Prêles ornementales

ClatieK sous licence CC.
  • Nom latin : Equisetum sp.

 

  • Famille botanique : Équisetacées.

 

  • Principaux types : On compte une trentaine d’espèces, dont Equisetum japonicum, E. scirpoides , E. telmateia et E. arvense ou prêle des champs qui peut devenir particulièrement envahissante au jardin.

 

  • Utilisations : D’allure primitive et charmeuse, la prêle se développe discrètement sur des sites humides. Depuis quelques années, son graphisme est de plus en plus apprécié dans des compositions parfois discrètes, essentiellement lors de créations de style moderne.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Les prêles proviennent de différentes régions du globe (nord-est de l’Asie, ouest de l’Amérique du Nord). On les trouve dans les zones humides, parfois en altitude (prairies, bois, marais et eaux peu profondes). Leurs ancêtres formaient des forêts luxuriantes, il y a plus de 250 millions d’années.

 

  • Principales caractéristiques : Le nom Equisetum provient de l’association des mots latins equus (cheval) et seta (crin), allusion à la ressemblance des tiges de certaines espèces à une queue-de-cheval. Il s’agit de plantes à feuillage caduc ou persistant et à port rampant.Les prêles sont composées de tiges cylindriques, cannelées, articulées de distance en distance, entourées à chaque articulation d’une gaine membraneuse à bord dentelé. Au-dessous des gaines naissent souvent des rameaux verticillés, plus étroits, mais de même structure que la tige.
    À l’instar des fougères, les prêles ne sont pas des plantes à fleurs. Des sporanges en cônes jaune pâle se forment au printemps au sommet des tiges femelles, qui elles-mêmes peuvent atteindre 1 m de hauteur.

 

  • Rusticité : Selon les espèces, les prêles sont parfaitement rustiques, capables de résister jusqu’à -25°C.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile à cultiver pour le jardinier.

 

  • Sol : N’importe quel terrain humide convient au développement du végétal, qu’il faudra contraindre pour limiter son expansion par une culture en container.

 

 

  • Exposition : Soleil ou mi-ombre.

 

 

  • Semis/ plantation : Les prêles se multiplient essentiellement par division des pieds.

 

  • Conduite de culture : Après implantation dans un milieu humide, la prêle ne demande aucun suivi pour son développement, il suffit de retirer les quelques tiges sèches.

 

  • Maladies et parasites courants : Aucun.

 

 

Fiche réalisée par Thierry Cardot, SNHF, section Plantes vivaces.

 

Pour en savoir plus

– Encyclopédie des plantes vivaces, Graham Rice, Gallimard, 2006

– Dictionnaire pratique d’horticulture et de jardinage, G. Nicholson et S. Mottet, 1970

– Dictionnaire de botanique pratique, F. Hoefer, 1856.

Primevère du Cap

Manuel M. V. sous licence CC
  • Nom latin : Streptocarpus saxorum.

 

  • Famille botanique : Gesneriacées.

 

  • Principaux types : Genre de plantes vivaces à feuillage persistant. S. caulescens est une espèce assez proche qui se cultive de la même manière. À part son nom, elle est botaniquement très différente de nos primevères européennes.

 

  • Utilisations : Comme plante d’appartement dans une pièce très claire ou une véranda. Également en plantation estivale en extérieur, en jardinières ou en suspension, seul ou en mélange avec d’autres plantes: pélargoniums (improprement appelés géraniums), plectranthes, lierres ou ipomées.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Afrique du Sud comme son nom, du reste, l’indique.

 

  • Principales caractéristiques : La primevère du Cap est une plante semi-ligneuse, arrondie, à feuilles ovales poilues. Les fleurs tubulaires, de couleur lilas avec le cœur blanc, prennent naissance à l’aisselle des feuilles.

 

  • Période de floraison : En appartement très clair, la floraison est presque continue. En extérieur, elle se déroule de juin jusqu’aux gelées.

 

  • Rusticité : Plante très sensible au froid. En intérieur une température de 18°C est idéale.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Assez facile.

 

 

  • Sol : En pot ou en jardinière dans un compost spécial « plantes vertes ».

 

 

  • Exposition : À la lumière sans soleil direct. Évitez la proximité d’une vitre. En extérieur, la primevère du Cap supporte assez bien le soleil sous réserve de bien l’arroser.

