Principaux types : Seul L. indica est cultivé sous nos latitudes. On peut citer également L. speciosa, originaire d’Asie tropicale, et donc moins adapté à nos climats. À part le nom commun, l’espèce n’a aucun lien avec le lilas commun.
Utilisations :En isolé, ou en alignement en région Sud particulièrement. Vous pouvez admirer ses différents coloris le long des routes à Dax dans les Landes.
DESCRIPTION
Origine : Chine, mais c’est le naturaliste suédois Karl von Linné (1707-1778) qui a baptisé l’espèce Lagerstroemia indica en l’honneur d’un de ses amis, le botaniste Magnus Lagerström, et parce que la plante avait été récoltée en Inde.
Principales caractéristiques : Le lilas des Indes peut atteindre 3 à 4 m de hauteur. Ses couleurs passent du blanc pur au pourpre en passant par le rose et le lilas. Il est vivace dans le midi de la France.
Toutes les variétés de L. indica sont identiques, avec des fleurs ourlées et chiffonnées.
Période de floraison : De juin à octobre. Plus la fleur est foncée plus la floraison est tardive. Début juillet en Ile-de-France (particulièrement ‘Kimono’ d’un blanc pur, ‘Soir d’été’ aux fleurs roses ou ‘Périgord pourpre’ à la floraison rouge intense).
Une gamme de couleurs sans cesse enrichie de nouveautés, plus rustiques et encore plus florifères : ‘Pecharmant’ (mauve), ‘Yang Tse’ (rouge cramoisi), ‘Margaux’ (rouge profond) et ‘Red Rocket’ (rouge cerise).
Rusticité : Le lilas des Indes craint les fortes gelées et la sécheresse.
CULTURE
Niveau de difficulté : Les fleurs ont besoin d’une lumière très forte pour bien s’épanouir, c’est pourquoi il est considéré comme plante d’orangerie au Nord de la Loire.
Sol : Léger, bien drainé et riche en humus.
Exposition : Très ensoleillée à l’abri du grand vent.
Semis/plantation : Le semis est conseillé seulement aux professionnels car les plantes issues de semis ne fleurissent qu’après plusieurs années. La multiplication se fait surtout par boutures de pousses aoûtées à chaud au printemps. Vous pouvez aussi acquérir des plantes en conteneurs. Lorsque les gelées ne sont plus à craindre, mettre en pleine terre, prévoir un grand trou et enterrez la plante au niveau du collet.
Bien arroser et pailler les premières années au Nord de la Loire.
Conduite de culture : Tailler très court les rameaux en février-mars, ne laisser que 5 à 6 bourgeons et supprimer les brindilles. Fertiliser avec un engrais complet au printemps. Arroser par temps sec.
Maladies et parasites courants : – Oïdium par temps humide (traiter avec du soufre ou un produit fongicide pour rosiers).
– Rouille possible en août.
Principaux types : Nombreuses variétés horticoles aux teintes variées : blanc pur, rose, jaune d’or, rouge orangé plus ou moins soutenu.
Utilisations :En massif de pleine terre ou en bac sur les balcons et terrasses.
DESCRIPTION
Origine : Amérique tropicale où il pousse dans les taillis et les savanes.
Principales caractéristiques : Le lantanier est un arbuste vivace, à feuillage persistant et aux rameaux légèrement épineux. Les feuilles ovales, ridées et vert foncé dégagent une odeur forte. Les fleurs tubulaires, de couleur jaune virant au rouge, sont disposées en inflorescences denses. C’est une plante toxique.
Période de floraison : Toute l’année dans sa terre d’origine. Sous nos latitudes, de juin jusqu’aux gelées.
Rusticité : Non rustique, le lantana nécessite des températures de 8 à 10°C minimum. Chez nous il est cultivé comme une annuelle en pleine terre, hormis sur le pourtour méditerranéen dans des sites protégés, où il peut être vivace. À noter que dans les pays chauds, le lantanier peut devenir envahissant.
