Ostryer commun

Candiru sous licence CC.
  • Nom latin : Ostrya carpinifolia.

 

  • Famille botanique : Bétulacées ou corylacées.

 

  • Principaux types : Il existe deux autres espèces d’ostryer, celui du Japon (O. japonica) et celui de Virginie (O. virginiana), originaire, comme son nom l’indique du nord des États-Unis et du Canada.

 

  • Utilisations : Dans les grands et moyens jardins, vu leurs dimensions imposantes.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Ouest de l’Asie et sud de l’Europe, en forêt de basse et moyenne altitude.

 

  • Principales caractéristiques : Le charme-houblon est un grand arbre qui atteint jusqu’à 20 mètres de haut pour 15 de large. La ressemblance de ses feuilles avec celles du charme (Carpinus) lui a donné son nom vernaculaire. Le bois, très dur et difficile à fendre qui lui vaut le surnom de « bois-de-fer », sert surtout à la confection de manches d’outil.

    L’ostryer du Japon et celui de Virginie sont encore plus grands (25 m de haut). À l’âge adulte, vers 20-25 ans, ce dernier produit de petites noix appelées akènes et son écorce, lisse au départ, desquame en lanières verticales. Par ailleurs, son feuillage pubescent, procure au toucher une sensation de velouté.

    Les ostryers sont monoïques, ce qui signifie que les fleurs mâles (ou chatons) et les fleurs femelles qui ressemblent à celle du houblon (d’où le nom vernaculaire, charme-houblon attribué à l’ostryer commun) se situent sur le même arbre.

 

  • Période de floraison : avril-mai. Les fleurs des ostryers du Japon et de Virginie apparaissent un à deux mois plus tard.

 

  • Rusticité : Les ostryers supportent le froid jusqu’à -22°C et la neige, mais craignent les gelées tardives au moment de la naissance de ses bourgeons.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile.

 

  • Sol : Les ostryers préfèrent les terrains frais et profonds.

 

  • Exposition : Soleil et mi-ombre (ils supportent la proximité des grands arbres)

 

  • Semis/ plantation : Spontané dans les érablières du Canada.

 

  • Conduite de culture : Prévoyez une bonne couche d’humus. À la plantation, protégez les jeunes sujets contre les chevreuils, sangliers et autres. Arrosez durant les deux premières années en cas de sécheresse.

 

  • Maladies et parasites courants : Certains insectes piquent l’écorce, mais sans compromettre la vie de l’arbre.

 

  • Récolte/ productivité : Les feuilles se cueillent pendant toute la saison de production en fonction des besoins pour les potages et en sauce avec le poisson.

 

Fiche réalisée par Albert Gouby, SNHF, section Arbres et arbustes d’ornement.

Pâturin

Pâturin des prés en fleurs. Matt Lavin sous licence CC.
  • Nom latin : Poa sp.

 

  • Famille botanique : Poacées, anciennement Graminées.

 

  • Principaux types : Il existe environ 200 espèces sauvages de pâturins. On distingue parmi les plus communes :

    – Le pâturin des prés (Poa pratensis)

    – Le pâturin commun (P. trivialis)

    – Le pâturin des bois (P. nemoralis)

    – Le pâturin annuel (P. annua)

 

  • Utilisations : Le pâturin des prés convient aux terrains de sport, aux pelouses piétinées ou aux gazons de placage (conditionnés en rouleaux). Le pâturin des bois apprécie les zones ombragées.

    Les qualités sont fort différentes selon les variétés. Les nouvelles ont bénéficié d’une sélection importante pour la finesse de leurs feuilles.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Espèces spontanées en Europe.

 

  • Principales caractéristiques : Les pâturins se caractérisent par une pousse lente, une bonne tenue estivale, une très bonne pérennité et une régénération rapide grâce à leurs rhizomes.

 

  • Rusticité : Résiste au froid s’ils sont bien installés, à la chaleur s’ils sont convenablement arrosés.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Installation délicate car très lente, 4 à 5 semaines.

