Cobée grimpant

Le cobée grimpant fleurit en été et en automne. Aqiao HQ sous licence CC.
  • Nom latin : Cobaea scandens.

 

  • Famille botanique : Polémoniacées.

 

  • Principaux types : Parmi la dizaine d’espèces botaniques appartenant au genre Cobaea, C. scandens est la seule disponible en Europe. La forme la plus commune possède des fleurs violettes, mais il existe une forme plus rare à fleurs blanches, ‘Alba’. C. pringei peut-être vue au Mexique et dans les jardins botaniques.

 

  • Utilisations : Comme plante grimpante volubile, annuelle en extérieur pour orner un mur ou une palissade ensoleillée. Sa pousse rapide en fait une excellente solution pour suppléer à la perte d’une autre plante. Elle permet de créer un rideau fleuri assez dense. C’est également une excellente plante de véranda.

 

DESCRIPTION

  • Origine : C. scandens est originaire du sud du Mexique (Puebla) où sa pollinisation est liée à la présence d’une chauve-souris. C. pringei est originaire du nord-est du Mexique. D’autres espèces existent au Venezuela et jusqu’au nord du Chili.

 

  • Principales caractéristiques : La cobée grimpante peut atteindre 8 m de haut. Ses feuilles alternes se développent en quatre à six folioles lancéolées (de 5 à 7 cm de long chacun) et se terminent par une vrille. Les sépales sont décoratifs. Il en émerge des inflorescences campanulées, d’abord verdâtres puis violettes à pourpre de 5 à 7 cm de large. Elles développent un léger parfum. C. pringei peut atteindre 10 m de haut et ses fleurs sont blanches.

 

  • Période de floraison : Dès la première année, en été et jusqu’à l’automne.

 

  • Rusticité : Au Mexique (climat subtropical), C. candens est une plante vivace pouvant perdre ses parties aériennes dès que la température nocturne est inférieure à +5°C. Ailleurs, leur souche survit à des températures hivernales de -1 °C. La récolte des graines permet de conserver la plante. Cobaea pringei ne survit pas davantage à -1°C. La souche peut être conservée l’hiver en serre froide (5°C), si la plante est cultivée en grand pot.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Cette plante peu rustique, cultivée en France comme annuelle doit être conservée en hiver sous serre froide ou en intérieur à une température modérée. Sinon, une fois réussie la germination « à l’étouffée », elle est relativement facile à cultiver en pleine terre jusqu’à la fin de l’automne et en grand pot, si ses besoins sont respectés. Lorsque C. scandens a été conservée en serre, avec très peu d’arrosage, il convient de rabattre d’un tiers en février, tout en conservant les tiges principales. La végétation repart au-dessus de 15°C. Ce sera le moment de changer de terre et de pot.

 

  • Sol : Terrain neutre, riche et drainant. Les sols trop lourds doivent être allégés avec du sable ou du gravier et du compost mature.

 

  • Exposition : La cobée a besoin d’humidité à proportion de la chaleur et de l’ensoleillement qu’elle subit. Le plein soleil convient bien à sa croissance.

 

  • Semis/ plantation : Semez sous serre entre 20 et 25 °C, en fin d’hiver ou au début du printemps par poquets de trois graines, en petits pots. Les graines peuvent être légèrement recouvertes de compost de semis. À défaut de serre, le semis est d’autant plus rapide que celui-ci est couvert d’une vitre ou d’une cloche translucide pour maintenir une hygrométrie élevée et une température plus constante. La germination se produit au bout de trois ou quatre semaines. Après cette germination, il sera possible de replanter en pots de 8 cm avec un tuteur et encore un peu plus tard dans un pot de 20 cm. Une fois le risque de gel passé, les plantes peuvent être installées au jardin, si possible au pied d’un mur orienté au sud, d’une pergola ou d’un treillage. La plantation en grands pots, avec de forts tuteurs ou au pied d’une rampe d’escalier extérieur est également possible (avec réserve d’eau ou soucoupe).Le bouturage estival de jeunes pousses de 10 cm est une autre façon de propager cette plante. Elles sont plantées dans un mélange de tourbe et de sable, à l’étouffée jusqu’à l’apparition de nouvelles feuilles indiquant le moment du rempotage.

