Famille botanique : Amaryllidacées ou Alliacées (anciennement Liliacées).
DESCRIPTION
Origine : Le poireau s’est répandu depuis l’Antiquité dans toute la région méditerranéenne. Utilisé par les Égyptiens 2000 ans av.J.-C., Néron était surnommé le « porrophage » (le poireau était réputé bon pour sa voix). Il est maintenant cultivé dans toutes les zones tempérées.
Le « poireau des vignes », sauvage en France (Allium polyanthum), bulbeux est interfertile avec le poireau cultivé.
Principales variétés : Les critères de choix sont :
– La période de récolte : été, automne ou hiver,
– Le port : dressé ou semi-dressé,
– La couleur et la largeur du feuillage,
– La tenue au froid,
– La longueur du fût : variant de 15 à 35 cm.
Variétés d’été et d’automne : ‘Jaune gros du Poitou’, ‘Blauwgroene herfst’, ‘Maxim’, ‘Electra’…
Variétés d’automne et d’hiver : ‘Géant d’hiver’, ‘de Gennevilliers’, ‘d’hiver de St Victor’, ‘Bleu d’hiver’, ‘Long de Mézières’, ‘Malabare’…
Principales caractéristiques : Espèce bisannuelle, le poireau cultivé a, contrairement aux autres Allium (oignon, ail, échalote), peu ou pas de bulbe. Les feuilles sont longues et engainantes, plates, vert sombre ou vert jaunâtre. Leur base forme un fût dont la partie enterrée, qui reste blanche, est la plus recherchée.Les poireaux fleurissent la deuxième année. Les fleurs, blanc verdâtre, sont groupées en ombelle.
Rusticité : Le poireau peut se cultiver dans toutes les régions de France mais il préfère un climat doux et peu humide.
Qualités nutritives et condimentaires : Les poireaux sont riches en antioxydants et sont diurétiques. Ils ont une saveur très caractéristique.
CULTURE
Niveau de difficulté : Assez facile.
Sol : Ce légume préfère les terres légères et sableuses. Dans les sols lourds, humides et asphyxiants il est préférable de le cultiver en butte pour faciliter le drainage.
Exposition : Ensoleillée.
Semis/ plantation : Les poireaux peuvent d’abord être semés mais c’est grâce au repiquage profond des plants que l’on obtient des fûts longs et blancs.
Choisir une parcelle où il n’a pas été planté d’espèces de la même famille (ail, échalote, oignon) depuis 3 à 5 ans.
– Pour récolter des poireaux en automne : c’est la conduite la plus facile. Le semis s’effectue de mars à mai en pépinière puis repiquage quand les plants font plus de 4 mm de diamètre.
– Pour une production d’été, il faut semer en hiver sous abri de février à mars.
– Pour une production de printemps, le semis sera fait en pleine terre en août-septembre et sera éclairci puis repiqué éventuellement en octobre-novembre.
– Pour le repiquage, il faut « habiller » les jeunes plants en leur coupant les racines (1 à 2 cm) et les feuilles (5 à 7cm). Cela facilite le redémarrage.
Dans un sillon on place les plants à une distance de 10 cm sur le rang, la distance entre les rangs étant, elle, de 40 à 50 cm.
Les plants de poireaux sont commercialisés en motte ou en bottes d’arrachis à racines nues.
Les plants à racines nues doivent être mis en terre rapidement. Le choix de plants de qualité suffisamment développés est un facteur clef pour la réussite de la culture.
Conduite de culture : Le poireau est un légume gourmand qui se plaît dans une terre riche en matière organique décomposée, mais qui ne supporte pas la fumure fraîche. C’est un bon précédent cultural.
Après la plantation, l’arrosage doit être abondant. Par la suite, le paillage permet de réduire les apports d’eau.
Le plant de poireau se butte environ 3 semaines après la plantation et plusieurs fois si nécessaire durant la culture, de façon à obtenir un fût bien blanc et le plus long possible.
Des binages réguliers, permettent de maintenir la culture propre jusqu’à la récolte.
Maladies et parasites courants : Les problèmes de dépérissement après plantation proviennent le plus souvent de mauvaises conditions de plantation (dessèchements racinaires en conservation, terre trop tassée, mauvais arrosage…).
Au jardin, seule la rouille est une maladie réellement préjudiciable en cas de forte attaque (traiter dès l’apparition des pustules).La mouche et la teigne sont les deux principaux ravageurs des poireaux. Utiliser de préférence un filet anti-insecte.
Un arrosage fréquent et régulier permet de se prémunir contre la mouche et assure une bonne croissance de la plante.
