourdonnante et fascinante qui n’a pas échappé à la peinture saumon imposée par l’administration depuis la visite du Prince de Galles en 1876. « Ville Rose » qui durant 6 jours accueille la plus grande exposition florale au Monde avec la WAFA India 2020.

Ce Grand Floral affaire, salon mondial des fleurs et séminaire international est un événement triennal organisé par l’Association mondiale des artistes floraux (WAFA). 

WAFA, organisation mondiale volontaire et sans but lucratif qui encourage l’art de l’arrangement floral à travers des ateliers, des séminaires et des expositions de fleurs. Fondée en 1981 par un groupe de sociétés de composition florale, WAFA compte désormais 31 pays membres.

Le Diggi Palace Hôtel de charme en plein cœur de Jaipur où bougainvilliers s’entremêlent, où paons paradent, loin de l’agitation de la rue, tel un oasis de calme, offre l’espace rêvé pour accueillir l’évènement.  C’est dans ce lieu coloré, que concouraient les 150 participants  venus des 4 coins de la planète.

Ce 13e World Flower Show avec au programme un concours international comportant 30 thèmes différents (les inscriptions devaient être finalisées avant le 31 juillet 2019) a permis à quelques français de porter haut les couleurs de notre pays en remportant des prix :

  • Thème « Broken lines » (lignes brisées), classe imposée (toutes fournitures à disposition), réalisation à 2 personnes.

3e prix et prix spécial « Best staged exhibit »:
Marie-Françoise DEPREZ

(Présidente de Jeux de Fleurs International Floral Art Institute, 01000 Bourg-en-Bresse) et son amie Candace MORGENSTERN (USA).

  • Thème « Let’s Spin » (faisons tourner), classe imposée (toutes fournitures à disposition), réalisation 1 personne.
    Mention « Hightly Commanded » (=haut placé) pour
    Thérésa BARNARD (du club MG Fleurs et Création, 31250 REVEL).
  • Thème « Monsoon Memories » (Mémoires de Mousson), réalisation 1 personne.  1er Prix : Bruno LAMBERTI

La conception : un amoncellement de nuages blancs et gris en lichen moussu (mousse d’Islande= Cladonia stellaris) déverse une soixantaine de tiges de rotin poussées par le vent et placées en parallèles obliques.

Au sol, cette pluie violente ricoche et dégouline sous forme de bouquets compacts de gypsophile, placés dans des petits tubes.

A l’avant, sur les cotés et partiellement à l’intérieur des feuilles de Chalef (Eleagnus ebbingei) coupées à la paire de ciseaux et collées, habillent la base réalisée en mousse de piquage pour fleurs séchées, collée elle-même sur un carton fort.

Les 6 heures imparties pour la durée du concours ont été utilisées pour la réalisation de l’ensemble ; en effet, placer cette quantité de tiges bien parallèles entre elles, a nécessité une constante concentration.

Thème « Monsoon Memories » (Mémoires de Mousson), 1er Prix : Bruno LAMBERTI.

Félicitations à tous.

Se tenait également l’exposition « Honorary Exhibits » : composition de grande dimension réalisée au nom de chacun des 24 pays représentés.

Pour La France, la composition est réalisée avec du Flexigrass (Xanthorrhoea Xanthorrhoeaceae ou Shoenus melanostachys), des feuilles de livistonia et des œillets rouges.

Création : Christine LECESNE – réalisation Christine LECESNE et Marie-Pierre MUSY, Bruno LAMBERTI

La structure est composée de 4 triangles faits de tiges filetées, positionnés sur un pied articulé.
De fins fils s’entrecroisent dans chaque triangle permettant ensuite un tressage de flexigrass.  Les finitions des bords sont cousues minutieusement au fil bouillon. Les triangles assemblés les uns aux autres avec mouvement, les fleurs et feuillages travaillés en masse apportent force au bouquet.

Cet évènement floral est aussi l’occasion pour les juges internationaux de se retrouver lors du séminaire, séminaire auquel Mmes Nicole Duquesne, Michèle Bernadac participaient.

