Famille botanique : Asteracées anciennement Composées.
Principaux types : L’œillet d’Inde (Tagetes patula) est une espèce très voisine. Citons quelques variétés de roses d’Inde parmi de nombreuses existantes :
– ‘Ivory’ : 90 cm fleurs doubles blanc crème
– ‘Antigua orange’ : œ naine à fleurs orange
– ‘Antigua primerose’ : œ naine fleurs jaune citron
– ‘Keku mix’ : 80 cm, grandes fleurs en mélange de coloris
Utilisations : Les variétés les plus hautes (jusqu’à 1 m) servent soit à la production de fleurs coupées soit à la garniture de massifs derrière des plantes vivaces ou des arbustes moins hauts. Les variétés naines ou œ naines sont utilisées uniquement pour la décoration, en bordure de massifs ou en tâches de plusieurs plantes entre des vivaces ou de petits arbustes.
DESCRIPTION
Origine : Mexique. Donc rien à voir avec l’appellation « d’Inde ».
Principales caractéristiques : Plantes annuelles dressées dont la hauteur varie de 20/25cm à 1m. Feuilles pennées vert foncé, alternes ou opposées, exhalant une odeur forte et pénétrante. Les fleurs se présentent sous la forme de gros capitules blancs, jaunes ou oranges, de 6 à 8cm de diamètre donnant des graines plates (environs 300 semences au gramme).
Période de floraison : Fin de printemps, été et début d’automne.
Rusticité : Nulle. Plante annuelle effectuant tout son cycle en 1 an.
CULTURE
Niveau de difficulté : Facile en respectant une plantation après les gelées.
Sol : Tous les terrains bien drainés et humifères conviennent.
Exposition : Chaude et ensoleillée.
Semis/ plantation : Le semis s’effectue de février à fin avril suivant le matériel dont on dispose. Les horticulteurs procèdent fin février-début mars de façon à proposer des jeunes plants à la vente début mai. L’amateur doit patienter un mois de plus autour de mars ou avril. La levée a lieu à température ambiante en une quinzaine de jours. Dans tous les cas, les plantules seront repiquées en godets ou sous châssis avant d’être planté à leur emplacement définitif, en mai après les dernières gelées, en les espaçant de 20 à 25cm pour les variétés naines et jusqu’à 60 cm pour les plus hautes.
Conduite de culture : En cas de fortes chaleurs, arroser au pied des plantes. Un paillage ne peut être que bénéfique.
Maladies et parasites courants : Les gastéropodes (limaces et escargots) en sont friands. Côté champignons, le botrytis peut attaquer la plante surtout en cas d’excès d’humidité.
Utilisations : Soulignons, d’emblée, le plaisir toujours renouvelé de prélever quelques roses au jardin pour fleurir la maison. Les roses coupées que l’on peut se procurer dans le commerce, ne sont d’ailleurs que les fleurs de rosiers-buissons sélectionnés spécialement à cet effet.
La nécessité de pouvoir intervenir fréquemment dans l’entretien des rosiers-buissons ainsi que leur caractère épineux interdisent leur culture en massifs mélangés et compacts. C’est en les isolant les uns des autres, ou en les plantant par tout petits groupes homogènes sur un fond de belle pelouse, que leur effet sera le plus gratifiant.
DESCRIPTION
‘Elle’, obtention Meilland. Marc Mennessier
Origine/ histoire : En Europe occidentale, nos jardins se sont continuellement enrichis d’espèces et de variétés nouvelles. Avec le retour des Croisés, arrivèrent des roses méditerranéennes, les espèces nord-américaines suivirent quelques siècles plus tard, puis ce fut le tour des orientales (Indes, Chine, Japon): chacune additionnant par hybridation des caractères novateurs à nos «roses anciennes»: la grosseur de la fleur, la capacité à refleurir une seconde fois (caractère «remontant»), des couleurs inusitées comprenant des gammes de jaunes, des parfums plus épicés.
Rappelons qu’aucune des roses de Joséphine Bonaparte à la Malmaison ou à Navarre n’étaient encore remontantes et qu’il fallut attendre les années 1840 pour bénéficier de ce progrès.