La génération de teigne du poireau la plus dangereuse apparaît le plus souvent fin août et en septembre.
Pour la prévenir il est conseillé de sécher 2 jours les plants ou de les tremper dans de l’eau avec un peu d’eau de javel.
Récolte/ conservation : Lorsque le sol est gelé en hiver, la récolte est difficile. Pour éviter cela, on peut mettre les poireaux « en jauge », autrement dit en les arrachant et en les replaçant aussitôt dans un sillon creusé à cet effet que l’on referme rapidement.Les poireaux se conservent très bien ainsi pendant plusieurs jours et deviennent très faciles à sortir de terre même si le sol est gelé.
Il est souhaitable d’arroser les poireaux une fois placés en jauge, surtout s’ils doivent rester longtemps ainsi. En les recouvrant d’un film plastique qui maintient l’humidité, on peut les conserver plusieurs jours sans difficultés.
Poivrons verts. Meredith Leigh Collins sous licence CC.
Nom latin : Capsicum annuum.
Famille botanique : Solanacées
DESCRIPTION
Origine : Découvert par Christophe Colomb lors de son premier voyage, c’est probablement le premier légume cultivé en Amérique du Sud, sans doute depuis au minimum 5.000 ans avant Jésus-Christ.
Principales variétés : Elles sont très nombreuses. On distingue les piments doux ou poivrons et les piments plus ou moins forts. Les piments très forts et brûlants appartiennent à des espèces proches Capsicum chinense et C. frutescens.Poivrons :
– Non hybrides : ‘Doux d’Espagne’, ‘Corno di toro rosso’ et ‘Corno di toro giallo’ (corne de taureau rouge et jaune), ‘Quadrato d’Asti giallo’ (jaune carré d’Asti), ‘Doux très long des Andes’, ‘Yolo wonder’…
Piments :
– Non hybrides : ‘Sucette de Provence’, ‘De Cayenne’, ‘Gorria’ (piment d’Espelette), ‘De la Bresse’, ‘Petit Marseillais’ (doux)…
Principales caractéristiques : Le poivron est une plante d’environ 80 cm de hauteur. Les feuilles sont simples, oblongues en pointe. Les fruits peuvent être de couleurs différentes à maturité selon les variétés (vert, rouge, jaune, crème, brun…) et de formes variées (carré, rectangulaire, long, triangulaire, sphérique…). Ils sont creux, doux, forts ou très forts.
Rusticité : Très sensible au gel. C’est l’une des plantes du potager les plus exigeantes en chaleur du semis à la récolte.
CULTURE
Certains piments, très forts, sont qualifiés de « brûlants ». m01229 sous licence CC-min
Niveau de difficulté : Plus délicat à réussir en zone fraîche.
Sol : Bien ameubli, riche en humus.
Exposition : Ensoleillée, compte tenu de sa frilosité. Pour bien se développer, il lui faut beaucoup de chaleur, particulièrement après la floraison au moment où les fruits se forment (18° C la nuit et au minimum 20° C le jour).
Semis/ plantation : De mars à avril, semez 3 ou 4 graines par godets remplis de terreau « spécial semis ». Maintenir humide, exposé à la lumière du jour, et à une température de 20°à 25°C. Évitez l’excès d’arrosage. Conserver le plant le plus vigoureux et mettre en place en pleine terre dès que les gelées ne sont plus à craindre. Il est conseillé de se procurer des plants en jardinerie.
Conduite de culture : Binez et désherbez en début de végétation. En soirée, faire des arrosages fréquents, surtout en période de sécheresse. Paillage fortement conseillé.
Au nord de la Loire, il est préférable de garder le plus longtemps possible des protections type housses à tomates ou cloches de forçage. Tuteurer.
Pas de taille ni de traitement.
Maladies et parasites courants : Pas de maladie, éventuellement possibilité de parasites comme pucerons ou araignées rouges.
Récolte/ productivité : Il faut compter 5 mois pour récolter ses premiers fruits. Les cueillir à maturité pour les piments forts. Les poivrons peuvent se récolter verts ou mûrs. Compter 6 à 10 fruits par pied. À déguster crus ou cuits en tian, ratatouille, grillé, avec le couscous…
Origine : Répandu depuis très longtemps dans l’ensemble des Andes, le potiron appartient à la grande famille des cucurbitacées. Ce sont des végétaux parmi les plus anciennement cultivés par l’homme. Leur apparition en Europe date des découvertes du continent américain par Christophe Colomb.