 

  • Conduite de culture : Modulez l’arrosage en fonction de la capacité drainante du terrain, de l’ensoleillement et de la pluviométrie. Sensible à la sécheresse, le cobée est d’autant plus vulnérable lorsqu’elle est cultivée en pot. L’arrosage idéal sera régulier et effectué au pied de la plante et jamais par aspersion, pour ne pas abîmer les inflorescences et favoriser l’apparition des maladies.La fertilisation est importante si l’on veut que la plante donne le meilleur d’elle-même. L’apport de compost mature est la meilleure solution. Un engrais trop riche en azote risquerait de favoriser un feuillage exubérant, au détriment de la floraison.

 

  • Maladies et parasites courants : La cobée est sensible à l’araignée rouge : un bassinage régulier peut chasser les bestioles. Contre les pucerons, notamment sur jeunes pousses sur lesquelles l’aspersion d’eau avec du savon noir pourrait suffire. En cas de manque d’eau estival, ce sont les feuilles qui sécheront.

 

Fiche rédigée par Frédéric Pernel, SNHF, section Art des jardins.

 

Pour en savoir plus

The Movements and Habits of Climbing Plants, Charles Darwin, John Murray, 1875, 208 p.
Annuelles et bisannuelles, Roger Philips et Martyn Rix, La Maison Rustique, Flammarion, 2002, p. 92.
Subtropical and dry climate plants, The definitive practical guide, Martyn RIX, Timber Press, 2006, p. 146.

Cardon

Dans certaines régions du monde, le cardon est considéré comme une plante invasive. Peganum sous licence CC.
  • Nom latin : Cynara cardunculus.

 

  • Famille botanique : Astéracées, anciennement composées.

 

  • Utilisations : Ce sont les pétioles charnus, ou côtes, qui sont consommés chez le cardon. Pour l’artichaut ce sont les capitules (bas de l’inflorescence qui sert de support aux fleurs).Le cardon peut aussi être cultivé comme plante ornementale. Sa grande taille, son port et ses belles fleurs bleues lui donnent fière allure.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Provenant des régions méditerranéennes centrales et occidentales, on le trouve en Afrique du Nord, en Europe méridionale et atlantique et en Asie mineure. Le cardon est considéré comme invasif dans certaines régions du monde (Californie, Australie, Argentine).

 

  • Principales variétés : ‘Blanc amélioré’, ‘Plein blanc amélioré Puvis’, ‘Rouge d’Alger’, ‘Vert Vaux Velin’, et ‘Argenté de Plainpalais’ (liste SVI).
Avec sa très belle floraison, le cardon peut également faire office de plante ornementale. Jean-Daniel Arnaud/SNHF
  • Caractéristiques : Plante vivace buissonnante, aux longues feuilles découpées épineuses (mais moins que les cardons sauvages), pouvant atteindre plus de 2 m de haut. Les parties consommées sont les pétioles charnus (côtes) des grandes feuilles extérieures.

 

  • Rusticité : Semi-rustique (supporte jusqu’à -5°C), il est particulièrement adapté aux régions méditerranéennes mais peut être cultivé partout en France.

 

  • Qualités nutritives : C’est un aliment très peu calorique (13 calories/100 g), riche en fibres, en vitamines (A, B, C, PP) et en sels minéraux (calcium, fer, magnésium, manganèse, soufre, phosphore).

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile.

 

  • Sol : Plante gourmande en compost, le cardon apprécie les terres légères à pH acide.

 

  • Exposition : Plein soleil.

 

  • Semis/ plantation : La multiplication se fait au printemps, par semis en pépinière abritée ou en place après les gelées, en avril-mai. Les plants sont ensuite repiqués au stade 3-4 feuilles lorsque la température ambiante dépasse les 12 °C.

 

  • Conduite de culture : Afin d’attendrir les côtes, il est conseillé de les blanchir avant la récolte. On procède à leur étiolement en les attachant et en les enveloppant d’un film opaque.

 

  • Maladies et parasites courants :
    – Mildiou, oïdium(attention à l’excès d’humidité),
    – Pucerons verts et noirs. La présence de coccinelles et de chrysopes sous forme de larves ou d’adultes limite les attaques.
    – Apion (charançon).

 

  • Récolte/ productivité : La récolte des côtes intervient à l’automne, cinq à six mois après le semis.

 

Fiche rédigée par Jean-Daniel Arnaud, SNHF, section Jardins potagers et fruitiers.

Cataire ou « herbe à chats »

Matt Lavin sous licence CC.
  • Nom latin : Nepeta cataria.

 

  • Famille botanique : Lamiacées.