Ce Grand Floral Affaire 2020 au Rajasthan, le pays des Maharajas où les célébrations ne connaissent pas de frontières, où les couleurs les plus exubérantes correspondent à la culture vibrante, nous a ouvert un autre regard sur l’Art Floral de ce pays si lointain et nous a ainsi permis de découvrir la beauté éternelle des fleurs avec la riche philosophie culturelle du Rajasthan.

Puis au fil des pavillons du concours, observer les compositions de tous les pays représentés, l’occasion d’échanges permettant de mieux connaitre leur travail d’art floral et les végétaux de leurs contrées.

Le temps de l’Art Floral passé, le voyage s’est prolongé jusqu’à Jodhpur « la Ville Bleue » et Mandawa, avant de retrouver l’aéroport de Delhi, pour un retour à Paris, la tête chargée de parfums, de bouquets, de souvenirs colorés, et de sourires Indiens.

Rendez vous dans 3 ans pour la 14e édition à Auckland, en Nouvelle Zélande.

Christine Lecesne

Continuez le voyage en Inde…

[Tribune] Prise de décision entre sciences et politique

Par Yvette Dattée, présidente du conseil scientifique de la SNHF

Le coronavirus met la science à la une des journaux. Les scientifiques se sont réjouis d’entendre le Président de la République et le gouvernement dire qu’ils s’appuieraient sur l’avis d’un conseil scientifique pour gérer la crise sanitaire. Les citoyens ont donné, avec leur confiance, l’espoir pour les scientifiques de voir leur expertise réhabilitée.

En effet, les  hommes politiques, les influenceurs des citoyens (journalistes, philosophes…) et les citoyens eux même, manquent généralement de culture scientifique pour interpréter correctement les avis des scientifiques et des experts. Il en découle, avec le déploiement des réseaux sociaux, des fake news abondamment véhiculées, alimentant la théorie du complot.

Dans le cas de l’épidémie de Coronavirus d’un côté, une grande confiance se manifeste dans le soutien aux efforts de recherche, pour la mise au point d’outils, de médicaments, de tests et de vaccins, Mais, d’un autre côté, la confiance butte sur les technologies de suivi numérique. On parle « traçage », mot porteur d’une charge émotionnelle forte. Comment accepter que des technologies viennent empiéter sur des libertés individuelles?

Entre confiance et méfiance, ces valses-hésitations autour de l’admissibilité des nouvelles technologies démontrent que l’objet du débat, davantage que les technologies en elles-mêmes, est avant tout politique. Il ne porte pas tant sur les technologies que sur l’usage que l’on en fait. Il ne faut pas oublier que les mêmes technologies peuvent être tout à la fois à la base de la reconnaissance des tumeurs, dans le cas de la médecine, et de celle du dévoilement des identités.

Pour avoir confiance dans les technosciences elles-mêmes, il faut avoir confiance dans la manière dont les gouvernants et les entreprises les mettent en œuvre. La confiance dans les technosciences suppose une confiance préalable dans le régime au sein duquel elles se déploient. C’est pourquoi la confiance des politiques envers les instances d’expertises et les comités scientifiques est primordiale même si le politique doit ensuite arbitrer entre différentes contraintes comme c’est le cas lors du déconfinement que nous vivons. L’important en démocratie est de définir librement les critères d’arbitrage indépendamment de toute pression.

[Actu] “Le végétal c’est la vie” une diffusion TV inédite avec des professionnels passionnés

Sous l’impulsion de Mikaël MERCIER, président de VAL’HOR, l’Interprofession française de l’horticulture, de la fleuristerie et du paysage, et le GNIS, l’Interprofession des semences et des plants, se sont associés pour lancer un spot TV  qui met en valeur la passion et le savoir-faire des professionnels du végétal.

Découvrez des femmes et des hommes passionnés représentant les métiers du végétal et des semences : horticulteurs, pépiniéristes, semenciers, grossistes, fleuristes, conseillers en jardinerie, jardiniers paysagistes et paysagistes concepteurs… ce sont 170 000 professionnels du végétal à votre service! Ce spot TV est diffusée quotidiennement du 18 mai au 7 juin 2020 sur TF1, France 2, France 3, France 5 et BFM TV.

Les présidents des fédérations membres de VAL’HOR se mobilisent et expliquent leur décision de prendre la parole ensemble dans ce spot TV. 

