Principaux types : Le genre Kniphofia comprend 72 espèces.
Utilisations : Les tritomes introduisent une note exotique dans les plates-bandes et mixed-borders ensoleillés.
DESCRIPTION
Origine : La plupart des Kniphofia sont originaires d’Afrique du Sud et les autres proviennent d’Afrique subsaharienne et du Sud de la péninsule arabique. Leurs habitats naturels se trouvent entre le niveau de la mer et 2500 m d’altitude en tourbières et prairies fraîches.
Principales caractéristiques : Il s’agit de plantes vivaces à rhizome et feuilles persistantes de 2 à 4 cm de large et de 0,30 à 0,60 m de long, arquées vers le sol, à section en V. De hauts scapes cylindriques successifs (H : 0,60 à 1,50 m) portent des inflorescences en épis jaunes à oranges ou bicolores. La hauteur de l’épi varie de quelques cm à 0,20 m et est composé de quelques dizaines à plus d’une centaine de fleurs tubulaires dont l’ouverture progressive de la base vers le haut se manifeste par un changement de couleur.
Appelée aussi «faux aloès», K. uvaria se distingue par sa grosse souche charnue d’où partent des feuilles rubanées et étroites, en touffe. En été, les fortes hampes dressées portent un épi floral cylindrique sur lequel les fleurs tubulaires s’ouvrent de haut en bas. Elles sont d’abord rouges puis jaunes, et l’épi apparaît donc bicolore à épis rouge et orange.
Période de floraison : Printemps, été, automne selon les espèces et les cultivars. K. breviflora, K. superba etK. sarmentosa fleurissent même en hiver !
Rusticité : Les tritomes résistent jusqu’à -8 et même -20°C pour certaines espèces.
CULTURE
Niveau de difficulté : Les Kniphofia sont des plantes rustiques à moyenne altitude et malgré des hivers humides.
Sol : Le terrain doit être profond, humifère, sec et drainant, surtout l’hiver. Les sols trop lourds doivent être allégés au moyen de sable ou de graviers et de compost mature.
Exposition : Ensoleillée voire très ensoleillée pour obtenir une bonne floraison.
Semis/ plantation : La multiplication se fait au printemps par division des pousses latérales à repiquer immédiatement en pot. Ce n’est qu’au bout de deux ans, lorsqu’ils auront atteint un développement suffisant que les jeunes tritomes seront installés en pleine terre.
Conduite de culture : Les tritomes résistent à la sécheresse mais, pour fleurir abondamment, ils ont besoin d’un sol frais durant l’été. En cas d’hiver rigoureux (gel sur plusieurs jours continus), un paillage sur la souche (litière de feuilles mortes de 10 cm d’épaisseur) est à prévoir.
Maladies et parasites courants : Les thrips peuvent causer des traces sur les feuilles. Mais c’est le pourrissement racinaire qui est le plus à craindre en cas de trop forte humidité.
Fiche rédigée par Frédéric Pernel, SNHF, section Art des jardins.
Pour en savoir plus
– Kniphofia: The Complete Guide, Christopher Whitehouse, RHS Media, 2016, p. 440.
– Vivaces, Roger Phillips et Martyn Rix, La Maison Rustique, 1992, T. 2, pp. 160-167.
Principaux types : Il existe six espèces de Rehmannia. Celles disponibles en Europe sont Rehmannia glutinosa avec un synonyme R. chinensis (ou encore dìhuáng) et R. elata. Ce sont des plantes vivaces de collection souvent appelées à tort « digitales chinoises ». Il n’existe pas de variété horticole distribuée en Europe.
Utilisations : En extérieur, de préférence en rocaille à mi-ombre, près d’un point d’eau ou en serre froide, humide.
DESCRIPTION
Origine : Chine (Province du Hubei, Pékin) ainsi que les deux Corée.
Principales caractéristiques : R. glutinosa peut atteindre 30 cm de hauteur. Ses feuilles disposées en rosette basale sont elliptiques (Longueur : 13 cm, largeur : 6 cm) au bord crénelé et sa tige florale porte une dizaine de fleurs. Les sépales tubulaires sont pourpres et pubescents, les fleurs sont tubulaires à corolle pourpre, pubescente et à pétales jaune pâle (diamètre : 3,5 cm).