 

 

  • Semis/ plantation : La multiplication s’effectue par bouturage en godets au printemps à partir d’extrémités de pétioles prélevées sur des pieds mères.

 

  • Conduite de culture : Arrosez les plantes au pied sans mouiller les feuilles. Les apports d’eau seront plus fréquents en période de végétation et de floraison. Une fertilisation au moyen d’un engrais liquide spécial «plantes à fleurs» est recommandée une fois par semaine avec un compost bien humide.

 

  • Maladies et parasites courants : Pas de parasites.

 

 

Fiche rédigée par Claude Ferry, SNHF, section Fuchsia et Pélargonium.

 

Pour en savoir plus

– Encyclopédie des plantes vivaces, Graham Rice, Gallimard, 2006

– Dictionnaire pratique d’horticulture et de jardinage, G. Nicholson et S. Mottet, 1970

– Dictionnaire de botanique pratique, F. Hoefer, 1856.

Patate douce

Jean-Marc Muller/SNHF.
  • Nom latin : Ipomæa batatas.

 

  • Famille botanique : Convolvulacées.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Probablement originaire d’Amérique du Sud, la patate douce arrive en Europe avec Christophe Colomb en 1493, mais n’est introduite en France que vers 1750. La Chine est la première productrice et consommatrice mondiale de ce légume.

 

  • Principales variétés : Il en existe de très nombreuses à travers le monde. Elles se différencient par leurs couleurs et leurs formes. La rose est la plus courante en France. Mais on trouve aussi ‘Blanche de Malaga’, ‘Violette des Antilles’, ‘Rouge d’Amérique’, etc.
Les fleurs de patate douce ressemblent beaucoup à celles du volubilis. Ton Rulkens sous licence CC
  • Caractéristiques : Plante rampante vivace, aux tiges volubiles comme le liseron, pouvant dépasser les 3 m de long. Les feuilles sont de forme variable à bord dentelé ou lobé. La patate douce ne fleurit pas sous notre climat. Elle est cultivée pour ses feuilles mais surtout pour ses tubercules qui arborent différentes couleurs selon les variétés : blancs, jaunes, orange, rouge ou violacés.

 

  • Rusticité : Aucune. Elle est donc cultivée comme annuelle sous nos latitudes. Contrairement aux idées reçues, elle donne de bons résultats dans la moitié nord, à condition de prendre quelques précautions.

 

  • Qualités nutritives : La patate douce est particulièrement riche en vitamines B6 et C, en cuivre et en manganèse. Elle contient une grande quantité de bêtacarotène précurseur de la vitamine A. Plus la couleur de la peau et de la chair est foncée, plus elle contient d’anthocyanines et d’éléments nutritifs. Elle a des propriétés antioxydantes significatives grâce à ces teneurs en anthocyanes, (pigments phénoliques que l’on trouve aussi dans le cassis et la myrtille).

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile, sous réserve de bien répondre à ses besoins particuliers.

 

 

  • Sol : La patate douce préfère les terres profondes, ameublies et riches en humus mais se contente aussi de sols pauvres. Un pH compris entre 5,5 et 6 lui convient. Les engrais azotés sont à bannir car ils favoriseraient les tiges au détriment des tubercules. En revanche elle est gourmande en potasse.

 

 

  • Exposition : Chaude et ensoleillée.

 

 

  • Semis/ plantation : La seule méthode efficace consiste à mettre des tubercules à germer dans des pots avec un bon terreau de rempotage, puis à les installer dans un endroit chaud (environ 25°C) et bien exposé à la lumière. On peut aussi les bouturer dans l’eau dès février en les plaçant dans une soucoupe à moitié remplie à moitié. Pendant le trempage, rajoutez de l’eau au fur et à mesure qu’elle s’évapore mais sans renouveler complètement le bain. Dans un second temps, segmentez chaque tronçon ayant donné une pousse que vous repiquerez dans un godet de terreau.Mettez-les en pleine terre à la mi-mai quand les gelées ne sont plus à craindre, à 80 cm minimum les unes des autres. Arrosez généreusement pour obtenir une parfaite reprise.

 

  • Conduite de culture : La plante étant gélive, veillez à bien la protéger des premiers froids. Il faut être conscient que la patate douce a besoin de chaleur, de soleil et d’eau. Il faut par conséquent bien l’arroser, surtout en période de sécheresse.

 

  • Maladies et parasites courants : Aucun. En outre, le feuillage sert de couvre-sol, limitant sérieusement la pousse des herbes indésirables.