 

  • Sol : Craint les terrains lourds.

 

  • Exposition : Soleil ou mi-ombre.

 

  • Semis : Les graines fines du pâturin demandent 20 à 25 jours de germination. Le semis en pur s’effectue à la dose de 20 grammes (soit une poignée) par m2 de préférence au printemps (fin mars-fin juin), sur sol propre, au semoir. Le pâturin peut également entrer à 10-20 % dans la composition de mélanges de graminées.

 

  • Conduite de culture : Apportez un engrais à libération lente, à raison de 20 à 35 grammes/m2. Formules NPK (azote, phosphore, potassium) type 20/5/8 en avril-mai; 15/9/15 en octobre-novembre. Préférez un épandage au semoir pour obtenir une bonne répartition.
    Arrosez de préférence le soir en pluie fine (apport de 4-5 litres/m2).

 

  • Tonte : Ne coupez que le tiers du brin d’herbe (2 à 8 cm) à chaque passage. Diminuez leur fréquence en été et augmentez-la au printemps et en automne, ces délais (de 5 à 30 jours) variant selon le climat et l’utilisation. Coupez plus ras (3-4 cm) pour une fréquentation soutenue.

 

  • Maladies et parasites courants : Les pâturins sont sensibles à des champignons comme la rouille, le « fil rouge » (Corticium) et l’helminthosporiose.

 

Fiche rédigée par Michel Rocher, SNHF, section Roses.

Pavot d’Islande

Gunera sous licence CC.
  • Nom latin : Papaver nudicaule ou croceum.

 

  • Famille botanique : Papavéracées.

 

  • Principaux types : Outre le pavot d’Islande, le genre Papaver comprend 70 espèces dont les plus notables sont Papaver alpinumP. atlanticum et bien sûr le coquelicot (P. rhoeas), le pavot d’Orient et le pavot à opium (P. somniferum).

 

  • Utilisations : En pot ou en massifs pour floraison de printemps avec des myosotispenséesgiroflées et tulipes.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Islande, Amérique du Nord, Asie de l’est.

 

  • Principales caractéristiques : Également appelés pavots safranés, les P. nudicaule sont des plantes vivaces, annuelles ou bisannuelles, d’une hauteur de 30 à 40 cm, aux fleurs orangées, blanches, roses ou jaunes.

 

  • Période de floraison : Du début du printemps jusqu’au début de l’été.

 

  • Rusticité : Il supporte jusqu’à -20°C durant trois semaines en montagne.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile.

 

  • Sol : Tous terrains sauf ceux trop lourds et trop humides en hiver.

 

  • Exposition : Mi-ombre et soleil.

 

  • Semis/ plantation : La multiplication s’effectue par semis en été en pépinière. Repiquez les jeunes plants en godets pour une mise en place en octobre-novembre. Prévoir un espacement de 25 à 30 cm entre chaque plant. Floraison au printemps l’année suivante.

 

  • Conduite de culture : Pour prolonger la floraison, supprimez les fleurs fanées. N’en conserver que quelques-unes jusqu’à maturité pour le semis.

 

  • Maladies et parasites courants : Champignons (pourriture du collet) si humidité trop forte, oïdium et pucerons.

 

Fiche rédigée par Claude Ferry et Albert Gouby, SNHF, pour la section Plantes vivaces.

Pêchers et nectariniers

Paul Long sous licence CC.
  • Nom latin : Persica vulgaris ouPrunus persica.

 

  • Famille botanique : Rosacées comme l’aubépine ou le cognassier.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Chine.

 

Principales caractéristiques : À la suite de sélections répétées durant près de six siècles, le nombre de variétés de pêcher connues, aujourd’hui est considérable. Pour mieux les identifier et les définir, les jardiniers les ont classées en plusieurs familles :

– Pêche à peau duveteuse, à noyau non adhérent,

– Pavies ou Perseques à peau duveteuse et noyau adhérent

– Nectarines

– Brugnons

– Pêche plate de Chine ou Platycarpa.

