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Sélection de publications succulentophiles

Le 10 janvier dernier, Norbert Rebmann, président de la section cactées et succulentes et Claude Lesénécal, membre de la section présentaient lors d’une conférence au 84 rue de Grenelle une sélection de publications succulentophiles.

Dans la recherche des publications succulentophiles pour l’année 2016, nous avons remarqué en langue française : quatre ouvrages présentés aujourd’hui, Et sept ouvrages (dont deux à paraître) en langue anglaise. 

Cactus

publications succulentophilesCactus. Identification, soins, reproduction de Markus Berger, aux éditions © Delachaux & Nestlié, parution en avril 2016, 224 pages, ISBN : 978-2-603-02448-5.

Ce livre explique clairement tous les aspects de leur entretien et de leur prolifération, et propose à cet effet 100 portraits clairs et précis illustrant les attraits et l’incroyable variété des cactus.

Laissez-vous emporter dans le monde fascinant des cactées ; ces merveilles de la nature ne sont pas seulement des objets de collection convoités mais s’avèrent aussi extrêmement précieuses aussi bien pour la médecine traditionnelle que pour la médecine naturelle.

Cactus et Plantes Grasses

publications succulentophilesCactus & Plantes Grasses : 50 compositions en pots
De Sueko KATSUJI, éditions © Larousse, parution en mars 2016, 112 pages, ISBN : 978-2-03-590299-3.

Faire des mises en scènes artistiques : créer vos propres contenants pour valoriser vos succulentes et un meilleur effet décoratif. Profiter des conseils de l’auteur pour une décoration originale ; cultiver vos plantes, comment les entretenir, les soigner, les multiplier et aussi les choisir dans les pépinières.

Madame Sueko Katsuji – propriétaire d’une grande jardinerie très réputée à Tokyo – est une virtuose du stylisme végétal et des aménagements de jardin. Elle voue une affection toute particulière aux plantes succulentes auxquelles elle a consacré plusieurs ouvrages.

Les Broméliacées

publications succulentophilesLes Broméliacées : Approche panoramique d’une grande famille “américaine” D’Albert Roguenant, de Marcel Lecoufle, Aline Raynal-Roques, aux Éditions Belin, parution en 2016, 608 pages, EAN 13 : 978-2-7011-6473-1.

 

Dans ce livre unique au monde, signé des meilleurs spécialistes, se trouve réuni l’ensemble de la famille Broméliacées, plantes tropicales américaines qui comptent plus de 3300 espèces, dont l’ananas.

Sont présentées ici plus de 700 espèces et sous-espèces, largement illustrées : 175 gravures et documents anciens, 80 dessins et schémas originaux, et plus de 860 photos dues aux auteurs.

Le hoya dans tous ses états

publications succulentophilesHoya dans tous ses états de Danièle Marreaud, une édition privée, parution en 2016.

Premier livre en français sur les hoyas. 24 chapitres traitent de la culture et connaissance des hoyas. En commençant par les pays et les milieux naturels, le nombre d’espèces, avec les différents Hoya carnosa, leur parfum ; comment réussir la culture des hoyas chez soi.

The Cactus of Colorado

publications succulentophilesThe Cactus of Colorado écrit par Don Barnett & Donnie Barnett, aux éditions Colorado Cactus and Succulent Society, parut le 5 novembre 2016, 336 pages, EAN : 978-0-6928-0070-6.

Guide complet de la flore de cactus du Colorado. 24 espèces et variétés, dont 2 nouvelles espèces avec des cartes de répartition et des clés taxonomiques. Plus de 270 photos et diagrammes incluant des comparaisons techniques d’espèces avec texte et photos. Histoire botanique du Colorado, végétation, aperçu des régions écologiques et des zones de vie. Où voir les cactus dans les terres publiques protégées. Utilisations culturelles et historiques des cactus. Contrôles biologiques, y compris les insectes et les maladies fongiques.

Tree Aloes of Africa

publications succulentophilesTree Aloes of Africa écrit par Ernst van Jaarsveld & Eric Judd, 74 pages.