Principales variétés : ‘Marina di Chioggia’, ‘Giraumon turban turc’ (ou potiron turban), ‘Galeux d’Eysines’, ‘Pink jumbo banana’, ‘Buttercup’, toutes les Hubbards, potiron ‘Jaune gros de Paris’, ‘Rouge vif d’Étampes’ etc.
Caractéristiques : Plante annuelle composée de tiges rampantes munies de vrilles et de grandes feuilles.
Rusticité : Craint les gelées.
Qualités nutritives : Les potirons contiennent des vitamines A, B, C et PP.
CULTURE
Niveau de difficulté : Facile.
Sol : Meuble, riche en humus. Le pH optimum se situe entre 5,5 et 7.
Exposition : Ensoleillée.
Semis/ plantation : Au mois d’avril, semez 3 ou 4 graines par godet rempli de terreau spécial semis. Maintenir humide, exposé à la lumière du jour, et à une température d’environ 20°C. Évitez l’excès d’arrosage. Conserver le plant le plus vigoureux et mettre en place en pleine terre dès que les gelées ne sont plus à craindre.Pour une meilleure efficacité et moins de travail, il est conseillé de semer directement en place au mois de mai. Préparer un trou avec un peu de compost, déposer 4 à 5 graines, recouvrir de 2 cm de terreau. Maintenir le sol frais jusqu’à la levée, garder 2 ou 3 plants par poquets espacés de 1,50 m à 2 m minimum en tous sens. Selon les conditions climatiques, protégez quelques jours ces jeunes plantations. Il est possible également de trouver des plants en jardineries et magasins spécialisés, mais l’offre en variétés est plus limitée.
Conduite de culture : Binez et désherbez en début de végétation. En soirée, faire des arrosages fréquents, surtout en période de sécheresse.À partir du mois d’août, surveiller sur les 2 faces des feuilles l’apparition de taches blanches, signe d’attaque d’oïdium. Couper les feuilles atteintes.
Un bon paillage dès que les plantes atteignent 30 cm aura l’avantage de garder l’humidité et de réduire les arrosages, Les fruits seront protégés du contact direct avec la terre en utilisant des tontes de gazon bien séchées, des cosses de sarrasin, de la paillette de lin, ou en disposant des tapis en fibre naturelle.
La proximité des choux, des haricots ou du maïs est favorable aux potirons.
Maladies et parasites courants : – Oïdium, l’anthracnose, la mosaïque (virus souvent transmis par les pucerons).
– Puceron des racines, puceron noir, mollusques.
Récolte/ productivité : Les fruits se récoltent en octobre avant les gelées quand ils sont bien mûrs. Attention à ne pas casser le pédoncule. Ils peuvent être conservés plusieurs mois dans un endroit ventilé à une température d’environ 15° à 18°C. Le rendement varie entre 3 et 25 kg par pied selon la variété.
Principales caractéristiques : Plante annuelle à tiges rougeâtres, charnues, rampantes à élevées (20 cm de hauteur) ramifiées. Les feuilles opposées, sessiles (sans pétiole), oblongues, sont lisses et luisantes.
Les fleurs jaunes apparaissent à l’aisselle des tiges. Elles donnent des graines noires dotées de capsules ovoïdes.
Rusticité : Craint le gel.
Qualités nutritives : Les tiges et les feuilles, à la saveur douce et acidulée, se consommant crues en salade ou cuites. Elles sont riches en vitamines A, B, C, E, carotène, oligo-éléments et oméga 3.
CULTURE
Niveau de difficulté : Facile.
Sol : Neutre, léger, bien drainé, sablonneux.
Exposition : Mi-ombre, ensoleillée.
Semis/ plantation : Semez de mars à avril au chaud (20 °C) sous abri, transplantez les jeunes plantules en godets, puis repiquez-les en mai dans votre potager en les espaçant de 20 cm.
Vous pouvez également semer en place, d’avril à juillet, sur un sol ameubli dans des sillons peu profonds. Recouvrez légèrement les graines, puis tassez et arrosez. Après la levée, pensez à éclaircir les jeunes plantules tous les 15 cm. Procédez de la même façon pour la culture en pot ou en jardinière.
Le pourpier s’associe avec toutes les plantes.
Conduite de culture : Désherbez si nécessaire, arrosez en cours de végétation pour obtenir des feuilles plus tendres sans oublier de pincer les tiges pour favoriser leur ramification ainsi que les fleurs pour éviter la montée en graines.Le pourpier sauvage ne demande aucun entretien mais peut devenir invasif.
Maladies et parasites courants : Peu nombreux hormis Rhizoctonia, Pythium, pucerons et araignée rouge.
