Pennisetum ou herbe aux écouvillons

Jagpot sous licence CC.
  • Nom latin : Pennisetum alopecuroides ‘Compressum’.

 

  • Famille botanique : Poacées, anciennement graminées.

 

  • Principaux types : Pennisetum purpureum, P. occidentalis, P. japonicum.

 

  • Utilisations : Massifs, bordures, rocailles, fleurs séchées, bouquets secs.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Asie, Australie.

 

  • Principales caractéristiques : Cette plante vivace donne de belles touffes de feuilles étroites, glauques, au feuillage caduc, dressé, puis retombant pouvant atteindre 60 à 80 cm de long. Vertes en été, les feuilles deviennent jaune argenté en automne. Les inflorescences partent toutes du pied et peuvent atteindre jusqu’à 1 m de haut avec des fleurs pourpre à blanc crème selon les variétés, tiges partant toutes du pied.

 

  • Période de floraison : Août à décembre, en longs épis cylindriques, légers.


 

  • Rusticité : Les pennisetum peuvent résister jusqu’à -15°C.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile, demande peu d’entretien.

 

  • Sol : Normal à frais, légèrement acide, substrat drainant, ne craint pas la sécheresse.

 

  • Exposition : Plein soleil.

 

  • Semis/ plantation : Le semis doit s’effectuer en automne sous châssis froid et rempotage en mai. Cette graminée peut également être multipliée par division des touffes au printemps. Plantez-la par groupes de 3 à 4 pieds, à l’arrière des massifs.

 

  • Conduite de culture : Paillez l’hiver pour garantir du gel et apportez du compost au printemps. Ne forcez pas sur les engrais, car l’azote favorise le feuillage au détriment de la floraison. Nettoyer les inflorescences séchées et les touffes au printemps.

 

  • Maladies et parasites courants : Bonne résistance aux maladies des graminées.

 

Fiche rédigée par Michel Rocher, SNHF, section Roses.

Pied d’éléphant et nolines

Pieds d’éléphant de l’espèce Beaucarnea recurvata dans leur milieu naturel. brewbooks sous licence CC.
  • Nom latin : Beaucarnea ou Nolina sp.

 

  • Famille botanique : Asparagacées ou Nolinacées.

 

  • Principaux types : L’espèce la plus cultivée est Beaucarnea recurvata, mais B. gracilis et B. stricta peuvent se développer facilement en appartement. Parmi les nolines, N. bigelovii, N. parryi et N. longifolia poussent également bien en intérieur.

 

  • Utilisations : Plantes d’intérieur (appartement, rebord de fenêtre) ou de serre qui, sous nos latitudes, ne peuvent être cultivées en plein air que sur la côte d’Azur entre Nice et Menton, en rocailles, là où il n’y a pas de risque de gel.

 

DESCRIPTION

Nolina parryi dans le désert. Laura Camp sous licence CC
  • Origine : Les pieds d’éléphant du genre Beaucarnea se rencontrent essentiellement au Mexique, mais aussi au Guatemala, Honduras, Belize et Nicaragua. Quant au genre Nolina, il est surtout présent aux États-Unis (Californie, Arizona, Texas, Nouveau-Mexique et Floride), mais aussi au Mexique. Dans la nature ces plantes poussent, suivant les espèces soit en plein soleil, soit à mi-ombre, sous la forêt claire par exemple.

 

  • Principales caractéristiques : Les genres Beaucarnea et Nolina sont proches. Chez les espèces du premier groupe, la base du stipe (qui n’est pas un véritable tronc) est très renflée, formant un caudex, parfois de grande taille (on les appelle aussi plantes à pied d’éléphant), alors que cette particularité est absente dans le genre Nolina. Il s’agit de plantes arborescentes ou buissonnantes dont la hauteur va de 80 cm à 12 m. Les feuilles linéaires, longues (50 cm à 1,80 m), persistantes, sont disposées en rosettes à l’extrémité des rameaux. L’inflorescence en panicule (qui apparaît uniquement chez les sujets âgés) est constituée de nombreuses petites fleurs blanches.

 

  • Période de floraison : Du printemps au début de l’été selon les espèces.

 

  • Rusticité : Plantes non rustiques qui doivent être conservées à l’abri du gel, environ 10°C.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Plantes faciles à cultiver.

 

  • Sol : Léger, bien drainant, composé de 1/3 de terreau horticole et de terre limoneuse, de 1/3 de sable non calcaire, à grosse granulométrie, de 1/3 de graviers (quartz, pouzzolane, perlite).

