Bambous géants

Bambous géants de l’espèce Phyllostachys heterocycla. Sen Itto sous licence CC.
  • Nom latin : Phyllostachys sp.

 

  • Famille botanique : Poacées, anciennement graminées.

 

  • Principaux types : Genre de plantes vivaces, dressées et traçantes à feuillage persistant.

    Les bambous géants comprennent plusieurs espèces :

    Phyllostachys aurea (ou bambou doré) souvent classé dans les bambous moyens de 4 à 6 m de haut, moyennement traçant. Le feuillage peut être sensible au froid en dessous de -10°C surtout en cas de vent hivernal. Il en existe plusieurs variétés, comme : ‘Koï’ à chaume vert ; ‘Flavescens inversa’ à chaume vert marqué de jaune ; ‘Holochrysa’ totalement jaune et ‘Albovariegata’ aux feuilles panachées de blanc.

    P. bambousoïdes géant pouvant dépasser les 10 mètres de haut avec de gros chaumes. Là aussi plusieurs variétés : ‘Tanakae’ aux chaumes vert tacheté de marron ; ‘Holochrysa’ aux chaumes jaunes ; ‘Subvariegata’ aux feuilles striées de vert clair et vert foncé.

    P. nigra ou bambou noir, dont les chaumes deviennent noirs dès la deuxième année. Craint le vent froid du nord. Certaines variétés dépassent les 10 m de haut tel qu’’Henonis’ et ‘Boryana’ qui se distingue par ses chaumes verts fortement tachés de brun.

    P. edulis ou pubescens dépasse lui aussi 10 m de haut. Ses chaumes ont un gros diamètre avec un feuillage fin très élégant. Quelques variantes intéressantes : ‘Bicolor’ aux chaumes jaunes avec un sillon vert ; ‘Variegata’aux feuilles panachées de blanc.

    P. heterocycla, ou bambou « carapace de tortue », moins grand et à croissance lente, surtout réservé aux collectionneurs. Quelquefois classé comme une forme ou une variété de P. edulis.

 

  • Utilisations : Plantes réservées aux grands jardins, en haies libres, en touffe dans des patios ou jardins de composition asiatique. En Asie, les bambous, outre l’effet décoratif, ont beaucoup d’utilisations. Le chaume, dont la surface est lisse et dure, ne pourrit que très lentement.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Japon. Beaucoup d’espèces ont été introduites en Europe à partir des années 1860, mais certaines seulement dans les années 1980-1990.

 

  • Principales caractéristiques : Plante vivace dont la hauteur varie de 5-6 m à 12-15 m. Feuillage léger et gracieux, quelquefois panaché, l’intérêt résidant surtout dans la couleur des chaumes. Bien que persistant, le feuillage se renouvelle créant un tapis de feuilles mortes qui garde la fraîcheur tout en apportant un peu de nourriture.

 

  • Période de floraison : Peu fréquente, la floraison des bambous intervient à plusieurs dizaines d’années d’intervalle. Elle provoque la mort des parties aériennes. Les fleurs sont des panicules composés de groupes d’épis et les fruits, comparables à des grains de blé, mesurent 8 mm de long.

 

  • Rusticité : Les Phyllostachys sont résistants à la chaleur et à la sécheresse une fois bien installés. Ils peuvent supporter jusqu’à -18°C.

 

  • Toxicité connue : Non toxique. Les jeunes pousses de nombreuses autres espèces (Dendrocalamus asper) sont consommées comme légume.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile.

 

  • Sol : Tous types de terrains, sauf ceux trop humides en hiver.

 

  • Exposition : Ensoleillée à mi-ombre. Les espèces cespiteuses (non traçantes) préfèrent la mi-ombre.

 

  • Semis/ plantation : Le semis est peu employé. La multiplication se fait principalement par division des touffes. Les racines et les rhizomes sont très résistants et la division demande des outils bien affûtés. La plantation peut s’effectuer presque toute l’année, les plantes étant vendues en conteneurs. Les Phyllostachys à fort développement sont plantés à 1,50 m voire 2 m les uns des autres. Les touffes se rejoindront rapidement. Planter dans un sol bien meuble et tenir humide la première année.