CULTURE
Niveau de difficulté : Facile.
Sol : Le lantanier supporte les terrains secs même calcaires.
Exposition : Ensoleillée. Résiste aux embruns maritimes.
Semis/plantation : La multiplication se fait par bouturage de rameaux semi-lignifiés en août-septembre, à une température de 20°C. Les plants en godets passent l’hiver en serre avant d’être installés en mai dans les massifs dès qu’il refait suffisamment chaud.
Conduite de culture : Les jeunes plants sont espacés de 30 à 40 cm dans les massifs. Pour obtenir des pieds bien touffus, il est recommandé de pincer les extrémités des branches pour stimuler la ramification. La culture peut se faire toute l’année en pot moyennant un hivernage dans un endroit abrité. Les plants sur tiges sont soit cultivés en bac soit plantés en pleine terre en mai avant d’être arrachés puis rempotés en octobre pour passer l’hiver au chaud dans une serre ou une véranda.
Maladies et parasites courants : Acariens, aleurodes et pucerons.
Nom latin :Prunus lusitanica, du nom d’une ancienne province romaine, la Lusitanie, située au sud-ouest de la péninsule ibérique, à l’emplacement de l’actuel Portugal.
Famille botanique : Rosacées. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le laurier du Portugal n’a botaniquement rien à voir avec le laurier-sauce, utilisé en cuisine, qui appartient à la famille des Lauracées. Il appartient au genre Prunus comme le laurier-cerise ou laurier palme (Prunus laurocerasus).
Principaux types : Outre le laurier du Portugal commun, il existe des variétés horticoles telles que P. lusitanica ‘Angustifolia’, ‘Myrtifolia’ (feuilles plus petites) ou ‘Variegata’ (feuillage panaché).
Utilisations :En isolé, en massif, en haie libre ou taillée et en bac sur un balcon. On peut le tailler en topiaires (notamment sous forme de boule assez compacte avec la variété ‘ Myrtifolia’. Il peut aussi devenir un arbre de 6 à 10 m de haut comme on peut en voir à l’Arboretum de Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine).
DESCRIPTION
Origine : Le Portugal, l’Espagne et l’archipel de Macaronésie (Açores, Madère, Canaries, Cap-vert). Il fut introduit dans les jardins en Angleterre en 1648.
Principales caractéristiques : Le laurier du Portugal a un port buissonnant de forme naturelle conique. Sa croissance est lente. Il peut atteindre 3 à 6 m de haut pour 1 à 2m de large en une dizaine d’années. Son feuillage est persistant, vert foncé. Les feuilles coriaces, lancéolées et très légèrement dentées sont luisantes sur le dessus et plus claires et ternes en dessous. Les pétioles sont rougeâtres. Ces caractères confèrent à cet arbuste une certaine élégance que n’a pas son cousin le laurier palme.Les fleurs blanches, groupées en épis d’une dizaine de centimètres, sont mellifères et attirent les abeilles. Pour profiter du spectacle, taillez en fin d’hiver et même après la floraison.
Les fruits rouges puis noirs, de la taille de petites cerises apparaissent en septembre octobre.
Période de floraison : Mai.
Rusticité :P. lusitanica peut supporter des températures de -15°C mais il préfère les régions à climat doux et humide. Dans les régions froides, le placer dans un endroit abrité et s’il est en bac ou en pot, ces derniers doivent être protégés.
Toxicité : Feuilles et baies sont toxiques.
CULTURE
Niveau de difficulté : Facile.
Sol : Le laurier du Portugal apprécie les terrains frais, bien drainés, plutôt légers, même calcaires.
Exposition : Plein soleil mais peut aussi se développer en situation ombragée.
Semis/plantation : Le semis s’effectue en automne, le bouturage en été à partir de tiges aoûtées ou semi-aoûtées. Planter de septembre en mars en apportant dans du compost.