Il est conseillé de choisir des cultivars autofertiles comme :

– la nectarine ‘Alice Col’, la pêche ‘Grazia’ (chair jaune, peut être cultivée en colonne)

– la pêche ‘Andromède’ (chair blanche)

– la nectarine ‘Mesembrine’ (fruit plat à chair jaune)

– la nectarine ‘Sanguine d’Auvergne’ (chair rouge pourpre veinée de blanc, résistante à la cloque)

– la pêche de vigne à chair jaune (floraison tardive échappant ainsi aux gelées de printemps)

– la pêche ‘Sanguine de Savoie’ (très rustique)

– la ‘Reine des vergers’ (chair blanche, fruit rose)

– la pêche ‘Sanguine vineuse’ (chair fortement veinée de rouge)

– la ‘Red Top’ (chair jaune)

– la pêche ‘Amsden’ (chair blanche, résiste à la cloque et au monilia)

– ‘Grosse Mignone’ et ‘Téton de Venus’ (deux variétés historiques que l’on peut se procurer auprès des conservatoires d’espèces fruitières ou des associations de collectionneurs de fruits anciens ou oubliés)

 

 

  • Principales caractéristiques : Arbre des régions « tempérées chaudes », le pêcher est cultivé en plein vent, dans les zones ou la vigne prospère.

 

  • Rusticité : Il redoute les gelées printanières qui détruisent les fleurs. Les brusques variations de température, les courants d’air froids, les brouillards lui sont également préjudiciables.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile.

 

  • Sol : Perméable, aéré et profond. Éviter les terres calcaires et argileuses.

 

  • Exposition : Plein soleil.

 

  • Semis/ plantation : Dans presque toutes les régions de France, au jardin familial, le pêcher est cultivé dans les jardins clos, en espalier, palissé sur des murs ou en isolé sur massifs floraux ou dans les potagers abrités peu éloignés de la maison.

    Le pêcher peut se multiplier par le semis de noyaux (qui n’assure pas la reproduction des variétés) ou par greffe, qui, elle assure, le maintien variétal.

    On peut obtenir facilement de jeunes pêchers en jardinerie ou chez tous les pépiniéristes grâce aux aptitudes de ses différents porte-greffe. Ils s’adaptent et poussent en tous terrains ne présentant pas d’humidité excessive.

 

  • Conduite de culture : Pour une bonne production, une taille fruitière s’effectue en mars. Elle doit être complétée au printemps et en été par un éclaircissage après la chute naturelle des fruits (après la nouaison) un ébourgeonnage, des pincements, l’effeuillage et une taille en vert aussitôt après récolte.

 

  • Maladies et parasites courants :

    – Cloque du pêcher : certainement la maladie la plus répandue, caractérisée par une boursouflure et une déformation des feuilles. Elle se manifeste dès l’ouverture des bourgeons surtout par temps froid et humide,

    – Chancre,

    – Oïdium,

    – Petite mineuse (chenille) du pêcher,

    – Puceron vert du pêcher et puceron cigarier du pêcher,

    – Mouche des fruits : elle pond sur les jeunes fruits et les fait pourrir (nombreux asticots à l’intérieur).

 

  • Récolte/ productivité : Toutes les variétés de pêches exigent d’être récoltées mûres et consommées dans la journée. Leur parfum et leur goût ne pourront être comparés avec les pêches récoltées avant maturité pour les besoins du transport. La pêche se conserve mal au congélateur. Sa conservation en sirop et en bocaux est la méthode la plus utilisée.

 

Fiche rédigée par Claude Bureaux, SNHF, section Jardins potagers et fruitiers.

Perce-neige

xulesecu_g sous licence CC.
  • Nom latin : Galanthus nivalis.

 

  • Famille botanique : Amaryllidacées.

