Céleris branches, raves, « à couper » ou perpétuels

Céleris rave. Manuel m. v. sous licence CC.
  • Nom latin : Apium graveolens.

 

  • Famille botanique : Apiacées, anciennement ombellifères.

 

  • Utilisations : Le céleri est cultivé à plusieurs fins :
    – Céleri branche : les feuilles, et surtout les côtes pour leurs arômes,
    – Céleri-rave : les racines consommées cuites ou crues comme légumes,
    – Les graines servent à confectionner des tisanes ou le fameux « sel de céleri ».La livèche, ou ache des montagnes, également appelée « céleri perpétuel », est une espèce différente (Levisticum officinale) dont les arômes des feuilles sont très proches de ceux des céleris.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Le céleri sauvage, l’ache des marais, est répandu dans les zones humides des régions côtières d’Europe et de Méditerranée, et jusqu’à l’ouest de l’Himalaya. Il s’est diffusé très tôt vers l’est, jusqu’à arriver en Chine, où il est connu au moins depuis le VIe siècle.Le céleri branche a commencé à être sélectionné en Italie. C’est au cours du XIXe siècle qu’il va devenir le légume que nous connaissons.

    Le céleri-rave semble s’être d’abord implanté en Europe centrale.

 

  • Principales variétés : On distingue 3 sous-espèces de céleris:
    – Le céleri à couper ou ache : A graveolens var. secalinumà feuillage fin et très aromatique.

    – Le céleri branche ou céleri à côtes : A. graveolens var. Dulce à longs pétioles charnus.Variétés inscrites au catalogue : ‘d’Elne’, ‘Géant doré amélioré’, ‘Lino’, ‘Plein blanc’, ‘Tango’, etc.

    – Le céleri-rave : A. graveolens var. rapaceumdoté d’une racine tubérisée arrondie et de pétioles creux.

    Variétés : ‘Boule de marbre’, ‘Ibis’, ‘Monarch’, ‘Prinz’, ‘Rowena’, etc.

 

  • Caractéristiques : Le céleri est une plante bisannuelle à feuillage découpé. Les fleurs sont blanches réunies en ombelles, les graines sont petites et très aromatiques.

 

  • Rusticité : Plante adaptée aux climats maritimes, sans variations brusques.

 

  • Qualités gustatives : Odeur marquée et goût puissant caractéristiques.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Légume assez exigeant.

 

  • Sol : Frais, meuble et humifère. Respecter un intervalle de 3 à 4 ans avant de faire revenir le céleri sur le même emplacement.

 

  • Exposition : Ensoleillée.

 

  • Semis/ plantation :
    – Céleri branche : semez de mi-avril à début juin, en terrines. Repiquez en pépinière au stade 3 feuilles puis en place lorsque les jeunes plantes ont entre 6 et 8 feuilles en les espaçant de 20 à 30 cm et de 40 cm entre les rangs.

    – Céleri-rave : semez de février à avril sur couche chaude, en terrines, en serre ou dans un local clair et chauffé. Le semis en pépinière se pratique de la fin avril à fin mai. Repiquer en pépinières une première fois au stade 2 feuilles, puis une seconde fois à 4 feuilles. Veillez à couper le bout des radicelles et de la racine principale. Repiquez en place vers la fin avril en espace les plants de 35 cm en tous sens.

    Les plants peuvent aussi être achetés. Notez qu’il est possible de semer des radis et de placer des laitues dans les intervalles et de les récolter avant les céleris si l’on arrose suffisamment.

 

  • Conduite de culture : Les céleris sont gourmands en matières organiques. Un apport important de compost bien décomposé est souhaitable. Procédez à des sarclages et des binages réguliers. Veillez à ne pas planter trop précocement pour éviter la montée à graines et penser à arroser fréquemment et copieusement. Un paillage du sol maintient la fraîcheur.

    Les pétioles du céleri branche peuvent être blanchis avant la récolte. Il suffit pour cela de lier les feuilles quinze jours avant et de butter les plants.

 

  • Maladies et parasites courants :
    Le céleri est surtout sensible à la septoriose, maladie du feuillage sévissant à l’occasion, lors de conditions chaudes et humides. Il faut éviter les arrosages de fin de journée car ceux-ci provoquent un allongement du temps d’humectation du feuillage favorable aux contaminations.