 

  • Conduite de culture : Les bambous traçants peuvent être contenus en tondant le gazon autour, mais cela n’empêche pas toujours leur expansion. Pour éviter cela, il y a les barrières anti-rhizomes, efficaces mais nécessitant un gros travail de mise en place. En outre, cela n’empêche pas certains rhizomes de passer en dessous… Reste le creusement d’une tranchée autour des plantes, préconisée par certains pépiniéristes, qui permet de fendre le rhizome.

 

Fiche rédigée par Claude Ferry, SNHF, pour la section Plantes vivaces.

 

Pour en savoir plus

Cultiver les plantes de Chine et du Japon, Cédric Basset, Ulmer, 2012

Guide des plantes tropicales, J.G. Rohwer, Delachaux et Niestlé, 2012

Trésors venus du Japon, les bambous, Francis Lemaire, édition SNHF, 2013

 

Basilic

Swallowtail Garden Seeds sous licence CC.
  • Nom latin : Ocimum basilicum.

 

  • Famille botanique : Labiées (Lamiacées) comme les sauges et les coléus.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Inde, Asie du sud.

 

  • Principales variétés : ‘Grand Vert’ (le plus connu), ‘Fin Vert’ (réputé pour son goût), ‘Marseillais’, ‘Pourpre’.

 

  • Caractéristiques : Plante annuelle de 30 à 90 cm de haut avec des feuilles de 3 à 7 cm de long ovales ou lancéolées, vertes ou pourpres, parfois gaufrées.

 

  • Rusticité : Aucune résistance au froid. Le basilic nécessite des températures supérieures à 10°C.

 

  • Qualités nutritives : Plante tonique qui facilite la digestion.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Moyen.

 

  • Sol : Léger, riche, humifère et bien drainé.

 

  • Exposition : Chaude et ensoleillée mais attention : les basilics que vous vous procurez en pot n’ont jamais connu les courants d’air, le soleil direct. Il est donc conseillé de les « durcir » avant de les positionner à leur endroit définitif. Pour cela, placez votre pot de basilic à l’extérieur à l’abri du vent et du soleil puis, au bout d’une semaine environ, quand il sera acclimaté à votre jardin, votre balcon ou votre terrasse, installez-le ou plantez-le à l’emplacement choisi.

 

  • Semis/ plantation : Le semis s’effectue en mars ou avril à une température de 18 à 20°C. Les jeunes plantules doivent être ensuite repiquées en pot sous abri. Vous pouvez également semer directement votre basilic en pleine terre dès que les risques de gelée sont passés.

 

  • Conduite de culture : Supprimez (pincez) les fleurs et prélevez régulièrement des feuilles pour activer les pousses. Le basilic se cultive très bien en pot.

 

  • Maladies et parasites courants : Pourriture (pour l’éviter, ne pas arroser le feuillage), fonte des semis.

 

  • Récolte/ productivité : Récoltez régulièrement les feuilles, laissez à partir de la base deux paires de feuilles pour que votre plant puisse bien s’étoffer.

 

Fiche rédigée par Guy Tournellec, SNHF, section Jardins potagers et fruitiers.

Bégonia socotrana

Douglas Campbell sous licence CC.
  • Nom latin : Begonia socotrana.

 

  • Famille botanique : Bégoniacées.

 

  • Principaux types : Le genre Begonia comprend plusieurs centaines d’espèces et de variétés classées suivant leur mode de végétation. Il s’agit de plantes vivaces dont certaines sont cultivées en annuelles. Classée dans le groupe x cheimantha, B. socotrana est une espèce bulbeuse qui a donné par hybridation avec le Begonia dregei deux variétés connues : ‘Gloire de Lorraine’ et ‘Gloire de Sceaux’.

 

  • Utilisations : Plante d’intérieur à floraison rose. Surtout destinée aux collectionneurs.

 

DESCRIPTION

  • Origine : L’espèce a été découverte en 1880 par Isaac Balfour sur île de Socotra (Yémen), dans l’Océan indien. D’où son nom.