 

  • Exposition : Mi-ombragée à ensoleillée, plantes idéales pour un appartement, à cultiver derrière une fenêtre lumineuse.

 

  • Semis/ plantation : La multiplication s’effectue par bouturage ou semis selon les espèces. Il est possible, sinon, de se procurer ces plantes en jardineries, mais plus sûrement chez les marchands spécialisés – lors d’expositions par exemple – qui les produisent eux-mêmes.

 

  • Conduite de culture : L’important est de bien gérer l’arrosage afin d’éviter l’excès d’humidité générateur de pourriture des racines.

    – Pendant la période de végétation (du 15 mars à début octobre), arroser tous les 5 à 10 jours – ne jamais arroser tant que la terre de surface est humide,
    – Pendant l’hiver, ne pas arroser si les plantes sont maintenues à une température voisine de 10°C mais apporter de l’eau une fois tous les quinze jours à trois semaines dans un appartement chauffé.

 

  • Maladies et parasites courants : Peu de champignons parasites si la technique de culture (et notamment l’arrosage) est bonne. Parmi les ravageurs, surveiller les pucerons, les cochenilles farineuses et les acariens.

 

Fiche rédigée par Norbert Rebmann, SNHF, section Cactées et succulentes.

Pivoines Itoh

Paeonia Itoh ‘Prairie Charm’. F. D. Richards sous licence Creative commons
  • Nom latin : Paeonia sp.

 

  • Famille botanique : Paéoniacées.

 

 

  • Utilisations : Comme plante isolée, en plate-bande (mixed-border) ou pour la fleur coupée.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Ces pivoines découlent des travaux menés par l’obtenteur japonais Toichi Itoh, à partir de 1948, d’où leur nom. L’originalité de ses recherches a consisté à croiser une pivoine arbustive avec une espèce herbacée.Les parents de la première pivoine intermédiaire furent respectivement ‘Alice Harding’ (Syn. ‘Soleil d’Or’ ou ‘Kinku’, un hybride obtenu en 1935 par le Français Victor Lemoine, issu de P. lutea x ‘Yaso Okina’) et de P. lactiflora ‘Kakoden’. Ironie du sort, la première pivoine Itoh produite par semis n’a fleuri qu’après la disparition de son créateur.

    Par la suite, ces pivoines ont été développées aux États-Unis principalement par des obtenteurs comme Roger Anderson, Don Hollingsworth, Chris Lanning, Roy Pherson, Bill Seidl, Donald Smith et Irene Tolomeo.

 

  • Principales caractéristiques : Les pivoines Itoh, également appelées intersectionnelles, n’existent pas dans la nature. Leurs caractéristiques sont intermédiaires entre celles de la pivoine herbacée et celles de la pivoine arbustive. Résultat : elles présentent toute la vigueur des herbacées et toute la splendeur des arbustives, tant dans le feuillage que la floraison.

 

  • Période de floraison : De début à mi-mai, selon les variétés et les climats. Autre avantage, celui d’un beau feuillage jusqu’à l’automne.

 

  • Rusticité : En Asie, les pivoines herbacées et arbustives supportent des températures hivernales de -10 à -20 °C. Cet intermédiaire devrait avoir un comportement semblable.

 

  • Toxicité connue : Toute la plante est vénéneuse.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Relativement faciles à cultiver en pleine terre, si leurs besoins sont respectés.

 

  • Sol : Argilo-humifère, riche et frais. Les terres trop lourdes doivent être allégées au moyen de sable et de compost mature. L’humidité ne doit pas stagner au pied de la plante.

 

  • Exposition : L’ensoleillement matinal est à privilégier et le plein soleil est recommandé dans les régions les plus fraîches.
C:\Users\justi\Desktop\Pivoine Itoh ‘Scarlet Heaven’. Frank Richards sous licence CC
  • Semis/ plantation : Il est préférable de planter en période de repos végétatif, d’octobre à avril, selon les régions et jamais en période de gel. La plantation se fera rapidement après l’achat. Chaque pot sera humidifié avant la plantation. Si le sol est pauvre, il faudra creuser une fosse et le remplir avec de l’eau. Pendant que cette dernière s’infiltre, vous aurez le temps de préparer un mélange de terre riche et drainant composée de compost mature, de quelques poignées de poudre d’os ou de corne broyée car la plante est gourmande, de sable de rivière ou de graviers. Ces préalables terminés, plantez votre pivoine arbustive sans toucher aux racines, qui sont fragiles, et en enterrant le point de greffe de 5 à 10 cm. Ramenez ensuite la terre, compactez-la suffisamment autour de la plante puis arrosez de nouveau pour assurer l’adhérence et tasser le sol. Quelques arrosages lors du premier débourrement printanier favoriseront la croissance racinaire.