    – La rouille du céleri a pour conséquence de stopper la croissance. Par temps particulièrement humide et à la suite d’une baisse de la température, des taches brunes apparaissent sur les tiges et les feuilles. Par temps pluvieux, escargots et limaces peuvent s’attaquer aux tiges et au cœur des plants. La pose de pièges anti-limaces permet de limiter ces attaques.

    – La mouche du céleri pond ses œufs sur les feuilles. Les petites larves creusent des galeries, faisant jaunir, se gondoler puis se dessécher les feuilles.

 

  • Récolte/ productivité :
    – Céleri branche : pendant toute la période de pousse.

    – Céleri-rave : 6 à 7 mois après les semis, de fin juin à octobre pour un rendement d’environ 5 à 6 kg / m2 en sol riche.

    Les céleris-raves peuvent être conservés pendant l’hiver en cave, enfouis dans du sable ou de la tourbe. Les graines, quant à elles, sont récoltées la deuxième année en fin de culture.

 

Fiche rédigée par Jean-Daniel Arnaud, SNHF, section Jardins potagers et fruitiers.

Cataire ou « herbe à chats »

Matt Lavin sous licence CC.
  • Nom latin : Nepeta cataria.

 

  • Famille botanique : Lamiacées.

 

  • Principaux types : Outre Nepeta cataria, on recense plusieurs autres espèces :

    N. faassenii : la variété ‘Six Hills Giant’ est la plus haute (90 cm). Floraison abondante d’épis de fleurs bleu lavande. Le feuillage est vert argenté.

    N. gavanianadont la particularité se trouve dans ses longs épis de fleurs de 2 à 3 cm de long avec des pétales jaune clair.

    N. grandiflora : port dressé avec des tiges portant des petits bouquets serrés de fleurs lie-de-vin virant au rose pâle.

    N. sibirica ou cataire de Sibérie : port dressé, feuillage vert foncé à poils fins sur les bords, épis de fleurs bleues.

 

  • Utilisations : En massif, en isolé ou en bac. Belle association avec les rosiers.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Europe, Asie, Caucase, Moyen-Orient.

 

  • Principales caractéristiques :  N. cataria est une vivace au port étalé. Le feuillage caduc est grisâtre, légèrement duveteux et odorant. Il contient une huile répulsive pour les insectes ainsi que du menthol. Les fleurs blanches ponctuées de rouge, forment une grappe assez courte. Les chats l’affectionnent particulièrement, d’où son nom.

 

  • Période de floraison : Ininterrompue de mai à septembre-octobre.

 

  • Rusticité : Très bonne résistance au froid, jusqu’à -15°C.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Très facile.

 

  • Sol : Drainant, léger même pauvre. Parfaitement adapté à la sécheresse.

 

  • Exposition : Ensoleillée ou mi-ombre.

 

  • Semis/ plantation : La multiplication s’effectue par :
    – Semis en terrine sous châssis en automne, certaines espèces se ressèment spontanément.
    – Division des touffes au printemps ou à l’automne
    – Bouture herbacée en juin.

 

  • Conduite de culture : Rabattre la touffe après la première floraison pour obtenir un port plus compact et une floraison de fin de saison plus importante.

 

  • Maladies et parasites courants : Limaces, oïdium par été sec.

 

Fiche rédigée par Muriel Drouet, SNHF, section Plantes vivaces.

Cardon

Dans certaines régions du monde, le cardon est considéré comme une plante invasive. Peganum sous licence CC.
  • Nom latin : Cynara cardunculus.

 

  • Famille botanique : Astéracées, anciennement composées.

 

  • Utilisations : Ce sont les pétioles charnus, ou côtes, qui sont consommés chez le cardon. Pour l’artichaut ce sont les capitules (bas de l’inflorescence qui sert de support aux fleurs).Le cardon peut aussi être cultivé comme plante ornementale. Sa grande taille, son port et ses belles fleurs bleues lui donnent fière allure.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Provenant des régions méditerranéennes centrales et occidentales, on le trouve en Afrique du Nord, en Europe méridionale et atlantique et en Asie mineure. Le cardon est considéré comme invasif dans certaines régions du monde (Californie, Australie, Argentine).

 

  • Principales variétés : ‘Blanc amélioré’, ‘Plein blanc amélioré Puvis’, ‘Rouge d’Alger’, ‘Vert Vaux Velin’, et ‘Argenté de Plainpalais’ (liste SVI).
Avec sa très belle floraison, le cardon peut également faire office de plante ornementale. Jean-Daniel Arnaud/SNHF
  • Caractéristiques : Plante vivace buissonnante, aux longues feuilles découpées épineuses (mais moins que les cardons sauvages), pouvant atteindre plus de 2 m de haut. Les parties consommées sont les pétioles charnus (côtes) des grandes feuilles extérieures.