La pollinisation dépend des insectes et les graines se forment de mai à juillet. R. elata se distingue par une large rosette basale de feuilles. Elle peut pousser jusqu’à 1 m de haut. Ses fleurs tubulaires elles aussi, sont rose pourpre, à gorge foncée.
Période de floraison : Dès la première année, d’avril à juillet.
Rusticité : En Chine (climat continental), R. glutinosa est une plante vivace pouvant perdre ses parties aériennes en hiver et capables de résister jusqu’à -25°C en sol sec. En climat doux ou en serre, elle conserve ses feuilles. Cette plante sensible peut pourrir si l’hiver est doux et humide.
CULTURE
Fleur de Rehmannia elata. beranekp sous licence CC
Niveau de difficulté : R. glutinosa est une plante rustique mais peu cultivée en France en dehors des jardins botaniques en raison de ses besoins (sol sec drainant et atmosphère humide l’été, sèche l’hiver), ce qui en fait une plante de serre froide. Elle fait partie des plantes que l’on voit rarement exposées dans les fêtes des plantes car il faut être un jardinier averti pour se laisser tenter de la cultiver.
Sol : Neutre à basique, pierreux et drainant. Les terres trop lourdes doivent être allégées au moyen de sable ou de graviers et de compost mature.
Exposition :R. glutinosa a besoin d’humidité à proportion de la chaleur et de l’ensoleillement qu’elle subit. Le plein soleil ainsi que la mi-ombre lui conviennent bien.
Semis/ plantation : Semez sous serre en automne ou au printemps à 15°C. La germination se produit en une à deux semaines. Les plantules sont à repiquer en pot individuel pour une mise en place en fin d’hiver ou au début du printemps. Il est aussi possible de multiplier R. glutinosa par section de racines en hiver ou par division de la souche au printemps quand les tiges souterraines mesurent 10 cm de long. Ces divisions sont cultivées en pot en serre et repiquées dehors en été.
Conduite de culture : L’arrosage sera à adapter en fonction de la capacité drainante du terrain, de l’ensoleillement et de la pluviométrie. R. glutinosa est à la fois sensible à une trop grande humidité du sol et à une trop grande sécheresse de l’air. Elle sera, de ce point de vue, très vulnérable si elle est cultivée en pot. L’arrosage idéal sera régulier et effectué non pas au pied de la plante mais plutôt par aspersion des feuilles.
Cultivées en extérieur, il convient de les rentrer en hiver dès que la température descend autour de 5-7°C.La fertilisation ne doit pas être négligée si l’on veut que la plante donne le meilleur d’elle-même. L’apport de compost mature est la meilleure solution. Un engrais trop riche risquerait de favoriser un feuillage exubérant, au détriment de la floraison.
Maladies et parasites courants :R. glutinosa est sensible aux maladies bactériennes avec un fort risque de pourriture de la souche en terrain humide.
Fiche rédigée par Frédéric Pernel, SNHF, section Art des jardins.
Pour en savoir plus
– Cultiver les plantes de Chine et du Japon, Cédric Basset, Ulmer, 2012, p. 326.
– Plantes de l’Himalaya et des montagnes de Chine, Cédric Basset, Ulmer, 2010, pp. 232-233.
– Vivaces, Roger Philips, Martyn Rix, La Maison Rustique, 1992, Tome 1, pp. 76-77.
Famille botanique : Renonculacées comme les anémones et l’ancolie.
Principaux types : Espèce naine, à l’origine (25 cm), la renoncule des jardins, ou asiatique, dont le nom signifie « petite grenouille », se décline aujourd’hui en plusieurs types nettement améliorés par les sélections horticoles, hybridations et techniques de laboratoire.
Utilisations : En massif, en potées ou en fleur à couper.
DESCRIPTION
Origine : Asie.