 

  • Utilisations : En taches pour une floraison très hâtive, près de la maison ou en jardinière.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Ensemble de l’Europe pourvu qu’elle ait un peu de fraîcheur estivale.

 

  • Principales caractéristiques : Petite plante bulbeuse à floraison très précoce. Hampe florale courte (10-15 cm) portant une seule fleur blanche en forme de clochette pendante. Les trois sépales externes sont plus longs que les pétales ; ces derniers sont marqués de vert ou de jaune à l’extrémité. Feuilles fines, érigées, de couleur vert bleuté.

 

  • Période de floraison : Janvier à mars selon la latitude et l’altitude.

 

  • Rusticité : Très bonne résistance au froid, nettement moins à la chaleur.

 

  • Toxicité : Les bulbes sont toxiques.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Très facile.

 

  • Sol : Frais et assez riche en humus, mais assez drainant. Supporte le calcaire.

 

  • Exposition : Il lui faut de la fraîcheur, donc l’été à l’ombre du soleil de midi.

 

  • Semis/ plantation : Mettre les bulbes en terre à l’automne sans les laisser sécher trop longtemps. On peut diviser les touffes quand elles sont trop denses, si possible quand la plante est au repos en début d’été.Le perce-neige porte graine très facilement, et le semis donne de bons résultats si les graines sont semées dès l’ouverture du fruit. Le semis peut aussi se faire naturellement sans intervention.

 

  • Conduite de culture : Le repiquage doit être assez lâche, car les bulbes se divisent rapidement, donnant vite des touffes trop denses qu’il faut diviser. Arroser copieusement pendant la croissance, puis laisser au repos quand les feuilles ont séché.

 

  • Maladies et parasites courants : Pas de problèmes de ce point de vue.

 

Remarques
– On peut trouver une variété ‘Flore Pleno’ à fleurs ‘doubles’. Les sépales sont inchangés, mais les pétales sont plus nombreux, plus grands, et nettement plus marqués de vert.

– Les nivéoles (Leucojum)ressemblent aux Galanthus, mais sépales et pétales sont quasiment de même longueur, les hampes multiflores montent plus haut, et elles nécessitent un peu plus de chaleur et de soleil.

 

 

Fiche rédigée par Philippe Lemettais, SNHF, pour la section Plantes vivaces.

Persil

Persil plat d’Italie. Lori L. Stalteri sous licence CC.
  • Nom latin : Petroselinum crispum.

 

  • Famille botanique : Apiacées (anciennement Ombellifères).

 

DESCRIPTION

  • Origine : Spontané en Asie occidentale et en Afrique, il a été cultivé dès l’Antiquité par les Grecs et les Romains. Considéré en France comme plante médicinale jusqu’au Moyen Âge, il s’est développé en Europe de l’ouest comme plante aromatique au XVIe siècle puis dans le monde entier.

 

  • Principales variétés : Le nom persil recouvre différentes espèces. Dans le genre Petroselinum, on distingue plusieurs types dont :

    – Le persil frisé : Petroselinum crispum var. crispum, (plus décoratif). Variétés : ‘Alto’, ‘Frisé vert foncé’, ‘Nain frisé mousse’,

    – Le persil plat ou persil de Naples (plus parfumé) : Petroselinum crispum var. neapolitanum. Variétés : ‘Simple’ ou ‘Commun 2′, ‘Géant d’Italie’

    – Le persil tubéreux (à grosse racine) ou persil de Hambourg : Petroselinum crispum var. tuberosum. Variété : ‘À grosse racine gros hâtif’.

 

  • Principales caractéristiques : Plante bisannuelle à feuillage plus ou moins découpé selon les variétés. Hauteur 15 à 25 cm. La 2ème année, la hampe florale atteint de 60 à 80cm de haut avec des fleurs verdâtres en ombelle.

    Le persil peut se cultiver en pot ou en jardinière sur une terrasse ou même à l’intérieur d’une habitation, notamment sur un rebord de fenêtre dans la cuisine.