Ce fut d’abord une série planifiée de livres couvrant toute la famille d’Aloe – y compris Gasteria, Haworthia etc. – sont concernés ici ceux qui dans le dernier classement sont maintenant appelés Aloidendron,
six espèces d’Aloès en arbre, Kumara plicatilis de famille proche qui était auparavant connu comme Aloe plicatilis . Comme dans tous les livres d’Ernst van Jaarsveld, il y a beaucoup plus d’informations autres que sur les plantes elles-mêmes.

Il relate l’histoire de la classification botanique et de son évolution dans le temps, avant d’entrer dans l’histoire de la découverte des plantes par les premiers colons et les explorateurs jusqu’à nos jours. Les chapitres suivants relatent leur distribution, leur écologie et leur culture. Les espèces sont ensuite peintes de façon détaillée ou photographiées dans leur habitat par Eric Judd.

Small Opuntias

publications succulentophilesSmall Opuntias écrit par John Pilbeam and Michael Partrige, parut en 2016, 136 pages, EAN 13 : 978-0-9020-9941-8.

Pendant longtemps les Opuntias étaient considérées comme des plantes rampantes faciles pour débutants. Ils occupaient rapidement l’espace, fleurissaient rarement et leurs épines ne pardonnaient pas. Suite aux nombreuses recherches récentes un large éventail de plantes a pu être cultivé sans pour autant supprimer les épines douloureuses! Le but de ce livre est de montrer à l’amateur ce qui est disponible. Il est agrémenté de photos de plantes in situ ou cultivées . La popularité de ces plantes a explosé ces derniers temps et ce livre attractif ne peut que renforcer ce phénomène.

Austrocactus 2015

publications succulentophilesAustrocactus 2015 écrit et édité par Elisabeth & Norbert Sarnes, parut en 2015, 124 pages, EAN 13 : 978-3-00-050107-4.

Suite à leur premier livre sur les cactus de Patagonie, ce nouvel ouvrage se concentre sur l’Austrocactus. Élisabeth et Norbert Sarnes – des spécialistes des cactées du Sud de l’Argentine où ils ont effectué plusieurs voyages d’étude – décrivent et illustrent par des photographies souvent en pleine page ces plantes dans leur habitat naturel ou cultivées incitant les lecteurs à les cultiver. Cartes de leur répartition géographique, photographies de graines (Detlev Metzing), historique de leur découverte, habitat enrichissent cet ouvrage. 124 pages- Allemand/Anglais.

Fouquieira (The Genus)

publications succulentophilesFouquieira (The Genus) écrit par Robert Scott, parut en 2013, 66 pages, EAN 13 : 978-06-15-809380.

Un document de référence unique. Jusqu’à présent absent de la littérature il traite du genre Fouquieria. Et pourtant c’est un grand livre pour les débutants ou pour le collectionneur plus expérimenté. Cette plante est originaire du Mexique et des déserts du sud-ouest des États-Unis. Elle comporte 11 espèces différentes, se développant sous différentes formes, des espèces grandeur nature de la plus fine à la plus épaisse et de formes variées. L’essentiel du livre est la description fondamentale de ces 13 espèces . Chaque présentation s’accompagne de 5 merveilleuses photos couleur grand format. Cet ouvrage se décline également en chapitres sur : l’identification par les fleurs (11photos couleur), par les tiges et les feuilles (22photos couleur) et de 13 pages des cartes et de descriptions de ces espèces.

A paraître

Succulents of Southern Africa écrit par Robin Frandsen, à paraître en mars 2017 en 3 versions différentes : version sponsorisée, versions standard et collector.

Ceropegia écrit par Denis de Kock, à paraître en janvier 2017, 62 pages. 170 espèces sont décrites.

6 photographes amateurs récompensés par la section cactées

Le mardi 8 novembre, les lauréats du concours photos 2016 de la section cactées et succulentes ont été récompensés dans les locaux de la SNHF. Voici le palmarès de cette 4e édition.

1ère catégorie : photographie prise sur site (dans son pays d’origine, dans son aire de répartition et en pleine terre) d’une plante ou d’un groupe de plantes succulentes (à l’exclusion des jardins botaniques).