 

 

  • Récolte/ productivité : En région tempérée, la récolte se fait lorsque les feuilles se dessèchent ou dès que la température passe sous les 10 °C. La conservation se fait idéalement dans de la tourbe en cave à plus de 12°C.

 

 

  • Côté cuisine : Contrairement à celles de la pomme de terre qui sont toxiques, les feuilles de la patate douce se consomment comme des épinards. Le tubercule se mange cuit. Sa chair est fine, un peu farineuse mais délicieusement sucrée. Son goût rappelle celui de la châtaigne et de la carotte. Elle est également délicieuse en frites.

 

Fiche rédigée par Jean-Marc Muller, SNHF, section Jardins potagers et fruitiers.

Pavier blanc

Plant Image Library sous licence CC
  • Nom latin : Aesculus parviflora.

 

  • Famille botanique : Hippocastanacées.

 

 

  • Famille botanique : En isolé sur une pelouse ou en groupes de plusieurs sujets, à l’avant de grandes plates-bandes arbustives situées dans les parcs ou les grands jardins.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Sud-est des États-Unis.

 

  • Principales caractéristiques : Contrairement au marronnier (Aesculus hippocastanum) qui forme un tronc, le pavier blanc développe toujours plusieurs branches principales, ce qui lui permet de s’étaler rapidement pour former des fourrés denses, avec une silhouette généralement plus large que haute. Ses feuilles, d’abord bronzées puis vert foncé et jaunes en automne, sont palmées avec 5 à 7 folioles. En été, il se pare d’élégantes panicules de fleurs blanches à centre rouge, dotées de très longues étamines qui donnent, après fécondation, des fruits (ou marrons) enfermés dans une bogue lisse.

 

  • Période de floraison : Floraison odorante le soir du début à la fin de l’été.

 

  • Rusticité : Très résistant au froid.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile.

 

 

  • Sol : Tous types de terrains sous réserve qu’ils soient profonds et bien drainés. Le papier blanc supporte un peu de calcaire.

 

 

  • Exposition : Ensoleillée.

 

 

  • Semis/ plantation : Le papier blanc produit spontanément de nombreux drageons et marcottes que l’on peut aisément transplanter. Les semis naturels sont également fréquents. La plantation s’effectue en motte ou en conteneur de préférence à l’automne.

 

 

  • Conduite de culture : Pour les plantations effectuées au printemps, il convient de bien surveiller l’arrosage lors du premier été en apportant bien l’eau au pied. En cas de plantation groupée, respectez une distance de 4 à 5 m entre deux sujets.

 

 

  • Maladies et parasites courants : Aucun à ce jour.

 

Fiche rédigée par Claude Ferry, SNHF, pour la section Arbres et arbustes d’ornement.

Pavot à opium

Thomas Bresson sous licence CC.
  • Nom latin : Papaver somniferum.

 

  • Famille botanique : Papaveracées.

 

 

  • Principaux types : Il existe des variétés horticoles à fleurs d’œillets et de pivoines ainsi que des variétés naines.

 

 

  • Utilisations : En massifs ou plates-bandes associées à des plantes vivaces ou à des arbustes.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Perse.

 

  • Principales caractéristiques : Cultivée depuis l’Antiquité, le pavot à opium est une plante annuelle, dressée à croissance rapide pouvant atteindre 80 cm à 1 m de haut. Ses feuilles alternes sont dentées et glauques. Les fleurs simples éclosent sur un pédoncule uniflore à bouton penché avant la floraison. Elles sont composées de pétales de 8 à 10 cm de diamètre souvent roses marqués à la base d’une tache de couleur foncée. Les graines très fines, noir violacé, sont employées séchées, grillées et moulues.

 

 

  • Période de floraison : Été.

 

 

  • Rusticité : Le pavot est résistant à la sécheresse.

 

 

  • Toxicité : Les propriétés soporifiques de la plante ont été signalées de tout temps. C’est de la graine du pavot, « oliette » ou « eillette », que l’on retire de l’huile dite d’œillette. L’opium n’est pas autre chose que le suc laiteux et épaissi du Pavot somniferum. On l’obtient en faisant des incisions sur les diverses parties de la plante, principalement sur la capsule avant sa complète maturité.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile. La culture commerciale est interdite.

 

 

  • Sol : Préfère les terrains un peu secs à ceux trop humides.