Conduite de culture : Le laurier du Portugal demande très peu d’entretien. Pensez à bien l’arroser à la plantation puis modérément la première année pour assurer la reprise. La croissance est très lente.
Maladies et parasites courants : L. lusitanica résiste très bien aux maladies mais peut subir des attaques de parasites tels que pucerons et otiorhynques. Ces derniers, de la famille des charançons, ne sortent que la nuit où ils sont très actifs. Ils dévorent les feuilles en faisant des petits trous ronds à la manière d’un poinçon.
Famille botanique : Lauracées comme le sassafras des Iroquois.
Utilisations : Décoration des parcs en végétation libre ou en topiaires, des allées, des cours, des terrasses, en conteneur ou en bac. Il peut être taillé en cône ou en pyramide. On extrait une huile essentielle de ses baies et ses feuilles sont utilisées en cuisine.
DESCRIPTION
Origine : Également appelé laurier noble ou laurier d’Apollon, ce bel arbre des régions méditerranéennes et du Proche-Orient, se distingue par son tronc droit son feuillage persistant et sa ramure touffue. Dans l’Antiquité, il jouissait d’une grande réputation en médecine. Il était employé lors des sacrifices et offert en présent aux prêtres et aux héros comme symboles de gloire. Le baccalauréat en est une réminiscence de langage.
Principales caractéristiques : Arbre rustique d’une dizaine de mètres de hauteur sous nos latitudes, sensible aux grands froids (la plupart ont gelé en 1956 et 1985) qui l’obligent à repartir de la souche.
Certains lauriers s’entourent parfois d’un semis naturel extraordinaire. C’est une aubaine… Les jeunes plants à racine pivotante doivent être soigneusement prélevés puis repiqués. Il est possible que le froid facilite la germination car en 1985 une abondante levée de printemps fut observée.
La culture en pot et en topiaire est une spécialité belge depuis le XVIIe siècle et une culture industrielle avec ses variétés et son savoir-faire mondialement reconnus entre Bruges et Gand depuis longtemps.
Période de floraison : Les fleurs sont petites, en grappe et le fruit est bacciforme ovoïde. Elles éclosent au printemps.
Rusticité : Les plants en pot ou en bac doivent être rentrés l’hiver en serre froide.
CULTURE
Sol :Mélange terreux du type chrysanthème pour les plantes en pots ou conteneurs. Sol meuble pour les plantations en pleine terre.
Exposition : Plein soleil. Sous les climats chauds et secs en été, prévoir des poteries un peu plus grandes et placer des feuilles isolantes sur la paroi pour éviter un choc thermique sur les racines.
Semis/plantation : Le semis est certainement le moyen le plus facile de reproduire cette espèce. Pour obtenir une bonne levée des graines fraîches, faites-les tremper au préalable dans de l’eau pendant une journée pour ramollir le tégument. Le semis peut se faire en plaque à alvéoles de 3 cm de diamètre dans un mélange pour semis ou bouturage.
Le bouturage de pousses aoûtées est possible à froid sous abri, en décembre. Il est recommandé d’utiliser des auxines (hormones végétales) pour favoriser l’enracinement. Ce mode de reproduction se comprend surtout pour l’usage ornemental qui implique une sélection rigoureuse de pieds mères de grande qualité de végétation, de résistance à la culture en pot, d’uniformité et de beauté du feuillage.La plantation se fait soit en pot pour la décoration des cours, des balcons ou des allées, soit en pleine terre.
Conduite de culture :
– En pot, les plants sont taillés régulièrement pour maintenir les formes que l’on a choisi de leur donner. Ils sont rempotés dans des conteneurs relativement petits pour leur volume. Le diamètre des pots augmentera avec l’âge. Le mélange terreux comprendra du terreau, de la terre de jardin, du sable et une fertilisation de base. L’arrosage et la fertilisation seront réguliers.