1er prix : Ghislaine Thomasse

concours photos 2016
Pachypodium gracilius, Parc de l’Isalo, Madagascar © G. Thomasse

 

2e prix : Louis Thomasse

concours photos 2016
Echinocereus triglochidiatus, Richfield, Colorado (EUA) © L. Thomasse

 

3e prix : Bernard Duglé

concours photos 2016
Groupe de Copiapoas hazeltonia, quebrada « San Ramon », Chili © B. Duglé

 

2nde catégorie : photographie d’une plante ou d’un groupe de plantes succulentes en culture (pleine terre ou pot).

1er prix : Jean-Marc Veillat

concours photos 2016
Echinocereus rigidissimus, dans sa collection personnelle © J.-M. Veillat

 

2e prix : Jean-Marc Duplouy

concours photos 2016
Mammillaria poselgeri prise en culture à Montpellier © J.-M. Duplouy

 

3e prix : Jean-Marc Aupetit

concours photos 2016
Cactus oursin à son domicile © J.-M. Aupetit

 

Félicitations à tous les lauréats !

concours photos 2016
De gauche à droite : Bernard Duglé, Ghislaine Tomasse, Norbert Rebmann (président de la section cactées et succulentes), Jean-Marc Veillat et Louis Thomasse.

 

En savoir plus sur le concours photos cactées et succulentes

Comment arroser les Mésembryanthémacées

La famille de Mésembryanthémacées située dans l’ordre des Caryophyllales ou Centrospermales est une vaste famille essentiellement Sud-Africaine. La grande majorité des espèces se développe dans l’état du Cap. Quelques espèces des herbacées, des genres Mésembryanthemun et Opophytum, par exemple, annuelles ou bisannuelles sont présentes sur le pourtour méditerranéen, mais aussi en Australie, au Chili, au Pérou, en Californie et en NouvelleZélande. La classification de cette famille est particulièrement complexe, et il n’est pas question de s’y arrêter ici. Herre, en 1971, dénombre 125 genres et Jacobsen, en 1960, 122 genres. Le nombre d’espèces admises aujourd’hui approche les 2500 (Conophytum 290 espèces, Lampranthus 178 espèces, Drosanthemum 95 espèces, Ruschia 350 espèces).

Dans les zones où nos plantes prospèrent, la quantité annuelle de pluies ne dépasse guère 200 mm, voire beaucoup moins dans le désert du Namib en Namibie. Certaines de ces zones, Namaqualand, Namaland subissent des pluies d’hiver, d’autres, Est de l’état du Cap, état libre d’Orange, des pluies d’été, d’autres enfin, Sud et Sud-Est de la région du Cap, des pluies toute l’année.

La période de croissance de nos Mésembryanthémacées se situe pendant la saison des pluies ; en conséquence, l’arrosage ne sera réalisé que pendant cette période, en été pour certaines, en hiver pour d’autres, sous nos climats de l’hémisphère Nord. Nos plantes nous indiqueront elles-mêmes la période où elles nécessitent de l’eau, par un début de croissance végétative. Il faut alors arroser franchement mais sans excès, par temps ensoleillé, le matin. Dès que la floraison est terminée ou que la phase végétative arrive à son terme, suivant les espèces, il est impératif d’arrêter les arrosages, particulièrement pour les plus succulentes d’entres-elles.

Il faut savoir que parmi les Mésembryanthémacées les plus succulentes, certaines sont capables de survivre en période de forte sécheresse, en utilisant les réserves d’eau accumulées dans les feuilles, ainsi que la faible condensation matinale, rosée ou brouillard. Pour les espèces à croissance hivernale, il apparaît judicieux, en été, lors de la phase de repos, d’arroser les allées de la serre pour provoquer une évaporation, donc d’augmenter l’humidité atmosphérique de l’air que ces plantes ne manqueront pas d’utiliser grâce à des adaptations spécifiques.

Pendant la saison estivale, au cours des jours les plus chauds, il faut prendre garde au risque de provoquer des brûlures qui peuvent entraîner des taches disgracieuses, voire la mort des plantes. Une ombre légère sera dans ce cas, pour les plantes qui le nécessitent, bienvenue. Il est difficile de donner des indications générales pour les plantes de cette vaste famille tant les comportements sont divers; des précisions par genre ou par espèce même, pour certains d’entre eux, permettent souvent de mieux répondre à leurs besoins spécifiques. Depuis quelques années, je me suis intéressé à quelques genres de cette famille, ce qui m’a permis d’en tirer des enseignements enrichissants, et ainsi de les voir se développer et fleurir pour nombre d’entre eux, à mon grand ravissement!