 

  • Principaux types : Outre Nepeta cataria, on recense plusieurs autres espèces :

    N. faassenii : la variété ‘Six Hills Giant’ est la plus haute (90 cm). Floraison abondante d’épis de fleurs bleu lavande. Le feuillage est vert argenté.

    N. gavanianadont la particularité se trouve dans ses longs épis de fleurs de 2 à 3 cm de long avec des pétales jaune clair.

    N. grandiflora : port dressé avec des tiges portant des petits bouquets serrés de fleurs lie-de-vin virant au rose pâle.

    N. sibirica ou cataire de Sibérie : port dressé, feuillage vert foncé à poils fins sur les bords, épis de fleurs bleues.

 

  • Utilisations : En massif, en isolé ou en bac. Belle association avec les rosiers.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Europe, Asie, Caucase, Moyen-Orient.

 

  • Principales caractéristiques :  N. cataria est une vivace au port étalé. Le feuillage caduc est grisâtre, légèrement duveteux et odorant. Il contient une huile répulsive pour les insectes ainsi que du menthol. Les fleurs blanches ponctuées de rouge, forment une grappe assez courte. Les chats l’affectionnent particulièrement, d’où son nom.

 

  • Période de floraison : Ininterrompue de mai à septembre-octobre.

 

  • Rusticité : Très bonne résistance au froid, jusqu’à -15°C.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Très facile.

 

  • Sol : Drainant, léger même pauvre. Parfaitement adapté à la sécheresse.

 

  • Exposition : Ensoleillée ou mi-ombre.

 

  • Semis/ plantation : La multiplication s’effectue par :
    – Semis en terrine sous châssis en automne, certaines espèces se ressèment spontanément.
    – Division des touffes au printemps ou à l’automne
    – Bouture herbacée en juin.

 

  • Conduite de culture : Rabattre la touffe après la première floraison pour obtenir un port plus compact et une floraison de fin de saison plus importante.

 

  • Maladies et parasites courants : Limaces, oïdium par été sec.

 

Fiche rédigée par Muriel Drouet, SNHF, section Plantes vivaces.

Céleris branches, raves, « à couper » ou perpétuels

Céleris rave. Manuel m. v. sous licence CC.
  • Nom latin : Apium graveolens.

 

  • Famille botanique : Apiacées, anciennement ombellifères.

 

  • Utilisations : Le céleri est cultivé à plusieurs fins :
    – Céleri branche : les feuilles, et surtout les côtes pour leurs arômes,
    – Céleri-rave : les racines consommées cuites ou crues comme légumes,
    – Les graines servent à confectionner des tisanes ou le fameux « sel de céleri ».La livèche, ou ache des montagnes, également appelée « céleri perpétuel », est une espèce différente (Levisticum officinale) dont les arômes des feuilles sont très proches de ceux des céleris.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Le céleri sauvage, l’ache des marais, est répandu dans les zones humides des régions côtières d’Europe et de Méditerranée, et jusqu’à l’ouest de l’Himalaya. Il s’est diffusé très tôt vers l’est, jusqu’à arriver en Chine, où il est connu au moins depuis le VIe siècle.Le céleri branche a commencé à être sélectionné en Italie. C’est au cours du XIXe siècle qu’il va devenir le légume que nous connaissons.

    Le céleri-rave semble s’être d’abord implanté en Europe centrale.

 

  • Principales variétés : On distingue 3 sous-espèces de céleris:
    – Le céleri à couper ou ache : A graveolens var. secalinumà feuillage fin et très aromatique.

    – Le céleri branche ou céleri à côtes : A. graveolens var. Dulce à longs pétioles charnus.Variétés inscrites au catalogue : ‘d’Elne’, ‘Géant doré amélioré’, ‘Lino’, ‘Plein blanc’, ‘Tango’, etc.

    – Le céleri-rave : A. graveolens var. rapaceumdoté d’une racine tubérisée arrondie et de pétioles creux.

    Variétés : ‘Boule de marbre’, ‘Ibis’, ‘Monarch’, ‘Prinz’, ‘Rowena’, etc.

 

  • Caractéristiques : Le céleri est une plante bisannuelle à feuillage découpé. Les fleurs sont blanches réunies en ombelles, les graines sont petites et très aromatiques.

 

  • Rusticité : Plante adaptée aux climats maritimes, sans variations brusques.

 

  • Qualités gustatives : Odeur marquée et goût puissant caractéristiques.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Légume assez exigeant.