 

 

  • Exposition : Ensoleillée.

 

 

  • Semis/ plantation : Le semis s’effectue en place au printemps. Éclaircissez ensuite les plants en les espaçant de 25 à 30 cm. Le repiquage est délicat et se pratique peu. La plante se ressème facilement.

 

 

  • Conduite de culture : Le pavot ne demande pas trop d’eau. Un bon paillage évite tout arrosage.

 

 

  • Maladies et parasites courants : Pas d’ennemis. Parfois quelques pucerons noirs en début de végétation.

 

Fiche rédigée par Claude Ferry, SNHF, pour la section Plantes vivaces.

Pavot d’Orient

chipmunk_1 sous licence CC
  • Nom latin : Papaver orientale.

 

  • Famille botanique : Papaveracées.

 

 

  • Principaux types : Il existe de nombreuses variétés horticoles à fleurs de différentes couleurs.

 

 

  • Utilisations : En massifs ou en plates-bandes, associées à d’autres plantes.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Arménie, Iran.

 

  • Principales caractéristiques : Le pavot d’Orient ou pavot du Levant est une plante vivace mesurant de 60 cm à 1 m de haut à feuillage caduc, allongé, festonné. Les fleurs simples, de couleur rouge vermillon, éclosent sur des tiges fortement poilues. Éphémère, il disparaît peu de temps après la floraison avant de renaître au printemps suivant.

 

 

  • Période de floraison : De mai à juillet.

 

 

  • Rusticité : Bonne résistance au froid et à la sécheresse.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile.

 

 

  • Sol : Profond, riche et même un peu calcaire.

 

 

  • Exposition : Ensoleillée.

 

 

  • Semis/ plantation : Le semis s’effectue en en mai ou juin en pépinière. Repiquer jeunes plants en godets avant installation dans le massif. La multiplication par éclat des touffes après la floraison ne donne pas toujours de bons résultats. Le moyen le plus employé est le bouturage de racines, après la floraison ou en automne en serre dans un mélange léger et neutre.

 

 

  • Conduite de culture : La plantation en place définitive se fait en octobre ou en mars en respectant un intervalle de 60 cm de distance entre chaque plante. Le pavot d’Orient, une fois installé, n’aime pas être déplacé.

 

 

  • Maladies et parasites courants : Certains hivers, les mulots peuvent faire de gros dégâts aux racines, entraînant parfois la mort de la plante.

 

Fiche rédigée par Claude Ferry, SNHF, section Fuchsia et pélargonium.

Pérille de Nankin

FarOutFlora sous licence CC.
  • Nom latin : Perilla frutescens ‘Nankinensis’.

 

  • Famille botanique : Lamiacées anciennement Labiées, comme les sauges, le basilic ou le romarin.

 

 

  • Principaux types : Genre de plantes annuelles à feuillage décoratif, ce qui en fait l’intérêt. Il en existe une variété à feuilles laciniées.

 

 

  • Utilisations : En décoration estivale, dans les jardins paysagers, dans les plates-bandes parmi d’autres annuelles, des vivaces ou devant des massifs d’arbustes. Très parfumées, ses feuilles servent à la fabrication d’un condiment très apprécié au Japon, le shiso.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Chine.

 

  • Principales caractéristiques : La pérille de Nankin est une plante rameuse, pyramidale, teintée de rouge, de pourpre ou de violet sur toutes ses parties, à odeur pénétrante. Les tiges mesurent de 60 à 80 cm de haut. Elles portent des feuilles opposées, ondulées et dentées. Peu apparentes, les fleurs rose rougeâtre éclosent en grappe au sommet des tiges. Cependant la floraison ne présente aucun intérêt, la plante est essentiellement cultivée pour la beauté de son feuillage.

 

 

  • Période de floraison : Juillet-août.

 

 

  • Rusticité : Aucune résistance au froid.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Assez facile.

 

 

  • Sol : Fertile, profond, humifère et bien drainé.

 

 

  • Exposition : Plein soleil.

 

 

  • Semis/ plantation : Semis au printemps en serre, sur couche ou dans une véranda. Repiquage des jeunes plantes en godet pour mise en place en mai après les dernières gelées.

 

 

  • Conduite de culture : La plantation s’effectue en mai en écartant les plants de 40 à 50 cm les uns des autres. Pincer l’extrémité des tiges des jeunes plantes pour les faire se ramifier. Ces extrémités peuvent être bouturées mais ce procédé est peu employé.