Principales caractéristiques : La souche, appelée griffe, est charnue et de couleur brune. Les feuilles sont pétiolées à segments très incisés. La fleur terminale se situe sur un long pédoncule. Elle se caractérise par des pétales imbriqués, parfois très nombreux par modification des organes de reproduction en pièces pétaloïdes. Les coloris sont extrêmement variés et très raffinés, notamment dans les cultivars produits pour la fleuristerie. Les cultivars tétraploïdes (cellules possédant 4 copies du même chromosome au lieu de 2) arborent des fleurs gigantesques pouvant atteindre 10 cm de diamètre une fois épanouies.
Pour conserver ces caractéristiques (robustesse de la tige, taille de la fleur, coloris particulier…) d’une saison à l’autre, les plants sont multipliés végétativement en laboratoire par division d’une cellule initiale en plusieurs qui posséderont toutes la même information héréditaire… Comme une photocopie.
L’ensemble des plantes issues de ce procédé s’appelle un « clone ».
Période de floraison : Printemps.
Rusticité : Moyennement résistant au froid.
CULTURE
Niveau de difficulté : Facile.
Sol : La renoncule asiatique apprécie les terrains meubles et riches en humus.
Exposition : Soleil ou ombre légère.
Semis/ plantation : Le semis est facile (au printemps ou en automne) mais la floraison n’interviendra qu’au bout de 3 ans de culture. La division de souche est aisée et la floraison intervient plus rapidement. La plantation s’effectue en disposant les pointes des griffes vers le bas.
Conduite de culture : Apportez du terreau naturel mais l’ajout d’engrais n’est pas nécessaire. Les besoins en eau sont modérés, sauf pour la culture en pot.
Maladies et parasites courants : Limaces, pucerons, oïdium sur feuilles et tiges.
Fiche rédigée par Bruno Lamberti, SNHF, section Art floral
Principaux types : Genre de plantes annuelles ou vivaces, sous ligneuses, ligneuses et grimpantes à tiges ligneuses. Elles sont semi-rustiques à rustiques. Certaines espèces sont envahissantes.
Utilisations : Souvent employée pour habiller les pergolas, les treillages, les vieux murs et aussi pour couvrir les murs antibruit.
DESCRIPTION
Origine : Découverte en Chine à la fin du XIXe siècle.
Principales caractéristiques : La renouée grimpante est une plante volubile, ligneuse et à feuilles caduques, cordiformes. En été et en début d’automne elle se couvre d’innombrables cymes de fleurs blanches. De croissance rapide, elle peut atteindre 10 à 12 mètres de haut et envahir rapidement les arbres et les arbustes voisins.
Période de floraison : D’août à octobre.
Rusticité : Très résistante à la sécheresse et au froid.
CULTURE
Niveau de difficulté : Très facile.
Sol : Accepte tous les terrains même calcaires.
Exposition : De préférence ensoleillée mais supporte la mi- ombre.
Semis/ plantation : La renouée grimpante ne se multiplie que par marcottage ou bouturage à partir de boutures semi-ligneuses en été. Les jeunes plants sont cultivés un ou deux ans en pot ou en conteneur avant d’être plantés définitivement.
Conduite de culture : La plantation s’effectue à l’automne ou au printemps. Un seul pied suffit pour couvrir plusieurs mètres en largeur et en hauteur au bout de 2 à 3 ans.
Maladies et parasites courants : Plante très résistante ; pas d’ennemis pour le moment.
Principaux types : Les Restrepia sont des plantes de petite taille, poussant sur les troncs moussus des arbres. Les espèces botaniques donnent des petites fleurs (2 à 5 cm) aux couleurs chaudes avec des motifs décoratifs bien tranchés. Le croisement entre diverses espèces a permis d’obtenir des hybrides à fleurs un peu plus grosses et de culture facile.
Le genre Restrepia n’a pas été hybridé avec d’autres genres.
Dans le commerce, on ne trouve ces orchidées pratiquement que chez les producteurs spécialisés lors d’expositions ou sur Internet.
Utilisations : Ces plantes miniatures sont intéressantes pour réaliser des terrariums. Leur floraison est pratiquement continue, ce qui donne un décor durable.
DESCRIPTION
Restrepia antennifera. Motohiro SUNOUCH sous licence CC.