“Cette année difficile de crise sanitaire sans précédent et cette période de confinement auront permis de mettre en valeur l’ensemble des activités de jardinage, fidélisant les jardiniers confirmés tout en attirant de nouveaux pratiquants.

La SNHF soutient la démarche de Val’Hor (l’Interprofession française de l’Horticulture, de la fleuristerie et du paysage) et du GNIS (Groupement National Interprofessionnel des Semences et plants). Elle saisi cette occasion pour rappeler que le jardinage c’est bon pour la santé, bon pour le moral, et bon pour l’économie du ménage. Le jardinage est plus qu’un loisir, c’est aussi un sport et, surtout, un incomparable moyen de connexion avec la nature.”
Jean-Marc Muller, Vice-président de la SNHF

[Actu] La société d’Horticulture, d’Arboriculture et de Viticulture de Bordeaux Caudéran

Par Elise VIRY, Société d’Horticulture, d’Arboriculture et de Viticulture de Bordeaux Caudéran (SHAV)

Créée en 1899, association à but non lucratif régie par la loi  de 1901 sur les associations, la SHAV de Bordeaux Caudéran a pour objet de rassembler et de former les amoureux  du jardin, des arbres fruitiers et d’ornement, de la vigne et du potager.

Pour dispenser des cours, tant théoriques que pratiques, la SHAV dispose d’un terrain de 2500m2 au cœur du quartier de Caudéran, à Bordeaux, où est aménagé un verger de 1500m2, une serre, et de deux salles de cours.

La formation est proposée, sur deux années de cours, le samedi après midi et le dimanche matin  de septembre à juin.  La première année, en arboriculture, les cours donnent à apprendre la taille fruitière (taille trigemme), le greffage, ce qu’est un sol, le biocontrôle, l’épidémiosurveillance et les traitements bio. La deuxième année, c’est l’apprentissage du bouturage, de la technique du semis, de la taille de la vigne, de l’entretien d’un jardin d’ornement et d’un potager bio, au fil des saisons. C’est aussi la reconnaissance des végétaux.

Les nombreux thèmes sont déroulés et enrichis de nouveaux sujets chaque année.

La formation en arboriculture, ouverte aussi aux professionnels, peut être validée par un diplôme pratique d’arboriculture fruitière passé au lycée horticole de Blanquefort.

La SHAV est aussi très engagée localement : elle sensibilise les élèves de maternelle et d’élémentaire du quartier de Caudéran à l’arboriculture et à l’horticulture, à reconnaitre les fruits sur les arbres et les fleurs au sein du jardin.

Son président, Jean-Bernard Sarramia, par ailleurs ambassadeur de la SNHF en Nouvelle Aquitaine, est un descendant d’Émile Barbot, l’un des fondateurs de la société en 1899. On cultive à Caudéran les plantes mais aussi une forme de tradition.

Le jardin école de Caudéran, c’est :

  • un verger avec des pommiers, des poiriers, des pêchers, des pruniers… pour apprendre à planter, à tailler, à greffer, à  reconnaitre les maladies et à savoir y remédier,
  • des arbres en palmettes verriers, en cordons obliques…
  • une serre abritant semis et boutures réalisés par les sociétaires pendant l’année,
  • une roseraie avec des rosiers grimpants, tiges, buissons…
  • un hôtel à insectes pour les auxiliaires du jardin.
Société d’Horticulture, d’Arboriculture et Viticulture de Caudéran
23 rue de l’Eglise – 33200 Bordeaux
shavcauderan@yahoo.com
La Société d’Horticulture, d’Arboriculture et Viticulture de Caudéran, adhérente à la SNHF est représentée par Élise Viry au Comité fédérateur.

[Actu] Les associations adhérentes à la SNHF

Par Jean-Luc BOULARD, président de la Société Horticole de Sens (SHS) et François VERBEKE président de la Société Régionale d’Horticulture de Clamart et environs (SRHCE).

Les élus du Comité fédérateur ont décidé de faire de l’assistance informatique aux associations adhérentes de la SNHF un projet prioritaire de leur mandat. Ils ont souhaité, dans un premier temps, proposer une offre de services permettant aux associations qui en éprouvaient l’utilité de se doter d’un site Internet, simple en termes d’exploitation/maintenance, ergonomique et responsive design (i.e. consultable avec le même confort sur ordinateur, tablette ou smartphone) en termes d’utilisation, et économique par le partage des coûts avec la SNHF.