 

  • Rusticité : Semi-rustique (supporte jusqu’à -5°C), il est particulièrement adapté aux régions méditerranéennes mais peut être cultivé partout en France.

 

  • Qualités nutritives : C’est un aliment très peu calorique (13 calories/100 g), riche en fibres, en vitamines (A, B, C, PP) et en sels minéraux (calcium, fer, magnésium, manganèse, soufre, phosphore).

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile.

 

  • Sol : Plante gourmande en compost, le cardon apprécie les terres légères à pH acide.

 

  • Exposition : Plein soleil.

 

  • Semis/ plantation : La multiplication se fait au printemps, par semis en pépinière abritée ou en place après les gelées, en avril-mai. Les plants sont ensuite repiqués au stade 3-4 feuilles lorsque la température ambiante dépasse les 12 °C.

 

  • Conduite de culture : Afin d’attendrir les côtes, il est conseillé de les blanchir avant la récolte. On procède à leur étiolement en les attachant et en les enveloppant d’un film opaque.

 

  • Maladies et parasites courants :
    – Mildiou, oïdium(attention à l’excès d’humidité),
    – Pucerons verts et noirs. La présence de coccinelles et de chrysopes sous forme de larves ou d’adultes limite les attaques.
    – Apion (charançon).

 

  • Récolte/ productivité : La récolte des côtes intervient à l’automne, cinq à six mois après le semis.

 

Fiche rédigée par Jean-Daniel Arnaud, SNHF, section Jardins potagers et fruitiers.

Camérisier bleu

Tatters sous licence CC.
  • Nom latin : Lonicera cærulea.

 

  • Famille botanique : Caprifoliacées, comme son cousin le chèvrefeuille.

 

  • Principaux types : Seule la variété ‘Edulis’ et l’espèce L. kamtchatica (Sevast.) ‘Pojark’, qui pousse à l’état naturel dans les steppes de l’Extrême-Orient russe, sont comestibles.

 

  • Utilisations : Consommé depuis longtemps au Japon sous l’appellation haskap. Développement récent des variétés comestibles au Québec et en Russie ainsi qu’en Europe.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Europe du nord, Sibérie et Japon.

 

  • Principales caractéristiques : Le camérisier est un buisson aux branches épaisses et à croissance rapide. Il atteint une hauteur de 0,80 m à 2,50 m et une envergure de 1,20 m à 1,80 m selon les cultivars. L’enracinement est relativement puissant, pouvant atteindre jusqu’à 80 cm de profondeur. Les feuilles, opposées et ovales sont vert glauque avec une texture légèrement cireuse.Les fruits, allongés, ovales ou piriformes (en forme de poire), selon les variétés mesurent environ 2 cm de long. Ils sont formés de deux baies complètement soudées en une seule d’un noir bleuâtre auquel une pruine donne des reflets bleu clair. Mûrs dès la fin mai, ils font partie des tout premiers fruits de saison.

 

  • Période de floraison : De petites fleurs hermaphrodites légèrement parfumées apparaissent en mars. Elles sont de couleur blanc jaunâtre, 12-16 mm de long, avec cinq lobes égaux, elles sont produites en paires sur les turions.

 

  • Rusticité : Les Lonicera en général, en particulier les clones russes, sont parfaitement adaptés au froid et supportent des températures extrêmes, jusqu’à -50°C. Les fleurs peuvent même résister à des gels de -7°C d’après les essais en laboratoire menés à l’université du Saskatchewan (Canada).Les jeunes pousses en cours de végétation peuvent, quant à elles, résister à des températures de -18°C.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile à cultiver, cependant, les besoins en eau sont importants à l’installation des plants. Les clones sont modérément tolérants à la sécheresse.

 

  • Sol : Le camérisier préfère les terrains riches en matière organique, modérément drainés et assez profonds qui restent frais l’été, à tendance légèrement acide. Il redoute les sols superficiels ou trop salins (attention aux sels de déneigement et aux embruns en bord de mer).

 

  • Exposition : Tolérant à l’ombre. Néanmoins, pour une bonne fructification, une exposition en plein soleil est préférable dans les régions septentrionales tandis qu’une exposition mi-ombragée lui convient mieux dans les régions du sud.