Origine : Les orchidées du genre Restrepia sont originaires des coteaux de la cordillère des Andes où elles poussent à des altitudes comprises entre 1500 et 3500 m, selon les espèces. On les trouve en général à l’ombre dans les forêts de brouillard ou forêts pluvieuses d’altitude où règne une très forte humidité ambiante toute l’année et une bonne ventilation.
Principales caractéristiques : Les Restrepia forment rapidement des touffes de tiges fines portant une feuille terminale et des écailles souvent très décoratives. Presque toute l’année, des hampes florales très courtes (1 à 2 cm) naissent à la base des feuilles. Chaque hampe florale porte une unique fleur qui dure environ deux semaines, mais les hampes se succèdent régulièrement, si bien que la floraison souvent spectaculaire peut durer plusieurs mois.
Quelques espèces :
– R. antennifera est probablement la plus courante, et elle a l’avantage de produire des fleurs assez grandes. Cette espèce a été très utilisée en hybridation pour obtenir des fleurs grandes, mais les hybrides lui ressemblent beaucoup, ce qui en limite l’intérêt.
– R. guttulata possède aussi des grandes fleurs, ponctuées de rose.
– R. pandurata possède des petites fleurs, mais le labelle en forme de violon donne une élégance particulière.
Période de floraison : Quasiment toute l’année si les températures restent fraîches.
Rusticité : Bien que poussant à une altitude assez élevée, ces plantes ne sont pas rustiques, mais supportent des températures basses. En hiver, une température nocturne inférieure à 10°C ne les dérange pas, mais il faudra veiller à ce que les racines ne restent pas dans un substrat détrempé.
CULTURE
Niveau de difficulté : Facile.
Sol : Pour une culture en pot, un substrat composé d’écorces de pin de granulométrie assez fine mélangées à 50 % de billes d’argile convient très bien. Mais on peut aussi pratiquer une culture semi-hydroponique uniquement sur billes d’argile. Enfin, ces orchidées miniatures poussent également sur des plaques de fibres végétales (chanvre ou lin) recouverte de mousse des bois.
Exposition : Une fenêtre exposée au nord est idéale car elle assure des températures raisonnables, même en été. Le besoin en lumière étant faible, il faut veiller à ne jamais exposer ces plantes en plein soleil. Des feuilles qui rougissent indiquent que la plante est largement surexposée.
Rempotage : Ces plantes à racines très fines n’apprécient guère d’être dérangées. C’est pourquoi la culture semi-hydroponique est la plus facile car le substrat (composé uniquement de billes d’argile) est minéral et ne se dégrade pas. De même pour la culture sur plaque.
Multiplication : Diviser une plante devenue trop importante est assez risqué car la cicatrisation en milieu très humide entraîne des risques de pourriture. La section est réalisée avec un sécateur dont les lames seront passées à la flamme pour les désinfecter. La surface de la plaie sera saupoudrée de poudre de cannelle (antiseptique naturel).
Mais on peut aussi réaliser des boutures de feuille, en enrobant la base d’une tige feuillée dans de la mousse maintenue toujours humide vers 15-18°C.
Enfin, il est fréquent que se développe à la base des feuilles des keikis (nom d’origine hawaïenne signifiant bébé). Quand ils ont développé un système racinaire suffisant, ils peuvent être détachés et rempotés normalement
Conduite de culture : – Arrosage : la croissance de ces plantes étant quasi continue, il convient de procéder à des arrosages régulièrement toute l’année sans laisser le substrat sécher. Quand la plante est conservée à basse température, deux arrosages par semaine doivent suffire. En été, arroser tous les jours. On peut même laisser la base du pot ou de la plaque plonger dans de l’eau laissée dans la soucoupe. Les racines très fines et la petite taille de la plante indiquent un très faible besoin en engrais. Il ne sera administré qu’une fois par mois à demi-dose.
– Vaporisation : Ces orchidées poussent dans des régions fraîches, voire froides, où règne une très forte humidité ambiante toute l’année (rosée matinale abondante et brouillard persistant tard dans la matinée). Il faut donc vaporiser de l’eau de pluie le matin toute l’année, et une ou deux fois dans la journée en été quand la température dépasse 24°C. S’assurer que l’eau ne s’accumule pas parmi les bractées à l’aisselle des feuilles car cela pourrait entraîner la pourriture des hampes florales.