Récolte/ productivité : Deux mois après le semis, récoltez les jeunes feuilles et rameaux deux à trois fois selon les besoins. Laissez monter quelques pieds pour obtenir les graines à ressemer la saison prochaine.Consommez les plantes juste après la cueillette.
Principaux types : Il existe plus de 400 variétés de primevères, originaires en majeure partie de l’hémisphère nord. Souvent élégamment parfumées, certaines sont basses, d’autres à tige florale élancée, toujours harmonieusement colorées, poussant dans les sous-bois, sur les talus ou dans des lieux humides. Les plus connues ou réputées sont :
Utilisations : Les primevères se cultivent de multiples façons: massifs, prairies fleuries, bordures, rocailles, potées, jardinières et même plantes d’intérieur. Certaines espèces originaires d’Extrême-Orient (P. vialii) se plaisent dans des endroits très humides, au bord des pièces d’eau.
L’oreille d’ours (P. auricula) a fait l’objet d’un énorme engouement au XIXe siècle où elle était présentée dans des « théâtres d’auricules ».
DESCRIPTION
Origine : – P. veris, elatior et vulgaris sont des plantes indigènes en France.
– P. sieboldiiest originaire du Japon et P. vialii de l’Himalaya.
– P. auricula est originaire des Alpes suisses et autrichiennes.
Principales caractéristiques : L’origine européenne de P. acaulis en fait une plante vivace, très rustique, qui se ressème spontanément. Elle forme des touffes basses de 15 à 20 centimètres, les fleurs apparaissent au centre d’une rosette de feuilles ovales et frisées, elles sont de couleur blanche, jaune, mauve. Certains cultivars ont des couleurs plus vives: rose, rouge, bleu, violet ou orange.
Période de floraison: De février à avril pour P. acaulis, jusqu’en juillet pour les variétés à tiges hautes (P. sieboldii et P. japonica).
Rusticité : Plantes résistantes au froid, craignant plutôt la forte chaleur qui dessèche les feuilles.
CULTURE
Niveau de difficulté : Les primevères sont de culture facile, soit comme annuelles, soit comme vivaces, certaines se ressèment spontanément. Mais elles sont capricieuses et se ressèment là où bon leur semble !
Oreille d’ours (P. auricula), variété ‘Calypso’. FarOutFlora sous licence CC
Sol : Neutre, humifère, drainant.
Exposition : Sous-bois, lisières, mi-ombre à ombre, ensoleillée pour celles qui vivent en milieu humide.
Semis/ plantation : Semis en terrine en mai, repiquer en godet lorsque la plantule a de vraies feuilles, maintenir humide, mettre en place en octobre pour une floraison au printemps suivant.
Conduite de culture : Pour un bel effet, plantez assez serré (espacement 20 à 25 cm), maintenir le sol humide pour éviter le dessèchement, éliminez les feuilles abîmées et paillez avec du gravier pour éviter la pourriture grise en hiver. Apportez de l’engrais au moment de la floraison.
Maladies et parasites courants : Pourriture grise, pucerons, limaces.
Fiche rédigée par Alain le Borgne, SNHF, section Plantes vivaces.
Bibliographie
– CCVS/collection nationale de Primula, obtention Barnhaven.
Prunes Reine-Claude. Giovanni Musio sous licence CC.
Nom latin : Prunus domestica.
Famille botanique : Rosacées.
DESCRIPTION
Origine : Europe.
Principales variétés : Plusieurs centaines de variétés sont cultivées dans les pays tempérés. Elles sont sujettes à de nombreuses hybridations et améliorations par la culture. Beaucoup d’entre elles sont considérées comme variétés locales.Les principales races sont déterminées par les jardiniers : ‘Reine-Claude’, ‘Damas’, ‘Tours’, ‘Mirabelle’, ‘Saint Julien’, ‘Sainte Catherine’, ‘Dame-Aubert’, ‘d’Ente’ (le pruneau d’Agen, ou quetsche), Prunier rouge américain.
Principales caractéristiques : Le prunier compte parmi les moins exigeants de nos arbres fruitiers. Il prospère partout en France. Bien que sa floraison hâtive soit exposée aux gelées de printemps, elle est si abondante qu’elle se retrouve de fait rarement compromise.
Rusticité : Peut supporter des températures allant jusqu’à -15°C.
Qualités nutritives : Fruit riche en antioxydants, fer et vitamines.
CULTURE
Mirabellier couvert de fruits. Maja Dumat sous licence CC.
Niveau de difficulté : Facile.