 

  • Semis/ plantation : Le camérisier supportant mal la transplantation, il est préférable de choisir des plants élevés en conteneur à l’automne ou au début du printemps. La terre doit être bien travaillée et enrichie en compost. Prévoyez un trou de plantation de 40 x 40 cm et des distances de plantation de 1 m à 1,50 m sur le rang et de 2,5 m à 3 m entre les rangs. Attention : les fleurs étant faiblement autofertiles, il est recommandé de planter plusieurs variétés ensemble pour favoriser une bonne fructification. La pollinisation est réalisée par les insectes.

 

  • Conduite de culture : Le paillage est indispensable dans les régions chaudes et sèches. Le sol ne doit pas se dessécher. Un paillage de broyat de branches (BRF) appliqué sur 3 à 5 cm d’épaisseur est idéal.

 

  • Maladies et parasites courants : Aucune maladie n’a été observée dans les essais au champ menés au Canada. Toutefois les oiseaux semblent apprécier les fruits…

 

Fiche réalisée par Éliane de Bourmont, SNHF, section Arbres et arbustes d’ornement.

 

Pour en savoir plus

Cornus, monographie d’André Gayraud aux éditions Giorgio Tesi,
Le bon jardinier – le dictionnaire des plantes, La Maison Rustique, éditions Flammarion 1992.

Cyprès

Bel alignement de cyprès de cyprès de Provence (Cupressus sempervirens). Forest and Kim Starr sous licence CC.
  • Nom latin : Cupressus sp.

 

  • Famille botanique : Cupressacées.

 

  • Principaux types :
    Cupressus macrocarpa : cyprès de Lambert, cyprès de Monterey, cyprès à gros fruit,
    C. sempervirens (ou C. fastigiata) : cyprès de Provence, cyprès toujours vert, cyprès d’Italie,
    C. arizonica : cyprès de l’Arizona.

 

  • Utilisations : En haie brise-vent. Pour cela, les arbres doivent être suffisamment espacés face au vent dominant (mistral en Provence) pour briser sa force, le ralentir et non l’arrêter ce qui créerait, de l’autre côté de l’alignement, des remous violents et destructeurs.En Provence, sont plantés traditionnellement trois cyprès d’accueil (C. sempervirens) à l’entrée d’une propriété.

 

DESCRIPTION

  • Origine :
    C. macrocarpa : baie de Monterey sur le littoral californien,
    C. sempervirens : Méditerranée orientale (Iran, Syrie, Chypre),
    C. arizonica : montagnes sèches de l’Arizona, du Nouveau Mexique et du Texas (1000 à 1500m d’altitude) et du Mexique (2200m d’altitude).

 

  • Principales caractéristiques :
    C. macrocarpa : ce conifère qui peut atteindre 25m de hauteur, a une longévité de 200 à 300 ans. Les ramifications sont étalées avec des branches courtes, cylindriques, à quatre angles peu marqués.

    Les feuilles en écailles, dégagent une odeur de citron. Les fruits sont des cônes terminaux de 25 à 35 millimètres de diamètre, de couleur grisâtre à maturité et composés de 10-12 écailles. Les graines sont pourvues d’ailes latérales de 1 à 2 mm de long.

    Attention C. macrocarpa est sensible aux basses températures hivernales.

    C. sempervirens peut atteindre 30 m de hauteur avec une cime longue et étroite. La variété ‘horizontalis’ présente des ramifications étalées.

    Les cônes mettent deux ans à mûrir.

    La résistance aux basses températures est moyenne

    C. arizonica se caractérise par une cime dense et des ramifications horizontales avec des feuilles vertes. Son port est dressé, pyramidal. Les cônes sont souvent agglomérés par groupe.

    Ce cyprès est peu sensible au gel.

 

CULTURE

Rameau et fructification de cyprès de l’Arizona (C. arizonaca). Forest and Kim Starr sous licence CC
  • Niveau de difficulté : Facile.

 

  • Sol :
    – Frugal et résistant aux embruns, C. macrocarpapousse très bien sûr les dunes de sable en bord de mer.

    C. sempervirensse satisfait de pH compris entre 5 et 8. S’il supporte bien les sols superficiels, il n’apprécie pas les terrains argileux sans cailloux.

    C. arizonica tolère également les sols superficiels, mais préfère les sols profonds. Il résiste bien à la sécheresse.

 

  • Exposition : Ensoleillée pour les trois espèces.