 

  • Conduite de culture : Les pivoines Itoh sont sensibles à l’humidité. L’arrosage sera donc à adapter en fonction de la capacité drainante du terrain, de l’ensoleillement et de la pluviométrie. L’arrosage idéal sera effectué en août-septembre au pied de la plante et jamais par aspersion, ce qui pourrait abîmer les inflorescences et favoriser l’apparition des maladies. Les pivoines sont sensibles à la concurrence des autres plantes susceptibles d’appauvrir le sol et aux terrains compactés, un point commun qu’elles partagent avec les rosiers. Une fertilisation mesurée est importante pour que la plante puisse donner le meilleur d’elle-même. Il faut savoir qu’un trop grand apport d’azote favorisera le feuillage et, encore une fois, les maladies, au détriment de la floraison. La composition de l’engrais organique devra présenter un pourcentage de potassium supérieur à celui de l’azote. En pratique, un mélange de compost et de fumier mature avec de la cendre de bois ou des scories potassiques devra être épandu tous les deux ou trois ans à l’automne.

 

  • Maladies et parasites courants : En cas d’extrême humidité estivale, la plante peut être atteinte par la « pourriture grise » (Botrytis) ou par des taches foliaires. Il est alors vivement recommandé de supprimer les parties malades, de combattre la stagnation d’eau, de traiter au permanganate de potassium, de désinfecter les outils. Dès la fin de l’hiver, la taille des vieilles fleurs et des tiges mortes contribue à assainir la plante. Des attaques d’insectes sont possibles. Trouver le moyen de lutte adapté nécessitera une identification précise du ravageur par un spécialiste.

 

Fiche rédigée par Frédéric Pernel, SNHF, section Art des jardins.

 

Pour en savoir plus

Pivoines. Rivière, Jean-Luc, Marabout, 2000.

Pivoines. Rivière, Jean-Luc, Les Éditions Eugen Ulmer, 2002.

Somptueuses pivoines. Rivière, Michel: Verlag Eugen Ulmer, 1996.

 

Pivoines herbacées

Pæonia lactiflora ‘Sword Dance’. F. D. Richards sous licence CC.
  • Nom latin : Paeonia sp.

 

  • Famille botanique : Paéoniacées.

 

 

  • Principaux types : On recense un très grand nombre d’espèces de pivoines herbacées (leur tige ne lignifie pas contrairement aux espèces arbustives). Les principales sont: Pæonia anomala, P. broteri, P. brownii, P. californica, P. coriacea, P. emodi, P. humilis, P. japonica, P. lactiflora, P. mlokosewtschii, P. mollis, P. officinalis, P. peregrina (syn. P. lobata), P. tenuifolia, P. wittmanniana.

 

  • Utilisations : En plate-bande (mixed-border), rocaille ou pour la fleur coupée.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Les pivoines herbacées botaniques ne sont pas toutes originaires de Chine (P. lactiflora) et du Japon (P. japonica). Il s’en trouve en Europe (P. peregrina, P. officinalis, P. tenuifolia, etc.), en Afrique du Nord (P. coriacea), en Sibérie (P. anomala), au Moyen Orient : (P. mlokosewitschii), en Inde (P. emodi) et en Amériqe du Nord (P. brownii, P.californica).
Fleur de pivoine en bouton. Katie Birkwood sous licence CC.
  • Principales caractéristiques : Les pivoines herbacées et leurs très nombreux hybrides entrent dans la catégorie des plantes vivaces, aux feuilles caduques et aux grandes fleurs souvent parfumées. Cinq formes de fleurs sont reconnues : simple (caractéristique de la plupart des botaniques), japonaise (pièces reproductives stériles et transformées en staminodes), semi-double, double, globuleuse.Bien que quelque peu opaques, les chemins de l’histoire laissent cependant entrevoir la succession des événements qui favorisèrent les obtentions de pivoines herbacées à partir de P. lactiflora. C’est à une célèbre collection de pivoines, transmise d’amateurs en obtenteurs, qu’il faut remonter. Il s’agit de la collection de la Malmaison, près de Paris, où l’impératrice Joséphine ne s’intéressait pas seulement aux roses. En 1803, ce fond recueillit un ensemble d’hybrides de P. lactiflora, offert par l’empereur de Chine Jiaqing. La collection passa au comte de Cussy, puis à Auguste et Jacques Calot, en 1877 à François-Félix Crousse (1840-1925) et ensuite à Victor Lemoine (1823-1911).

