Archives par mot-clé : Section cactées et succulentes

[WEBINAIRE] Les plantes succulentes et leurs fabuleuses adaptations

Le conseil scientifique et les sections de la SNHF mettent en commun leurs compétences pour vous présenter, par une série de webinaires, des espèces qui vous sont familières et sur lesquelles, vous voudriez en savoir plus. Ces webinaires, gratuits et accessibles à tous, se dérouleront en ligne  de septembre 2021 à janvier 2022.

Deux à trois spécialistes de la thématique  partageront leurs connaissances, et resteront à votre écoute lors d’un temps d’échange où vous pourrez poser toutes vos questions. Nous vous attendons nombreux.

Le deuxième webinaire de la série est organisé avec la section cactées et succulentes mardi 16 novembre 2021 de 14h30 à 17h via la plateforme ZOOM.

Le programme

  • Ouverture par Yvette Dattée, présidente du conseil scientifique
  • Adaptation à la sécheresse des plantes succulentes par Norbert Rebmann, professeur honoraire à l’UPEC, président de la section cactées et succulentes
  • Culture et entretien des plantes succulentes par Aymeric de Barmon, horticulteur et producteur de graines des espèces botaniques de plantes succulentes
  • La conservation des plantes succulentes par Diane Ortolani, directrice du Jardin exotique de Monaco

Animateur Philippe Richard, directeur du jardin botanique de Bordeaux, membre du conseil scientifique de la SNHF

CONFÉRENCIERS

Norbert Rebmann
Norbert Rebmann est Professeur honoraire à l’Université Paris Est Créteil, président de la section “Cactées et Succulentes” de la SNHF, président de la Société Succulentophile Francilienne, secrétaire général de l’Association des Amis du Jardin Exotique de Monaco. Il a publié de très nombreux articles sur les Cactus et Succulentes dans plusieurs revues : “Cactées et Succulentes”, “Succulentes”, “Obregonia”, Cactus Aventures International”, “Jardins de France”, “Cactus &Co”, “Euphorbia world”, “Piquant”, “Kaktusy”. Il a participé à la rédaction de l’ouvrage paru en 2019 : “Le monde des Cactus, Voyage aux Amériques”. Grand voyageur, il a mené de nombreuses explorations botaniques dans les semi-déserts et s’est spécialisé sur la flore succulente de Madagascar et a découvert et décrit plus d’une trentaine de nouvelles espèces, parmi les genres : Aloe, Kalanckoe et Euphorbia, dont certaines espèces lui ont été dédiées par ses collèges et amis, John Lavranos et Bernard Descoings, aujourd’hui décédés.
Adaptation à la sécheresse des plantes succulentes
Les milieux secs, que l’on appelle déserts, sont nombreux à la surface de la terre et sont caractérisés, avant tout, par une faible pluviosité.
Les végétaux ont dû développer des stratégies pour s’adapter à ces rudes conditions. Parmi les adaptations, le phénomène de succulence est remarquable et consiste pour la plante à faire des réserves d’eau de manière à pouvoir survivre à la saison sèche qui peut durer de 3 à 9 mois selon les milieux secs. Certains organes de ces végétaux s’hypertrophient pour stocker ces réserves d’eau, les feuilles chez les Agaves ou les Aloès, la tige chez les cactus,ou la racine chez d’autres espèces. Vous pourrez observer ces végétaux dans différents déserts : Sonora, Chihuahua, Atacama, Arabie ou encore le Namib.

Aymeric de Barmon

Je m’intéresse aux cactées et aux plantes succulentes depuis mon enfance. En parallèle à une activité dans le domaine de l’informatique, je suis devenu producteur de graines du cactées et succulentes en 2006. Une reconversion professionnelle est en cours pour en faire un temps plein.

Cette activité permet de réaliser de nombreuses observations liées à la biodiversité de ce groupe de plantes. Diverses techniques horticoles sont mises à profit pour semer, greffer, rempoter, arroser, pallier les aléas de la météo, lutter contre les parasites.

Je suis membre de la plupart des associations succulentophiles tant en France qu’à l’étranger et je suis régulièrement sollicité pour des conférences.