 

  • Sol : Frais, meuble et humifère. Respecter un intervalle de 3 à 4 ans avant de faire revenir le céleri sur le même emplacement.

 

  • Exposition : Ensoleillée.

 

  • Semis/ plantation :
    – Céleri branche : semez de mi-avril à début juin, en terrines. Repiquez en pépinière au stade 3 feuilles puis en place lorsque les jeunes plantes ont entre 6 et 8 feuilles en les espaçant de 20 à 30 cm et de 40 cm entre les rangs.

    – Céleri-rave : semez de février à avril sur couche chaude, en terrines, en serre ou dans un local clair et chauffé. Le semis en pépinière se pratique de la fin avril à fin mai. Repiquer en pépinières une première fois au stade 2 feuilles, puis une seconde fois à 4 feuilles. Veillez à couper le bout des radicelles et de la racine principale. Repiquez en place vers la fin avril en espace les plants de 35 cm en tous sens.

    Les plants peuvent aussi être achetés. Notez qu’il est possible de semer des radis et de placer des laitues dans les intervalles et de les récolter avant les céleris si l’on arrose suffisamment.

 

  • Conduite de culture : Les céleris sont gourmands en matières organiques. Un apport important de compost bien décomposé est souhaitable. Procédez à des sarclages et des binages réguliers. Veillez à ne pas planter trop précocement pour éviter la montée à graines et penser à arroser fréquemment et copieusement. Un paillage du sol maintient la fraîcheur.

    Les pétioles du céleri branche peuvent être blanchis avant la récolte. Il suffit pour cela de lier les feuilles quinze jours avant et de butter les plants.

 

  • Maladies et parasites courants :
    Le céleri est surtout sensible à la septoriose, maladie du feuillage sévissant à l’occasion, lors de conditions chaudes et humides. Il faut éviter les arrosages de fin de journée car ceux-ci provoquent un allongement du temps d’humectation du feuillage favorable aux contaminations.

    – La rouille du céleri a pour conséquence de stopper la croissance. Par temps particulièrement humide et à la suite d’une baisse de la température, des taches brunes apparaissent sur les tiges et les feuilles. Par temps pluvieux, escargots et limaces peuvent s’attaquer aux tiges et au cœur des plants. La pose de pièges anti-limaces permet de limiter ces attaques.

    – La mouche du céleri pond ses œufs sur les feuilles. Les petites larves creusent des galeries, faisant jaunir, se gondoler puis se dessécher les feuilles.

 

  • Récolte/ productivité :
    – Céleri branche : pendant toute la période de pousse.

    – Céleri-rave : 6 à 7 mois après les semis, de fin juin à octobre pour un rendement d’environ 5 à 6 kg / m2 en sol riche.

    Les céleris-raves peuvent être conservés pendant l’hiver en cave, enfouis dans du sable ou de la tourbe. Les graines, quant à elles, sont récoltées la deuxième année en fin de culture.

 

Fiche rédigée par Jean-Daniel Arnaud, SNHF, section Jardins potagers et fruitiers.

Céraiste tomenteux

Peter Stevens sous licence CC.
  • Nom latin : Cerastium tomentosum.

 

  • Famille botanique : Caryophyllacées comme la coquelourde et l’œillet mignardise.

 

  • Principaux types : Les céraistes forment un groupe de plantes rampantes. Cerastium tomentosum est le plus connu et le plus employé mais il existe d’autres espèces ayant à peu près les mêmes caractéristiques, comme C. grandiflorum, C. biebersteinii et C. boissieri.

 

  • Utilisations : Ornement de talus, glacis, rocaille et confection de bordures.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Europe méridionale.

 

  • Principales caractéristiques : Le ceraiste tomenteux est une plante vivace à tiges fines et molles, avec des feuilles ovales, opposées et argentées. Ses fleurs blanches forment des grappes paniculées.

 

  • Rusticité : Plante très rustique au froid et à la chaleur.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Très facile.

 

  • Sol : Plante tout terrain même sec et calcaire pourvu qu’il soit bien drainé.

 

  • Exposition : Ensoleillée.

 

  • Semis/ plantation : La multiplication peut se faire par semis d’avril à juin. Il est suivi d’un repiquage en pépinière avant la mise en place à l’automne ou au printemps suivant. Respectez un espacement de 20 à 25 cm entre les jeunes plants de façon à former rapidement une belle bordure ou un beau tapis. Facile, la division des touffes qui a lieu tous les 2 à 3 ans, s’effectue à la fin de l’été et en automne ou au tout début du printemps.