 

  • Principales caractéristiques : Plante touffue de 20 à 30 cm de haut aux feuilles arrondies vert clair arborant de jolies fleurs roses. La période de repos se produit en été où la partie aérienne disparaît.

 

  • Période de floraison : décembre à février.

 

  • Rusticité : Non rustique. Plante d’appartement ou de véranda.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Assez difficile.

 

  • Sol : Culture en pot dans un substrat léger et drainant. Un mélange pour plantes vertes, disponible dans le commerce peut convenir.

 

  • Exposition : En période de végétation, B. socotrana doit être mise à la lumière mais sans soleil direct, en évitant la proximité d’une vitre. La température doit se situer autour de 18-20°C.

 

  • Semis/ plantation : La multiplication s’effectue au moyen des petits bulbes, ou bulbilles, qui se forment au pied de la plante. Les récolter lorsque celle-ci est au repos. Au début de l’automne, remettez en végétation les bulbilles prélevées sur le pied mère en mélange léger. Maintenez le substrat humide et placez-les à la chaleur et à la lumière.

 

  • Maladies et parasites courants : L’oïdium peut attaquer le feuillage en fin de floraison.

 

Fiche rédigée par Claude Ferry, SNHF, section Fuchsia et Pélargonium.

 

Pour en savoir plus

Begonias, the complete reference guide, Mildred L. Thompson et Edouard J. Thompson.

Brachychiton à feuille de peuplier ou kurrajong

Vahe Martirosyan sous licence CC.
  • Nom latin : Brachychiton populneus.

 

  • Famille botanique : Malvacées (anciennement Sterculiacées) comme les hibiscus et les roses trémières.

 

  • Principaux types : Le genre Brachychiton comporte plus de 30 espèces d’arbres et de grands buissons originaires d’Australie pour la plupart. On peut citer l’arbre à flammes (B. acerifolia), le baobab australien (B. rupestris), B. discolor ou encore B. bidwillii.

 

  • Utilisations : Le kurrajong a été utilisé par les tribus aborigènes d’Australie et de Nouvelle-Zélande. Les graines situées dans une gousse étaient enlevées, nettoyées et rôties. Les grappes servaient de hochet pour les enfants. Le bois tendre et spongieux était utilisé pour la fabrication de boucliers et l’écorce en tant que fibre. Les feuilles peuvent également servir de fourrage pour les animaux en cas de sécheresse. Les graines pouvaient être grillées avec du café. Il fut ensuite introduit comme arbre d’ornement et d’alignement en Australie, en Afrique du sud, en Californie et sur le pourtour méditerranéen en particulier dans le sud-est de la France et sur la Riviera italienne.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Cet arbre, comme toutes les espèces du genre Brachychiton, est originaire de régions subtropicales de la côte orientale de l’Australie (Queensland, Nouvelle-Galles du Sud) et de Nouvelle-Zélande où des fossiles datant de l’ère tertiaire, il y a 50 millions d’années, ont été retrouvés.

 

  • Principales caractéristiques : Le kurrajong a une croissance plutôt lente qui peut toutefois s’accélérer en l’arrosant fortement en période estivale. C’est un arbre à port pyramidal à la couronne dense qui peut atteindre 15 à 20 mètres de haut à l’âge adulte dans son milieu naturel. Au bout d’une quinzaine d’années, le tronc s’épaissit, ce qui lui vaut parfois le nom d’arbre bouteille. Il s’agit, en fait, d’un dispositif de stockage de l’eau grâce auquel il supporte mieux les climats chauds et secs. Les plants poussent à partir de tubercules à racine tapissée résistant à la sécheresse et au feu.

    Les feuilles persistantes sont d’abord rosées puis vertes. Leur forme, proche de celle des feuilles de peuplier, est à l’origine du nom de l’espèce, populneus. Mais, il arrive que certaines possèdent 2 ou 3 lobes.