Plusieurs situations se rencontrent : certaines associations ne disposent pas d’un site Internet, tandis que d’autres en ont un, mais elles le jugent obsolète et insuffisamment référencé par les moteurs de recherche du Net.

Un site de référence

Tirant parti du travail de la SNHF pour se doter d’un site « grand public », et mobilisant son prestataire : « Mywebstrategies », le groupe de travail, réuni pour définir le programme fonctionnel du site de référence à proposer aux associations, est parti d’une enquête auprès des associations et d’une analyse des besoins qui ont conduit à le construire en privilégiant la communication sur les activités associatives : cours, conférences, ateliers, visites, voyages…

Les activités associatives, page d’accueil de la Société Horticole de Sens

L’offre de services proposée à présent aux associations permet d’acquérir à moindre coût un site « homologue », dans son concept, de celui développé, sous WordPress, pour la Société d’horticulture de Sens.

Page d’accueil du site de la SHS

Les coûts

Fondée sur une mutualisation des coûts, elle est opérée au bénéfice  des associations avec des coûts de ce fait très attractifs (890 € pour le développement d’un nouveau site en solution de base), une pertinence déjà éprouvée du contenu, et laisse chaque association personnaliser son site, en termes de design et de fonctionnalités : newsletter, adhésions en ligne, suivi de fréquentation…. Elle assure également une totale indépendance et garantit la pérennité du site déployé, quels que soient les choix ultérieurs en termes numériques. Elle permet  d’optimiser la maintenance avec une formation des personnes chargées d’en d’assurer l’administration et la gestion du quotidien.

 

Le site de la Société Horticole de Sens

Jean-Luc BOULARD, Président de la SHS, souligne que ce projet a trouvé un écho enthousiaste auprès de ses adhérents, alors que la SHS n’avait jamais franchi le cap pour se doter d’un tel outil, à la fois vecteur de communication avec ses adhérents et de vitrine vis-à-vis du grand public. Début 2019, la SHS a lancé son projet et son site est opérationnel depuis l’automne 2019. Pour Jean-Luc BOULARD, il n’est pas de meilleur argumentaire que de visiter ce site, construit ex nihilo, puis de ne pas hésiter à le contacter via le formulaire de contact qui s’y trouve si vous voulez en savoir plus.

Le site de la Société Régionale d’Horticulture de Clamart & Environs

Pour sa part, la Société Régionale d’Horticulture de Clamart & Environs disposait d’un site Internet développé sous WordPress en 2011. Elle avait fait le constat que ce site n’était pas “responsive design” et qu’il nécessitait une refonte pour le réorganiser et supprimer ou réécrire les pages devenues obsolètes ou inutiles. François VERBEKE, le Président de la SRHCE précise que le parti-pris, lors de sa création, avait été de ne pas publier sur ce site de contenu technique, mais de privilégier l’information des adhérents et du public sur nos activités.

Après un audit du site réalisé par la SNHF en 2018, la SRHCE a décidé de confier la refonte de son site au prestataire « Mywebstrategies », prestataire informatique de la SNHF. François VERBEKE confie avoir choisi une infographie parmi les trois proposées et retenu, parmi les options additionnelles, de créer un extranet pour réserver l’accès de certains contenus aux seuls adhérents de la société, notamment les présentations des conférenciers. En termes de coût, ces choix ont été budgétés à hauteur de :

  • 890 € pour le module de développement de base, commun à toutes les solutions, création ou refonte de site
  • 300 € pour la mise en place de l’extranet
  • 50 € pour le transfert de propriété du nom de domaine et la migration de la messagerie

S’ajoutent à ces montants les coûts annuels d’infogérance (hébergement, sauvegardes) : 170 € et une assistance en ligne, sur la base de 4 heures annuelles, offerte la première année : 160 € H.T.