 

  • Période de floraison : Abondante en mai-juin

 

  • Conduite de culture : Les bordures peuvent être taillées à la bêche pour avoir un bel alignement. Coupez les fleurs fanées après la floraison. Cette plante peut devenir envahissante.

 

  • Maladies et parasites courants : Sans problème, pas de maladies ou parasites connus.

 

Fiche rédigée par Claude Ferry, SNHF, section Fuchsia et pélargonium.

Cerisier du Japon

Jungle Rebel sous licence CC.
  • Nom latin : Prunus serrulata.

 

  • Famille botanique : Rosacées.

 

  • Principaux types : Il existe plus de 600 variétés et hybrides de cerisiers ornementaux, ou sakura, au Japon. Les espèces les plus communes sont P. serrulata, P. speciosa et P. sargentii.

    On peut citer notamment :
    Prunus x yedeoensisou cerisier Yoshino est très apprécié des Japonais en raison de ses fleurs abondantes d’un blanc presque pur.

    – ‘Amanoga Wa’ est une très belle variété aux fleurs semi-doubles rose pâle qui convient aux petits jardins car sa forme colonnaire ne crée pas trop d’ombre.

    – ‘Kanzan’, l’un des plus répandus, est très résistant au froid mais supporte également la chaleur et l’humidité. Il se distingue par sa floraison double rose foncé. Son feuillage, rouge cuivré au départ, devient rougeâtre.

    – ‘Kiku Shidare’ ou ‘Cheals Weeping’ est un cerisier à port pleureur portant des fleurs doubles rose vif en bouquets compacts.

    – ‘Ukon’ est un arbre vigoureux, étalé, dont l’originalité est d’arborer en avril, des bouquets de 3 à 6 fleurs doubles crémeuses lavées de vert, ce qui lui donne une grande fraîcheur.

    – Prunus x subhirtella ‘Autumnalis’, a la particularité de refleurir en automne.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Les Japonais, qui cultivent le cerisier à fleurs depuis des millénaires ont créé d’innombrables variétés. Ils apprécient sa floraison luxuriante qui annonce l’arrivée du printemps et lui consacrent chaque année depuis l’ère Heian (794-1185) une fête très populaire appelée Hanami. Aucun pays ne possède autant de cerisiers à fleurs que le Japon où ils sont considérés comme une richesse nationale. Aujourd’hui, les sites célèbres sont classés et protégés par la loi japonaise.

 

  • Principales caractéristiques : Arbre ornemental à port évasé, très large et très étalé dont les branches, légèrement arquées, au feuillage vert clair, se développent à l’horizontale. Il donne au printemps des bouquets de 2 à 3 fleurs simples ou doubles d’un blanc neige ou rose qui ne donnent pas de fruit comestible mais diffusent un agréable parfum d’amande et d’aubépine.

 

  • Période de floraison : Fin mars à mi-avril.

 

  • Rusticité : Résistant au froid, cet arbre décoratif s’adapte pratiquement à tous les climats.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile.

 

  • Sol : Tout de type de terrain, redoute l’humidité.

 

  • Exposition : Ensoleillée.

 

  • Plantation : De préférence en automne. Le greffage est également envisageable mais plutôt au printemps.

 

  • Conduite de culture : Le cerisier du Japon demande peu d’entretien, ni d’arrosage. Il n’aime guère être taillé.

 

  • Maladies et parasites courants : Mouches, pucerons, cochenilles, moniliose.

 

Fiche rédigée par Muriel Drouet, SNHF pour la section Arbres et arbustes d’ornement.

 

Pour en savoir plus

– Cerisiers du Japon et autres prunus d’ornement, Franck Sadrin, éditions Ulmer.

Chou cabus

Forest and Kim Starr sous licence CC.
  • Nom latin : Brassica oleracea v. capitata.

 

  • Famille botanique : Brassicacées, anciennement crucifères.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Europe.

 

  • Principales variétés : Citons parmi les plus connues ‘Des vertus’, ‘Précoce de Louviers’, ‘De Brunswick’, ‘Cœur de bœuf gros’, ‘Quintal d’Alsace’, ‘Extra hâtif de Rennes’, ‘Pointu de Chateaurenard’, ‘De Saint-Saëns’… Elles sont adoptées à différentes périodes de production : printemps, été-automne ou hiver. Renseignez-vous bien avant de les cultiver.
    Il existe aussi de nombreuses variétés hybrides F1. Elles produisent des pommes généralement plus régulières.