Culture et entretien des plantes succulentes

Nous aborderons tout d’abord quelques notions de base sur les liens entre les biotopes d’où proviennent les plantes et les conditions de culture. L’expression « plantes succulentes » regroupe des taxons très divers, issus d’une grande biodiversité. Nous verrons que néanmoins, globalement, beaucoup de ces plantes ont des besoins similaires. La mise en œuvre d’un petit nombre de conditions de cultures « types » suffit à cultiver avec succès la plupart des cactées et succulentes. Un aperçu sera également donné sur les bénéfices d’une gestion de collection.

Diane Ortolani

Je m’intéresse au monde animal et végétal depuis mon plus jeune âge. Cet intérêt a guidé mes études et m’a permis d’obtenir un master en sciences et vie de la terre. La protection et la conservation des espèces me tiennent particulièrement à coeur. J’ai intégré en 2009 l’équipe du Jardin Exotique et j’ai pu ainsi améliorer mes connaissances des plantes succulentes et découvrir tout ce qui était réalisé en matière de conservation et de protection des espèces. Le travail, varié et motivant, me permet d’évoluer au sein d’un domaine qui me passionne. En juillet 2018 j’ai pris la direction du Jardin Exotique de Monaco.

La conservation des plantes succulentes

Les plantes succulentes regroupent de nombreuses espèces qui sont menacées dans la nature. Leur conservation au sein d’organismes comme le Jardin Exotique est primordiale. Nous verrons tout d’abord ce que sont la CITES et l’IUCN. Nous ferons un tour d’horizon des différentes espèces menacées de plantes succulentes puis nous étudierons les moyens mis en place pour leur conservation.

Questions - réponses

ANIMATEURS

Yvette Dattée

Docteur d’Etat, Yvette Dattée a été enseignant/chercheur à l’Ecole Normale Supérieure puis à l’Université pendant les 20 premières années de sa carrière. Elle est ensuite entrée à l’INRAe où elle a dirigé le GEVES (Groupe d’étude et de contrôle des variétés et des semences). Elle a présidé EUCARPIA l’association européenne d’amélioration des plantes de 1989 à 1992.
Aujourd’hui retraitée, elle est membre de l’Académie d’Agriculture de France et Présidente du conseil scientifique de la SNHF.

Philippe Richard

Titres universitaires français : Doctorat en Ecologie Végétale, Université de Rennes I

Qualification et emploi actuel : Conservateur en Chef du Patrimoine Scientifique, technique et Naturel

Directeur du Jardin Botanique de Bordeaux

Antérieurement :

Enseignant Botaniste au Jardin Botanique de NANTES

Chargé de cours : Ecole Nationale Supérieure d’Architecture et de Paysage de Bordeaux et Ecole Supérieure du Bois Nantes

Travaux à la SNHF

L’écologie, science du vivant, ses apports pour l’horticulture. Dossiers, Société Nationale d’Horticulture de France, 2015, 29pp.

Autres participations actuelles

– Membre titulaire de la Commission Départementale des Sites.

– Membre de la Société Botanique de France.

– Assesseur auprès de la Commission de Conciliation et d’Expertise douanière

– Membre du Conseil Scientifique de la Société d’Horticulture de France et du Conservatoire Botanique National Sud Atlantique

– Membre du Conseil d’Administration de l’Agence Régionale pour la Biodiversité de Nouvelle Aquitaine

Distinctions

Chevalier de l’Ordre National du Mérite Agricole

Association des Amis du Jardin Exotique de Monaco‌

L’AJEM, Association des Amis du Jardin Exotique de Monaco‌, adhérente de la SNHF, expose chaque année ses réalisations dans le cadre des Journées des Plantes de Chantilly.

Le jury de cette manifestation a décidé de distinguer cette année notre association en lui décernant une mention spéciale.