Page d’accueil du projet de refonte du site de la SRHCE

La réussite des projets

Dans l’une ou l’autre des deux situations : création d’un site ex nihilo ou refonte d’un site existant et migration, la réussite du projet et la qualité de la réponse technique apportée par le prestataire informatique « Mywebstrategies » impliquent pour l’association intéressée de formaliser ses besoins dans un cahier des charges aussi complet que possible. N’hésitez pas à vous inspirer des démarches mises en œuvre pour ce faire par Jean-Luc BOULARD et François VERBEKE pour leurs sociétés car elles ont fait leurs preuves.

Les élus du Comité fédérateur sont attentifs à vos attentes et projettent d’autres services informatiques pour les associations adhérentes : refonte de la plateforme « conférenciers », création d’une plateforme « visites de jardins », espace « associations » sur le site de la SNHF… Faites nous part de vos suggestions et de vos attentes !

Société Horticole de Sens (SHS)
Parc du Moulin-à-Tan, 28 chemin de Babie
89100 SENS
contact@horticulture-sens-org
www.horticulture-sens.org

La Société Horticole de Sens, adhérente à la SNHF est représentée par Jean-Luc BOULARD au Comité fédérateur.

La Société Régionale d’Horticulture de Clamart et environs (SRHCE)
Maison des associations, 13 bis rue de Bièvres
92140 LAMART
contact@horticulture-clamart.fr
www.horticulture-clamart.fr

La Société Régionale d’Horticulture de Clamart et environs, adhérante à la SNHF, est représentée par François VERBEKE au Comité fédérateur.

Actualités Juin Juillet

Le mot du Président

Chères adhérentes, chers adhérents,

Enfin, nous y voilà ! L’amélioration de la situation sanitaire de notre pays nous permet d’envisager une reprise progressive de nos activités. Tous nos salariés ont réintégré leur poste de travail à la SNHF le lundi 29 juin au matin.

Bien entendu, la plus grande prudence reste de mise. N’oublions pas trop vite les saines recommandations : gestes protecteurs et distanciation physique. Restons vigilants en ayant à l’esprit ce vieil adage de Lao-Tseu : « Quand la crainte ne veille pas, il arrive ce qui était à craindre. »

Comme il fallait s’y attendre, à l’issue des vacances d’été, les mois de septembre et d’octobre seront particulièrement chargés en réunions et manifestations horticoles. Toutefois deux dates doivent être prioritaires dans vos agendas : le jeudi 24 septembre pour notre assemblée générale, et le vendredi 25 septembre pour le colloque du conseil scientifique. Nous vous attendons nombreux pour ces deux belles journées qui se dérouleront dans nos locaux de la rue de Grenelle.

Le premier conseil d’administration post-déconfinement

Le premier conseil d’administration post-déconfinement s’est tenu le 1er juillet 2020, en présence des 2/3 des administrateurs ravis de ces retrouvailles. Il est à noter que la composition de notre conseil se trouve légèrement modifiée en raison du changement de deux titulaires.
Au titre du collège 2, association HORTIS : Elisabeth Fournier est remplacée par Louis Tissier, ancien responsable du service Espaces Verts et Nature à l’eurométropole et à la ville de Strasbourg.
Au titre du collège 4, ville du Mans : Bernard Breux est remplacé par Denis Frelat, Directeur du service Nature en ville de la ville du Mans.

Nous leur souhaitons la bienvenue parmi nous, tout en remerciant également Bernard Breux et Elisabeth Fournier pour tout le temps qu’ils ont consacré à la SNHF.

A l’ordre du jour de ce conseil : l’analyse économique et financière du bilan 2019, le budget prévisionnel 2020, la refonte des statuts dans le cadre de la réflexion « Demain, la SNHF ! », et la préparation du congrès 2020.

La crise sanitaire, un accélérateur de tendance

Dans la lettre d’information du mois de mai, je vous écrivais que les leçons à tirer de cette crise seront multiples pour la SNHF. En fait la crise sanitaire a joué comme un accélérateur de tendance. Je voudrais y revenir brièvement, au moins sur trois points :