 

  • Caractéristiques : Les feuilles (30 à 60 cm de long) forment une pomme serrée ou en pointe. À la différence du chou de Milan au feuillage cloqué dont il est très proche, elles sont lisses.

 

  • Rusticité : Contrairement aux choux de Milan qui résistent très bien au froid, les choux cabus préfèrent les climats pluvieux et frais.

 

  • Qualités nutritives : Protéines, Fer, Vitamine A, D, B12, B 6 et C. Les choux se consomment généralement cuits de diverses façons : soupes, pot-au-feu ou en accompagnement, choux farcis (la farce est introduite entre les feuilles, mais on peut aussi blanchir les feuilles avant de le farcir).

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Moyen.

 

  • Sol : Profond, drainé, riche en humus car les choux sont des plantes gourmandes.

 

  • Exposition : Choisir un emplacement ensoleillé. Ombrer si le soleil est trop fort.

 

  • Semis/ plantation :
    – Les choux semés en mars-avril doivent être repiqués en place deux mois plus tard en mai ou juin. Selon les conditions climatiques, Il convient de les protéger du froid par un paillage avec des tontes de gazons séchées, de la paillette de lin ou de paille de céréales…. Le semis s’effectue en ligne (comme avec tous les autres choux) que vous recouvrirez d’une épaisseur de 1 à 2 mm de terreau tamisé. Espacez les lignes de 50 centimètres pour les variétés moyennes, de 65 cm pour les plus volumineuses.

    – Les choux d’hiver, semés en mai juin, sont à repiquer en juillet.

    – Les choux de printemps, à semer entre le 15 août et la fin septembre selon votre région, seront mis en place à l’automne ou au printemps suivant.

 

  • Conduite de culture : Binez et désherbez régulièrement en début de végétation. En soirée, faire des arrosages fréquents, surtout en période de grosses chaleurs pour éviter que la pomme n’éclate.

    La proximité des haricots, poireaux, céleris, courgettes et maïs est favorable à cette crucifère.

 

  • Maladies et parasites courants : Les choux ont beaucoup d’ennemis.
    – Hernie du chou, pourriture du pied, rouille blanche, mildiou duveteux, pour les maladies,

    – Mouche du chou, puceron cendré du chou, aleurode, piéride du chou pour les parasites sans oublier les escargots et les limaces qui raffolent de ses feuilles.

 

  • Récolte/ productivité : Les variétés d’hiver se conservent sur pied pendant toute la mauvaise saison. Les variétés de printemps se récoltent en juin -juillet. Celles d’automne se récoltent d’août à décembre.

 

Fiche rédigée par Jean-Marc Muller, SNHF, section Jardins potagers et fruitiers

Chou-rave

La tige renflée à la base est la partie consommable de ce légume. SK sous licence CC.
  • Nom latin : Brassica oleracea L. var. gongylodes.

 

  • Famille botanique : Brassicacées, anciennement crucifères.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Probablement issu du sud de l’Italie et de la Grèce, le chou-rave a été adopté par les peuples germaniques depuis le Moyen Âge.

 

  • Principales variétés : ‘Blanc hâtif de Vienne’, ‘Blaro’, ‘Erika’, ‘Lanro’, ‘Superschmelz’, ‘Violet hâtif de Vienne’, pour ne citer qu’elles.

 

  • Caractéristiques : Le chou-rave est une plante bisannuelle cultivée pour la base de sa tige renflée en forme de boule au-dessus du sol. Cette boule charnue est vert pâle, blanche ou violette. Les feuilles sont vert bleuté, munies d’un long pétiole et implantées en spirale tout autour de la boule. La deuxième année une hampe florale se forme et produit des graines.

 

  • Rusticité : Ces choux résistent plutôt bien au froid.

 

  • Utilisations : La boule formée par la tige renflée dégage un arôme doux et délicat, entre radis, châtaigne et chou quand il est cru ou rappelant le goût du navet lorsqu’il est cuit.

    Il peut se manger :

    – cru, râpé en salade,

    – cuit après l’avoir coupé en tranches ou en cubes ; il peut s’accommoder de diverses façons : potage, ragoût, sauté,

    – les feuilles peuvent également être consommées.

    Le chou-rave est un peu délaissé en France pour avoir été, comme le topinambour et le rutabaga produit et consommé pendant l’Occupation. Il est davantage consommé dans les pays anglo-saxons, germaniques, en Pologne et en Suisse, au Canada. En France, on le trouve plus facilement dans les magasins asiatiques.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Moyennement difficile.