L’objet de cette association, dont le siège est au Jardin Exotique de Monaco, est d’encourager l’étude, la culture, la propagation et la conservation des plantes dites succulentes (cactées et plantes grasses). Le correspondant Île-de-France organise des conférences, propose des voyages aux pays des succulentes et participe à de nombreuses manifestations (Monaco Expo Cactus, Convention européenne sur les plantes succulentes à Blankenbergeen Belgique). Enfin, l’association publie deux fois par an la revue Cactus et Succulentes, et à un rythme soutenu une lettre d’information en couleur AJEM/Infos, essentiellement diffusée par courrier électronique.

Voir le calendrier des événements de l’AJEM

Comment arroser les Mésembryanthémacées

La famille de Mésembryanthémacées située dans l’ordre des Caryophyllales ou Centrospermales est une vaste famille essentiellement Sud-Africaine. La grande majorité des espèces se développe dans l’état du Cap. Quelques espèces des herbacées, des genres Mésembryanthemun et Opophytum, par exemple, annuelles ou bisannuelles sont présentes sur le pourtour méditerranéen, mais aussi en Australie, au Chili, au Pérou, en Californie et en NouvelleZélande. La classification de cette famille est particulièrement complexe, et il n’est pas question de s’y arrêter ici. Herre, en 1971, dénombre 125 genres et Jacobsen, en 1960, 122 genres. Le nombre d’espèces admises aujourd’hui approche les 2500 (Conophytum 290 espèces, Lampranthus 178 espèces, Drosanthemum 95 espèces, Ruschia 350 espèces).

Dans les zones où nos plantes prospèrent, la quantité annuelle de pluies ne dépasse guère 200 mm, voire beaucoup moins dans le désert du Namib en Namibie. Certaines de ces zones, Namaqualand, Namaland subissent des pluies d’hiver, d’autres, Est de l’état du Cap, état libre d’Orange, des pluies d’été, d’autres enfin, Sud et Sud-Est de la région du Cap, des pluies toute l’année.

La période de croissance de nos Mésembryanthémacées se situe pendant la saison des pluies ; en conséquence, l’arrosage ne sera réalisé que pendant cette période, en été pour certaines, en hiver pour d’autres, sous nos climats de l’hémisphère Nord. Nos plantes nous indiqueront elles-mêmes la période où elles nécessitent de l’eau, par un début de croissance végétative. Il faut alors arroser franchement mais sans excès, par temps ensoleillé, le matin. Dès que la floraison est terminée ou que la phase végétative arrive à son terme, suivant les espèces, il est impératif d’arrêter les arrosages, particulièrement pour les plus succulentes d’entres-elles.

Il faut savoir que parmi les Mésembryanthémacées les plus succulentes, certaines sont capables de survivre en période de forte sécheresse, en utilisant les réserves d’eau accumulées dans les feuilles, ainsi que la faible condensation matinale, rosée ou brouillard. Pour les espèces à croissance hivernale, il apparaît judicieux, en été, lors de la phase de repos, d’arroser les allées de la serre pour provoquer une évaporation, donc d’augmenter l’humidité atmosphérique de l’air que ces plantes ne manqueront pas d’utiliser grâce à des adaptations spécifiques.

Pendant la saison estivale, au cours des jours les plus chauds, il faut prendre garde au risque de provoquer des brûlures qui peuvent entraîner des taches disgracieuses, voire la mort des plantes. Une ombre légère sera dans ce cas, pour les plantes qui le nécessitent, bienvenue. Il est difficile de donner des indications générales pour les plantes de cette vaste famille tant les comportements sont divers; des précisions par genre ou par espèce même, pour certains d’entre eux, permettent souvent de mieux répondre à leurs besoins spécifiques. Depuis quelques années, je me suis intéressé à quelques genres de cette famille, ce qui m’a permis d’en tirer des enseignements enrichissants, et ainsi de les voir se développer et fleurir pour nombre d’entre eux, à mon grand ravissement!

Arbrisseaux ou sous-arbrisseaux ou tiges rampantes

Delosperma
Floraison en été ou en hiver pour quelques espèces. Fleurs ouvertes à midi ou dans l’après-midi. Période de croissance en été. Arrosage de mars à novembre, plutôt sec en hiver.

Drosanthemum
Floraison estivale ou printanière. Fleurs ouvertes à midi ou dans l’après-midi. Croissance estivale. Tenir plus au sec en hiver.