 

  • Rusticité : Sensible au froid.

 

  • Qualités gustatives : Espèce condimentaire aromatique à odeur caractéristique. Le taboulé libanais est constitué essentiellement de persil. Attention au risque de confusion avec la petite ciguë (Aethusa cynapium), très toxique.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Assez difficile en raison de sa longue période de germination.

 

  • Sol : Frais, léger, riche en humus. Les sols argileux doivent être allégés avec du sable.

 

  • Exposition : Ensoleillée à mi-ombre.

 

  • Semis/ plantation : Faire tremper les graines 24 heures dans un peu d’eau pour hâter la germination. Le semis se fait en place de février à septembre en lignes distantes de 25 cm ou en bordure. Arroser copieusement.

 

  • Conduite de culture : Procédez à des apports d’eau fréquents. Protégez en cas de grands froids.

 

  • Maladies et parasites courants : Mis à part certains pucerons vecteur de virus que l’on retrouve sur d’autres Apiacées (carotte, céleris…), le persil a peu d’ennemis.

 

  • Récolte : Toute l’année en cueillant feuille à feuille.

 

Fiche rédigée par Jean-Daniel Arnaud, SNHF, section Jardins potagers et fruitiers.

Pervenche vivace

Gianna Elena sous licence CC.
  • Nom latin : Vinca major.

 

  • Famille botanique : Apocynacées.

 

  • Principaux types : Vinca major, plante vivace à fleurs bleues, a donné des cultivars à fleurs blanches et à feuilles panachées. Il existe d’autres espèces, comme V. minor, petite pervenche à fleurs bleues.

 

  • Utilisations : En décoration de sous-bois en tapis, ou en rocaille dans une zone ombragée.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Indigène pour V. major.

 

  • Principales caractéristiques : Plante rustique à tiges rampantes, feuilles vert foncé ovales, larges et luisantes. Au printemps et au début de l’été, fleurs d’un bleu vif.

    – Cultivar ‘Hirsuta’ : à feuilles, pétioles et calices bordés de longs poils

    – Cultivar ‘Variegata’ : à feuilles panachées de blanc.

 

  • Période de floraison : Fin de printemps et début de l’été.

 

  • Rusticité : Très rustique.

 

  • Toxicité connue : Toxique.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile.

 

  • Sol : Humifère et léger.

 

  • Exposition : Ombre à mi-ombre.

 

  • Semis/ plantation : Plantez à l’automne ou au printemps en espaçant les touffes de 30 à 40cm les unes des autres de façon à obtenir un beau tapis.

 

  • Conduite de culture : Multiplication par bouturage, marcottage naturel, division de touffe à l’automne ou au printemps.

 

  • Maladies et parasites courants : Oïdium sur le feuillage en arrière-saison.

 

Fiche rédigée par Claude Ferry, SNHF, section Fuchsia et pélargonium.

Pétunia et surfinia

Amanda Slater sous licence CC.
  • Nom latin : Petunia x hybrida.

 

  • Famille botanique : Solanacées.

 

  • Principaux types : Les pétunias que l’on cultive actuellement ont pour géniteurs Petunia nyctaginifloraP. violacea et P. axilaris. On connaît de nombreux cultivars à fleurs simples ou doubles et à coloris variés : blanc, bleu, rose, rouge, jaune. Fleurs unies ou panachées.Les pétunias proposés à la vente sont de différents types :

    – hybride surfinia à longues tiges retombantes pour potées en suspension. Créé au Japon, à la fin des années 80.

    – hybride superbissima : couleurs variées (hauteur 50 cm).

    – hybride pendula pour balcon (hauteur 50-60 cm),

    – hybride à fleurs doubles, dont les variétés dites «à fleur d’œillet»,

    – hybride F1 et F2 à fleurs simples pour massifs et potées. Nombreuses variétés aux coloris très francs (hauteur : 25-30 cm).