 

  • Sol : Le chou-rave préfère terrains frais, meubles et bien fertilisés. Mais moyennant une bonne fumure, il peut être cultivé partout.

 

  • Exposition : Plutôt ensoleillé.

 

  • Semis/ plantation : Les premiers semis s’effectuent au début du printemps, puis tous les 15 jours jusqu’au milieu de l’été afin d’échelonner les récoltes. Dans les régions à hiver doux il peut être semé jusqu’en fin d’été.
    Enterrez les graines à 1 cm de profondeur en place ou en pépinière. Dans le second cas les plantules peuvent être repiquées dès le stade 3-4 feuilles.

    Prévoir un écartement de 25 cm en tous sens.

 

  • Conduite de culture : Binez et désherbez régulièrement, en particulier en début de végétation. En soirée, procédez des arrosages fréquents, surtout en période de grosses chaleurs.

 

  • Maladies et parasites courants : Le chou-rave est sensible à la hernie du chou, la pourriture du pied, la rouille blanche, le mildiou des crucifères.Comme pour les autres choux, ses principaux ennemis sont la mouche du chou, le puceron cendré du chou, les altises, la piéride du chou ainsi que les escargots et les limaces.

 

  • Récolte/ productivité : La récolte a lieu deux à trois mois après la plantation, lorsque les boules ont atteint la taille d’une petite pomme (plus de 5 cm de diamètre). Il ne faut pas trop attendre car la tige devient fibreuse et inconsommable.

 

Fiche rédigée par Jean-Daniel Arnaud, SNHF, section Jardins potagers et fruitiers

Chrysanthème

daryl_mitchell sous licence CC
  • Nom latin : Chrysanthemum indicum ou Dendranthema indicum.

 

  • Famille botanique : Astéracées anciennement Composées.

 

  • Principaux types : Le genre Chrysanthemum comprend une multitude d’espèces d’origines différentes :

    – Annuelles : C. carinatum, ou chrysanthème à carène, et C. coronarium, cultivé en annuelle en pleine terre mais vivace en serre.
    – Vivaces en pleine terre.

    – Fleurs simples ou doubles de coloris variés.

    Tous les chrysanthèmes actuels sont issus d’hybridation entre les espèces types C. indicum , C. morifolium syn. sinense, C. rubellum et C. de Corée.

 

  • Utilisations : En pleine terre, en avant de massifs d’arbustes avec des asters et des anémones du Japon dont la floraison est aussi automnale. Il est possible de cultiver les chrysanthèmes en pot ou en pleine terre en pépinière pour une mise en place à l’automne pour éclairer certains endroits du jardin. Au Japon, les fleurs parfumaient le thé avec les variétés à petites fleurs jaunes.

 

DESCRIPTION

  • Origine : La Chine est le pays d’origine de presque toutes les espèces types de chrysanthèmes, en particulier C. indicum que l’on trouve à l’état spontané dans les environs de Pékin. Le voyage vers le Japon date du VIIIe siècle de notre ère. La plupart des variétés de chrysanthème de jardin proviennent d’hybridations entre le C. rubellum, originaire de Chine et le C. de Corée dont les premiers semis n’ont été effectués en Europe qu’après la première guerre mondiale.

    C. japonense est un chrysanthème japonais vivace aux inflorescences blanches en automne.

 

  • Principales caractéristiques : Les chrysanthèmes de jardin sont des plantes vivaces, formant des touffes avec des tiges de 40 à 60 cm de haut. Les fleurs sont de coloris variés (blanc, rouge, jaune, mauve, cuivré, rose). Les feuilles sont lobées ou découpées, ovales à lancéolées. Les fleurs sont disposées en capitules avec les fleurs ligulées en périphérie et les fleurs tubuleuses au centre.

 

  • Période de floraison : À l’automne, jusqu’aux gelées.

 

  • Rusticité : Plante assez rustique qui nécessite un été très chaud avec des arrosages au pied, de préférence le soir. En cas d’hiver très froid, prévoir une couverture des touffes avec de la paille ou des feuilles.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile.

 

  • Sol : Toute terre de jardin, profonde, humifère et bien drainée.

 

  • Exposition : Ensoleillé.