Arbrisseaux ou sous-arbrisseaux ou tiges rampantes

Delosperma
Floraison en été ou en hiver pour quelques espèces. Fleurs ouvertes à midi ou dans l’après-midi. Période de croissance en été. Arrosage de mars à novembre, plutôt sec en hiver.

Drosanthemum
Floraison estivale ou printanière. Fleurs ouvertes à midi ou dans l’après-midi. Croissance estivale. Tenir plus au sec en hiver.

Cephalophyllum
Floraison en juin, juillet ou plus tard. Fleurs ouvertes vers midi. Croissance estivale ou automnale pour certaines espèces. Arrosage de mars à septembre. Tenir bien au sec en hiver.

Trichodiadema
Floraison printanière, estivale ou automnale et jusqu’en décembre selon les espèces. Phase de croissance étalée de février à novembre. Arrosages abondants de mars à octobre. Tenir au sec pendant la phase de repos en décembre et janvier.

Plantes sans tiges ou à tiges réduites

Dactylopsis
Floraison automnale, en novembre, décembre. Plante à croissance hivernale, très succulente, difficile à conserver sous nos climats, nécessite un endroit très lumineux. Tenir au sec pendant la période estivale et arroser avec prudence de l’automne à l’hiver. J’ai conservé 2 exemplaires pendant trois années consécutives que je n’ai jamais vu fleurir et qui ont fini par péricliter.

Aloinopsis Arbuscules
la floraison s’étale d’octobre à novembre. En général, les fleurs s’épanouissent en après-midi et se ferment au coucher du soleil. Chez d’autres espèces, les fleurs s’ouvrent en soirée et demeurent épanouies après la tombée de la nuit. La croissance est estivale et l’arrosage doit être effectué avec prudence du mois d’avril au mois d’octobre.

Dinteranthus
Une espèce à croissance lente, à développement estival, qui nécessite un emplacement lumineux pour fleurir. La floraison s’échelonne du printemps à l’automne, les fleurs s’épanouissent en fin d’après-midi. Maintenir au sec en hiver et arroser prudemment d’avril à octobre. J’avoue rencontrer des difficultés à mener à bien leur floraison.

Cerochlamys
Genre mono spécifique à floraison et croissance hivernales. Arroser avec prudence pendant la période de végétation et tenir au sec lors du repos estival en veillant à ne pas laisser trop se déshydrater les plantes.

Faucaria
Plantes à croissance estivale, avec une floraison s’échelonnant du mois d’août au mois de novembre. Les fleurs s’épanouissent dans l’après-midi. Arroser modérément de mai à octobre et laisser presque sec en hiver.

Fenestraria
Croissance végétative printanière et estivale avec une floraison pendant les mois d’août et septembre. Arroser modérément d’avril à octobre et tenir au sec en hiver.

Gibbaeum
La période de croissance varie suivant les espèces. La floraison survient pour certaines en fin d’automne et pour d’autres en début de printemps, dans tous les cas en début de période de croissance. Il faut un emplacement ensoleillé, arroser modérément pendant la période de croissance et maintenir totalement au sec lors de la période de repos.

Plantes sans tiges ou à tiges réduites

Gibbaeum pubescens
Croissance surtout de décembre jusqu’au printemps, avec une floraison en février, mars. Depuis deux années, je n’ai pas réussi à obtenir de floraison de cette espèce.

Gibbaeum velutinum
Croissance automnale et hivernale avec une floraison en juillet. Pour ces deux espèces, je préconise des arrosages modérés du mois d’octobre au mois de juin, en veillant à ne pas laisser dessécher totalement pendant la saison estivale.

Gibbaeum heatltii
Croissance printanière et estivale avec une floraison printanière. Arrosages modérés d’avril à octobre. Ce genre, composé d’espèces à comportements divers, demande beaucoup de doigté, seule l’expérience acquise peut ensuite servir de référence dans le traitement adéquat à adopter.

Glottiphyllum
La croissance s’effectue essentiellement d’avril à fin juin, avec une floraison qui s’étale de septembre à janvier. La plupart des espèces sont très florifères dès la deuxième année après le semis. Arroser généreusement de mars à octobre et maintenir au sec pendant la période de repos hivernale. Un genre de culture facile qui donnera toute satisfaction, quoiqu’un développement rapide nécessite une limitation de l’appareil végétatif.