 

  • Période de floraison : Vers la mi-avril pour les plus précoces jusqu’à la fin-mai pour les plus tardives, selon les espèces et les climats.

 

  • Rusticité : Originaires des zones tempérées de l’hémisphère nord, les pivoines herbacées ont une bonne rusticité en France jusqu’à environ 1500 m d’altitude.

 

  • Toxicité connue : Toute la plante est vénéneuse.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Relativement faciles à cultiver en pleine terre, si leurs besoins sont respectés.

 

  • Sol : Argilo-humifère, riche et frais. Les terres trop lourdes doivent être allégées au moyen de sable et de compost mature. L’humidité ne doit pas stagner au pied de la plante.

 

  • Exposition : L’ensoleillement matinal est à privilégier. S’il est recommandé dans les régions les plus fraîches, le plein soleil est à éviter à la mi-journée en climat méditerranéen. Afin de limiter les dégâts liés au gel, une exposition sud-est est préférable, tandis que celle à l’est est à proscrire.

 

  • Semis/ plantation : Il est préférable de planter en période de repos végétatif, d’octobre à avril, selon les régions et jamais en période de gel. La plantation se fera rapidement après l’achat. Chaque pot sera humidifié avant la plantation. Si le sol est pauvre, il faudra creuser une fosse et le remplir avec de l’eau. Pendant que cette dernière s’infiltre, vous aurez le temps de préparer un mélange de terre riche et drainant composée de compost mature, de quelques poignées de poudre d’os ou de corne broyée car la plante est gourmande, de sable de rivière ou de graviers. Ces préalables terminés, plantez votre pivoine arbustive sans toucher aux racines, qui sont fragiles, et en enterrant le point de greffe de 5 à 10 cm. Ramenez ensuite la terre, compactez-la suffisamment autour de la plante puis arrosez de nouveau pour assurer l’adhérence et tasser le sol. Quelques arrosages lors du premier débourrement printanier favoriseront la croissance racinaire.
Fleur de pivoine en bouton. Katie Birkwood sous licence CC.
  • Conduite de culture : Les pivoines herbacées sont sensibles à l’humidité. L’arrosage sera donc à adapter en fonction de la capacité drainante du terrain, de l’ensoleillement et de la pluviométrie. Idéalement les apports d’eau doivent s’effectuer en août-septembre au pied de la plante et jamais par aspersion, ce qui pourrait abîmer les inflorescences et favoriser l’apparition des maladies. Les pivoines sont sensibles à la concurrence des autres plantes susceptibles d’appauvrir le sol et aux terrains compactés, un point commun qu’elles partagent avec les rosiers. Une fertilisation mesurée est importante pour que la plante puisse donner le meilleur d’elle-même. Il faut savoir qu’un trop grand apport d’azote favorisera le feuillage et, encore une fois, les maladies, au détriment de la floraison. La composition de l’engrais organique devra présenter un pourcentage de potassium supérieur à celui de l’azote. En pratique, un mélange de compost et de fumier mature avec de la cendre de bois ou des scories potassiques devra être épandu tous les deux ou trois ans, à l’automne.

 

  • Maladies et parasites courants : En cas d’extrême humidité estivale, la plante peut être atteinte par la « pourriture grise » (Botrytis) ou par des taches foliaires. Il est alors vivement recommandé de supprimer les parties malades, de combattre la stagnation d’eau, de traiter au permanganate de potassium, de désinfecter les outils. Dès la fin de l’hiver, la taille des vieilles fleurs et des tiges mortes contribue à assainir la plante. Des attaques d’insectes sont possibles. Trouver le moyen de lutte adapté nécessitera une identification précise du ravageur par un spécialiste.

 

Fiche rédigée par Frédéric Pernel, SNHF, section Art des jardins.

 

Pour en savoir plus

Pivoines. Rivière, Jean-Luc, Marabout, 2000.

Pivoines. Rivière, Jean-Luc, Les Éditions Eugen Ulmer, 2002.

Somptueuses pivoines. Rivière, Michel: Verlag Eugen Ulmer, 1996.

 

Plante aluminium

Tanaka Juuyoh sous licence CC
  • Nom latin : Pilea cadierei.