    Comme tous les brachychitons, le kurrajong est monoïque avec des fleurs mâles et des fleurs femelles séparées présentes sur le même sujet. La couleur du calice, en forme de cloche, varie du blanc pâle au rose. Les fleurs femelles possèdent cinq carpelles séparés donnant chacun un fruit qui renferme plusieurs graines de couleur jaune et une multitude de fines soies. Les fruits sont des follicules brun foncé, larges, en forme de navette et mesurent environ 10 à 12 cm de long.

 

  • Période de floraison : Elle se produit en été. Toutefois, dans les régions où l’hiver n’est pas particulièrement sec, l’arbre peut ne fleurir que partiellement.

 

  • Rusticité : Compte tenu de ses origines, B. populneus résiste rarement en dessous de -5°C. Sa culture se limite donc aux régions à climat tempéré doux. En revanche, il supporte très bien la sécheresse.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile.

 

  • Sol : B. populneus apprécie les terrains à pH neutre ou acide, plutôt riches et surtout bien drainés. Il accepte aussi les sols calcaires mais pas caillouteux.

 

  • Exposition : Ensoleillée.

 

  • Semis/ plantation : La multiplication peut s’effectuer à partir de graines fraîches prélevées sur l’arbre en se munissant de gants pour se protéger des soies très irritantes qui les entourent. Elles ne nécessitent aucun traitement préalable. Il est également possible de procéder à un greffage sur un autre brachychiton, B. acerifolius ou B. rupestris. À noter que les horticulteurs ont procédé au fil du temps à des hybridations entre différents brachychitons en vue de produire de nouvelles plantes ornementales de jardin.

 

  • Conduite de culture : Du fait de sa croissance lente, le kurrajong, ne doit pas être taillé. Les arbres adultes se transplantent facilement et peuvent supporter sans problème un intervalle de trois mois entre le moment où ils sont déterrés et celui où ils sont replantés. Ils n’ont pas de besoin particulier en engrais et en eau. Néanmoins, pendant les étés secs, des arrosages sur jeunes arbres peuvent s’avérer nécessaires.

 

  • Maladies et parasites courants : Aucun pour l’instant.

 

Fiche réalisée par Jean-Christophe Villain, SNHF, section Arbres et arbustes d’ornement.

Bourrache

Les fleurs de la bourrache sont très appréciées des abeilles. Manuel m. v. sous licence CC.
  • Nom latin : Borago officinalis.

 

  • Famille botanique : Borraginacées.

 

  • Utilisations : Décorative, mellifère, comestible, la bourrache, à laquelle on prête aussi de nombreuses vertus culinaires, est un incontournable du potager.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Bien connue depuis l’Antiquité, cette plante annuelle originaire d’Europe méridionale, a toujours été présente dans les jardins, où elle était cultivée pour ses qualités médicinales.

 

  • Principales caractéristiques : La bourrache est une belle touffe de feuilles charnues de 40 à 75 cm de haut. Les tiges comme les feuilles sont hérissées de petits poils raides qui lui confèrent un aspect velu. Les fleurs bleu intense, ou blanches selon la variété, sont splendides et forment une petite étoile à 5 branches. La bourrache attire les insectes pollinisateurs, en particulier les abeilles.

 

  • Période de floraison : De mai jusqu’aux gelées.

 

  • Rusticité : La bourrache craint le gel et apprécie les climats plutôt tempérés.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile.

 

  • Sol : Profond, frais et bien aéré.

 

  • Exposition : Ensoleillée.

 

  • Semis/ plantation : Le semis se fait de mars à juillet dans un sillon de 1 à 2 cm de profondeur. Recouvrir avec de la terre fine, et tasser avec le dos du râteau. Éclaircir dès que les plants ont 3 ou 4 feuilles. Garder un espace de 30 cm entre chaque plante. Il est possible de repiquer les plants.Étaler les semis sur plusieurs périodes, car la bourrache monte rapidement à graine et peut rapidement devenir envahissante. Elle se propage dans tout le jardin par le travail des fourmis qui sont friandes de ses graines. Heureusement, elle n’a pas beaucoup d’emprise dans le sol, elle s’arrache donc très facilement. Cette spontanéité de repousse fait qu’il suffit d’en semer une fois pour en voir fleurir pendant plusieurs années.