Lithops
Sûrement le genre le plus connu et le plus cultivé chez les Mésembryanthémacées, pour lequel on trouve de nombreuses références dans la littérature existante. Chez la plupart des espèces, la croissance s’effectue de mars à mai avec le développement des nouvelles feuilles. La floraison survient de juillet à novembre, les fleurs s’épanouissant dans l’après-midi. Tout au long de l’année, les différentes espèces nécessitent une exposition ensoleillée mais il faut, en serre, se méfier de l’ardeur du soleil de juin à mi-septembre, qui peut occasionner des brûlures parfois préjudiciables à la survie des plantes. Un arrosage modéré en avril-mai, puis une aspersion de juin à septembre-octobre est souvent suffisante. Lors des fortes chaleurs estivales, il faut parfois apporter davantage d’eau pour les maintenir bien turgescentes. On maintiendra totalement au sec d’octobre à mars.

Pleiospilos
La phase de croissance s’étale du mois de mai au mois de juillet. La floraison survient du mois d’août au mois de novembre, les fleurs s’épanouissant en fin de matinée ou en début d’après-midi. Arroser modérément de mai à octobre-novembre, et maintenir au sec le reste de l’année. Un genre dont la croissance et la floraison ne posent aucun problème.

Titanopsis
Phase de croissance estivale avec une floraison pendant les mois d’août à novembre, les fleurs s’épanouissent en fin d’après-midi. Arroser modérément de mai à octobre et maintenir au sec pendant la phase de repos.

Vanheerdea
Phase de croissance printanière et floraison en début de phase de croissance, avec les fleurs épanouies dans l’après-midi. Arroser modérément de mars à mai puis par aspersion jusqu’en octobre pour éviter la déshydratation des plantes. Maintenir au sec d’octobre à février.

Argyroderma
Période de développement du printemps à l’été, avec une floraison survenant en juillet-août. Arrosages fréquents du mois de mai à octobre-novembre, et quasiment pas pendant la période de repos végétatif.

Bergerallthas
Genre à croissance printanière et estivale dont la floraison s’étale sur les mois de juin et de juillet. Les fleurs s’ouvrant dans l’après-midi. Arroser de mars à septembre et interrompre pendant l’hiver.

Cheiridopsis
Plantes dont l’essentiel de la croissance survient en début d’été. Floraison estivale mais souvent capricieuse par manque de luminosité. Arroser de mars à août et tenir complètement au sec en hiver.

Conophytum
Genre où les espèces sont très nombreuses. La phase de croissance s’étale de mai à juillet suivant les espèces, le plus souvent en juin, et ne dure que quelques semaines. La floraison apparaît durant la période s’étalant du mois d’août au mois de décembre. Arroser légèrement en mars, si le soleil brille, lors du début de formation des nouvelles feuilles, interrompre en avril mai et reprendre de juin à novembre-décembre, fréquemment mais en faible quantité. Veillez à ce que ces plantes ne soient pas exposées directement aux rayons du soleil pendant les mois les plus chauds.

Cet article ne prétend pas offrir les solutions miracles pour la conservation de ces plantes, mais regrouper les résultats d’observations, d’expérimentations, de recherches bibliographiques conduisant à conserver nos plantes dans de meilleures conditions et à obtenir davantage de satisfactions. J’aurais pu adopter une autre pré- sentation plus scientifique, plus synthétique, mais mon but n’était en rien une étude systématique. Aussi ai-je préféré vous livrer, au fur et à mesure, le résultat de mes investigations que chacun pourra utiliser ou commenter à loisir. Dans les genres cités, les espèces que je cultive se développent sans problème à partir de graines, il est donc inutile d’acheter des plantes adultes ou du moins nécessaire de s’assurer qu’elles n’ont pas été prélevées dans le milieu.

bibliographie

Hermann Jacobsen A Handbook of Succulent plants.

H. Herre The genera of the Mesembryanthémacée.

Doreen Court Succulent flora of Southem Africa.

Au fait, qu’est-ce qu’une plante succulente ?