– Température : il faut essayer de maintenir une température fraîche toute l’année. Une véranda maintenue hors gel est donc idéale pour la culture de ces plantes. En été, on peut les sortir, suspendues à l’ombre sous un arbre (attention aux limaces et escargots). Elles profiteront ainsi de la fraîcheur nocturne.
Maladies et parasites courants : Ces orchidées sont peu sujettes aux attaques des parasites classiques. À l’extérieur, il faut surtout faire attention aux escargots et limaces, et ne jamais laisser un pot posé sur le sol.
Famille botanique : Polygonacées (ou Rumicées) comme la betterave ou l’épinard.
DESCRIPTION
Origine : Asie.
Principales variétés : ‘Queen Victoria’ (pétioles très longs et très gros), ‘Rouge hâtive’ (plus précoce, pétioles très rouges), ‘Rouge monarque’ (ancienne variété toujours cultivée).
Principales caractéristiques : Les rhubarbes cultivées sont des plantes à grand développement dotées d’un rhizome charnu. Leurs feuilles, très grandes, portées par de forts et longs pétioles aplatis sur la face supérieure, constituent la partie comestible de la plante.
Rusticité : Bonne résistance au froid.
Toxicité : Le limbe des feuilles ne doit pas être consommé car il peut se montrer toxique.
CULTURE
Niveau de difficulté : Facile.
Sol : Riche en humus, frais et profond.
Exposition : Mi-ombragée.
Semis/ plantation : Plantez en mars ou début novembre des éclats de souches ou des jeunes plants du commerce à 1,50 m de distance en tous sens.
Multiplication : La rhubarbe aime être cultivée en fond de jardin. Elle apprécie le terreau de feuilles et le fumier bien décomposé. La multiplication se fait traditionnellement par division des touffes. Entretenez la propreté et la fraîcheur du sol et supprimez les hampes florales qui apparaissent ainsi que les feuilles qui jaunissent. Par printemps sec, pensez à arroser les pieds qui risquent de se dessécher.
Maladies et parasites courants : Craint les escargots et limaces, la pourriture grise ou botrytis (en cas de sol trop humide).
Récolte/ productivité : Quelques pieds de rhubarbe suffisent pour une consommation familiale.
– La récolte se fait de mai à juillet en détachant des touffes les pétioles des feuilles adultes. Lorsque la plantation est jeune il faut laisser quelques feuilles sur le pied pour assurer la croissance de la plante. Cessez les prélèvements à partir d’août pour permettre au pied de se régénérer et d’accumuler des réserves.
– Les pétioles se consomment cuits avec du sucre, en tarte ou en confiture et peuvent être conservés au congélateur. Il est également possible de réaliser des sirops ainsi que des boissons rafraîchissantes ou de les servir… salés avec une mayonnaise ou pour accompagner un poisson.
Fructification de ricin sanguin, variété horticole créée par l’homme. Meridith 112 sous licence CC
Noms latins : Ricinus communis syn. R. major, R. africanus, R. tunicensis.
Famille botanique : Euphorbiacées.
Principaux types : Ce genre de plantes vivaces mais cultivées en annuelle sous nos lattitudes, a donné de nombreuses variétés horticoles, parfois classées comme espèces par certains auteurs : R. minor, R. purpureus, R. veridis, R. africanus albidus, R. sanguineus, R. gibsoni.
Utilisations : En isolé ou en groupes dans des massifs d’arbustes ou à l’arrière de plates-bandes de vivaces du fait de sa très haute taille, pour une décoration estivale. C’est le géant des plantes annuelles !
DESCRIPTION
Origine : Afrique tropicale.
Principales caractéristiques : Le ricin est une plante robuste à croissante rapide pouvant atteindre 2 à 3 m de hauteur chez nous et jusqu’à 10 m dans son aire d’origine. C’est alors presque un arbre. Les feuilles alternes, de couleur vert moyen, très amples, ont un limbe palmé divisé en 5,7 ou 9 lobes inégalement dentés.