Cephalophyllum
Floraison en juin, juillet ou plus tard. Fleurs ouvertes vers midi. Croissance estivale ou automnale pour certaines espèces. Arrosage de mars à septembre. Tenir bien au sec en hiver.

Trichodiadema
Floraison printanière, estivale ou automnale et jusqu’en décembre selon les espèces. Phase de croissance étalée de février à novembre. Arrosages abondants de mars à octobre. Tenir au sec pendant la phase de repos en décembre et janvier.

Plantes sans tiges ou à tiges réduites

Dactylopsis
Floraison automnale, en novembre, décembre. Plante à croissance hivernale, très succulente, difficile à conserver sous nos climats, nécessite un endroit très lumineux. Tenir au sec pendant la période estivale et arroser avec prudence de l’automne à l’hiver. J’ai conservé 2 exemplaires pendant trois années consécutives que je n’ai jamais vu fleurir et qui ont fini par péricliter.

Aloinopsis Arbuscules
la floraison s’étale d’octobre à novembre. En général, les fleurs s’épanouissent en après-midi et se ferment au coucher du soleil. Chez d’autres espèces, les fleurs s’ouvrent en soirée et demeurent épanouies après la tombée de la nuit. La croissance est estivale et l’arrosage doit être effectué avec prudence du mois d’avril au mois d’octobre.

Dinteranthus
Une espèce à croissance lente, à développement estival, qui nécessite un emplacement lumineux pour fleurir. La floraison s’échelonne du printemps à l’automne, les fleurs s’épanouissent en fin d’après-midi. Maintenir au sec en hiver et arroser prudemment d’avril à octobre. J’avoue rencontrer des difficultés à mener à bien leur floraison.

Cerochlamys
Genre mono spécifique à floraison et croissance hivernales. Arroser avec prudence pendant la période de végétation et tenir au sec lors du repos estival en veillant à ne pas laisser trop se déshydrater les plantes.

Faucaria
Plantes à croissance estivale, avec une floraison s’échelonnant du mois d’août au mois de novembre. Les fleurs s’épanouissent dans l’après-midi. Arroser modérément de mai à octobre et laisser presque sec en hiver.

Fenestraria
Croissance végétative printanière et estivale avec une floraison pendant les mois d’août et septembre. Arroser modérément d’avril à octobre et tenir au sec en hiver.

Gibbaeum
La période de croissance varie suivant les espèces. La floraison survient pour certaines en fin d’automne et pour d’autres en début de printemps, dans tous les cas en début de période de croissance. Il faut un emplacement ensoleillé, arroser modérément pendant la période de croissance et maintenir totalement au sec lors de la période de repos.

Plantes sans tiges ou à tiges réduites

Gibbaeum pubescens
Croissance surtout de décembre jusqu’au printemps, avec une floraison en février, mars. Depuis deux années, je n’ai pas réussi à obtenir de floraison de cette espèce.

Gibbaeum velutinum
Croissance automnale et hivernale avec une floraison en juillet. Pour ces deux espèces, je préconise des arrosages modérés du mois d’octobre au mois de juin, en veillant à ne pas laisser dessécher totalement pendant la saison estivale.

Gibbaeum heatltii
Croissance printanière et estivale avec une floraison printanière. Arrosages modérés d’avril à octobre. Ce genre, composé d’espèces à comportements divers, demande beaucoup de doigté, seule l’expérience acquise peut ensuite servir de référence dans le traitement adéquat à adopter.

Glottiphyllum
La croissance s’effectue essentiellement d’avril à fin juin, avec une floraison qui s’étale de septembre à janvier. La plupart des espèces sont très florifères dès la deuxième année après le semis. Arroser généreusement de mars à octobre et maintenir au sec pendant la période de repos hivernale. Un genre de culture facile qui donnera toute satisfaction, quoiqu’un développement rapide nécessite une limitation de l’appareil végétatif.