– En pleine terre, le laurier-sauce devient un arbuste, puis un arbre à grand développement. Il faut prévoir un espace assez important s’il n’est pas taillé. Arroser après sa plantation et pendant les périodes très sèches jusqu’à son acclimatation réussie.
Maladies et parasites courants : Le psylle du laurier (Trioza alacris), qui enroule le bord des feuilles, la chenille défoliatrice, plusieurs cochenilles ou encore le puceron s’attaquent au laurier.
Utilisations : Culture en pleine terre (massif, bordures), en pot ou en jardinière. La lavande s’utilise en infusion, en huile essentielle, en cuisine (liqueur, arôme), en parfumerie. Son nectar produit un miel doux et parfumé.
DESCRIPTION
Origine : Ouest du bassin méditerranéen, Inde.
Principales caractéristiques : La lavande est un sous-arbrisseau vivace de 30 cm à 1,20 m de hauteur à branches fines ligneuses au feuillage touffu, dense, persistant, composé de feuilles linéaires vertes à grises argentées. Parfumées et mellifères, ses fleurs bleues à violacées, sont regroupées en épis terminaux.
Période de floraison : De juin à août.
Rusticité : Bonne résistance au froid.
CULTURE
Niveau de difficulté : Assez facile.
Sol : Neutre à calcaire, mais aussi acide (pour L. stoechas et viridis), léger, bien drainé, ordinaire à pauvre.
Exposition : Plein soleil.
Semis/plantation : En juillet, semez 4 ou 5 graines par godet rempli de terreau. Le bouturage se pratique en août. Pour cela, coupez des tiges de 10 à 15 cm de long, retirez les feuilles sur la moitié inférieure, piquez les boutures à mi-hauteur dans des pots remplis de terreau, maintenez humide et protégez du froid. Plantez printemps suivant en pleine terre, en pot ou en jardinière.
Conduite de culture : – En bordures, creusez des trous tous les 40 cm, mettez les plants en place et arrosez.
– En massif, plantez 3 à 4 pieds au m²,Pincez les tiges pour favoriser la ramification la première année, et arrosez par forte chaleur.
En mars, taillez vos lavandes en les rabattant d’un tiers et en respectant leur forme arrondie. Comme avec le thym, qui appartient à la même famille, ne taillez pas le vieux bois car il ne possède pas de bourgeons pour repartir. Enfin, n’oubliez pas couper les fleurs fanées.
Maladies et parasites courants : Phytoplasme du Stolbur (transmis par les cicadelles), ainsi que Botrytis, côté champignon. Chenilles, punaises de la lavande et aphrophores sont les principaux ravageurs.
Récolte : Le matin par temps sec, coupez les tiges fleuries et faites-les sécher à l’ombre.
Feuillage et fruits de liquidambars. Wendy Cutler sous licence CC
Nom latin : Liquidambar sp.
Famille botanique : Hamamélidacées.
Principaux types : Il existe plusieurs espèces de Liquidambar : L. acalycina (Chine), L. formosana (Chine-Formose), L. orientalis (Turquie) et L. styraciflua (États-Unis).
On dénombre également beaucoup d’hybrides horticoles : L. formosana ‘Monticola’, L. styraciflua ‘Anja’, ‘Burgundy’, ‘Gum Ball’, ‘Andrew Hewson’, ‘Pendula’, ‘Rotundiloba’, ‘Silver king’, ‘Variegata’, ‘Splendor’, ‘Worplesdon’…
Utilisations : En isolé de préférence, sur un terrain adapté à leur taille, pour mieux admirer la splendeur de ces arbres en automne.
DESCRIPTION
Origine : Chine, Formose, Asie Mineure, Amérique du Nord selon les variétés. Liquidambar signifie en espagnol « ambre liquide », allusion à la résine balsamique de couleur ambre qui s’écoule de son tronc.