Les fleurs insignifiantes, sont disposées en panicules. Elles donnent des fruits en forme de capsule hérissée de pointes, comportant 3 coques qui renferment chacune une graine grosse comme un haricot, très luisante et marbrée, parfois appelée pignon d’Italie. L’amande blanche et huileuse est extrêmement toxique. La variété sanguineus est remarquable par la coloration pourpre de ses feuilles et de ses tiges et de ses fruits rouge sang.
Période de floraison : Juillet- août.
Rusticité : Aucune. Le ricin ne supporte pas les températures négatives. Il peut néanmoins être rustique dans le midi de la France mais en situation très abritée.
Toxicité : Les graines renferment un poison extrêmement violent, la ricine.
CULTURE
Niveau de difficulté : Facile.
Sol : Profond et riche en humus.
Exposition : Ensoleillée.
Semis/ plantation : La multiplication s’effectue par semis de mars à avril en serre ou en vérandas directement en godet. Les semis réalisés en mai en pleine terre donnent des plantes moins volumineuses.
Conduite de culture : Les plantes élevées en godet doivent être installées dans les massifs en mai en prenant soin de les espacer de 2 m environ. Très gourmandes en eau, il est indispensable de les arroser copieusement en été. Plus le sol est riche et plus la végétation est luxuriante, si bien qu’il peut s’avérer nécessaire de tuteurer la tige pour éviter qu’elle ne casse.
Maladies et parasites courants : Aucun à ce jour. En revanche, le ricin est souvent employé comme répulsif contre les taupes.
Principaux types : Ce genre, proche du feijoa et du myrte qui pousse dans le maquis méditerranéen, comporte 34 espèces, dont Callistemon rigidus, C. citrinus et C. viminalis.
Utilisations : En haie ou en isolé. Supporte bien la culture en bac.
Ne pas confondre avec le genre Melaleuca qui appartient à la même famille et possède des fleurs en écouvillons assez similaires.
DESCRIPTION
Origine : Océanie, quatre espèces viendraient de Nouvelle-Calédonie.
Principales caractéristiques : Les rince-bouteilles sont des arbustes à petites feuilles vertes, coriaces et persistantes qui atteignent de 1 à 4 m de haut suivant les espèces.
Toutes ces espèces possèdent des inflorescences en épis cylindriques, en forme d’écouvillons d’où leur nom vernaculaire de rince-bouteilles. La tige supportant l’épi continu de pousser et peut produire une nouvelle inflorescence l’année suivante. Les étamines peuvent mesurer jusqu’à 3 cm de long. En revanche, les pétales sont minuscules. Les coloris vont du rouge au violet en passant par le jaune citron ou le rouge carmin rehaussé d’une tête d’épingle jaune.
Les fruits ronds et ligneux, restent accrochés en manchons le long des tiges durant environ cinq ans ce qui n’empêche pas ces dernières de pousser. Ils restent habituellement fermés plusieurs années et ne s’ouvrent que sous l’effet de la chaleur dégagée par un feu de forêt (plante pyrophyte). Les graines trouvent alors dans les cendres un emplacement propice à leur germination.
Quelques espèces :
–C. citrinus ‘Splendens’ : 1,5 à 2 m de haut pour 1 à 2 m de large. Port et rameaux érigés. Le feuillage est persistant, vert tendre. Une fois froissé, il dégage une forte odeur de citronnelle (d’où le nom de cette espèce). Les inflorescences d’une douzaine de centimètres sont rouge vif.
– C. rigidus : 2 à 2,5 m en tous sens. Port érigé, feuilles persistantes pointues vert tendre. Floraison rouge en épis très denses d’environ 8 cm de long.
– C. viminalis : 2,5 à 3 m de haut pour 2 à 3 m de large. Port buissonnant en forme de couronne, à longs rameaux souple au dôme dense, parfois nommé « callistémon pleureur ». Feuilles longues et étroites, caduques. Il peut être conduit en tige et atteindre, dans cette configuration, jusqu’à 5 m de haut.