Lithops
Sûrement le genre le plus connu et le plus cultivé chez les Mésembryanthémacées, pour lequel on trouve de nombreuses références dans la littérature existante. Chez la plupart des espèces, la croissance s’effectue de mars à mai avec le développement des nouvelles feuilles. La floraison survient de juillet à novembre, les fleurs s’épanouissant dans l’après-midi. Tout au long de l’année, les différentes espèces nécessitent une exposition ensoleillée mais il faut, en serre, se méfier de l’ardeur du soleil de juin à mi-septembre, qui peut occasionner des brûlures parfois préjudiciables à la survie des plantes. Un arrosage modéré en avril-mai, puis une aspersion de juin à septembre-octobre est souvent suffisante. Lors des fortes chaleurs estivales, il faut parfois apporter davantage d’eau pour les maintenir bien turgescentes. On maintiendra totalement au sec d’octobre à mars.

Pleiospilos
La phase de croissance s’étale du mois de mai au mois de juillet. La floraison survient du mois d’août au mois de novembre, les fleurs s’épanouissant en fin de matinée ou en début d’après-midi. Arroser modérément de mai à octobre-novembre, et maintenir au sec le reste de l’année. Un genre dont la croissance et la floraison ne posent aucun problème.

Titanopsis
Phase de croissance estivale avec une floraison pendant les mois d’août à novembre, les fleurs s’épanouissent en fin d’après-midi. Arroser modérément de mai à octobre et maintenir au sec pendant la phase de repos.

Vanheerdea
Phase de croissance printanière et floraison en début de phase de croissance, avec les fleurs épanouies dans l’après-midi. Arroser modérément de mars à mai puis par aspersion jusqu’en octobre pour éviter la déshydratation des plantes. Maintenir au sec d’octobre à février.

Argyroderma
Période de développement du printemps à l’été, avec une floraison survenant en juillet-août. Arrosages fréquents du mois de mai à octobre-novembre, et quasiment pas pendant la période de repos végétatif.

Bergerallthas
Genre à croissance printanière et estivale dont la floraison s’étale sur les mois de juin et de juillet. Les fleurs s’ouvrant dans l’après-midi. Arroser de mars à septembre et interrompre pendant l’hiver.

Cheiridopsis
Plantes dont l’essentiel de la croissance survient en début d’été. Floraison estivale mais souvent capricieuse par manque de luminosité. Arroser de mars à août et tenir complètement au sec en hiver.

Conophytum
Genre où les espèces sont très nombreuses. La phase de croissance s’étale de mai à juillet suivant les espèces, le plus souvent en juin, et ne dure que quelques semaines. La floraison apparaît durant la période s’étalant du mois d’août au mois de décembre. Arroser légèrement en mars, si le soleil brille, lors du début de formation des nouvelles feuilles, interrompre en avril mai et reprendre de juin à novembre-décembre, fréquemment mais en faible quantité. Veillez à ce que ces plantes ne soient pas exposées directement aux rayons du soleil pendant les mois les plus chauds.

Cet article ne prétend pas offrir les solutions miracles pour la conservation de ces plantes, mais regrouper les résultats d’observations, d’expérimentations, de recherches bibliographiques conduisant à conserver nos plantes dans de meilleures conditions et à obtenir davantage de satisfactions. J’aurais pu adopter une autre pré- sentation plus scientifique, plus synthétique, mais mon but n’était en rien une étude systématique. Aussi ai-je préféré vous livrer, au fur et à mesure, le résultat de mes investigations que chacun pourra utiliser ou commenter à loisir. Dans les genres cités, les espèces que je cultive se développent sans problème à partir de graines, il est donc inutile d’acheter des plantes adultes ou du moins nécessaire de s’assurer qu’elles n’ont pas été prélevées dans le milieu.

bibliographie

Hermann Jacobsen A Handbook of Succulent plants.

H. Herre The genera of the Mesembryanthémacée.

Doreen Court Succulent flora of Southem Africa.

Au fait, qu’est-ce qu’une plante succulente ?

Les plantes succulentes sont généralement réparties dans les semi déserts où les précipitations sont faibles et irrégulières. Des pays comme le Mexique, l’Afrique du Sud, Madagascar ou la Namibie en sont très riches.Dans les zones désertiques, on ne rencontre pas de plantes succulentes.