Le goût des roses et le perfectionnement des sélections incita les amateurs à créer des jardins spéciaux pour les présenter et les juger. Roseraies et concours, aujourd’hui bien établis et d’ailleurs soutenus par la Société Nationale d’Horticulture de France, sont de puissants moteurs du progrès esthétique et commercial. On recherche des variétés floribondes sur de longues périodes, d’un port naturellement harmonieux et de plus en plus tolérantes aux maladies.
Principales caractéristiques : Présenter une classification des rosiers-buissons serait dans ce cadre, une gageure. Contentons-nous de rappeler que la gamme des roses anciennes est absolument charmante, mais que la floraison, souvent simple et délicatement parfumée, n’est pas remontante. Beaucoup d’entre elles ont gardé de leur origine sauvage, la fâcheuse habitude de fortement drageonner, ce qui exige une greffe sur une espèce plus sage.
La vigueur des hybrides obtenus à partir du XIXe siècle est très variable, ainsi que leur résistance aux maladies et parasites. On comprend que pour la rose aussi, les variétés anciennes ne soient pas nécessairement les meilleures, surtout si l’on veut bien contribuer à réduire l’usage des pesticides au jardin.
Depuis quelques décennies, la mode a permis la mise sur le marché de Rosiers miniatures, Rosiers de petits jardins et aussi de petits jardiniers. Ces variétés rejoignent la consommation des plantes fleuries en pot et leur intérêt est somme toute un peu limité.
Plus significative est la mise au point de gammes destinées aux plantations en grandes masses. Il s’agit des rosiers « couvre-sol » ou encore « rosiers paysage », de coloris variés, très remontants, susceptibles d’entretien très réduit et de taille mécanisable. Destinés à être contemplés avec un certain recul ou en voiture par exemple, leur emploi au jardin d’amateur est souvent décevant.
Période de floraison : Mai-juin et jusqu’aux grosses gelées pour les variétés remontantes.
Rusticité : Bonne résistance au froid à l’intérieur de l’Hexagone.
CULTURE
L’églantier (Rosa canina) sert de porte-greffe à de nombreux rosiers.
Niveau de difficulté : Moyen.
Sol : Les rosiers-buissons sont des plantes de terre consistante et saine, telles les terres à blé du Bassin parisien. Les sols nettement calcaires posent un gros problème de chlorose et de dépérissement rapide aux rosiers greffés sur Rosa multiflora, un porte-greffe malheureusement très utilisé par les producteurs. Rosa canina, notre vieille églantine, et quelques autres sont préférables. Renseignez-vous au moment de vos achats.
Exposition : Plein soleil.
Plantation : L’opération ne présente aucune particularité. On aura seulement garde de ménager un trou de plantation d’au moins 50 cm de côté et de la profondeur d’un fer de bêche. On profitera de l’opération pour incorporer un peu de terreau, une fertilisation phospho-potassique et éventuellement un engrais azoté à libération lente, de préférence organique, comme de la corne broyée ou torréfiée, facile à trouver dans le commerce. Si vous achetez votre rosier « à racines nues », il faudra éliminer les racines abîmées et surtout pratiquer le célèbre « pralinage » destiné à faciliter la mise en contact intime des racines et de la terre ambiante. Point n’est besoin d’acheter un produit spécial. Il suffit de délayer dans de l’eau, de la terre fine, un peu argileuse de préférence et d’y tremper les racines avant la plantation.
Greffage : Le Rosier-buisson a longtemps fait la fierté spéciale des jardinières et jardiniers qui se faisaient une obligation et un plaisir de savoir les greffer en écusson sur des cannes d’églantier récoltées dans les haies. L’opération requiert une certaine minutie, mais reste à la portée de chacun. Le bouturage au printemps ou en automne est également possible dans de nombreux cas, mais n’apporte pas la même satisfaction. Les pieds obtenus, pas toujours bien adaptés au terrain, affectent parfois un port plus irrégulier, voire drageonnant pour les variétés anciennes ; leur longévité est parfois compromise et le taux de reprise n’est pas idéal, les rosiers jaunes ont à ce sujet mauvaise réputation.