Sol : Le prunier accepte pratiquement tous les types de terrains mais c’est dans les sols silico-calcaires qu’il donne les meilleurs résultats. Il ne redoute vraiment que les terres arides, où son système radiculaire très superficiel est exposé à la sécheresse. Pour cette raison, dans le verger, tenez le sol nu autour du pied sur au moins 2 mètres de diamètre, afin d’éviter la concurrence des adventices (ou «mauvaises» herbes) vis-à-vis de l’eau.
Exposition : Ensoleillé et mi-ombre.
Semis/ plantation : La plupart des pruniers proposés en jardineries ou chez les pépiniéristes sont greffés. Le porte-greffe dit prunier ‘Saint Julien’ est le plus employé, car il donne des arbres vigoureux et convient à tous les sols.Pour les sols trop humides ou trop calcaires, le ‘Myrobolan’, ou prunier-cerise, est recommandé comme porte-greffe. Il a cependant le défaut de vivre moins longtemps.
Conduite de culture : Le prunier se cultive uniquement en formes libres, dites de plein vent, comme les « demi-tiges » , vivement recommandées. Il craint la taille, génératrice de «gomme». Les arbres se mettent naturellement à fruit à l’âge de six ou sept ans.Évitez les apports d’azote (tels que les engrais à gazon) qui incitent l’arbre à pousser «à bois» plutôt qu’à faire des fruits (dans la nature, le facteur « vigueur » est souvent contraire au facteur «fertilité»).Attention, certaines variétés sont « autostériles » (la ‘Reine-Claude’ notamment) : leurs fleurs ne peuvent être fécondées si d’autres variétés pollinisatrices n’existent pas dans le proche voisinage.
Maladies et parasites courants :
– Excès d’azote : arbre trop vigoureux, ne fructifiant pas. Cet excès peut être combattu par des apports de phosphate et de potasse, pour établir un équilibre plus favorable.- Dépérissement bactérien : coupez les branches atteintes et pensez à désinfecter le matériel utilisé pour l’opération.
– Rouille du prunier : ramassez les feuilles tombées et brûlez-les si vous en avez le droit, ou évacuez-les à la déchetterie.
– Moniliose : surveillez le mûrissement des fruits et retirer ceux qui commencent à être attaqués. À l’approche de l’hiver, ne laissez aucun fruit, comme momifié, sur l’arbre. Si le dépérissement des rameaux est associé au pourrissement des fruits, couper les parties atteintes et désinfectez votre outil.
– Cochenilles: l’utilisation de coccinelles prédatrices (Cryptolaemus montrouzieri) et d’hyménoptère parasitoïde (Leptomastix dactilopii) est efficace.
– Cossus gâte-bois et zeuzères : tentez de tuer la chenille en introduisant un fil de fer dans la galerie par le trou visible. Des pièges à phéromones peuvent également être utilisés pour leurrer les adultes.
– Acariens: l’introduction d’acariens prédateurs peut se faire s’ils ne sont pas déjà présents naturellement.
– Carpocapses des prunes : supprimez les prunes véreuses tombées de l’arbre avant que les larves ne quittent les fruits. Favorisez la présence des mésanges et des chauves-souris, prédateurs naturels des carpocapses. À la fin de l’automne, placez des bandes de carton ondulé autour des troncs pour piéger les chenilles hivernantes qui descendent de l’arbre pour passer l’hiver dans le sol. Retirez les bandes cartonnées une fois les dernières prunes ramassées et détruisez-les. Des pièges à phéromones peuvent être utilisés pour capturer les papillons.
– Hoplocampes et tordeuses orientales (chenille) : Ramassez et détruire les fruits attaqués. Avant la floraison des bandes engluées blanches peuvent être installées sur les troncs (à 80 cm environ). Les insectes prendront cela pour des pétales de fleurs et s’y colleront. Des pièges à phéromones peuvent être installés.
Récolte/ productivité : Les prunes entrent dans la composition de nombreuses recettes culinaires et pâtissières. Au jardin familial, la création de compotes et confitures est le mode de conservation le plus courant.
Principaux types : Pyracantha atalantioïdes, P. coccinea, P. crenulata var. rogersiana, P. aurantiaca, P. crenatoserrata.
Principaux types : En sujet isolé ou dans un massif. Taillés, les pyracanthas constituent des haies à la végétation dense et très défensive par ses épines. Ils peuvent être également palissés contre un mur.
DESCRIPTION
Origine : Les buissons-ardents proviennent d’une région qui s’étend du sud-est de l’Europe à l’Asie. Leur nom dérive du grec pyros (le feu) et acantha (l’épine).