 

  • Conduite de culture : C’est une merveille pour le jardinier, car la bourrache ne demande aucun soin de culture, Veillez simplement à canaliser son expansion. Gardez le sol humide en paillant en cas de sécheresse.

 

  • Récolte : Feuilles et fleurs se récoltent au fur et à mesure des besoins. Il est indispensable de les consommer très rapidement.

 

  • Côté cuisine : Les jeunes feuilles peuvent se consommer crues coupées en lamelles pour accompagner une salade. Cuites et bien mixées elles rappellent le goût de l’épinard ou du concombre, et se servent avec du poisson. Elles accommodent aussi les potages ou peuvent s’incorporer à une omelette. Les fleurs séchées feront une délicieuse tisane bleutée pour adoucir les voies respiratoires.Un dicton populaire dit « Prends la bourrache, mais ne l’arrache, des maux de cœur, guérit sa fleur. » À chacun de vérifier la pertinence de ce dicton. En tous les cas, les fleurs de bourrache enrichissent et parfument à merveille une salade composée ou un mesclun. Effet garanti sur les invités avec cette saveur étonnante légèrement iodée d’huître et cette belle couleur bleue ! Il est cependant déconseillé de consommer la bourrache de manière régulière et prolongée en raison de la présence d’alcaloïdes.

 

Fiche rédigée par Jean-Marc Muller, SNHF, section Jardins potagers et fruitiers.

Bouleau commun

Percita sous licence CC
  • Nom latin : Betula sp.

 

  • Famille botanique : Betulacées.

 

  • Principaux types : Le genre regroupe 60 espèces qui s’hybrident aisément entre elles. Le bouleau commun (Betula pendula) est le plus répandu en France et en Europe mais on peut citer également B. pubescens, B. albosinensis, B. humilis (le plus ancien) etB. nigra.

 

  • Utilisations : Pour l’ornement dans les parcs et jardins. La sève, les feuilles et l’écorce sont citées dans certaines pharmacopées pour leurs vertus diurétiques.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Europe, Asie, Amérique du Nord, selon les espèces.

 

  • Principales caractéristiques : Les bouleaux sont des arbres à feuillage caduc qui se distinguent par leur silhouette légère. B. pendula croît rapidement pour atteindre une vingtaine de mètres de hauteur à maturité. Le tronc est recouvert d’une écorce blanche très décorative qui s’exfolie en lambeaux. Les feuilles alternes, simples, peuvent être confondues avec celle du peuplier mais le pétiole de ce dernier est plat alors que celui du bouleau est rond. Ces feuilles se parent de belles couleurs en automne et se décomposent en l’espace d’un hiver.Les fleurs se présentent sous forme de chatons. Les chatons mâles, pendent à l’extrémité du rameau (sauf ceux de B. humilis qui sont dressés). Ils produisent un pollen abondant qui peut être source d’allergie respiratoire. Subterminaux et dressés, les chatons femelles donnent après fécondation des samares (une catégorie de fruits) à ailes larges.

    Attention : les racines du bouleau étant superficielles et ses branches cassantes, mieux vaut éviter de le planter à proximité des habitations ou dans les jardins de moins de 1000 m2.

 

  • Période de floraison : Début du printemps.

 

  • Rusticité : Grande résistance au froid.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Assez facile.

 

  • Sol : Tous types, même pauvres, secs ou sableux.

 

  • Exposition : Soleil.

 

  • Semis/ plantation : Multiplication par boutures semi-herbacées ou greffage. Mais on peut également se procurer des plants en pépinière ou en jardinerie.

 

  • Conduite de culture : Éviter la taille du vieux bois ou du houppier, car cela favoriserait les maladies et le dépérissement de l’arbre.

 

  • Maladies et parasites courants : Pucerons, chenilles. Anthracnose.

 

Fiche réalisée par Michèle de Puymaly, SNHF, section Arbres et arbustes d’ornement.

Bougainvillée

Andrey Zharkikh sous licence CC.
  • Nom latin : Bougainvillea sp.