 

 

  • Maladies et parasites courants : Aucun à ce jour.

 

 

Fiche rédigée par Claude Ferry, SNHF, section Fuchsia et pélargonium.

Phalangère fleur de lis

Björn S. sous licence CC.
  • Nom latin : Anthericum liliago.

 

  • Famille botanique : Liliacées comme la jacinthe ou le muscari.

 

 

  • Principaux types : Le genre Anthericum regroupe plusieurs autres espèces comme A. ramosum et A. comosum ou Chlorophytum comosum, plante ornementale d’intérieur très utilisée.

 

 

  • Utilisations : En taches de plusieurs plantes soit devant des arbustes soit dans une plate-bande de vivaces.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Europe.

 

  • Principales caractéristiques : La phalangère à fleur de lis est une plante vivace à feuilles linéaires canaliculées, de couleur vert vif, larges de 12 à 15 millimètres pour 20 à 25 centimètres de long. Les fleurs blanches en forme de trompette, agrémentées de belles étamines jaunes, sont disposées en grappes simples. Elles donnent, après fécondation, de petites graines noires.

 

 

  • Période de floraison : Juin-juillet.

 

 

  • Rusticité : Très résistante au froid.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile. Elle mériterait d’être plus employée.

 

 

  • Sol : De préférence léger et riche en humus. Apprécie les sols calcaires.

 

 

  • Exposition : Ensoleillée.

 

 

  • Semis/ plantation : La multiplication s’effectue par éclat de touffes au printemps ou à l’automne. Mais on peut aussi procéder par semis en pépinière en avril-mai. Après la levée, le repiquage des jeunes plants se fait également en pépinière pour une mise en place définitive au printemps suivant. Si on prend soin de laisser les graines sur un pied, la phalangère fleur de lis se ressème naturellement.

 

 

  • Conduite de culture : Écarter les plants d’environ 40 cm. La phalangère fleur de lis se suffit à elle-même et ne nécessite pas d’entretien particulier. Il est néanmoins recommandé de diviser les touffes tous les cinq ans. Idéale pour les jardins de campagne.

 

 

  • Maladies et parasites courants : Aucuns.

 

 

Fiche rédigée par Claude Ferry, SNHF, pour la section Plantes vivaces.

Physalis

Baie de coqueret du Pérou. ogerio Camboim S A sous licence CC.
  • Nom latin : Physalis sp.

 

  • Famille botanique : Solanacées.

 

 

  • Principaux types : Le genre Physalis comprend de nombreuses espèces voisines que l’on confond souvent.Au jardin, certaines sont cultivées pour la consommation de leurs fruits :

    – Cerises de terre (P. pruinosa ou pubescens variétés ‘Goldie’, ‘Preciosa’…) : plantes de taille moyenne, assez sensibles au froid, dotées de baies jaunes ou oranges.

    – Groseillier du Cap ou coqueret du Pérou (P. peruviana): plante plus grande et plus tardive avec des baies plutôt jaunes.

    – Tomatille (P. philadelphica, P. ixocarpa): plantes plus sensibles au froid, baies plus grosses jaunes clair ou violettes.

    D’autres physalis sont appréciés pour leurs qualités ornementales. C’est le cas de l’« amour-en-cage » ou « lanterne chinoise » (P. alkekengi, P. franchetii) reconnaissable à ses petites baies enfermées dans de belles cages oranges à rouge vermillon, moins sensible au froid.

 

 

DESCRIPTION

  • Origine : Amérique centrale (Mexique, Guatemela) et du sud (Colombie, Pérou, Bolivie). Les physalis sont aujourd’hui naturalisés dans de très nombreux pays.

 

  • Caractéristiques : Plantes herbacées vivaces (annuelles sous nos climats, pérennes en pays chauds) pouvant atteindre plus de 1 m de haut, souvent envahissantes.Le feuillage est abondant avec des feuilles cordiformes ou elliptiques. Les fleurs solitaires en forme de clochettes sont jaune pâle à gorge tachetée. Ces plantes sont généralement pubescentes (garnies de poils fins et courts).Les fruits sont d’abord verts en forme de cage contenant une baie ronde. À maturité, cette dernière, de taille variable selon les espèces, vire au jaune clair ou à l’orange brillant et se remplit de petites graines.

