Hosta

InAweofGod’sCreation sous licence CC.
  • Nom latin : Hosta sp.

 

  • Famille botanique : Liliacées ou Asparagacées (selon le classement phylogénétique APG III).

 

  • Principaux types : Les cultivars sont extrêmement nombreux (plus de 3000 !). Ils diffèrent par la forme, la taille et la couleur des feuilles. L’intérêt horticole des hostas réside dans l’énorme variété de leur feuillage, ainsi que leurs fleurs blanches ou mauve pâle portées par de longues hampes.

 

  • Utilisations : Massifs, sous-bois ou zones humides, rocaille pour les hostas de très petite taille.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Les hostas, qui furent longtemps appelées «funkias», nous viennent d’Extrême-Orient (Japon, Chine, Corée). Les Japonais nomment ces plantes «Giboshi». Elles sont cultivées dans ce pays depuis fort longtemps comme en atteste leur représentation sur d’anciennes estampes. Les premiers spécimens furent rapportés en Europe par le botaniste P.F. von Siebold.

 

  • Principales caractéristiques : Les hostas se développent en touffes dont les dimensions vont de quelques dizaines de centimètres à plus d’un mètre. Les feuilles sont rondes, lancéolées, nervurées (d’où leur nom anglais « plantain lily »). Leur couleur épouse toutes les nuances du vert uni au panaché de blanc, jaune, doré.

 

  • Période de floraison : Fin de l’été.

 

  • Rusticité : Les hostas sont des plantes vivaces, herbacées, qui perdent leurs feuilles en hiver. Elles sont extrêmement rustiques, capables de résister à des températures inférieures à -15 voire -20 °C. Cette aptitude explique leur prolifération dans les jardins du Canada, du nord-est des États-Unis et du nord de l’Europe.

 

CULTURE

Dave Shafer sous licence CC.
  • Niveau de difficulté : La culture des hostas est très facile. Ce sont des plantes accommodantes aussi bien en pleine terre qu’en pot, elles peuvent rester en place plusieurs années de suite.

 

  • Sol : Neutre à légèrement acide. Les hostas se développent très bien dans les sols lourds et argileux à condition qu’ils restent humides pendant l’été.

 

  • Exposition : La quasi-totalité des hostas sont des plantes d’ombre à mi-ombre. Toutefois les variétés à feuilles claires réussissent mieux au soleil. Hosta plantaginea, d’origine chinoise, produit de volumineuses hampes florales blanches très parfumées en exposition ensoleillée. Les hostas à feuillage bleu doivent en général être cultivés à l’ombre sinon leur couleur vire au vert.

 

  • Semis/ plantation : De nombreux pépiniéristes proposent des hostas, cela permet d’acheter la variété et le coloris de votre choix. Vous pourrez multiplier les hostas par division de touffes soit en fin d’été, soit au début de printemps. Coupez la touffe avec un couteau désinfecté à l’alcool. Chaque morceau doit comporter au moins deux « yeux » pour que la reprise soit assurée. Vous pourrez également trancher une grosse touffe d’un coup de bêche ! Il est possible de récolter les graines après la floraison, le semis réussit bien mais les plantes obtenues sont souvent très éloignées de celles d’origine !

 

  • Conduite de culture : Associez les hostas avec des graminées, des fougères, des astilbes, des hémérocalles, des arbustes (érable, cornouiller…), prévoyez l’emplacement et l’espacement selon le développement futur. Un peu d’engrais à diffusion lente chaque printemps associé à un bon paillage (et une solution anti-limace) assureront un développement durable. Bien sûr, il faudra arroser surtout si vous vos hostas sont cultivés en pots.

 

  • Maladies et parasites courants : Hormis les ravages causés par les escargots et les limaces, les hostas n’ont pas d’ennemis et pas de maladies.

 

 

Fiche rédigée par Claude Ferry, SNHF, pour la section Plantes vivaces

 

Pour en savoir plus :
– Société québécoise des hostas et hémérocalles,

Trésors végétaux venus du japon – les hostas, Thibaut Dartois, Publication SNHF, 2012.

Les hostas, Jane Phillips, 2006.

Hydrangea anomala

Variété ‘Petiolaris’. A. Barra sous licence CC
  • Famille botanique : Hydrangeacées.

 

  • Utilisations : Comme arbuste isolé, pour orner un mur ombragé, une ruine ou le tronc d’un vieil arbre et toute position en succédané du lierre.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Japon, île Sakhaline (Russie), Corée.