 

  • Famille botanique : Nyctaginacées.

 

  • Principaux types : Il existe plusieurs espèces mais ce sont principalement les hybrides de Bougainvillea spectabilis et de Bougainvillea glabra que l’on cultive.

    Les plus connus sont :

    – ‘Audrey Grey’ : variété à bractées blanches et roses.

    – ‘Golden Glow ‘ : bractées jaune clair.

    – ‘La Jolla’ : bractées rouge profond.

    – ‘Miss Manilla’ : bractées rose lumineux.

    – ‘Scarlet O’Hara’ : bractées rouge écarlate.

    – ‘Snow White’ : bractées blanches.

    – ‘Temple Fire’ : bractées mauve-lilas. De petite taille, elle est adaptée pour la culture en pot.

    – ‘Texas Drawn’ : bractées rosées et légèrement pourprées.

    – ‘Variegata’ : bractées pourpres et à feuillage panaché.

 

  • Utilisations : Culture en serre, sur rebord de fenêtre ou en appartement, en pots de grande taille. Certains bougainvillées peuvent être cultivées en plein air sur la Côte d’Azur.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Les deux espèces sont originaires d’Amériques du Sud et centrale, du Mexique au nord de l’Argentine. Philibert Commerson rapporta Bougainvillea spectabilis du Brésil au XVIIIe siècle, lors d’une expédition menée par Louis-Antoine de Bougainville (1729-1811). Cette espèce fut nommée en l’honneur du célèbre navigateur.

 

  • Principales caractéristiques : Bougainvillea spectabilis et B. glabra sont des arbustes sarmenteux et épineux, à croissance rapide, atteignant 15 m de hauteur pour le premier et 7 à 8 m pour le second. Feuillage persistant en zone tropicale, leur feuillage devient caduc en zone tempérée avec des feuilles vertes elliptiques à extrémité rétrécie et allongée. Les fleurs blanches, de petite taille, sont entourées de 3 bractées très colorées, décoratives, de couleur mauve chez les espèces botaniques.

 

  • Période de floraison : Chaque année les tiges sarmenteuses se couvrent de nombreuses fleurs d’avril à décembre. Les tiges de l’année ne portent pas de fleurs et peuvent être taillées.

 

  • Rusticité : Les deux espèces et leurs cultivars ne résistent pas au froid. Ils peuvent être cultivés à l’extérieur, uniquement, le long du pourtour méditerranéen. Dans les autres régions, ils doivent être conservés, à l’abri du gel, à une température de 10 à 15°C.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile.

 

  • Sol : Humifère, profond, frais et drainé.

 

  • Exposition : Les bougainvillées préfèrent un emplacement chaud, lumineux et bien ensoleillé.

 

  • Multiplication : Par bouturage des jeunes tiges durant l’été.

 

  • Conduite de culture : Pendant la période de végétation (du 15 mars à début octobre), arrosez modérément, tous les dix jours environ, dès que la plante est bien enracinée. Les bougainvillées résistent bien à la sécheresse qui favorise la floraison.

 

  • Maladies et parasites courants : Peu de maladies si la technique de culture est bonne. En revanche, surveillez les pucerons et les acariens.

 

Fiche rédigée par Norbert Rebmann, SNHF, section Cactées et succulentes.

Bignone ou trompette de Jéricho

Ragnhild&Neil Crawford sous licence CC.
  • Nom latin : Campsis radicans.

 

  • Famille botanique : Bignoniacées.

 

  • Principaux types : C. radicans ne doit pas être confondue avec la bignone à grandes fleurs ou bignone de Chine (C. grandiflora) dont elle est botaniquement très proche. 

    À noter qu’il existe d’autres bignones appartenant à des genres différents :

    Bignonia capreolata ou bignone du Chili, au feuillage persistant et aux fleurs à l’odeur chocolatée,

    Prodraena ricasoliane ou bignone rose, dont le feuillage est semi-persistant,

    Tecoma capensis ou bignone du Cap.

 

  • Utilisations : Contre un treillis, un grillage, un mur, un poteau…

 

DESCRIPTION

  • Origine : États-Unis.