Principales caractéristiques : La hauteur de ces arbres au port pyramidal est très variable. L. styraciflua atteint généralement 20 m dans nos régions mais certains cultivars sont plus petits : 2 m pour ‘Gum Ball’ et 12 m pour ‘Burgundy’. L. orientalis plafonne à 8 m et L. formosana ne dépasse pas 18 mètres. Tous les liquidambars ont un feuillage caduc, aux couleurs jaunes, rouge, orange. Tous arborent un feuillage magnifique aux coloris variés en automne. L’écorce produit le styrax, une résine balsamique utilisée en pharmacie et en médecine après broyage. La floraison ne présente aucun intérêt particulier au plan esthétique. Les fleurs donnent des fruits en forme de boule hérissée qui ressemble à ceux du platane.
Rusticité : Très bonne pour les styraciflua (américains), moyenne pour les orientalis et acalycina. Attention aux gelées tardives pour les bourgeons de feuilles. Plus fragile en altitude, maximum 600 mètres pour les formosana et pas plus de -15°C sur quelques jours seulement.
CULTURE
Niveau de difficulté : Facile.
Sol :De préférence acide ou neutre et bien drainé. Si le sol est profond, le liquidambar supporte le calcaire.
Exposition : Situation bien ensoleillée de préférence.
Semis/plantation : Sous châssis froid, en container, bouture verte en juillet-août. Arroser à la plantation et durant la première année ou achat de sujets plus âgés.
Conduite de culture : Garder le sol humide, surtout la première année. Une fois bien implantés les liquidambars ne demandant quasiment pas d’entretien.
Famille botanique : Liliacées comme le lis ou la tulipe.
Principaux types : Groupe de vivaces à feuillage persistant comportant peu d’espèces (L. spica ta, L. graciles…).
Utilisations : En bordure de massifs d’arbustes comme couvre-sol ou en taches de plusieurs sujets au milieu d’autres vivaces.
DESCRIPTION
Origine : Chine, Japon, Corée, Vietnam.
Principales caractéristiques : La liriope est une plante vivace à feuillage persistant dotée d’un rhizome charnu et renflé. Les feuilles linéaires, vert vif, mesurent 30 cm de long pour 1 cm de large environ. Les inflorescences sont des épis d’environ 45 cm de haut portant de nombreuses fleurs violacées en clochettes.
La variété ‘Silvery sunproof’ à feuilles panachées est moins vigoureuse.
Liriopé est l’une des neuf nymphes de la mythologie grecque. Elle fut notamment la mère de Narcisse, autre personnage mythologique célèbre pour s’être noyé en contemplant son visage dans l’eau. Et qui donna lui aussi son nom à une autre plante non moins célèbre.
Période de floraison : Septembre-octobre.
Rusticité : Très résistante aussi bien au froid qu’à la chaleur.
CULTURE
Niveau de difficulté : Très facile. Les liriopes devraient être beaucoup plus employées qu’elles ne le sont actuellement !
Sol : Tous types de terrains sous réserve qu’ils soient bien drainés. La liriope supporte un peu le calcaire.
Exposition : Ensoleillée ou mi-ombre.
Semis/plantation : La multiplication se fait par division de touffes au printemps (plus facile pour les jardiniers amateurs) ou par semis en automne.
Conduite de culture : Planter les liriopes en les séparant de 40 à 50 cm les unes des autres dans un sol bien drainé, meuble dans lequel on apportera un peu de compost. Arroser et pailler lors du premier été pour assurer une bonne reprise.
Maladies et parasites courants : Aucun à ce jour.
Fiche rédigée par Claude Ferry, SNHF, pour la section Plantes vivaces.
Nom latin : Lupinus x russelii (variété horticole).
Famille botanique : Fabacées (anciennement Légumineuses).
Principaux types botaniques :
– Lupinus polyphylus Lindl. (ouest des États-Unis d’Amérique),
– Lupinus arboreus (côte pacifique des États-Unis d’Amérique),
– Lupinus angustifolius L. (France, côte méditerranéenne).