Conduite de culture : Le rosier-buisson traditionnel, le vrai, ne souffre au jardin aucune négligence. Le sécateur bien affûté pour ne pas blesser les rameaux lors de la taille est presque sans arrêt en action: il faut retirer les fleurs fanées, disgracieuses et compromettant les boutons suivants, éliminer les éventuelles parties malades, effectuer un premier nettoyage général par une taille haute en automne et enfin, appliquer au printemps, lorsque les gelées ne sont plus à redouter (quand refleurit le lilas), une taille de simplification et d’aération de la touffe (de 3 à 7 branches selon la vigueur de la variété) et surtout encourager les ramifications de la base. Là encore, on conservera 3 à 5 bourgeons, selon la vigueur du sujet.
Maladies et parasites courants : Les rosiers sont surtout victimes de pucerons verts et d’oïdium ou «blanc», un champignon microscopique tout comme le marsonia qui est à l’origine des fameuses taches noires des feuilles, ou encore la rouille. Ces maladies et ennemis compromettent la floraison et provoquent une chute prématurée des feuilles. On en élimine une grande partie lors des tailles des sarments et lors du ramassage des feuilles, que l’on exportera du jardin (incinération, dépôt en déchetterie). La lutte chimique, toujours modérée, fera appel aux matières actives encore homologuées à cet effet.
Fiche rédigée par Daniel Lejeune, administrateur de la SNHF
À propos des rosiers « Thé »
Nous avons déjà fait remarquer la généalogie extrêmement complexe des rosiers de jardins. Malgré les efforts des spécialistes, collectionneurs ou sélectionneurs, il est impossible d’y voir réellement clair. De plus, la notion de race en horticulture n’est pas homologuée comme chez les animaux domestiques où règnent standards et pedigrees.
Une race horticole caractérise plutôt une descendance mise au commerce à partir d’une première plante intéressante entrée ensuite parfois par hasard dans diverses combinaisons génétiques. Il en est ainsi des rosiers Noisette, dont l’origine remonte à un semis de Rosa semperflorens, reçu de Philippe Noisette, installé en Amérique. Au bout de quelques semis, la race Noisette ne partageait plus grand chose avec le pied de départ. Ce n’était plus le rosier de Philippe Noisette, mais un choix de rosiers commercialisés par son frère Louis Noisette !
On en dirait autant de la race Bourbon, issue d’un hybride rapporté de l’île de la Réunion par le jardinier Bréon. Il en serait de même, et pire encore, de la race Boursault, issue peu clairement d’un sujet obtenu chez ce riche amateur, dont le nom aurait sinon été oublié depuis.
Les rosiers « Thé », « Hybrides de thé », « à odeur de Thé » portent un nom qui a marqué les esprits et qui s’est imprimé dans notre mémoire collective.
Leur gloire coïncide avec l’âge d’or de l’horticulture et l’avènement des roseraies modernes. Il faut dire que la plupart des rosiers Thé partagent bien des qualités : ils sont remontants, parfumés. Leur fleur atteint souvent l’élégance définitive d’un bouton turbiné s’ouvrant sur une large corolle à nombreux pétales. Certaines variétés sont même sarmenteuses (Climbings). Les nuances jaunes ou crème font partie de leurs couleurs.
Seule l’origine extrême-orientale des géniteurs pourrait avoir une quelconque relation avec le thé et sa culture, car on éprouve des difficultés à trouver qu’une rose sente le thé, sente un thé, Quel thé, d’ailleurs ? Soyons pourtant étonnés, car la célèbre Charlotte Testu prétendait que leur parfum provenait… de leur feuillage froissé ! Cela montre bien que lorsqu’on veut trouver, on trouve.
Les rosiers Thé descendent des Rosa indica fragrans cultivés de toute ancienneté en Chine et introduits en Europe dès la fin du XVIIIe siècle, à nouveau en 1809, en 1824 et enfin en 1845 par Robert Fortune. C’est de l’hybridation de cette « espèce » avec nos rosiers galliques (Rosa gallica) que sont nés les premiers hybrides remontants, malheureusement plutôt frileux.