 

  • Famille botanique : Urticacées.

 

 

  • Principaux types : Il existe de nombreuses espèces de Pilea ou «plantes aluminium». Elles poussent à l’ombre des forêts tropicales, voire en épiphytes (sur les écorces des arbres) dans les forêts recevant la mousson. Certaines d’entre elles gardent une certaine turgescence en saison sèche grâce à des feuilles succulentes.

 

  • Utilisations : Plante d’ornement cultivée seule en pot ou mélangée à d’autres plantes en composition florale.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Chine, Vietnam.

 

  • Principales caractéristiques : Plantes annuelles ou vivaces poussant en touffe, rampantes ou dressées (30 cm de haut environ), cultivées pour leur feuillage décoratif. Les feuilles persistantes sont larges et ovales, de couleur vert sombre à taches argentées. Ces dessins blancs proviennent des gaz contenus dans les cellules épidermiques. Les fleurs verdâtres sont insignifiantes.

 

  • Période de floraison : En été la plante étant souvent pincée pour la faire ramifier, en culture la floraison est rare.

 

  • Rusticité : Aucune résistance au froid. La « plante aluminium » a besoin de températures comprises entre 15 et 20°C pour se développer convenablement.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Assez facile.

 

  • Sol : Culture en pot dans un compost léger et aéré.

 

  • Exposition : À la clarté sans soleil direct.

 

  • Semis/ plantation : La multiplication se fait par bouturage d’extrémités de tiges en caissette, le plus souvent directement en godet.

 

  • Conduite de culture : En pot ou en jardinière à l’intérieur de la maison. Ne pas trop arroser en période hivernale.

 

  • Maladies et parasites courants : Se méfier des attaques d’araignées rouges en serre ou en appartement, si l’air est trop chaud et sec.

 

Fiche rédigée par Claude Ferry, SNHF, section Fuchsia et Pelargonium.

Plectranthe coleoides

Frank Vincentz sous licence CC
  • Nom latin : Plectranthus coleoides ‘Variegatus’.

 

  • Famille botanique : Lamiacées comme les sauges et le romarin.

 

 

  • Principaux types :Le genre Plectranthus regroupe de très nombreuses espèces surtout cultivées pour leur feuillage décoratif. Aux Antilles, P. amboinicus encore appelé «gros thym» est utilisé comme plante aromatique.

 

  • Utilisations : Cette plante dont le nom provient du latin plectrum signifiant éperon et «anthus» (fleur) est de plus en plus connue et employée, soit en suspension l’été en extérieur (puis rentrée l’hiver en véranda) ou plantée en bac et jardinière avec d’autres plantes.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Inde.

 

  • Principales caractéristiques : Plectranthus coleoides se distingue par son port retombant ou rampant (20 à 30 cm de haut) et ses feuilles opposées, ovales, vertes à bords blancs, festonnées irrégulièrement qui ont la caractéristique d’être parfumées. Il donne des fleurs tubulaires de couleur blanche à mauve pâle.

 

  • Période de floraison : Mai à septembre.

 

  • Rusticité : Moyenne, supporte jusqu’à -4°C.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile.

 

  • Sol : Léger, humifère, bien drainé, gardant la fraîcheur.

 

  • Exposition : Soleil ou mi-ombre.

 

  • Semis/ plantation : La multiplication se fait par bouturage de tiges herbacées en fin d’été. Certaines espèces plus arbustives trouvent leur utilisation en massif, leur port étant plus dressé. Attendre la mi-mai pour planter en extérieur

 

  • Conduite de culture : Quasiment identique pour toutes les espèces et variétés de plectranthe. Prévoyez des arrosages réguliers pendant la saison de croissance puis maintenez humide pendant l’hiver.

 

  • Maladies et parasites courants : Pucerons sur jeunes pousses au printemps.

 

Fiche rédigée par Claude Ferry, SNHF, section Fuchsia et Pelargonium.

Plectranthe verticillée

Forest and Kim Starr sous licence CC.
  • Nom latin : Plectranthus verticillatus ou oertendahlii.

 

  • Famille botanique : Lamiacées comme les sauges et le romarin.

 

 

  • Principaux types :Le genre Plectranthus regroupe de très nombreuses espèces surtout cultivées pour leur feuillage décoratif. Aux Antilles, P. amboinicus encore appelé «gros thym» est utilisé comme plante aromatique.