 

  • Semis/ plantation :
    – La multiplication peut s’effectuer par semis de graines récupérées dans les cônes. Si ces derniers ne s’ouvrent pas, chauffez-les légèrement. Semez en sol léger, en pots, en serre, à partir de janvier et sous châssis à partir de mars.
    – Vous pouvez également procéder par bouturage en septembre

    Pour s’assurer d’une bonne reprise vos arbres ne doivent pas mesurer plus de 60 cm de hauteur à la plantation. Même chose si vous vous les procurez en pépinière.

    – En haie, espacez d’abord de 2 m minimum, puis supprimez un sujet sur deux (C. macrocarpa, C. arizonica) si nécessaire.

 

  • Conduite de culture : Taillez de préférence à la fin de l’été ou au début du printemps.

 

  • Maladies et parasites courants : Pourridié (Armillaria mellea) ou pourriture des racines qui se manifeste par la présence d’un réseau de filaments blanchâtres, souvent dû à un excès d’eau. Supprimez l’arbre malade et ne plantez rien à la place avant plusieurs années. Drainer si possible.

    À noter cependant que le cyprès chauve ou de Virginie (Taxodium distichum) est résistant à ce redoutable parasite.

 

Fiche rédigée par Françoise Brivet, SNHF, section Arbres et arbustes d’ornement.

 

Pour en savoir plus

– Flore forestière française tome 3, Région méditerranéenne, J.-C. Rameau, D. Mansion, G. Dumé, C. Gauberville.
Dictionary of gardening, Anthony Huxley, Mark Griffiths, The royal horticultural Society, 1999.

Cyclamen de Perse

Maja Dumat sous licence CC.
  • Nom latin : Cyclamen persicum.

 

  • Famille botanique : Primulacées.

 

  • Principaux types : Il existe de nombreux cultivars de cyclamens.
    Les plus connus sont les suivants :

    C. persicum «Fimbriatum» aux pétales frangés.

    – C. persicum «Rococo» aux pétales frangés, marginés sur presque tout le pourtour.

    C. persicum «Cristatum» à pétales munis d’excroissances.Certaines races allemandes à fleurs et à tiges plus longues sont utilisées en art floral.

    On peut aussi citer le Cyclamen coum de l’Île de Cos (Grèce) qui, cultivé en pot, a une floraison hivernale en serre et en appartement. Cultivé comme plante vivace, il fleurit au printemps.

 

  • Utilisations : En pot pour la décoration intérieure.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Proche-Orient.

 

  • Principales caractéristiques : Le cyclamen n’est pas une plante bulbeuse proprement dite, seul son axe hypocotyle est grossi et tubérisé. Il se caractérise par des feuilles en forme de cœur marquées de vert clair et foncé. Ses fleurs aux coloris variés sont légèrement parfumées. Sa culture dure de 16 à 17 mois avant la vente. Il peut refleurir plusieurs années moyennant une période de repos entre chaque floraison.

 

  • Périodes de floraison : D’octobre à janvier-février suivant les variétés et la date du semis.

 

  • Rusticité : Non rustique sous nos climats.

 

  • Toxicité : Toxique.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : La culture demande de bonnes connaissances, mais il est assez facile de garder la plante en appartement.

 

  • Sol : Le substrat employé doit être léger et drainant, plutôt acide (pH 6-6,5) mais capable de maintenir une humidité constante.

 

  • Exposition : En appartement à la lumière, en culture à mi-ombre.

 

  • Plantation : Tous les cyclamens sont issus de semis réalisés en serre en juillet-août, en bâches ou en terrines. Recouvrir les graines de tourbe ou de cendre tamisée, le tout à une température de 18-20°C. La germination demande entre 20 et 25 jours. Deux à trois repiquages seront nécessaires. Le premier 10 à 12 semaines après le semis, le deuxième huit semaines après, souvent en godet de 8 cm. L’hivernage s’effectue en serre à 12-13°C. Le rempotage définitif se fait en pot de 12-13 cm de diamètre en mai.

 

  • Conduite de culture : Pour fleurir en appartement les cyclamens doivent être placés à la lumière. Optez pour un arrosage modéré mais régulier à une température ambiante de 18-20°C, plus fraîche la nuit. L’objectif est de garder la terre humide mais sans excès.

 

  • Maladies et parasites courants : Les cyclamens sont susceptibles de subir de nombreuses attaques de maladies ou d’insectes:

    -Bactériose (Erwinia chrysanthemi) : pourriture molle du bulbe.