Il s’ensuit une longue liste de variétés, elles-mêmes regroupées en deux descendances plus un grand ensemble n’ayant pas encore trouvé sa place aux yeux des classificateurs. Finalement, les roses Thé, outre leur beauté, ont surtout pour elles un parfum d’exotisme !
Rosier ‘Pierre de Ronsard’ de Meilland. Anne Arnould sous licence CC.
Noms latins : Rosa sp.
Famille botanique : Rosacées.
Utilisations : Ces rosiers sont irremplaçables pour garnir et surtout fleurir des arbres sur lesquels on les attache, des murs ou des treillages, sur lesquels on les palisse, des chaînes ou des pylônes, sur lesquels on les lie.
DESCRIPTION
Origine/ histoire : Loin d’être des exceptions dans le monde des rosiers, les rosiers grimpants que l’on devrait plutôt appeler sarmenteux, représentent fréquemment l’état de nature des espèces. C’est le cas des églantiers d’Europe (Rosa canina).
Les croisements multiples, spontanés ou voulus par les botanistes, ont incorporé le caractère sarmenteux à de nombreux descendants horticoles en principe buissonnants, mais qui ont produit assez régulièrement des rameaux mutants ou « sports » à port long et souple, appelés par les Anglais, longtemps maîtres de la mode en horticulture, des Climbings.
De même, le greffage en haute-tige d’un rosier sarmenteux sur une canne d’églantier permet d’obtenir un rosier pleureur, cette charmante invention de la fin du XIXe siècle.
Le rosier ‘Félicité et Perpétue’ a été créé en 1827 par le jardinier du duc d’Orléans. Herry Lawford sous licence CC.
Principales caractéristiques : Les longs rameaux qu’ils peuvent émettre chaque année donnent à ces rosiers un style bondissant qui rappelle, en plus sympathique, celui de l’envahissante ronce.Le Rosier grimpant ne grimpe pas, c’est un abus de langage que de le prétendre mais, sarmenteux et épineux, il s’accroche après les supports qu’il rencontre. Ceci est charmant, mais devient très vite ingérable pour le jardinier qui préfère donc le palisser à sa guise sur un support.
Une culture bien menée des Rosiers grimpants consiste tout d’abord dans le choix raisonné de la variété. Les meilleures sont bien rarement « remontantes », c’est-à-dire que leur seconde floraison reste au pire hypothétique, au mieux discrète et éparse. Il y a heureusement des exceptions à cette règle, dont le fameux ‘Gloire de Dijon’, obtenu en 1850 et qu’appréciaient les frères Goncourt.
Le second critère de choix est celui de la vigueur qui conditionne la densité de plantation et le succès de l’effet escompté. Le troisième critère est celui de l’adaptation au sol, garantie par le porte-greffe convenable ; tous ne sont pas comparables. Si votre jardin est établi sur un sol calcaire, renseignez-vous très précisément auprès de votre fournisseur.
Il reste un critère important lorsqu’il peut être satisfait, c’est celui de la résistance aux principales maladies et agresseurs, qui varie beaucoup d’une variété à l’autre. Les rosiéristes sélectionneurs se préoccupent de plus en plus de cette question de bon sens.
Les variétés, aujourd’hui d’ascendance complexe, produisent des fleurs simples ou doubles, remontantes ou non. Elles peuvent en outre être parfumées !
Période de floraison : Mai-juin.
Rusticité : La plupart des rosiers, grimpants ou non, sont parfaitement rustiques sous nos climats.
CULTURE
Niveau de difficulté : Facile.
Sol : Apprécie les terres saines et consistantes. Les sols nettement calcaires posent un gros problème de chlorose et de dépérissement si le porte-greffe n’est pas adapté.
Exposition : Ensoleillée.
Plantation : La plantation est comparable à celles des autres arbustes : on veillera à offrir au rosier un volume de bonne terre suffisant, éventuellement amendé et enrichi d’une fertilisation azotée à libération lente (corne broyée ou torréfiée par exemple) ainsi que d’un apport phospho-potassique d’investissement. Viendra ensuite le palissage progressif de la plante sur son support où, d’année en année, la charpente se développera pour coloniser l’ensemble de l’espace imparti.