 

  • Principales caractéristiques : L’Hydrangea anomala peut grimper et s’accrocher jusqu’à 25 m de haut grâce à ses racines aériennes. Les feuilles, caduques, sont arrondies et vert foncé. Les inflorescences en corymbes plats, sont blanc crème, et portent de grandes fleurs stériles.

    Quelques variétés :
    – ‘Firefly’ : feuillage vert vif marginé de jaune beurre et larges ombelles de fleurs blanches (hauteur : 25 m) ;

    – ‘Petiolaris’ : feuillage vert foncé et larges ombelles de fleurs blanches (hauteur : 25 m) ;

    – ‘Silver Lining’ : feuillage vert pâle marginé de crème et larges ombelles de fleurs blanches (hauteur : 25 m).

 

  • Période de floraison : De juin aux premières gelées selon les variétés.

 

  • Rusticité : En Asie, cet Hydrangea supporte des températures hivernales de -25 °C.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Relativement faciles à cultiver en pleine terre, si ses besoins sont respectés.

 

  • Sol : Apprécie les sols acides, riches et frais. Les terres trop lourdes doivent être allégées au moyen de sable et de compost mature..

 

  • Exposition : Les Hydrangeas ont besoin d’humidité à proportion de la chaleur et de l’ensoleillement auxquels ils sont soumis. H. ‘Petiolaris’ apprécie l’ombre.

 

  • Semis/ plantation : La plantation s’effectue en période de repos végétatif, soit d’octobre à avril selon les régions et jamais pendant un épisode de gel. Humidifiez chaque pot avant la plantation qui doit intervenir le plus rapidement possible après l’achat. Si le terrain est alcalin, ou calcaire (pH supérieur à 7), creusez une fosse que vous remplirez de terre de bruyère. Si le terrain est naturellement acide, il convient de creuser un trou double de celui du pot acheté, d’y jeter du compost mature, et quelques poignées de poudre d’os ou de corne broyée et de remplir le trou avec de l’eau. Pendant que l’eau s’infiltre, vous aurez le temps de retirer le pot pour constater la compacité de la motte racinaire qu’il faut ouvrir, soit par lacération latérale, soit par découpe en quatre par le dessous de la motte. Il est alors temps de planter en positionnant le collet de la motte au niveau du sol du jardin. Ramenez ensuite la terre en la compactant suffisamment autour de la plante puis arrosez de nouveau pour vous assurer les racines adhèrent bien aux particules du sol. Quelques arrosages lors du premier débourrement printanier favoriseront la croissance racinaire.

 

  • Conduite de culture : Adaptez l’arrosage à la capacité drainante du terrain, de l’ensoleillement et de la pluviométrie. H. anomala étant sensible à la sécheresse, sa vulnérabilité sera encore plus grande s’il est cultivé en pot. Apportez l’eau au pied de l’arbuste et jamais par aspersion : cela pourrait abîmer les inflorescences et favoriser l’apparition des maladies. L’eau calcaire est peu recommandée, privilégiez l’eau de pluie collectée dans un récupérateur d’eau.

    La fertilisation n’est pas à négliger si vous voulez que la plante puisse donner le meilleur d’elle-même. L’apport de compost mature est la meilleure solution. Il existe, en jardinerie, des engrais spéciaux pour «hortensias».

 

  • Maladies et parasites courants : Comme tous les hydrangéas, H. anomala est sensible à l’oïdium qu’il faut traiter au moyen de fongicide à base de soufre. En cas d’extrême humidité estivale, la plante peut être atteinte par la « pourriture grise » (botrytis) ou par des taches foliaires. Il est alors vivement recommandé de supprimer les parties malades, de combattre la stagnation d’eau, de traiter au permanganate de potassium et de désinfecter les outils. Dès la fin de l’hiver, la taille des vieilles fleurs et des tiges mortes contribue à assainir la plante.

 

 

Fiche rédigée par Frédéric Pernel, SNHF, section Art des jardins .

 

Pour en savoir plus :
Les hortensias avec succès, Corinne Mallet, Rustica, 1997, 63 p.

Hydrangea, répertoire international des noms des cultivars, Association Shamrock, Collection nationale (CCVS), 2004-2005, 73 p.

– Arbustes, Ulmerium Plantes de jardin, Didier Willery, Ulmer, 2012, pp. 134-141.

Hydrangéa arborescent

La variété ‘Invincible’ ou ‘Invincibelle’ est souvent surnommée l’« Annabelle rose ». Marc Mennessier.
  • Nom latin : Hydrangea arborescens.