Principales caractéristiques : Arbustes épineux au feuillage persistant, les pyracanthas peuvent atteindre 4 à 5 mètres de haut (palissé) et 1 mètre de large. Ils donnent de nombreuses fleurs blanches au printemps. Fructification colorée à la fin de l’été, jaune, orange ou rouge suivant le cultivar. Les baies, persistantes en automne et hiver, sont très appréciées de certains oiseaux. Silhouette naturellement divergente.
Période de floraison : En fin de printemps.
Rusticité : Très résistant au froid.
CULTURE
Niveau de difficulté : Facile.
Sol : Ordinaire. Peu exigeants, les buissons-ardents prospèrent dans tous les sols sains sans excès de calcaire.
Exposition : Soleil, mi-ombre.
Plantation : Elle s’effectue d’octobre à mars. Les pyracanthas peuvent être multipliés par bouture.
Conduite de culture : Taille en mars pour maintenir une forme harmonieuse (attention aux griffures), toujours au-dessus d’un bourgeon qui pousse vers l’extérieur. Supprimer les branches les plus âgées, celles qui se dégarnissent ou qui poussent vers l’intérieur. Pour la forme haie, tailler en juin et fin août.
Maladies et parasites courants : Ces arbustes, botaniquement proches du pommier et de nombreux arbres fruitiers, sont sensibles à la tavelure et au feu bactérien. Dans le cadre de la lutte contre ce parasite, responsable de gros dégâts dans les vergers, l’arrêté du 12 août 1994 interdit la plantation en France de certains cultivars comme P. atalantioïdes ‘Gibsii’.Certaines variétés comme ‘Saphyr’, créées par l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), sont résistantes aux maladies.
Utilisations : Comme arbuste isolé, pour orner une berge de plan d’eau, en parterre de sous-bois frais, etc.
DESCRIPTION
Origine : Cet Hydrangea est originaire des montagnes d’Asie, de la Chine à Sumatra.
Principales caractéristiques : Arbuste buissonnant à port érigé pouvant atteindre 2 à 3 m de hauteur. Il arbore de grosses feuilles caduques de 0,30 m de long, grossièrement dentées, lancéolées et pubescentes. Ses larges inflorescences (0,20-0,30 m) en corymbes plats sont composées de grandes fleurs stériles blanches en périphérie et de fleurs fertiles centrales roses, blanches, pourpres ou rouge cardinal.
Quelques variétés :
– H. aspera ’Macrophylla’ : inflorescences plates de 25 cm de diamètre, pourprées; très larges feuilles vert foncé (hauteur: 3,00 m),
– H. aspera sargentiana : inflorescences plates de 25 cm de diamètre, fleurs stériles périphériques blanches, fleurs fertiles centrales pourpres; très larges feuilles vert foncé (hauteur: 2,00 m),
– H. aspera sargentiana ’Robusta’: inflorescences plates de 30 cm de diamètre, fleurs stériles périphériques blanches, fleurs fertiles centrales violet; très larges feuilles vert foncé (hauteur: 3,50 m),
– H. aspera strigosa : inflorescences plates de 25 cm de diamètre, fleurs stériles périphériques blanches, fleurs fertiles centrales bleues; très larges feuilles velues, vert foncé (hauteur: 3,00 m),
– H. aspera villosa : inflorescences plates de 25 cm de diamètre, fleurs stériles périphériques blanches, fleurs fertiles centrales pourpres; très larges feuilles velues, vert foncé (hauteur: 2,50 m).
– ‘Hot Chocolate’ : inflorescences plates de 25 cm de diamètre, fleurs stériles périphériques bleues, fleurs fertiles centrales pourpres; feuilles velues, vert foncé à bronze et revers rougeâtre (hauteur: 3,00 m),
– ‘Mauvette’: inflorescences plates de 20 cm de diamètre, fleurs stériles périphériques mauves, fleurs fertiles centrales violet pâle; feuilles velues moins grandes que ‘Macrophylla’, vert foncé (hauteur: 2,50 m),
– ‘Peter Chappell’: inflorescences plates de 20 cm de diamètre, fleurs stériles périphériques blanches, fleurs fertiles centrales rose très pâle; feuilles velues, vert foncé (hauteur: 2,50 m).
Période de floraison : De mai aux premières gelées.
Rusticité : En Asie, ces hydrangéas supportent des températures hivernales de -15 à -20 °C selon les sous-espèces. En pareil cas, les anciennes tiges gèlent et de nouvelles repoussent sur la souche. Attention : H. aspera craint les lieux ventés.
CULTURE
Niveau de difficulté : Les H. aspera sont relativement faciles à cultiver en pleine terre et en grand pot, si leurs besoins sont respectés.