Les plantes succulentes sont généralement réparties dans les semi déserts où les précipitations sont faibles et irrégulières. Des pays comme le Mexique, l’Afrique du Sud, Madagascar ou la Namibie en sont très riches.Dans les zones désertiques, on ne rencontre pas de plantes succulentes.

Certaines espèces ont été acclimatées par les horticulteurs pour intégrer nos jardins et surtout nos intérieurs. Très variée en couleurs et en formes, cette famille compte de nombreux collectionneurs.

Les succulentes sont des plantes qui accumulent, dans certain de leurs tissus, de l’eau mélangée avec des substances minérales puisées dans le sol et les produits de l’assimilation chlorophyllienne ou photosynthèse. Cette aptitude à puiser de l’eau, leur permet de résister pendant toute la saison sèche qui peut durer jusqu’à neuf mois.

Les plantes succulentes se répartissent dans de nombreuses familles : Famille des CACTACEAE (cactus), Familles des ASCLEPIADACEAE (Stapelia, Ceropegia, Hoodia…), Familles des APOCYNACEAE (Adenium, Pachypodium), etc.

Tous les organes végétaux ne sont pas obligatoirement succulents :

  • Les plantes à feuilles succulentes : Agave, Aloe, Gasteria, Haworthia, Lithops, Conophytum, Gibbaeum…
  • Les plantes à tiges succulentes : Euphorbes, Cactus, Stapelia, Caralluma…
  • Les plantes à caudex : la tige, la racine ou les deux en même temps s’épaississent (phénomène de tubérisation) et se gorgent de réserves, tandis que certains rameaux restent grêles et les feuilles demeurent caduques : Adenium, Pachypodium, Adenia, Cyphostema, Ibervillea, Adansonia, Dendrosycyos, Moringa…

Les plantes succulentes sont généralement réparties dans les semi‐déserts où les précipitations sont faibles et irrégulières. Dans les zones désertiques, on ne rencontre pas de plantes succulentes.

Des pays comme le Mexique, l’Afrique du Sud, Madagascar ou la Namibie sont très riches en plantes succulentes.   Le Mexique est réputé pour les Cactus qui forment parfois de véritables forêts comme dans la vallée de Tehuacan (Neobuxbaumia mezcalensis, Mitrocereus fulviceps, Pachycereus hollianus, Pilososcereus chrysacanthus…), mais aussi pour les Agaves dont certaines espèces servent à élaborer la téquila.

L’ Afrique du sud est renommée par la diversité des espèces, la succulence se rencontre chez de nombreuses familles. On peut rencontrer en de nombreux endroits des étendues de quartz blancs, parfois sur des kilomètres carrés, dans lesquelles poussent de nombreuses plantes succulentes : Lithops ou plantes cailloux, Conophytum, Argyroderma, Tylecodon, Othonna…

Madagascar, la patrie des Pachypodiums et des Adansonia ou baobabs, dont seule une espèce pousse dans toute l’Afrique (Adansonia digitata) mais sept espèces à Madagascar dont le merveilleux Adansonia grandidieri.

L’originalité de ces plantes consiste surtout dans les stratégies qu’elles ont développées pour lutter contre le manque d’eau sur une grande partie de l’année.

Nous venons de voir qu’elles accumulent de l’eau, mais elles luttent aussi contre l’évapotranspiration, par une diminution de la surface foliaire et même la disparition des feuilles, par une diminution du nombre de stomates qui ne s’ouvrent que pendant la nuit. Les tiges se couvrent souvent d’une pruine qui réfléchit les rayons incidents du soleil, et les feuilles d’une cuticule cireuse. Les radicelles nombreuses et superficielles se contentent d’explorer la partie superficielle du sol, à la recherche de la moindre quantité d’eau, pluies fines ou eau de condensation du brouillard (Camanchaca au Chili et Garua au Pérou)

La famille des Cactaceae a développé une grande diversité de types biologiques :

  • des espèces colonnaires non ou peu ramifiées,
  • des espèces ramifiées formant des candélabres géants,
  • des espèces en ”tonneaux”, jusqu’à deux mètres de hauteur,
  • des espèces dont les tiges forment des raquettes,
  • des espèces formant des boules, parfois miniatures
  • des espèces qui ont développé une racine napiforme.

N.Rebmann (président de la section cactées et succulentes)