Conduite de culture : La taille consiste d’une part à nettoyer le rosier de ses fleurs fanées disgracieuses ou de ses fructifications, à moins qu’elles ne présentent un caractère ornemental, et, d’autre part, à gérer le renouvellement du bois, dont le vieillissement empêcherait le retour annuel de la floraison.
Le sécateur interviendra sur les longues pousses de l’année précédente pour en éliminer l’extrémité qui a fleuri et en favoriser les jeunes ramifications vigoureuses nées durant l’été. Peut-être faudra-t-il détacher la charpente de votre rosier pour y voir plus clair et la réajuster ensuite. Attention : le port de gants est vivement conseillé, vu l’agressivité notoire de certaines épines !
Maladies et parasites courants : Les rosiers sont surtout victimes de pucerons verts et d’oïdium ou «blanc», un champignon microscopique tout comme le marsonia qui est à l’origine des fameuses taches noires des feuilles, ou encore la rouille. Ces maladies et ennemis compromettent la floraison et provoquent une chute prématurée des feuilles. On en élimine une grande partie lors des tailles des sarments et lors du ramassage des feuilles, que l’on exportera du jardin (incinération, dépôt en déchetterie). La lutte chimique, toujours modérée, fera appel aux matières actives encore homologuées à cet effet.
Fiche rédigée par Daniel Lejeune, administrateur de la SNHF.
Famille botanique : Brassicacées, anciennement crucifères.
DESCRIPTION
Origine/ histoire : Europe du nord. Également appelé chou navet ou navet fourrager, le rutabaga proviendrait d’un croisement de navet et de chou frisé. Son nom dérive du suédois « rottabaggar ». Il évoque pour les anciens de mauvais souvenirs car, étant l’un des rares légumes non réquisitionné par les Allemands lors de la dernière guerre, il a été davantage consommé à cette période. Aujourd’hui, avec le topinambour, le panais et l’hélianthe scrofuleux, il fait partie des «légumes anciens» qui sont redécouverts.
Les racines sont variées en formes (allongées avec un collet plus fuselé que le navet, mais aussi plus ou moins plates) et en couleurs (bicolores roses, violacées, blanches jaune pâle, vertes à blanches, etc.).
Principales variétés : ‘Blanc hors terre’, ‘Jaune à collet rouge’, ‘Jaune à collet vert’.
Rusticité : Résiste bien au froid.
Qualités nutritives : Ce légume est cultivé pour l’alimentation animale et humaine (en particulier les variétés à chair jaune). Il peut être cuisiné en purée et en gratin, mais il est traditionnellement utilisé dans le pot-au-feu et le couscous. Les racines jeunes sont plus tendres. Il est riche en potassium et en calcium.
CULTURE
Niveau de difficulté : Facile.
Sol : Bien drainé, de préférence peu acide mais riche en humus.
Exposition : Ensoleillée.
Semis/ plantation : Semez en lignes à 1 à 2 cm de profondeur, du printemps au début d’été, en espaçant les rangs de 40 cm puis éclaircir à 25 cm lorsque la plante est bien formée.
Conduite de culture : Paillez le sol pour conserver l’humidité et arrosez s’il fait sec. Supprimez les feuilles jaunes ou abîmées.
Maladies et parasites courants : Comme pour la plupart des Brassicacées, les principales attaques à craindre sont les altises, les piérides, la hernie…
Récolte/ productivité : La récolte peut commencer 3 à 4 mois après le semis au fur et à mesure des besoins.
Conservation : Les racines de rutabagas peuvent être conservées à l’abri du gel en silo de sable sec, ou en cave obscure, fraîche, sèche et bien aérée, ou laissées en terre pendant tout l’hiver.
Famille botanique : Astéracées, anciennement composées.
DESCRIPTION
Origine/ histoire : Originaires du bassin méditerranéen, ces racines étaient connues des Grecs. Le salsifis fut signalé pour la première fois en France à la Renaissance par l’agronome Olivier de Serres (1539-1619).
Principales variétés : ‘Blanc amélioré à grosses racines’, ‘Mammouth’, Blanc géant de Russie’.