 

  • Utilisations : P. verticillatus est principalement utilisée en suspension à l’extérieur, en été, avant d’être rentrée pour l’hiver. La véranda est la pièce idéale. On peut aussi la cultiver en bac à la belle saison avec d’autres plantes.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Le plectranthe verticillé nous vient de la province du Natal, en Afrique du Sud. D’autres Plectranthus sont originaires d’Afrique tropicale et australe, d’Asie jusqu’au Japon en passant par l’archipel malais, l’Australie et les îles de l’Océan Pacifique.

 

  • Principales caractéristiques : Plante vivace non rustique rampante ne dépassant pas 15 à 20 cm de haut. Les feuilles opposées sont vert foncé à nervures blanches, rougeâtres en dessous. Elle donne des grappes de petites fleurs tubulaires blanches à mauve pâle.

 

  • Rusticité : P. verticillatus ne supporte pas des températures inférieures à 4°C.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile.

 

  • Sol : Mélange riche en humus, bien drainé.

 

  • Exposition : Soleil, mi-ombre.

 

  • Semis/ plantation : La multiplication se fait par bouturage de tiges herbacées en fin d’été. Pour l’amateur, la difficulté réside dans la conservation des jeunes plantes durant l’hiver. Attendre la mi-mai pour planter à l’extérieur.

 

  • Période de floraison : De mai à octobre.

 

  • Conduite de culture : Le plectranthe verticillé est surtout cultivé en suspension ou en bac avec d’autres plantes. Pincer les tiges trop longues pour forcer la plante à ramifier.

 

  • Maladies et parasites courants : Pucerons sur jeunes pousses au printemps.

 

Fiche rédigée par Claude Ferry, SNHF, section Fuchsia et Pelargonium.

 

Pour en savoir plus

Un jardin tropical, Aline Ternisien, 1997

Plumbago de Chine

Le plumbago de Chine fleurit d’août à octobre. Peter O’Connor aka anemoneprojectors sous licence CC.
  • Nom latin : Cerastostigma plumbaginoides.

 

  • Famille botanique : Plumbaginacéesrin.

 

 

  • Principaux types : Le genre Ceratostigma comprend huit espèces dont trois sont diffusées en horticulture (C. plumbaginoides, C. griffithii, et C. willmotianum). C. abyssinicum est rare et réservée aux collections botaniques et à la culture en serre. Des cultivars de C. willmotianum à feuillage jaune commencent à apparaître comme ‘Desert Skies’ ou ‘Sapphire Ring’.

 

  • Utilisations : Il s’agit de sous arbrisseaux à feuillage caduc pour terrains secs, rocailles et murets. Ils sont utilisés soit comme couvre sol à floraison automnale (C. plumbagioides) ou estivale (C. willmotianum), soit comme individu isolé (C. griffithii).

 

DESCRIPTION

  • Origine : Chine (Yunnan). Il fut introduit en Europe vers 1846 par le célèbre botaniste, Robert Fortune.

 

  • Principales caractéristiques : Le plumbago de Chine est un sous-arbrisseau à tiges aériennes non persistantes et à tiges souterraines drageonnantes, à port rampant (Hauteur : 0,30-0,40 m, diamètre : 0,50 m). Il possède des feuilles alternes, ovales de 1,5 à 2 cm de long, vert clair, marginé de pourpre, rougissant à l’automne. Les fleurs sont disposées en bouquets terminaux. Elles sont bleu indigo lumineux.

 

  • Rusticité : D’août à octobre.

 

  • Période de floraison : D’août à octobre.

 

  • Rusticité : Résiste au froid jusqu’à -15°C.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Les Ceratostigma sont des plantes rustiques faciles à cultiver en France à moyenne altitude.

 

  • Sol : Sec et drainant. Les terres trop lourdes doivent être allégées au moyen de sable ou de graviers et d’un peu de compost mature.

 

  • Exposition : Soleil le matin et mi-ombre l’après-midi.

 

  • Semis/ plantation : Le plumbago se plante dans un mélange de terre drainante. Des arrosages sont nécessaires après la plantation pour faciliter l’enracinement et le développement. La multiplication par division des tiges souterraines en tronçons de 10 cm est facile en fin d’été. À faire en pot couvert ou sous châssis froid pour maintenir la terre assez humide et favoriser l’enracinement.