 

  • Utilisations : Plantation estivale en massif, pot, jardinière et suspension suivant les variétés utilisées.

 

DESCRIPTION

Somptueuse potée de pétunias surfinias
  • Origine : Argentine.

 

  • Principales caractéristiques : Plante vivace dans son pays d’origine mais toujours cultivée en annuelle sous nos climats. Tiges dressées ou rampantes à feuilles visqueuses. Les fleurs axillaires ont une corolle évasée.

 

  • Période de floraison : De la plantation (mi-mai) jusqu’aux gelées.

 

  • Rusticité : Le pétunia ne supporte pas le froid.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile.

 

  • Sol :

    – En massif, le sol doit être meuble, humifère et drainé.

    – En pot, jardinière ou suspension, choisissez un mélange léger pour plantes fleuries.

 

  • Exposition : Ensoleillée, supporte un peu de mi-ombre.

 

  • Semis/ plantation : Le semis s’effectue en terrines ou sur plaques alvéolées du 15 janvier à la fin février. Les jeunes plantules sont ensuite repiquées en caissettes puis en godet de 8 cm où elles sont maintenues à une température de 12-15°C. La plantation en pleine terre ou en jardinière s’effectue en mai après les dernières gelées en espaçant les plantes de 20-25 cm dans les massifs. En pot, suspension ou jardinière les pétunias peuvent être associés à d’autres plantes (verveine, BacopaPlectranthusPelargonium ou géraniumBidens).

 

  • Conduite de culture : En pleine terre, le paillage des massifs favorise la végétation en évitant trop d’arrosage. En pot, jardinière, suspension, apporter une fois par semaine après un arrosage à l’eau claire un apport d’engrais type « engrais pour géranium » . Les variétés à petites fleurs résistent mieux à la pluie.

 

  • Maladies et parasites courants : Pucerons verts sur jeunes plantes en culture. Sensible à des maladies à virus comme celui de la «mosaïque du concombre» et des «taches bronzées» de la tomate.

 

Fiche rédigée par Claude Ferry, SNHF, section Fuchsia et Pelargonium.

Phlox paniculé

F. D. Richards sous licence CC.
  • Nom latin : Phlox paniculata.

 

  • Famille botanique : Polémoniacées.

 

  • Principaux types :
    P. paniculata, espèces vivaces de 50 à 80 cm de hauteur (États-Unis),

    P. drummondii, espèce annuelle de 15 à 20 cm de hauteur (États-Unis),

    – Phlox de petite taille (25cm), dont le phlox mousse.

 

  • Utilisations : Le phlox paniculé, ou vivace, est sans doute le plus fréquent dans les jardins. Sa floraison est parfumée et peut s’utiliser comme fleur à couper. Parfait pour les massifs où ils sont établis depuis plusieurs générations.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Amérique du Nord. Les phlox doivent leur nom à Karl Von Linné, qui les a baptisés d’un mot grec qui signifie « flamme » en référence à leurs couleurs vives.

 

  • Principales caractéristiques : Coloris variés : rouge, rose, violet, blanc, bicolore à cœur blanc ou rose. Le feuillage se distingue des espèces de petite taille comme P. drummondii et le phlox mousse, par ses feuilles minces au réseau de nervure très particulier.

 

  • Période de floraison : De juin à août. Coupez les inflorescences fanées juste au-dessus des feuilles pour éviter la formation de fruits.

 

  • Rusticité : Résistant au froid.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Culture facile, les phlox ne nécessitent pas beaucoup de soins.

 

  • Sol : Léger, relativement acide et riche en humus.

 

  • Exposition : Situation aérée, plutôt mi-ombre. L’excès de soleil et de chaleur l’après-midi fait faner le feuillage et favorise l’oïdium.