 

 

  • Rusticité : Tous les physalis sont sensibles au froid. Il convient de les installer au plus tôt en mai et de récolter les fruits avant les gelées.

 

 

  • Qualités nutritives : Les baies sont riches en caroténoïdes et en vitamine C.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Moyennement facile.

 

 

  • Sol : pH neutre, riche et bien drainé.

 

 

  • Exposition : Mi-ombre ou ensoleillée.

 

 

  • Semis/ plantation : Semez sous abri (20°C minimum) à 0,5 cm de profondeur et à la lumière. La germination peut être assez longue. Repiquez les jeunes plantules, toujours sous abri à 10 cm les uns des autres ou en godets individuels. Plantez en pleine terre pas avant la mi-mai à au moins 1 m d’écartement et pailler.

 

 

  • Conduite de culture : Si les conditions sont favorables (sol riche, humide) et la chaleur suffisante les plantes peuvent devenir envahissantes, en particulier l’amour-en-cage avec ses rhizomes.

 

 

  • Maladies et parasites courants : Pucerons et aleurodes principalement.

 

 

 

  • Récolte/ productivité : De juillet à octobre, dès que le calice est sec et que les fruits jaune-orange sont bien mûrs. Pour les cerises de terre : quand les fruits tombent au sol.

 

 

 

  • Côté cuisine : Les baies peuvent être consommées nature, en confiture ou en accompagnement de diverses sortes de plats salés ou sucrés.

 

 

Fiche rédigée par Jean-Daniel Arnaud, SNHF, section Jardins potagers et fruitiers.

Pin rimu

Avec l’âge, le feuillage de ce conifère atypique prend un aspect « pleureur ». Juan Carlos López Almansa sous licence CC
  • Nom latin : Dacrydium cupressinum.

 

  • Famille botanique : Podocarpacées.

 

 

  • Principaux types : En plus de D. cupressinum, le genre rassemble une trentaine d’espèces environ (dont D. nidulum et D. comosum), buissons, arbrisseaux et arbres confondus.

 

 

  • Principaux types : En serre ou véranda pour les jeunes arbres car la pousse est lente, puis en terrain assez grand, parc ou jardin, mais en isolé pour admirer sa silhouette élancée, conique au départ, puis arrondie à feuillage « pleureur » à l’âge adulte.

 

 

DESCRIPTION

  • Origine : Nord de la Nouvelle-Zélande.

 

  • Principales caractéristiques : Dans leur lieu d’origine, les sujets les plus anciens peuvent atteindre 60 m de hauteur (20 m maximum en Europe), pour une durée de vie de plus de 2000 ans ! Actuellement, cette espèce, devenue rare, communément appelée « pin rimu » (bien qu’il ne s’agisse pas d’un pin…) est inscrite sur la liste des végétaux protégés en Nouvelle-Zélande.
    Au stade adulte, le feuillage prend un aspect « pleureur » tandis que l’écorce se détache par plaques chez les sujets âgés. Le tronc exsude des coulures de résine appelées « petites larmes ».

    On peut admirer de très beaux spécimens au jardin exotique et botanique de Roscoff (Finistère) et à l’arboretum floral de l’Écluse-du-Moulin, à Chazelles-sur-Lavieu (Loire).

 

 

  • Période de floraison : Ce conifère étant dioïque, il faut un arbre mâle et un arbre femelle pour obtenir des fruits, sans intérêt esthétique mais indispensable pour la reproduction.

 

 

  • Rusticité : Jusqu’à -10°C mais, par expérience, en moyenne montagne, à 1000 mètres d’altitude, un sujet de 12 ans mesurant 1,20 m de hauteur a pu supporter -20°C pendant trois semaines en le protégeant de la neige sur 80 cm à 1 m à partir de la base du sujet.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Très difficile.

 

 

  • Sol : Acide, riche et surtout légèrement humide en été. Occasionnellement, l’arbre supporte d’être immergé pendant une courte période.

 

 

  • Exposition : Mi-ombre.

 

 

  • Semis/ plantation : Au printemps, à l’étouffée, sous une température ambiante de + 20°C.

 

 

  • Conduite de culture : Protéger du soleil et du froid pendant 3 à 5 années en maintenant le sol légèrement humide et une ambiance de brouillard dans son environnement.

 

 

  • Maladies et parasites courants : Aucun à ce jour.

 

Fiche réalisée par Albert Gouby, SNHF, section Arbres et arbustes d’ornement.

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