 

  • Semis/ plantation : Multiplication principalement par bouturage ou division des touffes au printemps. Plantation en pleine terre en mai, après les gelées, en espaçant les plants de 50 à 60 cm les uns des autres. Une poignée de corne broyée au fond du trou de plantation ne peut être que bénéfique à la plante.

 

  • Conduite de culture : Pincez la plante en juin ou juillet pour éviter d’avoir des tiges trop hautes et augmenter ainsi le nombre de fleurs.

    Gardez le sol bien humide au pied des plantes au moyen d’un paillage qui évitera, de surcroît, la levée des mauvaises herbes. Les boutons floraux commencent à se former lorsque la durée de la nuit est d’au moins 9h30 soit, en région parisienne, pour les plantes cultivées en pleine terre, vers 15 août.

 

  • Maladies et parasites courants : Les chrysanthèmes de jardin sont moins sujets aux maladies que les chrysanthèmes à grosses fleurs. Les pucerons attaquent les jeunes pousses. Suivant le temps et l’exposition, une attaque d’oïdium est possible en arrière-saison. L’anguillule du feuillage et la rouille attaquent plus facilement les variétés cultivées pour la Toussaint.

 

Fiche rédigée par Claude Ferry pour la section Plantes vivaces de la SNHF.

 

Pour en savoir plus

L’épopée du chrysanthème, dossier Jardins de France, cultures florales, R. Bossard, 1960.
 La fleur d’or – Le chrysanthème, son histoire, sa culture, les principales variétés, Didier Bernard, Gunten, 2006

Clérodendrons rustiques

Fructifications de Clerodendrum trichotomum. Wendy Cutler sous licence CC.
  • Nom latin : Clerodendrum sp.

 

  • Famille botanique : Lamiacées.

 

  • Principaux types : Il existe plusieurs espèces de clérondendrons : Clerodendrum fragrans, philippinum, trichotomum et bungei.

 

  • Utilisations : En massif ou en isolé.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Chine et Japon pour C. philippinum. De Chine via l’Angleterre autour des années 1850 pour C. bungei. C. trichotomum a été ramené du Japon en 1893 par le botaniste Von Siebold.

 

  • Principales caractéristiques : Les clérodendrons sont des arbustes caducs à la floraison claire, parfumée très suave. Leur hauteur varie 1m – 1,80m (C. bungei, C. philippinum) à 3-5m (C. trichotomum).

    C. trichotomum ‘Variegatum’ se distingue par ses grandes feuilles cordiformes, opposées de couleur vert foncé, ou panaché.

    Les fleurs donnent de magnifiques baies brillantes bleues entourées d’un calice étoilé rouge très étonnant et du plus bel effet.

    C. trichotomum fargesi dédié à l’abbé Farges (d’où probablement son nom vernaculaire d’ « arbre du clergé ») est l’un des plus florifères.

    C. bungeia
    des tiges presques noires portant des fleurs rose soutenu en panicules terminales de 15cm de diamètre, délicieusement odorantes.

    À signaler enfin le bouquet parfait de fleurs serrées formant une corolle rose ou blanche, très odorantes de C. philippinum.

 

  • Période de floraison : Août, début septembre.

 

  • Rusticité : Rustique jusqu’au Val de Loire et même au-delà selon la situation (C. trichotomum et C. bungei). Le sud-est et le sud-ouest sont les zones de prédilection de C. philippinum.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile.

 

  • Sol : Un bon mélange de terreau de feuilles et de compost, une terre restant fraîche l’été leur conviendra parfaitement.

 

  • Exposition : Est, sud-est. Les clérodendrons ont besoin d’une bonne luminosité et apprécient la proximité d’un mur. Évitez, en revanche, le soleil brûlant de l’après-midi qui peut les faire sécher brutalement.

 

  • Semis/ plantation : La plantation s’effectue de préférence d’avril à juin ou à l’automne avant les grands froids. Ces arbustes peuvent également se bouturer à chaud au printemps. Il existe également des espèces drageonnantes, qu’on peut trouver dans les jardineries, ou chez les marchands spécialisés pour un choix plus important.

 

  • Conduite de culture : Bien pailler le sol avant le redémarrage au printemps. Ne pas oublier d’arroser l’été, surtout les premières années.

 

  • Maladies et parasites courants : Araignées rouges, aleurodes et cochenilles farineuses.

 

Fiche rédigée par Éliane de Bourmont, SNHF, section Arbres et arbustes d’ornement.

 

Pour en savoir plus

Jardins de France, septembre 2008, édition SNHF

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