Le cultivar ‘Little John’ est de forme naine (1 à 1,25 m de haut pour 0,70 à 1 m de large). Ses fleurs sont rouges très foncées avec des étamines très apparentes à pointe jaune.
Période de floraison : Juillet-août pour C. citrinus et C. rigidus, mai à octobre pour C. viminalis.
Rusticité : Les callistémons ne supportant pas les températures inférieures à -6 à -8°C, leur culture est réservée aux régions à climat doux, le long des côtes océaniques et méditerranéennes. C. rigidus est un peu plus rustique puisqu’il peut résister jusqu’à environ -10°C.
CULTURE
Niveau de difficulté : Facile.
Sol : Ces arbustes doivent impérativement être plantés sur un terrain bien drainé.
Exposition : Plein soleil.
Semis/ plantation : La multiplication s’effectue principalement par bouture semi-herbacée.
Conduite de culture : Après la floraison, taillez de moitié les pousses de l’année pour conserver un port dense. Ôtez les amas de graines qui risquent, à longue, de fatiguer inutilement la plante. Arrosez sans excès par temps sec.
Maladies et parasites courants : Les rince-bouteilles sont parfois attaqués par les cochenilles et les larves de tenthrèdes (fausses chenilles) qui rongent les limbes.
Les fleurs de robinier sont délicieuses en beignet. Andreas Rockstein sous licence CC.
Noms latins :Robinia pseudoacacia.Gare à la confusion ! Les noms vernaculaires donnés aux genres Robinia, Acacia, et Mimosa nous induisent en erreur. Ce qui est appelé «mimosa» dans le langage courant a pour nom de genre Acacia, et ce qui est nommé «acacia» est du genre Robinia. Quant au genre Mimosa il est souvent appelé «sensitive», car ses feuilles se replient au moindre contact.
Famille botanique : Fabacées ou légumineuses.
Principaux types :R. boyntonii, R. pseudoacacia (dont il est question ici) et R. hispida.
Utilisations : Pour son port, son feuillage et sa floraison, en isolé, en groupe voire en alignement. Outre son aspect décoratif, son bois imputrescible est utilisé en menuiserie extérieure notamment pour la confection de piquets.
Attention, toutefois : les racines du robinier étant très puissantes, il est fortement déconseillé de le planter près de canalisations ou de fondations.
DESCRIPTION
Origine : Amérique du Nord. En Europe, la première graine fut plantée en 1601 par le botaniste français Jean Robin qui lui a donné son nom.
Principales caractéristiques : Le robinier est un arbre vigoureux au feuillage caduc, pouvant atteindre de 4 à 25 m de haut selon les espèces. Ses racines traçantes, puissantes et drageonnantes permettent de fixer les sols. Il comporte d’un à plusieurs troncs recouverts d’une écorce profondément fissurée, avec des crevasses sinueuses.
Les rameaux sont pourvus d’épines ligneuses à la base des feuilles. Le bois est cassant et peut se briser en situation trop ventée.
Les feuilles souples, imparipennées se divisent en 7 à 23 folioles ovales vert bleuté, plus clair au revers.
Les fleurs papilionacées réunies en grappes pendantes de 10 à 20 cm, dégagent une odeur suave proche de celle de la fleur d’oranger. Elles sont très mellifères, le miel qui en résulte est appelé (à tort) miel d’acacia. Une fois fécondées, elles donnent des gousses aplaties de couleur marron foncé longues de 5 à 10 cm et renfermant 8 à 12 graines noires toxiques.
Quelques exemples de cultivars :
– R. pseudoacacia ‘Bessoniana’ (acacia de Besson) atteint environ 15m de haut et 8 de large. Sa couronne est arrondie, son feuillage est plus compact et ses rameaux moins épineux. Il est peu florifère.
– R. pseudoacacia ‘Pyramidalis’ syn. R. pseudoacacia ‘Fastigiata’ (environ 13m de haut) se distingue par sa forme colonnaire et ses feuilles plus petites. Peu épineux, très peu florifère, il peut remplacer le peuplier d’Italie en terrain sec.