Sol : Apprécie les sols acides, riches et frais. Les terres trop lourdes doivent être allégées au moyen de sable et de compost mature..
Exposition : H. aspera a besoin d’humidité et d’ombre.
Semis/ plantation : La plantation s’effectue en période de repos végétatif, soit d’octobre à avril selon les régions et jamais pendant un épisode de gel. Humidifiez chaque pot avant la plantation qui doit intervenir le plus rapidement possible après l’achat. Si le terrain est alcalin, ou calcaire (pH supérieur à 7), creusez une fosse que vous remplirez de terre de bruyère. Si le terrain est naturellement acide, il convient de creuser un trou double de celui du pot acheté, d’y jeter du compost mature, et quelques poignées de poudre d’os ou de corne broyée et de remplir le trou avec de l’eau. Pendant que l’eau s’infiltre, vous aurez le temps de retirer le pot pour constater la compacité de la motte racinaire qu’il faut ouvrir, soit par lacération latérale, soit par découpe en quatre par le dessous de la motte. Il est alors temps de planter en positionnant le collet de la motte au niveau du sol du jardin. Ramenez ensuite la terre en la compactant suffisamment autour de la plante puis arrosez de nouveau pour vous assurer les racines adhèrent bien aux particules du sol. Quelques arrosages lors du premier débourrement printanier favoriseront la croissance racinaire.
Conduite de culture : Adaptez l’arrosage à la capacité drainante du terrain, de l’ensoleillement et de la pluviométrie. H. aspera étant sensible à la sécheresse, sa vulnérabilité sera encore plus grande s’il est cultivé en pot. Apportez l’eau au pied de l’arbuste et jamais par aspersion : cela pourrait abîmer les inflorescences et favoriser l’apparition des maladies. L’eau calcaire est peu recommandée, privilégiez l’eau de pluie collectée dans un récupérateur d’eau.La fertilisation n’est pas à négliger si vous voulez que la plante puisse donner le meilleur d’elle-même. L’apport de compost mature est la meilleure solution. Il existe, en jardinerie, des engrais spéciaux pour «hortensias».
Maladies et parasites courants : Comme tous les hydrangéas, H. aspera est sensible à l’oïdium qu’il faut traiter au moyen de fongicide à base de soufre. En cas d’extrême humidité estivale, la plante peut être atteinte par la « pourriture grise » (botrytis) ou par des taches foliaires. Il est alors vivement recommandé de supprimer les parties malades, de combattre la stagnation d’eau, de traiter au permanganate de potassium et de désinfecter les outils. Dès la fin de l’hiver, la taille des vieilles fleurs et des tiges mortes contribue à assainir la plante.
Fiche rédigée par Frédéric Pernel, SNHF, section Art des jardins.
Pour en savoir plus
– Les hortensias avec succès, Corinne Mallet, Rustica, 1997, 63 p.
– Hydrangea, répertoire international des noms des cultivars, Association Shamrock, Collection nationale (CCVS), 2004-2005, 73 p.
– Arbustes, Ulmerium Plantes de jardin, Didier Willery, Ulmer, 2012, pp. 134-141.
Nom latin : Lavatera olbia. Le nom générique a été décerné en l’honneur des frères Lavater, médecins botanistes à Zürich au XVIIIe siècle.
Famille botanique : Malvacées, comme l’althéa, la rose trémière et l’hibiscus
Principaux types : Surtout Lavatera olbia ‘Rosea’ à la floraison spectaculaire, d’un rose franc.
Utilisations : Très intéressante, en particulier, pour les jardins de bord de mer, en compagnie, de lavandes au milieu d’arbustes ou en plate-bande.
DESCRIPTION
Origine : Cette espèce assez rare, pousse spontanément en Provence, dans le Roussillon et sur la Côte atlantique.
Principales caractéristiques : La lavatère est un petit arbuste de 0,80 m à 2,50 m de hauteur, aux rameaux rougeâtres et dressés. La plus grande partie de la plante est recouverte de poils ramifiés à la base (étoilés).
Les feuilles veloutées, alternes, à pétiole long, sont dotées de 3 à 5 lobes dont le médian est le plus long. Elles sont disposées en éventail et irrégulièrement dentées.
Les fleurs, de 5 centimètres de diamètre sont rassemblées en longues grappes roses ou rouges. Elles apparaissent à l’aisselle des feuilles supérieures. Le pédoncule floral est très court. Les étamines, à une loge, sont nombreuses et entourent l’ovaire et le style. Le fruit est formé de nombreux akènes velus.