    – Fusariose (Fusarium oxysporum) : flétrissement de la plante.

    – Pourriture des racines causée par deux champignons : Cylindrocarpon radicicola et Thielaviopsis basicola.

    – Botrytis cinerea : pourriture grise.

    – Les larves d’otiorhynques qui dévorent les racines.

    – Tarsonèmes (Phytonemus pallidus), acarien piqueur qui déforme feuilles et fleurs.

    – Pucerons qui attaquent parfois la base du bulbe.

    – Thrips qui déforment les feuilles et les boutons floraux.

    – Tordeuse (Clepsis spectrana), petite chenille qui attaque les boutons.

    – Larves de sciarides (mouches noires), consomment les poils absorbants des racines.

 

Fiche rédigée par Claude Ferry, SNHF, section Fuchsia et pélargonium.

 

Pour en savoir plus

Cultures florales, R. Bossard, 1960.

Cornouillers asiatiques

Fleurs de Cornus kousa. Chipmunk_1 sous licence CC
  • Nom latin : Cornus sp.

 

  • Famille botanique : Cornacées.

 

  • Principaux types : C. Kousa syn. Benthamia japonica, C. controversa (Cornouiller à plateau), C. officinalis.

 

  • Utilisations : Suivant l’espèce, en isolé ou dans un bosquet. Certains peuvent être cultivés en bac car les racines sont plutôt superficielles.

 

DESCRIPTION

  • Origine :
    C. Kousa : Japon, Corée,
    C. controversa : Japon, Chine, Himalaya, Corée,
    – C. officinalis : Japon et une partie de la Corée du Sud.

 

  • Principales caractéristiques : La plupart des cornouillers ont des feuilles opposées, ovales, elliptiques et caduques.- C. kousa peut devenir volumineux, atteignant 7 à 10 m en hauteur et largeur. Décoratif par les 4 grandes bractées blanches qui entourent les petites fleurs. Feuillage vert profond souvent lustré, bleuâtre dessous à nervures velues de brun. Certains cultivars ont des bractées plus ou moins roses ou vert pâle. Elles sont rose pourpré dans le cas de C. kousa ‘Chinensis’. Les fruits rouges évoquent les fraises tandis que les feuilles virent au rouge violacé en automne. Cette espèce redoute le calcaire.

    C. controversa : Cet arbre majestueux mesurant 12 à 15 m de haut (moins en Europe) se distingue par son feuillage vert moyen velu sur le dessous, avec des branches à port horizontal. Floraison panachée blanche en corymbe au-dessus du feuillage en plateaux. Le cultivar C. controversa ‘Variegata’ a des feuilles marginées de blanc.

    C. officinalisse caractérise par une floraison précoce en grappe jaune vif. Ce cornouiller possède des traits communs avec le cornouiller sauvage ou cornouiller mâle (C. mas). Son écorce, couleur chocolat, se desquame en bandes horizontales rouge orangé.

Les fruits de C. kousa ressemblent à des fraises. Ils sont comestibles. Kristine Paulus sous licence CC.
  • Périodes de floraison : Elle se produit en juin-juillet. Celle de la variété C. Kousa ‘Chinensis’ est plus importante à la fin du printemps. C. officinalis commence à fleurir mi-février tandis que C. controversa ‘Variegata’ attend le mois de mai.

 

  • Rusticité : Généralement résistant au froid, sensible aux grosses chaleurs.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Assez facile.

 

  • Sol : C. Kousa a besoin de terrains riches en humus, peu calcaires, à pH neutre ou acide. C. controversa préfère les sols riches en humus, argileux, profond tandis que C. officinalis affectionne les terres chaudes et calcaires.

 

  • Exposition : Ensoleillée pour C. officinalis à ombragée pour C. kousa. Toutes les variétés au feuillage panaché sont sensibles au soleil brûlant et préfèrent la mi-ombre voire pour certaines l’ombre.

 

  • Semis/ plantation : Multiplication par bouture herbacée ou semi-herbacée suivant les espèces ou par semis de graines stratifiées en place en mars, ou achat de plantes.

 

  • Conduite de culture : Pour C. controversa, à la plantation tuteurer une branche à la verticale sur le jeune sujet car sans cela le cornouiller ne monte pas et reste buissonnant.Pour les formes buissonnantes, en février-mars, coupez au ras du sol la moitié des branches (une sur deux par exemple). L’année suivante, taillez de la même façon l’autre moitié. Ceci permet d’encourager la ramification, les jeunes rameaux sont plus colorés.