 

  • Famille botanique : Hydrangeacées.

 

  • Utilisations : Comme arbuste isolé, pour orner le pied d’un mur, en alignement, en parterre de sous-bois frais.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Originaire des bois de l’est et du sud-est des Etats-Unis d’Amérique, H. arborescens est l’un des rares représentants non asiatiques du genre.

 

  • Principales caractéristiques : Arbuste buissonnant à feuilles caduques et aux inflorescences portant de grandes fleurs stériles en larges ombelles (ou corymbes) rondes blanches ou rosées. Sa hauteur peut atteindre 1,20 m. Les feuilles sont caduques.

    Les principales variétés disponibles sont :
    – ‘Annabelle’ : Grandes inflorescences blanches (hauteur : 1,50 m) ;

    – ‘Bella-Anna’ : inflorescences rose foncé (hauteur : 1,20 m) ;

    – ‘Grandiflora’ : inflorescences blanches, verdâtres (hauteur : 1,20 m) ;

    – ‘Invincible’ (« Annabelle rose ») : obtenu en 2011, inflorescences rose pâle (hauteur : 1,50 m).

 

  • Période de floraison : De mai à juillet.

 

  • Rusticité : Aux États-Unis, H. arborescens supporte des températures hivernales jusqu’à -25°C. En cas de gelées durables, les anciennes tiges gèlent et de nouvelles pousses repartent de la souche.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Relativement facile à cultiver en pleine terre et en pot, si ses besoins sont respectés.

 

  • Sol : Apprécie les sols acides, riches et frais. Les terres trop lourdes doivent être allégées au moyen de sable et de compost mature.

 

  • Exposition : Les H. arborescens ont besoin d’humidité et d’ombre.

 

  • Semis/ plantation : La plantation s’effectue en période de repos végétatif, soit d’octobre à avril selon les régions et jamais pendant un épisode de gel. Humidifiez chaque pot avant la plantation qui doit intervenir le plus rapidement possible après l’achat. Si le terrain est alacalin, ou calcaire (pH supérieur à 7), creusez une fosse que vous remplirez de terre de bruyère. Si le terrain est naturellement acide, il convient de creuser un trou double de celui du pot acheté, d’y jeter du compost mature, et quelques poignées de poudre d’os ou de corne broyée et de remplir le trou avec de l’eau.

    Pendant que l’eau s’infiltre, vous aurez le temps de retirer le pot pour constater la compacité de la motte racinaire qu’il faut ouvrir, soit par lacération latérale, soit par découpe en quatre par le dessous de la motte. Il est alors temps de planter en positionnant le collet de la motte au niveau du sol du jardin. Ramenez ensuite la terre en la compactant suffisamment autour de la plante puis arrosez de nouveau pour vous assurer les racines adhèrent bien aux particules du sol. Quelques arrosages lors du premier débourrement printanier favoriseront la croissance racinaire.

 

  • Conduite de culture : Adaptez l’arrosage à la capacité drainante du terrain, de l’ensoleillement et de la pluviométrie. H. arborescens étant sensible à la sécheresse, sa vulnérabilité sera encore plus grande s’il est cultivé en pot. Apportez l’eau au pied de l’arbuste et jamais par aspersion : cela pourrait abîmer les inflorescences et favoriser l’apparition des maladies. L’eau calcaire est peu recommandée, privilégiez l’eau de pluie collectée dans un récupérateur d’eau. 

    La fertilisation n’est pas à négliger si vous voulez que la plante puisse donner le meilleur d’elle-même. L’apport de compost mature est la meilleure solution. Il existe, en jardinerie, des engrais spéciaux pour «hortensias».

 

  • Maladies et parasites courants : Les hydrangéas sont sensibles à l’oïdium qu’il faut traiter au moyen de fongicide à base de soufre. En cas d’extrême humidité estivale, la plante peut être atteinte par la « pourriture grise » (botrytis) ou par des taches foliaires. Il est alors vivement recommandé de supprimer les parties malades, de combattre la stagnation d’eau, de traiter au permanganate de potassium et de désinfecter les outils. Dès la fin de l’hiver, la taille des vieilles fleurs et des tiges mortes contribue à assainir la plante.

 

 

Fiche rédigée par Frédéric Pernel, SNHF, section Art des jardins .

 

Pour en savoir plus :
Les hortensias avec succès, Corinne Mallet, Rustica, 1997, 63 p.