Utilisations : Massifs, «mixed borders», devant une haie, en groupe de huit à dix, de couleur uniforme ou en mélange pour obtenir un bel effet. Plantez-les en compagnie de géraniums vivaces, d’achillées, de pavots, d’hostas…
DESCRIPTION
Origine : Georges Russel, citoyen britannique, surnommé The Lupin Man of York, débuta, dans les années 1920, la création de lupins interspécifiques à partir de L. polyphyllus et L. arboreus et sans doute d’autres espèces. Il pratiqua cette activité pendant près de vingt ans, laissant les bourdons polliniser les lupins, de manière naturelle. Par contre il pratiquait une sélection drastique sur les obtentions en conservant uniquement les vivaces dont les couleurs couvraient une large gamme allant du bleu-violet au rouge vif en passant par le jaune, l’orange et le rose.
Principales caractéristiques : Les lupins de Russell sont des plantes vivaces, d’un mètre de haut environ, caractérisées par des hampes florales de grandes dimensions (20 à 40 cm). Les couleurs, vives, vont du violet au bleu en passant par le rouge vif ou le blanc. La floraison en massif est très spectaculaire.
Période de floraison : Mai à juillet. Remontée possible en automne en coupant les hampes défleuries.
Rusticité : Les lupins vivaces sont rustiques, toutefois une couche de paillis sur la souche débarrassée de ses feuilles sèches lui permet de mieux supporter les hivers très rigoureux.
CULTURE
Niveau de difficulté : Facile.
Sol : Impérativement acide, bien drainé, et pas trop riche..
Exposition : Ensoleillée.
Semis/plantation : Semis en godet ou directement en place. La floraison intervient l’année suivante. Les touffes peuvent rester en place trois à quatre ans, après quoi elles pourront être déplacées après division à l’automne. Il est possible de les bouturer en mai/juin.
Conduite de culture : Quatre pieds au mètre carré permettent un bon développement. Les lupins ne demandent pas une grande fertilisation car comme les légumineuses, ils ont tendance à enrichir le sol en azote. Les besoins en eau sont limités sauf sécheresse extrême.
Maladies et parasites courants : Peu sensibles aux maladies sauf l’oïdium (éliminer les feuilles atteintes en fin de saison, attaquées par les pucerons). Les limaces mangent les jeunes plants.
Fiche rédigée par Alain le Borgne de la section Plantes vivaces de la SNHF.
Pour en savoir plus
– Field Guide to North American Wildflowers-Western Region, R. Spellenberg, A. A. Knopf, New York,
– Guide de la Flore Méditerranéenne, I. et P. Schönfelder, Hatier,
– www.westcountrylupins.co.uk (the National collection of lupins).
Principaux types : Il existe plusieurs variétés de menthe verte, également appelée menthe douce, menthe en épi ou menthe romaine. Les plus courantes sont :
– la menthe poivrée (M. spicata var. piperata), très riche en menthol,
–la menthe crépue ou crispée (var. crispata),
– la menthe marocaine (var. nanah).
DESCRIPTION
Origine : Incertaine. Selon certains botanistes, elle serait le résultat d’une hybridation très ancienne entre la menthe à feuilles rondes (M. rotundifolia) et la menthe sylvestre, ou menthe à feuilles longues, (M. longifolia).
Le nom de cette plante aromatique réputée, Mentha, vient du grec minthe et du latin menta. Spicata signifie « en épis ». Menthê est le nom d’une nymphe dont s’éprit Hadès, le dieu des enfers, époux de Perséphone (Proserpine dans le panthéon romain), qui le surprit en plein ébats amoureux. Furieuse, Perséphone jeta sa rivale à terre et la piétina. Menthê fut alors transformée en menthe par Hadès.
Principales caractéristiques : Plante vivace buissonnante (hauteur comprise entre 30 et 60 cm), parfumée et mellifère, à croissance rapide. Les fleurs sont de couleur rose à mauve pâle.