 

  • Maladies et parasites courants : Les cornouillers ont peu d’ennemis.

 

Fiche réalisée par Michèle de Puymaly, SNHF, section Arbres et arbustes d’ornement.

 

Pour en savoir plus

Cornus, monographie d’André Gayraud aux éditions Giorgio Tesi,
Le bon jardinier – le dictionnaire des plantes, La Maison Rustique, éditions Flammarion 1992.

Cornouillers américains

Fleurs de Cornus florida. alvaroreguly sous licence CC
  • Nom latin : Cornus sp.

 

  • Famille botanique : Cornacées.

 

  • Principaux types : C.florida, C. nuttalii, C. stolonifera, C. alternifolia.

 

  • Utilisations : Suivant l’espèce, en isolé ou dans un bosquet. Certains peuvent être cultivés en bac car les racines sont plutôt superficielles.

 

DESCRIPTION

  • Origine : La grande majorité des cornouillers américains proviennent du Nord du continent.

 

  • Principales caractéristiques : Arbustes à feuillage caduc. La plupart des cornouillers ont des feuilles opposées. Comme son nom l’indique, C. alternifolia fait figure d’exception car ses feuilles sont alternes.

    Le feuillage de tous les cornouillers et spécialement celui des cornouillers à grandes fleurs se colore en automne d’orangé ou de pourpre. Certains ont des rameaux qui prennent des teintes vives en hiver.

    C. florida : Cornouiller à grandes fleurs, haut de 3 à 5 m voire plus, feuilles blanchâtres dessous, décoratifs par les 4 grandes bractées blanches qui entourent les petites fleurs, bractées rose pourpré pour C. florida rubra, fruits rouges qui évoquent les fraises, feuilles virant au rouge violacé en automne. C. florida ‘Fastigiata’ a un port étroit et dressé. Redoute le calcaire.

    C. stolonifera (ousericea) Flaviramea : espèce drageonnante atteignant environ 2 m de hauteur. Ce cornouiller se distingue par sa ramification très dense et produit de petits fruits blancs. Son bois jaune très brillant redouble d’intensité après la chute des feuilles et égaie le jardin durant l’hiver. Il s’accommode de tous les sols, mais sans excès de calcaire. Le cultivar ‘Kesley’ est une forme naine, aux rameaux pourpres, ne mesurant que 70 cm de haut.

    C. nuttalii : Il peut atteindre 25 m de haut. Comme C. floridail est décoratif par les grandes bractées entourant ses petites fleurs, au nombre de 6, qui sont de couleur crème ou rose. Il produit de petits fruits orange.

    C. alternifolia : 8 m de haut maximum. Doté de feuilles alternes, ce qui est rare dans le genre Cornus, il possède une ramification étagée. Son feuillage vert foncé se teinte de bleu sur la face inférieure. Ses fleurs sont blanches.

 

  • Période de floraison : Mai-juin.

 

  • Rusticité : Généralement résistants au froid, les cornouillers américains sont sensibles aux grosses chaleurs.

 

CULTURE

Fruits du cornouiller C. stolonifera. born1945 sous licence CC.
  • Niveau de difficulté : Assez facile.

 

  • Sol : Léger et frais à humide, légèrement acide à normal. C. stolonifera supporte un terrain peu fertile.

 

  • Exposition : Mi-ombragée pour C. florida et C. nuttalii. Ensoleillée à mi-ombragée pour C. stolonifera et C. alternifolia. En règle générale, toutes les variétés à feuillage panaché craignent le soleil brûlant et préfèrent la mi-ombre, voire pour certaines l’ombre.

 

  • Semis/ plantation : Multiplication par boutures herbacées ou semi-herbacées suivant les espèces ou par semis de graines stratifiées en place en mars.

 

  • Conduite de culture : Pour C. alternifolia, à la plantation, tuteurer une branche à la verticale sur le jeune sujet car sans cela le cornouiller ne monte pas et reste buissonnant.Pour les formes buissonnantes, en février-mars, coupez au ras du sol la moitié des branches (une sur deux par exemple). L’année suivante, taillez de la même façon l’autre moitié. Cette technique de taille stimule la ramification et permet d’obtenir de jeunes branches plus colorées.

 

  • Maladies et parasites courants : Les cornouillers ont peu d’ennemis.

 

Fiche réalisée par Michèle de Puymaly, SNHF, section Arbres et arbustes d’ornement.