Caractéristiques : La tige florale de cette plante potagère bisannuelle qui monte à graine la deuxième année, peut atteindre 1,20 m de hauteur. Ses feuilles étroites sont vert grisâtre et la fleur rouge violacé. Elle est cultivée pour sa racine blanche, longue d’environ 20 cm, charnue à peau jaunâtre.
Rusticité : Apprécie les climats tempérés.
Qualités nutritives : Le salsifis contient 4 g de fibres pour 100 g qui, une fois cuites et bien digérées, facilitent le transit intestinal. Il est riche en potassium, calcium, magnésium et manganèse. Il contient des quantités intéressantes de vitamines B et E.
Les jeunes feuilles peuvent se consommer en salade. Les racines, dont la saveur rappelle celle du panais, doivent d’abord être cuites à l’eau, puis assaisonnées au jus de viande ou à la crème. C’est un mets recommandé aux personnes souffrant de diabète.
CULTURE
Niveau de difficulté : Moyen.
Sol : Le salsifis apprécie les terres profondes, légèrement acides, soigneusement ameublies, fraîches et bien enrichies en humus. Les sols pierreux sont fortement déconseillés car ils sont néfastes au bon développement des racines.
Exposition : Ensoleillée.
Semis : Les graines se sèment entre le 15 mars et le 15 avril en rangs distants de 25 à 30 cm. Elles seront recouvertes de 2 cm de terre fine que vous tasserez avec le dos du râteau. Il faut tenir le sol frais et humide jusqu’à la levée qui est capricieuse et survient en principe 12 à 15 jours après le semis.
Conduite de culture : Éclaircissez lorsque les plants ont 2 ou 3 feuilles en gardant un espace de 10 à 12 cm entre chaque pied. Binez 2 ou 3 fois pendant la culture et arrosez suffisamment, surtout en juillet et août. Coupez les tiges florales dès leur apparition car leur développement entraverait celui des racines.
Maladies et parasites courants : La rouille et les pucerons.
Récolte/ productivité : Les racines s’arrachent à partir du mois d’octobre et durant tout l’hiver au fur et à mesure des besoins. 15 à 30 kg pour 10 m².
Famille botanique : Lamiacées anciennement Labiacées ou Labiées.
Principaux types : Les sauges forment un groupe de plantes vivaces très diversifié, constitué de plus de 900 espèces réparties entre le Mexique, la Chine, l’Afrique et le bassin méditerranéen. Certaines sont cultivées comme annuelles.
Utilisations : Salvia leucantha, communément appelée sauge du Mexique, peut être plantée soit parmi des arbustes soit dans un massif où seront groupées plusieurs espèces. Sa culture est également possible en pot ou en bac à condition de prévoir un contenant assez grand.
DESCRIPTION
Origine :Salvia leucantha est un sous-arbrisseau originaire du Mexique.
Principales caractéristiques : Les tiges cette belle vivace, particulièrement appréciée des abeilles, atteignent 1,20 m de haut. Elles portent à l’automne des fleurs à pétales blancs et soudés formant deux lèvres et à calice violet laineux. Les feuilles opposées sont étroites et longues de 12 à 15 cm, vert foncé dessus, argentées dessous.
Période de floraison : À l’automne se prolongeant jusqu’aux gelées.
Rusticité : Sensible au froid sous nos climats.
CULTURE
Niveau de difficulté : Facile dans un sol bien drainé.
Sol : La sauge du Mexique apprécie les terrains légers même caillouteux, mais bien drainés. Elle supporte un peu le calcaire. L’excès d’eau en hiver risque de faire pourrir la souche.
Exposition : Ensoleillée à mi-ombre.
Semis/ plantation : La multiplication se fait par bouturage, soit au printemps soit en septembre. Hivernez les jeunes plantes pour une plantation en pleine terre au printemps lorsque les gelées ne sont plus à craindre.
Conduite de culture : La plantation s’effectue en pleine terre en respectant un espacement de 50 à 60 cm entre deux plants. À l’automne, après les premières gelées, rabattez les tiges au ras du sol et couvrez la souche d’une bonne couche de feuilles que l’on maintient par des branchages pour éviter qu’elles ne s’envolent.Fin mars, début avril, retirez délicatement cette couverture : de nouvelles pousses apparaîtront sur la souche.