 

  • Semis/ plantation : Semis en place ou sous châssis. Bouturage pour la conservation de races nouvelles. Les phlox vivaces s’achètent généralement en godets pour une mise en place au printemps ou à l’automne en terre saine. Les bourgeons ne doivent pas être enterrés (attention aux limaces). Laissez 30 cm entre chaque pied. On peut également démultiplier les pieds mères au printemps.

 

  • Conduite de culture : Couvrez régulièrement de paillis en été pour éviter le dessèchement. Taillez les phlox vivaces en octobre-novembre en rabattant les tiges assez court (à 10 cm du sol).

 

  • Maladies et parasites courants : Surveillez l’oïdium et les nématodes (ces vers minuscules pénètrent dans les tiges et dessèchent les feuilles).

 

Fiche réalisée par Simone Lomet, SNHF, section Fuchsia et Pélargonium.

Pivoines arbustives

Pæonia suffruticosa ‘Shima-Nishiki’. Frank Richards sous licence CC
  • Nom latin : Pæonia sp.

 

  • Famille botanique : Paéoniacées.

 

  • Principaux types : Les quatre principales espèces de pivoines arbustives sont Pæonia suffruticosa, P. delavayi, P. lutea et P. potaninii.

 

  • Utilisations : Comme arbuste isolé ou en plate-bande (mixed-border).

 

DESCRIPTION

Pæonia delavayi. peganum sous licence CC
  • Origine : Les pivoines arbustives ou ligneuses sont originaires de Chine et du Japon. Le premier envoi réussi vers l’Europe date de 1787. Il s’agit de la fameuse ‘Moutan’ (translittération européenne du chinois Mu Dan) reçue au jardin botanique de Kew (Londres) par Sir Joseph Banks. D’autres formes atteignirent Londres entre 1794 et 1797. Les pivoines jaunes, pourpres, rouges, teintées de carmin et blanches n’étaient connues en Europe que par des descriptions.

    Vers 1804, le botaniste anglais Henry C. Andrews publie la description d’une pivoine arbustive double ainsi qu’une forme cultivée parvenue en 1794 en Europe et qu’il nomme P. suffruticosa.

    En 1802, le Capitaine James Prendergast rapporte au Royaume-Uni une pivoine semi-double, blanche, aux macules pourpres à la base des pétales. Cette plante fleurit pour la première fois en 1806. Elle est aujourd’hui considérée comme une forme cultivée de Pæonia ‘Rockii‘.

    En France, à partir des années 1880, l’horticulteur Victor Lemoine contribua à l’apparition de nouveautés par croisements de P. lutea et de P. delavayi avec des hybrides.

    À la fin du 20ème siècle Sir Peter Smithers obtint dans son jardin du lac de Lugano (Suisse) de très beaux hybrides issus de Pæonia ‘Rockii’ et de variétés japonaises.

 

  • Principales variétés : Arbustes buissonnants à feuillage caduc et aux grandes fleurs simples ou doubles, parfois parfumées. Les hybrides de P. suffruticosa possèdent de grandes fleurs (diamètre compris entre 12 et 30 cm). Ceux de P. lutea donnent des fleurs nuancées de jaune, à la croissance vigoureuse et au feuillage décoratif. Les hybrides de P. delavayi offrent une floraison précoce, un parfum marqué et une végétation remarquable. Les hybrides de P. potaninii ont un grand développement et un feuillage très découpé. Six formes de fleurs sont reconnues : simple, semi-double, semi-double à double, double, en couronne, globuleuse. Ces dernières présentent une profusion de pétales. C’est le type décoratif ornant les porcelaines chinoises anciennes.

    Les variétés arbustives actuellement disponibles sont présentées ci-dessous, de façon résumée, dans des tableaux non exhaustifs. Ils ne tiennent pas compte des centaines de variétés obtenues en République populaire de Chine. Bien que disponibles sur le marché européen, ces dernières sont trop souvent livrées sans nom de variété.