  1. Pendant la période de confinement, un certain nombre de réunions se sont tenues en visioconférence (comité fédérateur, bureaux). Elles ont rencontré un vif succès auprès des participants qui ont su s’adapter à cette technologie, un peu complexe à assimiler pour certains d’entre nous, mais qui s’est avérée à la portée de tous avec un peu de concentration et d’explications. Le principe des réunions à distance doit être développé car il permet une incontestable économie de temps, d’argent et d’énergie.
  2. Le télétravail doit aussi être envisagé désormais plus largement, aussi bien pour les salariés que pour les bénévoles actifs. Toutefois ce choix imposera une nouvelle organisation du travail, avec une mise en place de méthodes rigoureuses de contrôle et d’évaluation des tâches ainsi effectuées. Cette formule présente aussi le grand intérêt de réduire la contrainte du temps passé dans les transports.
  3. La conception des nouveaux bureaux que nous projetons devra impérativement tenir compte du risque pandémique et des nouvelles formes de travail. N’hésitons pas à imaginer les locaux du futur, aussi bien pour notre propre usage que pour ceux destinés à la location.

Nous aurons naturellement l’occasion d’en reparler. En attendant, je vous souhaite un bel été et vous prie de croire en mon amical dévouement.

Dominique DOUARD, Président

Bienvenue à nos deux nouveaux collaborateurs

Maxime CUMUNEL,

Directeur

Prendre la direction d’une vénérable institution n’est jamais chose aisée. J’aborde ma prise de poste avec l’humilité du jardinier confronté aux aléas de la nature et avec l’ambition de celui qui plante pour ses successeurs, puisque j’aurais l’honneur, sous la houlette des dirigeants de cette société savante et avec le soutien de ses personnels comme de ses nombreux bénévoles, dont je salue l’engagement et la fidélité, de jeter les bases du troisième siècle de la SNHF, dont nos successeurs auront à récolter les fruits.

Mes précédents postes m’on conduit à diriger ou co-diriger successivement une grande, du moins par l’image et l’enjeu, association patrimoniale et une fondation consacrée au développement agricole dans les pays en développement, sous la houlette, notamment, du groupe Crédit Agricole.

Patrimoine et impact auprès de la société civile constituent deux racines de la SNHF et ma transition vers cette société était, dès lors, presque évidente, confronté à l’universalité de la question du jardinage.

Universel, le jardin l’est par sa pratique, du balcon fleuri des citadins aux plus beaux jardins savants et aux pépinières, en passant par les jardins ouvriers, tous vecteurs d’émotions ou de rencontres qui forgent d’heureux souvenirs. La jardin est également au cœur de notre culture générale, à commencer par le jardin d’Eden, lieu du commencement et, étymologiquement, des délices, à celui de Gethsémani, jardin de la Passion, ou à celui de la Résurrection. La philosophie et les arts y trouvent, enfin, leurs plus belle expressions, ce dont témoignent les initiatives de la SNHF, sa bibliothèque, ses voyages ou ses prix.

J’ai eu la chance de grandir dans une famille qui voit le jardin comme vecteur de beauté, de santé, de gout et de sens, la joie aussi d’évoluer entouré de vrais amateurs ds jardins. A ce titre, je veux rendre un hommage appuyé à Béatrice de Andia, dont les jardins ligériens, construits ex nihilo comme un hommage à cette si belle province et comme réceptacle des cultures du monde. Ce message d’universalité et de beauté a considérablement marqué mon histoire personnelle et restera gravé dans mes souvenirs le jour où, peut être, ce jardin – car rien n’est plus éphémère que cet art – n’existera plus que dans les quelques ouvrages. C’est par lui, en tout cas, que j’ai connu la SNHF, puisque son potager a reçu en 2010 le grand prix du concours national des jardins potagers.

De la SNHF, j’ai été sensible à l’effort de diffusion de la connaissance auprès des jardiniers amateurs de notre pays qui doivent apprendre des meilleurs pour faire face aux enjeux climatiques ou écologiques, si cruciaux pour les jeunes générations au sein desquels se recruterons les bataillons de jardiniers du siècle en cours. C’est un enjeu auquel je suis, depuis longtemps, sensibilisé et qui explique mon parcours, tant dans l’univers du patrimoine monumental qu’en matière de lutte en faveur d’agricultures plus durables, mais aussi plus performantes économiquement, dans les pays du Sud.