 

  • Principales caractéristiques : Également appelé trompette de Virginie, cet arbrisseau sarmenteux à feuillage caduc et à croissance rapide donne des lianes pouvant atteindre 10 m de haut. Grâce aux racines aériennes en forme de crampons émises par ses tiges, la trompette de Jéricho grimpe facilement aux murs, tonnelles et troncs d’arbres sans qu’il soit nécessaire de la palisser. Ses feuilles dentées et lancéolées sont vert foncé. Les inflorescences en bouquets terminaux de 4 à 12 fleurs de couleur rouge ou orange et longues d’environ 8 cm apparaissent à l’extrémité des rameaux de l’année. C. radicans émet des drageons.Campsis x tagliabuana est un hybride de C. grandiflora et C. radicans. Le cultivar ‘Madame Galen’, aux fleurs rouges, est très rustique tandis qu’ ‘Indian Summer’ (syn. ‘Kudian’) se distingue par un port plus compact (hauteur 4 m) et une floraison jaune orangé en trompettes plus allongées.

 

  • Période de floraison : Juin à octobre selon les variétés.

 

  • Rusticité : Supporte bien la chaleur et la sécheresse. Le pied doit être installé à l’abri des vents froids.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile.

 

  • Sol : Frais et bien drainé.

 

  • Exposition : Plein soleil.

 

  • Semis/ plantation : Planter entre novembre et mars. Supprimer à la base les rameaux les plus faibles. Prévoir un support ; il est également possible de les faire grimper à un arbre. Le mode de multiplication par bouture semi-ligneuse paraît le plus simple.

 

  • Conduite de culture : En fin d’hiver, éliminez un jeune rameau sur trois pour éclaircir l’arbuste et coupez le reste des tiges secondaires au-dessus du deuxième bourgeon. En cours de saison il ne faut pas hésiter à tailler les tiges qui gênent.

 

  • Maladies et parasites courants : Peu sensible aux maladies.

 

Fiche rédigée par Michèle de Puymaly, SNHF, pour la section Arbres et arbustes d’ornement.

Bignone à grandes fleurs

joka2000 sous licence CC.
  • Nom latin : Campsis grandiflora syn. Tecoma grandiflora.

 

  • Famille botanique : Bignoniacées.

 

  • Principaux types :  La bignone à grandes fleurs ou bignone de Chine, ne doit pas être confondue avec la trompette de Jéricho ou trompette de Virginie (C. radicans).

    À noter qu’il existe d’autres bignones appartenant à des genres différents comme :

    – Bignonia capreolata ou bignone du Chili, au feuillage persistant et aux fleurs à l’odeur chocolatée,

    – Prodraena ricasoliane ou bignone rose, dont le feuillage est semi-persistant,

    – Tecoma capensis ou bignone du Cap.

 

  • Utilisations : Contre un treillis, un grillage, un mur, un poteau…

 

DESCRIPTION

  • Origine : Chine, Japon.

 

  • Principales caractéristiques : Cet arbrisseau sarmenteux à croissance rapide dont les lianes peuvent atteindre 10 m de haut doit être palissé pour bien s’accrocher à son support. Ses feuilles vert moyen à foncé sont pennées et caduques. Ses fleurs orangées, en entonnoir large aux lobes étalés, se développent à l’extrémité des rameaux de l’année. Elles se distinguent de celles de C. radicans par une corolle plus courte et plus ouverte.

    Campsis x tagliabuana est un hybride de C. grandiflora et C. radicans. Le cultivar ‘Madame Galen’, aux fleurs rouges, est très rustique tandis qu’‘Indian Summer’ (syn. ‘Kudian’) se distingue par un port plus compact (hauteur 4 m) et une floraison jaune orangé en trompettes plus allongées.

 

  • Période de floraison : Juin à octobre selon les variétés.

 

  • Rusticité : Supporte bien la chaleur et la sécheresse. Le pied doit être à l’abri des vents froids. C. grandiflora est plus frileuse que sa cousine C. radicans.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile.

 

  • Sol : Frais et bien drainé.