 

  • Conduite de culture : Du fait de leur résistance à la sécheresse estivale, l’arrosage des plantes adulte n’est vraiment nécessaire qu’en situation très ensoleillée, par très forte chaleur ou pour une culture en pot. La fertilisation à la plantation n’est pas négligeable pour que la plante puisse donner le meilleur d’elle-même. L’apport de compost mature est la meilleure solution. La taille n’est utile qu’après les gelées pour retirer les parties mortes.

 

  • Maladies et parasites courants : Le mildiou et parfois l’araignée rouge.

 

Fiche rédigée par Frédéric Pernel, SNHF, section Art des jardins.

 

Pour en savoir plus

– Plantes de l’Himalaya et des montagnes de Chine, Cédric Basset, Ulmer, 2010, p. 164.

Arbustes, Roger Phillips et Martyn Rix, La Maison Rustique, 1992, p. 254.

Perennial ground covers, D. S. Mackenzie, Timber Press, 2003, pp.101-102.

Shrubs, T.C. Mansfield, Collins, 1946, pp. 66-67.

Plumbago de Willmott

je_wyer sous licence CC
  • Nom latin : Cerastostigma willmottianum.

 

  • Famille botanique : Plumbaginacéesrin.

 

  • Principaux types : Le genre Ceratostigma comprend huit espèces dont trois sont diffusées en horticulture (C. plumbaginoides, C. griffithii, et C. willmotianum). C. abyssinicum est rare et réservée aux collections botaniques et à la culture en serre.

 

  • Utilisations : Adaptés aux terrains secs, rocailles et murets, les Cerastostigma sont utilisés soit comme couvre sol à floraison automnale (C. plumbaginoides) ou de fin de printemps (C. willmotianum), soit comme individu isolé (C. griffithii).

 

DESCRIPTION

  • Origine : Le plumbago de Willmott est originaire de la région du Sichuan en Chine, où il pousse sur des pentes rocheuses sèches et calcaires.

 

  • Principales caractéristiques : Ce petit arbuste à feuillage semi-persistant, à port évasé et dense (Hauteur : 0,8 m ; diamètre : 1,5 m), possède des feuilles alternes, ovales de 1,5 à 2 cm de long, vertes, rougissant à l’automne. Les fleurs sont disposées en bouquets terminaux. Elles sont bleu indigo lumineux. Certains cultivars comme ‘Desert Skies’ et ‘Sapphire Ring’ ont des feuillages jaunes. Ce dernier a un port plus compact

 

  • Période de floraison : Mai à juillet.

 

  • Rusticité : Résiste au froid jusqu’à -15°C.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Les Ceratostigma sont des plantes rustiques faciles à cultiver en France à moyenne altitude.

 

  • Sol : Sec et drainant. Les terres trop lourdes doivent être allégées au moyen de sable ou de graviers et d’un peu de compost mature.

 

  • Exposition : Soleil le matin et mi-ombre l’après-midi.

 

  • Semis/ plantation : Les Ceratostigma apprécient les terrains drainants. Des arrosages sont nécessaires après la plantation pour faciliter l’enracinement et le développement. La multiplication par division des tiges souterraines en tronçons de 10 cm est facile en fin d’été. À faire en pot couvert ou sous châssis froid pour maintenir la terre assez humide et favoriser l’enracinement.

 

  • Conduite de culture : Du fait de leur résistance à la sécheresse estivale, l’arrosage des plantes adultes n’est vraiment nécessaire qu’en situation très ensoleillée, par très forte chaleur ou pour une culture en pot. La fertilisation à la plantation n’est pas négligeable pour que la plante puisse donner le meilleur d’elle-même. L’apport de compost mature est la meilleure solution. La taille n’est utile qu’après les gelées pour retirer les parties mortes.

 

  • Maladies et parasites courants : Le mildiou et parfois l’araignée rouge.

 

Fiche rédigée par Frédéric Pernel, SNHF, section Art des jardins.

 

Pour en savoir plus

– Plantes de l’Himalaya et des montagnes de Chine, Cédric Basset, Ulmer, 2010, p. 164.

Arbustes, Roger Phillips et Martyn Rix, La Maison Rustique, 1992, p. 254.

Perennial ground covers, D. S. Mackenzie, Timber Press, 2003, pp.101-102.

Shrubs, T.C. Mansfield, Collins, 1946, pp. 66-67.

Pois potager

Craig McHarg sous licence CC
  • Nom latin : Pisum sativum.

 

  • Famille botanique : Fabacées (Légumineuses) comme le haricot et l’arbre de Judée.