Historien de formation, mais également communiquant et sensible aux enjeux socio-politiques, je vois à quel point est profonde l’aspiration de notre société à trouver su sens en revenant aux fondamentaux de l’humanité, à se nourrir mieux, à réduire son impact sur le vivants et à mieux nous intégrer à nos écosystèmes, je me félicite d’avoir rejoint la SNHF qui peut en la matière jouer un rôle central dans le XXIe siècle. C’est l’intuition brillante de ses fondateurs en 1827 que j’aurais la charge et l’honneur de contribuer à prolonger.

Mégane PULBY

Responsable bibliothèque, patrimoine et mécénats

Nouvelle recrue sur le poste de responsable bibliothèque, patrimoine et mécénats, je suis ravie d’intégrer l’équipe de la SNHF et de poursuivre mon aventure avec le monde végétal. Mes ambitions sur ce nouveau poste sont de structurer et pérenniser les multiples axes de la bibliothèque, développer son identité, sa réputation et sa notoriété auprès d’un public varié et bien sûr travailler sur de nombreux projets des différentes commissions de la SNHF afin de m’enrichir de l’ensemble de ses expertises.

Originaire de l’Aube, je suis diplômée des métiers des bibliothèques et de la documentation avec un master à la suite d’une licence de Lettres Modernes spécialisée dans l’information, la culture et les médias.

J’ai débuté ma carrière à Grenoble dans un laboratoire de géoscience du CNRS en tant qu’assistante ingénieur de recherche. Promouvant l’accès libre aux données de la Recherche, je travaillais essentiellement sur l’information scientifique et technique. J’ai également été documentaliste pour la Commission Internationale pour la Protection des Alpes, une ONG qui œuvre pour interpeller, alimenter et éclairer la décision publique. Je me souviens notamment des courbatures lors des lendemains des réunions d’équipe qui avaient le charme de se dérouler en pleine nature, souvent sur le massif de la Chartreuse.

D’un profil initialement orienté vers les publics, la communication et le numérique, j’ai fait mon entrée par la suite dans le réseau dense des bibliothèques universitaires. Tout d’abord à Lyon puis à Paris où j’ai assuré la fonction de responsable communication au sein de la plus grande bibliothèque du Quartier latin. C’est à cette époque que j’ai commencé à explorer mon penchant pour la nature. Du dessin botanique et anatomique (rapidement abandonné suite à un manque de talent évident) à la création de mon premier herbier (mon loisir privilégié lorsque je quitte Paris), mon rapport au végétal était émotionnel avant d’être intellectuel.

J’ai quitté ces différents postes pour rejoindre un établissement que j’affectionne tout particulièrement : le Muséum national d’Histoire naturelle. Entourée de textes et d’iconographies où se mêlent exigence scientifique et émerveillement artistique, j’avais pour mission la gestion de la diffusion des collections documentaires, archivistiques et artistiques du Muséum ainsi que le renseignement spécialisé autour des collections patrimoniales.

[Revoir] Le Webinaire#4 “Santé des plantes : ressources naturelles et biologie contemporaine”

Les stimulateurs de défense des plantes, Marie Noëlle Brisset, Directrice de Recherche, INRAe,

Approche intégrée de la sélection pour la résistance chez le pommier, François Laurens, Ingénieur de recherche, INRAe,

L’utilisation de la fibre de bois pour diminuer les risques d’hydrophobie des substrats tourbeux, Stan Durand, lauréat du prix de projet de la SNHF.

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Intervenants

Marie Noëlle Brisset

Marie-Noëlle Brisset est directrice de recherche INRAE à l’UMR IRHS d’Angers. Elle anime un groupe spécialisé dans les stimulateurs de défense du pommier. Les recherches s’étendent de l’exploration du mode d’action en laboratoire aux essais en verger, en collaboration avec l’unité expérimentale horticole de l’INRAE d’Angers.

Les stimulateurs de défense des plantes

Les SDP (ou stimulateurs de défense des plantes) vise à induire le système immunitaire des plantes pour qu’elles se défendent elles-mêmes contre les bioagresseurs. La protection qu’ils procurent n’est souvent que très partielle et variable, en raison de nombreux facteurs qui affectent leur efficacité. Tout le défi est de comprendre comment optimiser et fiabiliser l’utilisation de ces composés pour qu’ils deviennent des acteurs de la réduction des pesticides.