  • Principaux hybrides de P. suffruticosa

    Infographie Figaro

 

  • Principaux hybrides de P. suffruticosa
Infographie Figaro

 

  • Période de floraison : Vers la mi-avril pour les plus précoces et jusqu’à mi-mai pour les plus tardives, selon les espèces et les climats.

 

  • Rusticité : En Asie, les pivoines arbustives supportent des températures hivernales de -10 à -20 °C.


 

  • Toxicité connue : Toute la plante est vénéneuse.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Relativement faciles à cultiver en pleine terre, si leurs besoins sont respectés.

 

  • Sol : Argilo-humifère, riche et frais. Les terres trop lourdes doivent être allégées au moyen de sable et de compost mature. L’humidité ne doit pas stagner au pied de la plante.

 

  • Exposition : L’ensoleillement matinal est à privilégier mais le plein soleil est recommandé dans les régions les plus fraîches.

 

  • Semis/ plantation : Il est préférable de planter en période de repos végétatif, d’octobre à avril, selon les régions et jamais en période de gel. La plantation se fera rapidement après l’achat. Chaque pot sera humidifié avant la plantation. Si le sol est pauvre, il faudra creuser une fosse et le remplir avec de l’eau. Pendant que cette dernière s’infiltre, vous aurez le temps de préparer un mélange de terre riche et drainant composée de compost mature, de quelques poignées de poudre d’os ou de corne broyée car la plante est gourmande, de sable de rivière ou de graviers. Ces préalables terminés, plantez votre pivoine arbustive sans toucher aux racines, qui sont fragiles, et en enterrant le point de greffe de 5 à 10 cm. Ramenez ensuite la terre, compactez-la suffisamment autour de la plante puis arrosez de nouveau pour assurer l’adhérence et tasser le sol. Quelques arrosages lors du premier débourrement printanier favoriseront la croissance racinaire.

 

  • Conduite de culture : Les pivoines arbustives sont sensibles à l’humidité. L’arrosage sera donc à adapter en fonction de la capacité drainante du terrain, de l’ensoleillement et de la pluviométrie. Idéalement les apports d’eau doivent s’effectuer en août-septembre au pied de la plante et jamais par aspersion, ce qui pourrait abîmer les inflorescences et favoriser l’apparition des maladies. Les pivoines sont sensibles à la concurrence des autres plantes susceptibles d’appauvrir le sol et aux terrains compactés, un point commun qu’elles partagent avec les rosiers. Une fertilisation mesurée est importante pour que la plante puisse donner le meilleur d’elle-même. Il faut savoir qu’un trop grand apport d’azote favorisera le feuillage et, encore une fois, les maladies, au détriment de la floraison. La composition de l’engrais organique devra présenter un pourcentage de potassium supérieur à celui de l’azote. En pratique, un mélange de compost et de fumier mature avec de la cendre de bois ou des scories potassiques devra être épandu tous les deux ou trois ans, à l’automne.

 

  • Maladies et parasites courants : En cas d’extrême humidité estivale, la plante peut être atteinte par la « pourriture grise » (Botrytis) ou par des taches foliaires. Il est alors vivement recommandé de supprimer les parties malades, de combattre la stagnation d’eau, de traiter au permanganate de potassium, de désinfecter les outils. Dès la fin de l’hiver, la taille des vieilles fleurs et des tiges mortes contribue à assainir la plante. Des attaques d’insectes sont possibles. Trouver le moyen de lutte adapté nécessitera une identification précise du ravageur par un spécialiste.

 

Fiche rédigée par Frédéric Pernel, SNHF, section Art des jardins.

 

Pour en savoir plus
– Pivoines arbustives, Rierk, Irmtraud, Hertle, Friedrich Verlag Eugen Ulmer Stuttgart, 2002.

– Pivoines. Jean-Luc Rivière, Marabout, 2000.

– Pivoines. Jean-Luc Rivière, éditions Eugen Ulmer 2002

– Somptueuses pivoines. Michel Rivière, Verlag Eugen Ulmer 1996.

 

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