 

Pour en savoir plus

Cornus, monographie d’André Gayraud aux éditions Giorgio Tesi,
Le bon jardinier – le dictionnaire des plantes, La Maison Rustique, éditions Flammarion 1992.

Cornichon

Twistedstringknits sous licence CC
  • Nom latin : Cucumis sativus.

 

  • Famille botanique : Cucurbitacées comme le melon et le potimarron.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Asie. Le cornichon est de la même espèce que le concombre.

 

  • Principales variétés : ‘Fin de Meaux’, ‘Vert petit de Paris’, ‘Régal’ (précoce et productif, tolérant à l’oïdium), ‘Vert de Massy’.

 

  • Principales caractéristiques : Plante annuelle, rampante ou grimpante, munie de vrilles ; fleurs jaunes.

 

  • Rusticité : Le cornichon a besoin de températures comprises entre 18 et 22°C (température minimum de 10 à 12°C). Il n’aime pas les courants d’air.

 

  • Qualités nutritives : Riche en potassium, chlore, magnésium, calcium et soufre et en vitamines A, B1, B2 et C.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile.

 

  • Sol : Profond, ameubli, bien drainé, riche en matières organiques (compost).

 

  • Exposition : Ensoleillée.

 

  • Semis/ plantation :
    – En mars/avril : semis en godet en serre chauffée à raison de 2 à 3 graines par godet.
    – En mai, quand les gelées ne sont plus à craindre : plantation à l’extérieur ou semis en pleine terre.

 

  • Conduite de culture : Plantation à un espacement d’un mètre en tous sens. Paillez le sol pour éviter l’évaporation et la concurrence des herbes indésirables. Pour un gain de place vous pouvez conduire la culture du cornichon comme une plante grimpante. Évitez d’arroser le feuillage pour ne pas favoriser l’apparition de maladies.

 

  • Maladies et parasites courants : Surtout des maladies cryptogamiques (champignons) comme l’anthracnose, la cladosporiose et l’oïdium. Attendez 4 ans avant de cultiver au même endroit si possible en pratiquant la rotation des cultures. Côté ravageurs, surveillez acariens et pucerons.

 

  • Récolte : Elle intervient 2 à 3 mois après le semis, tous les jours au fur et à mesure des besoins. Les cueillir petits et jeunes.Les cornichons sont généralement préparés au vinaigre avec des aromates.

 

Fiche rédigée par Jean-Marc Muller, SNHF, section Jardins potagers et fruitiers.

Corbeille d’argent ou thlaspi

Jolivet Daniel
  • Nom latin : Iberis sempervirens. À noter que le nom vernaculaire de « corbeille d’argent » est quelquefois attribué par erreur à Arabis albida.

 

  • Famille botanique : Crucifères comme le radis ou le chou-fleur.

 

  • Principaux types : Le genre Iberis comprend deux autres espèces : I. umbellata, le thlaspi violet d’Espagne, annuel, et I. amara, annuel et buissonnant

 

  • Utilisations : En pleine terre, décoration de rocailles et bordures. En pot, il est surtout vendu chez les marbriers au moment de la fête des Rameaux et de Pâques pour la décoration des tombes.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Provient de Crête.

 

  • Principales caractéristiques : La corbeille d’argent est un sous-arbrisseau vivace à port étalé et à feuillage persistant. Les feuilles, étroites, sont vert foncé brillant. Il donne au printemps de belles fleurs blanches à quatre pétales.

 

  • Période de floraison : De mi-mars jusqu’au début de l’été.

 

  • Rusticité : Très rustique avec une bonne résistance au froid.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Très facile.

 

  • Sol : Tous terrains, même secs et calcaires. Cette plante supporte les bords de mer.

 

  • Exposition : Plein soleil de préférence.

 

  • Semis/ plantation : La multiplication de la corbeille d’argent s’effectue en été à partir de boutures semi-ligneuses en été pour I. sempervirens. La plantation des sujets élevés en godet peut se faire à l’automne ou au printemps en les espaçant de 20 à 25 cm.

 

  • Conduite de culture : Rabattre les plantes après la floraison. Le thlaspi supporte la sécheresse. Il est même très résistant au manque d’eau, à condition qu’il soit planté en pleine terre.

 

  • Maladies et parasites courants : Pas de parasite ni de maladie connus.

 

Fiche réalisée par Claude Ferry, SNHF, pour la section Plantes vivaces

 

Pour en savoir plus

Le jardin de fleurs, F. Burgué, 1973.

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