François Laurens

François Laurens ingénieur de recherche INRAE conduit des recherches sur l’amélioration génétique du pommier. Il a coordonné plusieurs programmes internationaux. De plus, il a largement contribué à l’ensemble de l’amélioration des connaissances génétiques sur cette espèce.
Son objectif est de conduire une approche globale de l’amélioration des cultures combinant l’agronomie, la phytopathologie et la génétique.

Approche intégrée de la sélection pour la résistance chez le pommier

L’objectif des programmes d’amélioration génétique du pommier à travers le monde est de créer des variétés productives, de grandes qualités organoleptiques et nécessitant le moins de traitements phytosanitaires possibles.

Au cours des 20 dernières années, des réseaux internationaux ont permis d’accéder à une connaissance fine du génome du pommier et de développer des outils moléculaires pour mieux appréhender les principaux caractères agronomiques, en particulier la résistance aux stress biotiques.

Les quelques variétés résistantes à la tavelure aujourd’hui commercialisées ne possèdent pas à proprement parler de résistance durable à la tavelure. Certaines commencent à connaître un beau succès commercial. Elles sont plantées à grande échelle sans problèmes significatifs de contournement grâce aux recommandations des agronomes et des pathologistes.

Stan Durand

2014-2019 : Ingénieur en horticulture Agrocampus Ouest, spécialité: Agrosystèmes : conception et évaluation. Mémoire de fin d’étude sur la ré humectation des substrats à base de tourbe et de fibre de bois. Au sein de l’UP EPHor à Agrocampus Ouest en collaboration avec Klasmann-Deilmann France.
Actuellement en 1ère année de thèse “Expliquer et contrôler les propriétés physiques et l’efficience de l’eau dans les substrats horticoles par l’étude de leur texture” dans l’UP EPHor à Agrocampus Ouest.

L’utilisation de la fibre de bois pour diminuer les risques d’hydrophobie des substrats tourbeux

Les tourbes, acquièrent un caractère hydrophobe lors de leur dessiccation, conduisant à une dégradation de leurs propriétés physiques. De plus, l’utilisation des tourbes, pose des problèmes environnementaux.

Notre travail s’est penché sur un matériau durable, la fibre de bois, afin d’en étudier sa mouillabilité et l’influence de son incorporation sur l’aptitude à la ré humectation de mélanges à base de tourbes, en fonction de leur état d’hydratation.

Les résultats montrent que les tourbes voient leur capacité à se réhumecter diminuer en lien avec l’intensité de dessiccation. A l’inverse, la fibre de bois demeure hydrophile. Une proportion croissante de fibre de bois ajoutée à la tourbe va de pair avec une amélioration de la reprise en eau.

L’ensemble de nos résultats accrédite donc l’usage de fibre de bois, matériau renouvelable et hydrophile, dans les mélanges à base de tourbe.

Animateurs

Yvette Dattée

Docteur d’Etat, Yvette Dattée a été enseignant/chercheur à l’Ecole Normale Supérieure puis à l’Université pendant les 20 premières années de sa carrière. Ensuite, Yvette Datté est entrée à l’INRAe où elle a dirigé le GEVES (Groupe d’étude et de contrôle des variétés et des semences). Puis, elle a présidé EUCARPIA l’association européenne d’amélioration des plantes de 1989 à 1992.
Aujourd’hui retraitée, Yvette Dattée est membre de l’Académie d’Agriculture de France. Elle est aussi Présidente du conseil scientifique de la SNHF.

Jean Luc Regnard

Professeur émérite de l’Institut Agro / Montpellier SupAgro,
Agronome, Docteur de 3ème cycle, HDR, UMR AGAP Montpellier.

Comité Technique de la sélection des Plantes cultivées (CTPS), dans la section arbres fruitiers (1984-2019). Puis, Comité Stratégique et Directoire Opérationnel du GIS Fruits (2012-2020). Ensuite Groupe formation, pour le 31e Congrès International d’Horticulture, ISHS (Angers, 2022). Référent de l’Ecole doctorale GAIA Montpellier, filière Biologie. Actuellement, plus de 50 publications à Comité de lecture.

Jean-Luc Regnard a été membre du Conseil scientifique de la SNHF, de 2004 à 2010. Depuis 2010, il est membre correspondant.