– R. pseudoacacia ‘Tortuosa’ mesure une dizaine de mètres de haut pour 5 à 7 m de large. Sa croissance est lente, ses branches et ses rameaux sont tortueux. Ses fleurs qui éclosent de mai à juillet et ses fruits (gousses) le rapprochent de l’espèce type.
– R. pseudoacacia ‘Umbraculifera’ (5 à 6 m de haut pour 5 de large) se caractérise par un développement moins rapide que l’espèce type. Non épineux, il se caractérise par de fines branches tordues, un port boule compact et fleurit très rarement.
– R. pseudoacacia ‘Unifolia’: 15m de haut. Son feuillage mêle des grandes feuilles simples et des feuilles à 3 ou 5 folioles ayant dans ce cas les folioles latérales plus petites. Peu épineux. Sa floraison blanche très parfumée intervient en mai. Croissance rapide comme l’espèce type.
Période de floraison : Fin du printemps, début de l’été.
Rusticité : Résistant au froid et à la sécheresse.
Toxicité : L’écorce et les graines contiennent une substance très toxique.
CULTURE
Niveau de difficulté : Facile.
Sol : Convient à tous les terrains même secs et pauvres. Surtout pas de sous-sols argileux et humides.
Exposition : Exposition.
Semis/ plantation : Tailler très court à la plantation afin de renforcer le départ des branches dont le bois est cassant. Éviter les emplacements trop ventés.
Conduite de culture : Supporte mal les tailles sévères. Si nécessaire peut-être légèrement taillé après floraison.
Maladies et parasites courants : Un parasite bénin qui est le puceron noir du robinier.
Famille botanique : Brassicacées (anciennement crucifères).
DESCRIPTION
Origine : Mal connue. On sait qu’elle était consommée par les femmes chez les Romains et figure dans le capitulaire de Villis.
Principales caractéristiques : Cultivée pour ses feuilles, la roquette ressemble au radis, mais son parfum particulier la rend très reconnaissable. C’est une espèce annuelle, à racine pivotante, dont les feuilles lobées et découpées sont disposées en rosette. Elle pousse et fleurit rapidement.
Variétés : Il n’y a pas de variétés améliorées de cette plante. La roquette sauvage ou fausse roquette (Diplotaxis érucoïdes) est une espèce proche par la forme de son feuillage.
Rusticité : Moyennement résistante au froid.
Qualités nutritives : Bien connue pour son goût prononcé, la roquette est très appréciée en mélange avec différentes sortes de salades et de légumes frais. Elle est riche en antioxydants.
CULTURE
Niveau de difficulté : Facile.
Sol : La roquette n’a pas d’exigences particulières mais les terrains frais sont préférables.
Exposition : Pousse aussi bien à l’ombre qu’au soleil.
Semis/ plantation : La roquette se multiplie exclusivement par semis. Ce dernier peut être effectué à 2 périodes : d’avril à août pour une récolte de juin à novembre et en septembre-octobre pour une récolte au printemps.
La roquette montant vite à graine lorsqu’il fait chaud et sec, il vaut mieux éviter de la cultiver en plein été.
Tracez des sillons espacés de 20 cm et semez en ligne ou en poquets à 1 cm de profondeur.
Conduite de culture : Lorsque les plants ont quelques feuilles, éclaircir en retirant les plus faibles de manière à ne laisser qu’un plant tous les 5 à 10 cm.
Arrosez dès le semis puis assez régulièrement pour maintenir le sol frais et retarder la montée à graine. Binez régulièrement.
Maladies et parasites courants : Les mouches du chou (altises) s’attaquent aux feuilles et peuvent provoquer des dégâts importants
Récolte/ productivité : La récolte peut commencer environ 6 semaines après le semis, au printemps ou à l’automne. Prélevez des feuilles selon les besoins en les coupant au ras de la tige. Les jeunes feuilles ont un goût plus doux et sont moins piquantes.
Laissez les plantes en place tant qu’elles continuent à donner de nouvelles feuilles
À noter qu’il est possible de ramasser de la roquette une partie de l’hiver, à condition de la semer relativement tard, en septembre, et sous réserve que l’arrière-saison soit douce.
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