La première année de plantation, arrosez régulièrement par fortes chaleurs pour maintenir la terre humide.
Maladies et parasites courants : La sauge du Mexique n’a, à ce jour, ni maladies ni insectes susceptibles de provoquer des dégâts sérieux. Seuls les escargots et les limaces sont à craindre en début de végétation.
Fiche rédigée par Claude Ferry, SNHF, pour la section Plantes vivaces
Pour en savoir plus
– Connaissance des sauges, page 170, Christian Froissart, EDISUD, 2008
Famille botanique : Lamiacées anciennement Labiacées ou Labiées.
Principaux types : Les sauges forment un groupe de plantes vivaces très diversifié, comprenant plus de 900 espèces dont certaines sont cultivées comme annuelles.
Utilisations : La sauge guarani peut être plantée en pleine terre parmi des arbustes ou avec d’autres espèces dans un espace uniquement réservé aux sauges.
DESCRIPTION
Origine : Brésil, Paraguay, Argentine.
Principales caractéristiques : Salvia guaranitica est une plante vivace dont les tiges peuvent atteindre 2 m de hauteur. Les feuilles sont opposées, cordiformes, dentées, d’un centimètre de large sur 15 cm de long, légèrement odorantes, d’un vert franc. Les fleurs sont bleu foncé à calice presque noir.
Période de floraison : Eté jusqu’aux gelées.
Rusticité : Sensible au froid sous nos climats, nécessite une protection hivernale.
CULTURE
Niveau de difficulté : Facile dans un sol humifère et bien drainé, même un peu calcaire.
Sol : Tout type de terrain à condition qu’il soit bien drainé. L’excès d’eau en hiver met la plante en danger.
Exposition : Soleil à mi-ombre.
Semis/ plantation : La multiplication se fait par bouture des extrémités, soit au printemps soit en septembre. Hivernez les jeunes plantes pour une plantation définitive en pleine terre lorsque les gelées ne sont plus à craindre.
Conduite de culture : Planter en espaçant les plantes de 60 cm les unes des autres. Sous notre climat, après les premières gelées, rabattre les tiges au ras du sol. Couvrir les souches d’une épaisse couche de feuilles mortes maintenue en place par des branchages. En avril, dégager les souches avec précaution, de nouvelles pousses commencent à apparaître.
Maladies et parasites courants : Plante n’ayant pas de maladie à ce jour. Les escargots et les limaces peuvent causer quelques dégâts sur les pousses bien tendres.
Fiche rédigée par Claude Ferry, SNHF, pour la section Plantes vivaces
Pour en savoir plus
– Connaissance des sauges, page 170, Christian Froissart, EDISUD, 2008
Principales variétés : ‘Icterina’ à feuilles panachées de jaune ; ‘Tricolor’ à feuilles pourpres panachées de blanc.
Caractéristiques : Plante vivace buissonnante de 40 à 70 cm de haut, spontanée dans les lieux arides du midi, feuilles vert grisâtre très odorantes.
Rusticité : Bonne résistance au froid.
CULTURE
Niveau de difficulté : Facile, peut se cultiver dans un pot de 20 cm de profondeur.
Sol : Léger, sableux même pauvre.
Exposition : Plein soleil.
Semis/ plantation : Bouturage de jeunes pousses au printemps.
Conduite de culture : Taillez court après la floraison pour éviter que la plante ne se dégarnisse.
Maladies et parasites courants : Oïdium, pourriture grise (botrytis).
Récolte/ productivité : Les feuilles se cueillent en toute saison pour être utilisées comme aromate dans les sauces et les salades. Pour les conserver, faites-les sécher dans un endroit aéré.
Principaux types : Ce genre comprend 60 espèces dont Scabiosa columbaria, S. caucasica et S. atropurpurea.
Utilisations : Associée à d’autres vivaces en massif, bordure, fleurs à couper, rocaille, jardinières et potées fleuries, jardin sauvage.