Rusticité : Supporte bien le froid.
Qualités nutritives : Les feuilles fraîches s’utilisent en cuisine ou pour faire des sirops. La menthe est aussi cultivée pour la production d’huile essentielle nettement moins chargée en menthol. Elle est aussi séchée, pour être utilisée en herboristerie.
CULTURE
Niveau de difficulté : Facile.
Sol : Riche, profond et frais. La menthe n’aime pas les sols calcaires.
Exposition : Soleil et mi-ombre.
Semis/plantation : Par semis sous serre en mars-avril, ou directement en place en mai-juin. Mélangez les graines avec du sable ainsi que du charbon de bois pulvérisé pour éviter la fonte des semis.
Il est aussi souvent plus facile de la multiplier par bouturage (en août/septembre) ou en plantant des fragments de rhizomes que l’on prélève sur les vieilles souches. On peut aussi diviser les touffes au printemps.
Conduite de culture : Attention la menthe est très envahissante ! Plantez-la loin de la camomille, car ces deux plantes aromatiques ne font pas bon ménage. En revanche, leur association est très appréciable en tisane ! En pot, choisissez des récipients profonds pour lui permettre de bien s’installer. Rempotez-la chaque année.
Il est conseillé de la renouveler tous les ans et de ne pas la replanter au même endroit durant 5 à 6 ans.
Maladies et parasites courants : Sensible aux acariens, chenilles, et nématodes. En cas d’humidité excessive, elle peut être sujette à l’oïdium, au mildiou ou la rouille (Puccinia mentha).La menthe éloigne pucerons, fourmis, moustiques et certains rongeurs.
Récolte : La meilleure période se situe juste avant la floraison, si possible le matin.
Principales caractéristiques : Ce sont des arbres qui peuvent atteindre 12 m de hauteur. Les jeunes rameaux sont anguleux et recouverts d’un duvet argenté.Les feuilles, très légères, mesurent 7 à 12 cm de longueur. Elles se divisent une première fois, en 15 à 20 ramifications qui portent elles-mêmes 30 à 45 paires de folioles linéaires de 4 mm de longueur, veloutées à leur formation. Le feuillage peut être vert ou bleuté. Les fleurs, délicieusement odorantes, apparaissent en grandes panicules de petites boules jaunes et parfumées, à l’extrémité des branches.
La fructification se fait en gousses glabres, parfois glauques. Les graines, très allongées, sont noires.
Période de floraison : Janvier, février et mars.
Rusticité : En principe, le mimosa de Nice n’est pas rustique mais supporte néanmoins des températures négatives jusqu’à -5 °C. Il a la capacité de repartir du pied même si la ramure est gelée sous forme de buissons serrés qui se protègent les uns des autres. Ces derniers peuvent alors devenir envahissants.
CULTURE
Niveau de difficulté : Facile.
Sol : Sol acide, siliceux, caillouteux, bien drainé.
Exposition : Plein soleil.
Semis/plantation : Pour le semis, faites d’abord tremper vos graines, dès la récolte, dans de l’eau chaude. Semez en sol léger, sablonneux et acide. La plantation s’effectue au mois de février, à exposition plein sud ou à l’ombre légère de pins maritimes.
Conduite de culture : De nombreux mimosas de Nice sont greffés sur Acacia retinodes, le mimosa des 4 saisons, plus résistant aux pH supérieurs à 6. Songez, par conséquent, à protéger le point de greffe.Vu le caractère invasif de cette plante, notamment dans les régions méridionales (ailleurs les mimosas gèlent avant de devenir envahissants), n’hésitez pas à installer des barrières anti-rhizomes comme pour le bambou.
Maladies et parasites courants : La cochenille floconneuse (Icerya purchasi) est une habituée du mimosa. L’ennemi principal de ce parasite, la coccinelle Novius cardinalis, ne résiste, hélas, pas au froid.
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