Certaines espèces ont été acclimatées par les horticulteurs pour intégrer nos jardins et surtout nos intérieurs. Très variée en couleurs et en formes, cette famille compte de nombreux collectionneurs.

Les succulentes sont des plantes qui accumulent, dans certain de leurs tissus, de l’eau mélangée avec des substances minérales puisées dans le sol et les produits de l’assimilation chlorophyllienne ou photosynthèse. Cette aptitude à puiser de l’eau, leur permet de résister pendant toute la saison sèche qui peut durer jusqu’à neuf mois.

Les plantes succulentes se répartissent dans de nombreuses familles : Famille des CACTACEAE (cactus), Familles des ASCLEPIADACEAE (Stapelia, Ceropegia, Hoodia…), Familles des APOCYNACEAE (Adenium, Pachypodium), etc.

Tous les organes végétaux ne sont pas obligatoirement succulents :

  • Les plantes à feuilles succulentes : Agave, Aloe, Gasteria, Haworthia, Lithops, Conophytum, Gibbaeum…
  • Les plantes à tiges succulentes : Euphorbes, Cactus, Stapelia, Caralluma…
  • Les plantes à caudex : la tige, la racine ou les deux en même temps s’épaississent (phénomène de tubérisation) et se gorgent de réserves, tandis que certains rameaux restent grêles et les feuilles demeurent caduques : Adenium, Pachypodium, Adenia, Cyphostema, Ibervillea, Adansonia, Dendrosycyos, Moringa…

Les plantes succulentes sont généralement réparties dans les semi‐déserts où les précipitations sont faibles et irrégulières. Dans les zones désertiques, on ne rencontre pas de plantes succulentes.

Des pays comme le Mexique, l’Afrique du Sud, Madagascar ou la Namibie sont très riches en plantes succulentes.   Le Mexique est réputé pour les Cactus qui forment parfois de véritables forêts comme dans la vallée de Tehuacan (Neobuxbaumia mezcalensis, Mitrocereus fulviceps, Pachycereus hollianus, Pilososcereus chrysacanthus…), mais aussi pour les Agaves dont certaines espèces servent à élaborer la téquila.

L’ Afrique du sud est renommée par la diversité des espèces, la succulence se rencontre chez de nombreuses familles. On peut rencontrer en de nombreux endroits des étendues de quartz blancs, parfois sur des kilomètres carrés, dans lesquelles poussent de nombreuses plantes succulentes : Lithops ou plantes cailloux, Conophytum, Argyroderma, Tylecodon, Othonna…

Madagascar, la patrie des Pachypodiums et des Adansonia ou baobabs, dont seule une espèce pousse dans toute l’Afrique (Adansonia digitata) mais sept espèces à Madagascar dont le merveilleux Adansonia grandidieri.

L’originalité de ces plantes consiste surtout dans les stratégies qu’elles ont développées pour lutter contre le manque d’eau sur une grande partie de l’année.

Nous venons de voir qu’elles accumulent de l’eau, mais elles luttent aussi contre l’évapotranspiration, par une diminution de la surface foliaire et même la disparition des feuilles, par une diminution du nombre de stomates qui ne s’ouvrent que pendant la nuit. Les tiges se couvrent souvent d’une pruine qui réfléchit les rayons incidents du soleil, et les feuilles d’une cuticule cireuse. Les radicelles nombreuses et superficielles se contentent d’explorer la partie superficielle du sol, à la recherche de la moindre quantité d’eau, pluies fines ou eau de condensation du brouillard (Camanchaca au Chili et Garua au Pérou)

La famille des Cactaceae a développé une grande diversité de types biologiques :

  • des espèces colonnaires non ou peu ramifiées,
  • des espèces ramifiées formant des candélabres géants,
  • des espèces en ”tonneaux”, jusqu’à deux mètres de hauteur,
  • des espèces dont les tiges forment des raquettes,
  • des espèces formant des boules, parfois miniatures
  • des espèces qui ont développé une racine napiforme.

N.Rebmann (président de la section cactées et succulentes)