 

 

DESCRIPTION

  • Origine : S’il est remis au goût du jour par Louis XIV qui en raffolait, et que Jean de La Quintinie cultivait au potager de Versailles, le pois est probablement le plus ancien des légumes consommés sur notre terre. On en a trouvé des traces dans de multiples vestiges remontants à l’âge de pierre il y a plus de 10.000 ans au Moyen Orient, en Inde, en Perse, et à l’âge de bronze à Paris, en Suisse, en Hongrie…

 

  • Principales variétés : Il en existe de très nombreuses : à rames, nains ou demi-nains, grains ridés, grains ronds, ou mangetout, hâtives ou tardives…

    – Pois mangetout
    Traditionnels : ‘Saint-Désirat’, ‘Corne de bélier’, ‘Normand’
    Récents : ‘Bamby’, ‘Caroubel’, ‘Norli’, ‘Copernic’…

    – Nains à grains ronds
    Traditionnels : ‘petit provençal’, ‘hâtif d’Annonay’ …
    Récentes : ‘Altesse’, ‘Proval’, ‘Orion’, ‘Auréole’…

    -Nains à grains ridés
    Traditionnels : ‘Merveille de Kelvédon’, ‘Excellence’, ‘Téléphone’, ‘Lincoln’…
    Récentes : ‘Télévision’, ‘Bikini’, ‘Cash’…

    – À rame
    ‘Roi des conserves’, ‘Plein le panier’, ‘Sénateur’, ‘Express à longues cosses’, ‘Onward’, ‘Géant à fleurs violette’, ‘Serpette Guilloteaux’, ‘Téléphone à rames’…

 

  • Caractéristiques : Légumes très populaires souvent invités dans nos jardins potagers. Selon les variétés, la plante peut faire de 30 cm à 2 m de hauteur. Des vrilles lui permettent de s’accrocher. Les cosses légèrement arquées peuvent être jaunes, vertes ou violettes. Les grains qu’elles contiennent une fois mûres peuvent être ridés ou ronds.

 

  • Rusticité : Les pois n’apprécient pas les températures élevées qui risquent de bloquer la végétation avant la formation des gousses. Ils préfèrent un climat tempéré et frais.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Moyenne.

 

  • Sol : Légèrement acide (pH entre 5,5 et 7), bien ameubli et enrichi, frais et bien aéré.

 

  • Semis/ plantation :
    – Dans les régions méditerranéennes, les semis peuvent se faire de novembre à février en choisissant des variétés à grains ronds.

    – Dans le reste de l’Hexagone, semer de février à juin en commençant par les grains ronds, puis les grains ridés.

    Espacer les rangs de 30 à 40 cm, semer à une profondeur de 1 cm en espaçant les grains de 2 à 3 cm. Tasser avec le dos du râteau.

    Pour les mange-tout à rame, il est indispensable de semer en lignes espacées de 60 cm avec 1 grain tous les 3 ou 4 cm.

 

  • Conduite de culture : Ne pas cultiver de pois avant 4 ans au même endroit. Biner soigneusement 15 jours après la levée, et faire un léger buttage. Arroser entre les rangs en cas de période sèche prolongée.

    Pour les pois grimpants, installez les rames quand la plante a au moins 15 cm de haut. Placer ces rames en dedans de la ligne des pois, les extrémités du haut se touchant. Ainsi, les cosses se formeront à l’extérieur des rames et seront plus faciles à récolter.

 

  • Maladies et parasites courants :
    – Oïdium (éviter les semis tardifs)

    – Tordeuse du pois (protéger par des voiles si nécessaire)

    – Thrips du pois (les attaques ayant lieu vers fin mai, les semis tardifs seront plus exposés)

    – Puceron vert du pois (traiter au savon noir)

    – Oiseaux (protéger par des filets ou des rubans vibreurs)

    – Limaces

    – Mineuse

 

  • Récolte : Entre 3 et 4 mois suivant les semis. Pour les pois à écosser frais, la cosse doit être encore bien verte et les grains bien formés. Pour les mange-tout, au tout début de la formation des grains.

 

 

  • Productivité : Deux rangs de 6 m de long produisent en gros 8 kg de gousses soit une fois écossés environ 4 kg de grains.

 

 

  • Côté cuisine : Les pois, en tant que légumes secs, ont une valeur alimentaire plus importante que les légumes frais. Ils sont riches en protéines ainsi qu’en vitamines B, C, E et PP et provitamine A.

 

 

 

Fiche rédigée par Jean-Marc Muller, SNHF, section Jardins potagers et fruitiers.

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