DESCRIPTION
Origine : La scabieuse provient des régions tempérées d’Asie, d’Europe et d’Afrique. Son nom signifie « raboteux », « galeux », car elle était utilisée, autrefois, pour soigner les maladies de peau. Rien à voir donc avec son apparence charmante.
S. atropurpurea est la première avoir été cultivée en Europe du Nord où elle est ramenée d’Italie à la fin du XVIe siècle. Bien qu’introduite au début du XIXe siècle, S. caucasica ne devint vraiment populaire qu’au siècle dernier.
Principales caractéristiques
Scabiosa atropurpura variété ‘Black’. Nick fullerton sous licence CC.
– S. columbaria : vivace, 30 à 40 cm en tous sens, feuillage compact, découpé. Beaucoup de fleurs en gros pompons de juillet à octobre. Variété ‘Butterfly Blue’ à fleurs couleur lavande, ‘Pink Mist’ rose.
– S. caucasica : vivace, 50 à 60 cm, feuilles très découpées à la partie supérieure de la tige. À l’état sauvage les capitules sont ronds et mauve pâle, mais il existe des variétés de couleur pourpre, violette, crème, blanche ou bleue. Les fleurs s’épanouissent à l’extrémité de longs pédoncules.
– S. atropurpurea : annuelle ou bisannuelle de 70 cm à 1 m. Fleurs doubles, agglomérées, formant un ensemble globuleux, tige ramifiée, dressée. De couleur violette, certaines variétés ont des fleurs doubles ou simples de couleur rouge, bleue, rose ou blanche.
Période de floraison : De mai à juin jusqu’aux gelées pour les vivaces ; de juin à août pour les annuelles.
Rusticité : Les scabieuses résistent bien au froid.
CULTURE
Niveau de difficulté : Facile.
Sol : Ordinaire, sec, calcaire, perméable.
Exposition : Ensoleillée.
Semis/ plantation : Multiplication par graines ou par division. Planter à l’automne ou au printemps dans un mélange de terreau et de terre de jardin en espaçant de 40 à 50 cm.
Conduite de culture : Supprimer les hampes défleuries régulièrement et arroser sans excès. Rabattre la touffe avant l’hiver. Lors du sarclage de printemps, apporter un peu d’engrais. Diviser les touffes tous les deux ou trois ans.
Maladies et parasites courants : Attention à la pourriture due à un sol mal drainé. Surveillez également les limaces.
Fiche réalisée par Michèle de Puymaly, SNHF, pour la section Plantes vivaces.
Principaux types : Les sédums sont classés en deux sections, la première dont fait partie Sedum acre, à feuilles cylindriques, la seconde à feuilles plates. Certains sont annuels, d’autres vivaces.
Utilisations : Garniture de rocailles, de murets, de toitures végétalisées, peut être employé pour garnir des poteries posées ou suspendues.
DESCRIPTION
Origine :Sedum acre est une plante indigène de nos régions.
Principales caractéristiques : Surnommée sédum ou orpin brûlant, orpin acre, pain d’oiseau, poivre de muraille ou encore vermiculaire acre, il s’agit d’une plante vivace à tiges très nombreuses, couchées puis dressées, hautes de 10 à 15 cm, formant des touffes compactes. Les feuilles sont glabres, ovales, obtuses et épaisses. Les fleurs jaune vif sont disposées en inflorescences terminales. Il existe une variété ‘Aurea’.
Période de floraison : De mai à juillet.
Rusticité : Très résistant au froid et à la chaleur.
CULTURE
Niveau de difficulté : Très facile, peut devenir envahissant.
Sol : Léger, même caillouteux et sec.
Exposition : Au soleil de préférence.
Semis/ plantation : La multiplication s’effectue soit à la fin de l’été ou au printemps par la séparation des pieds, soit par boutures de rameaux. Le Sedum acre se multiplie aussi par semis, souvent naturel.
Conduite de culture : Les jeunes plants espacés de 15 à 20 cm à la plantation forment rapidement un tapis complet. Ce sédum ne demande ni arrosage ni apport d’engrais.
Maladies et parasites courants : Ni maladies ni parasites connus à ce jour.
Fiche rédigée par Claude Ferry pour la section plantes vivaces de la SNHF.
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