 

  • Exposition : Plein soleil.

 

  • Semis/ plantation : Planter entre novembre et mars. Supprimer à la base les rameaux les plus faibles. Prévoir un support ; il est également possible de les faire grimper à un arbre. Le mode de multiplication par bouture semi-ligneuse paraît le plus simple.

 

  • Conduite de culture : En fin d’hiver, éliminez un jeune rameau sur trois pour éclaircir l’arbuste et coupez le reste des tiges secondaires au-dessus du deuxième bourgeon. En cours de saison il ne faut pas hésiter à tailler les tiges qui gênent.

 

  • Maladies et parasites courants : Peu sensible aux maladies.

 

Fiche rédigée par Michèle de Puymaly, SNHF, pour la section Arbres et arbustes d’ornement.

Euphorbe characias

Euphorbia characias_Olive Titus
Crédit photo : Olive Titus

 

  • Nom latin : Euphorbia characias.
  • Famille botanique : Euphorbiacées.
  • Principaux types : La famille des euphorbes comporte un très grand nombre d’espèces qui différent par leurs formes et leurs couleurs.Euphorbia characias. L (décrite par Carl von Linné en 1753) correspond à l’une d’entre elles avec deux sous-espèces :
    – subsp. characias arbrisseau d’environ 1m de hauteur au feuillage bleu vert et aux inflorescences vert anis

      – subsp. characias wulfenii plus haute (environ 1,5 m) et aux inflorescences plus longues.

Il existe des cultivars aux couleurs variées :

         -‘Portuguese Velvet’ en forme de boule (environ 60 cm) feuillage velouté

         -‘Tasmanian Tiger’ feuillage panaché jaune et vert

         -‘Glacier blue’ feuillage panache vert clair marginé de blanc et inflorescence couleur crème

  • Utilisation : Ces plantes jouent un rôle structurant dans un jardin que ce soit en isolé, en massif, en rocaille, dans une mixed-border. Elles sont d’un bel effet quand on les associe aux graminées ou à des plantes graphiques telles que les phormiums, cordylines etc… En somme elles donnent un petit air exotique en animant des endroits très variés. Actuellement les villes en font un grand usage pour orner les parterres, les ronds-points notamment.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Pourtour méditerranéen du Portugal à la Turquie.
  • Principales caractéristiques : Forme buissonnante aux tiges érigées ligneuses qui portent tout le long des feuilles fines et allongées bleu-vert et, à leur extrémité, une inflorescence très particulière appelée cyathe d’un jaune-vert anis très lumineux pour E. Characias et E. Characias wulfenii.
  • Période de floraison : Tout début du printemps dès février-mars et jusqu’à début juillet.
  • Rusticité : Plante très rustique supportant des températures allant jusqu’à -15°C.
  • Toxicité :  Les tiges des euphorbes contiennent un latex toxique blanc qui s’écoule lorsqu’on les coupe, très irritant d’où les précautions à prendre (voir conduite de culture).

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Très facile.
  • Sol : Peu exigeante. N’importe quel terrain convient pourvu qu’il soit bien drainé.
  • Exposition : L’euphorbe des garrigues aime les situations ensoleillées. Elle supporte bien la chaleur et la sécheresse mais pousse et fleurit bien à l’ombre aussi.
  • Semis/Plantation : La multiplication des euphorbes s’effectue par semis, bouturage ou division. A noter la grande propension de E. characias à se semer toute seule dans le jardin ! On peut alors les déplacer quand elles sont petites.
  • Conduite de culture : Les fleurs fanent en été, les tiges qui les portent aussi pendant que de nouvelles apparaissent en même temps avec leurs feuilles. Couper les tiges qui commencent à faner à ras du sol pour garder un buisson harmonieux. Attention, il s’en écoule, comme on l’a vu, un latex très irritant pour la peau et les yeux. Porter des gants. Le sécateur a besoin d’un nettoyage particulier pour éliminer ce latex très collant.
  • Maladies et parasites : Sans problème.

Fiche réalisée par Monique Gervays, SNHF, section Arbres et arbustes d’ornement.

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