Période de floraison : Tout l’été, particulièrement en août.
Rusticité : La lavatère d’Hyères se comporte très bien dans les régions à climat doux comme la zone méditerranéenne et le long de la côte atlantique jusqu’en Angleterre.
CULTURE
Niveau de difficulté : Facile.
Sol : Neutrophile, en bord de mer. La lavatère d’Hyères pousse très bien sûr des sols riches en azote, secs, à l’arrière des dunes, par exemple, ou sur les rochers du littoral.
Exposition : Plein soleil.
Semis/ plantation : Le semis est déconseillé car il s’agit d’une espèce allogame : la descendance risque d’être différente et non conforme au résultat attendu. Mieux vaut, dans ces conditions, se procurer des plants chez un spécialiste.
Vous pouvez également multiplier vos plantes par bouturage, à la fin de l’été. Installez vos boutures sous châssis.
Conduite de culture : N’hésitez pas à leur fournir de l’azote. Dans la nature, les lavatères s’installent sur les fientes d’oiseaux ! Leurs besoins en eau sont faibles.
Maladies et parasites courants : Rouille, altises qui occasionnent des piqûres sur les feuilles. À noter que les lavatères d’Hyères peuvent parfois mourir brutalement d’une floraison trop abondante.
La récolte des panais se fait au fur et à mesure des besoins. Jean-Marc Muller/SNHF.
Nom latin : Pastinaca sativa.
Famille botanique : Apiacées, anciennement ombellifères.
DESCRIPTION
Origine : Très utilisé en France avant l’arrivée de la pomme de terre, ce légume originaire d’Asie et d’Europe tombe longtemps dans l’oubli avant de revenir «à la mode» depuis quelques années.
Principales variétés : ‘Demi-long de Guernesey’, ‘White gem’, ‘Long exhibition’, ‘Turga’, ‘Tender and True’, ‘F1 Gladiator’…
Caractéristiques : De la même famille que la carotte, le panais a des feuilles dentelées vert sombre. Il est cultivé pour sa racine blanchâtre, charnue, allongée et biscornue qui peut atteindre des tailles bien supérieures à celles de la carotte. Sa saveur, originale, rappelle le céleri-rave et la noisette.
Rusticité : Il ne craint pas le gel qui lui donne une saveur sucrée.
CULTURE
Niveau de difficulté : Facile.
Sol : Les terrains frais, un peu lourds et profonds conviennent bien à ce légume. L’apport de compost améliore le rendement.
Exposition : Apprécie le soleil et l’humidité.
Jeune semis de panais. Jean-Marc Muller/SNHF
Semis/ plantation : Le semis se fait de février à juin en lignes espacées de 40 cm. Bien tasser avec le dos du râteau et tenir le sol humide jusqu’à la levée. Éclaircir dès que le temps le permet quand la plante atteint le stade 4-5 feuilles. Cependant, la levée étant capricieuse, assurez-vous que les graines sont récentes (durée germinative guère supérieure à 1 an) et qu’elles ont été conservées dans de bonnes conditions. Mieux, faites vos graines vous-même ! Pour cela, laissez en place quelques racines qui fleuriront en mai-juin la deuxième année. Récupérez les graines sur l’ombelle qui se sera formée dès que les petites fleurs jaunes auront viré au brun et seront sèches. Penser à tuteurer, l’inflorescence pouvant atteindre 2 m de hauteur. Bien sécher et conserver (au congélateur par ex.) pour semer l’année suivante. Toutefois, le panais étant une plante allogame (la fleur est fécondée par le pollen d’un autre spécimen), le type variétal ne sera pas conservé à la génération suivante.
Conduite de culture : Plante bisannuelle rustique, le panais ne demande aucun entretien particulier. Il ne craint ni les maladies, ni le froid, ni les prédateurs si ce n’est les mulots gourmands de ses racines. Prévoir des binages fréquents et des arrosages si nécessaire.
Maladies et parasites courants : Aucun.
Récolte/ productivité : L’arrachage des racines peut démarrer quatre mois après le semis, au fur et à mesure des besoins, et ce jusqu’au printemps suivant. En plein hiver, disposez un paillage pour faciliter l’arrachage, notamment en période de gel. Comptez sur un rendement d’environ 30kg pour 10m² de plantation.
Côté cuisine : Le panais se déguste cru râpé en mélange avec d’autres crudités type carotte ou topinambour. Cuit, il donne du goût au pot-au-feu et aux potages. Il peut aussi se faire en purée, sauté, gratiné ou en chips. Sa saveur sucrée rappelle celle du céleri, de l’anis et du chervis.
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