– Hydrangea, répertoire international des noms des cultivars, Association Shamrock, Collection nationale (CCVS), 2004-2005, 73 p.

Arbustes, Ulmerium Plantes de jardin, Didier Willery, Ulmer, 2012, pp. 134-141.

Hydrangea involucrata

peganum sous licence CC.
  • Nom latin : Hydrangea involucrata.

 

  • Famille botanique : Hydrangeacées.

 

  • Utilisations : Comme arbuste isolé, pour orner le pied d’un mur, en parterre de sous-bois frais.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Hydrangea involucrata est originaire du Japon.

 

  • Principales caractéristiques : La hauteur de l’arbuste est de 1,20 m avec un port compact. Il porte de grosses feuilles caduques, oblongues vert foncé et velues. Les inflorescences sont plates composées de fleurs stériles blanches, bleuâtres ou rose en périphérie et de fleurs fertiles centrales bleues. À noter la forme sphérique des boutons floraux semblables à ceux des pivoines.Quelques variétés :
    – ‘Gyokudank’ : fleurs blanches et doubles,

    – ‘Hortensis’ : panicules roses,

    – ‘Yoraku Tama’ : panicules aux fleurs doubles rose nacré,

    – ‘Viridescens’ ou ’Mitoritama’ : panicule bleu et vert.

 

  • Période de floraison : De juin aux premières gelées.

 

  • Rusticité : Au Japon, H. involucrata supporte des températures hivernales de -24 °C. En pareil cas, les anciennes tiges gèlent et de nouvelles repoussent sur la souche.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Les Hydrangea sont relativement faciles à cultiver en pleine terre et en grand pot, si leurs besoins sont respectés.

 

  • Sol : Apprécie les terrains acides, riches et frais. Les sols trop lourds doivent être allégés au moyen de sable et de compost mature.

 

  • Exposition : H. involucrata a besoin d’humidité et d’ombre.

 

  • Semis/ plantation : La plantation s’effectue en période de repos végétatif, soit d’octobre à avril selon les régions et jamais pendant un épisode de gel. Humidifiez chaque pot avant la plantation qui doit intervenir le plus rapidement possible après l’achat. Si le terrain est alcalin, ou calcaire (pH supérieur à 7), creusez une fosse que vous remplirez de terre de bruyère. Si le terrain est naturellement acide, il convient de creuser un trou double de celui du pot acheté, d’y jeter du compost mature, et quelques poignées de poudre d’os ou de corne broyée et de remplir le trou avec de l’eau.Pendant que l’eau s’infiltre, vous aurez le temps de retirer le pot pour constater la compacité de la motte racinaire qu’il faut ouvrir, soit par lacération latérale, soit par découpe en quatre par le dessous de la motte. Il est alors temps de planter en positionnant le collet de la motte au niveau du sol du jardin. Ramenez ensuite la terre en la compactant suffisamment autour de la plante puis arrosez de nouveau pour vous assurer les racines adhèrent bien aux particules du sol. Quelques arrosages lors du premier débourrement printanier favoriseront la croissance racinaire.

 

  • Conduite de culture : Adaptez l’arrosage à la capacité drainante du terrain, de l’ensoleillement et de la pluviométrie. H. involucrata étant sensible à la sécheresse, sa vulnérabilité sera encore plus grande s’il est cultivé en pot. Apportez l’eau au pied de l’arbuste et jamais par aspersion : cela pourrait abîmer les inflorescences et favoriser l’apparition des maladies. L’eau calcaire est peu recommandée, privilégiez l’eau de pluie collectée dans un récupérateur d’eau.La fertilisation n’est pas à négliger si vous voulez que la plante puisse donner le meilleur d’elle-même. L’apport de compost mature est la meilleure solution. Il existe, en jardinerie, des engrais spéciaux pour «hortensias».

 

  • Maladies et parasites courants : Comme tous les hydrangéas, H. involucrata est sensible à l’oïdium qu’il faut traiter au moyen de fongicide à base de soufre. En cas d’extrême humidité estivale, la plante peut être atteinte par la « pourriture grise » (botrytis) ou par des taches foliaires. Il est alors vivement recommandé de supprimer les parties malades, de combattre la stagnation d’eau, de traiter au permanganate de potassium et de désinfecter les outils. Dès la fin de l’hiver, la taille des vieilles fleurs et des tiges mortes contribue à assainir la plante.

 

 

Fiche rédigée par Frédéric Pernel, SNHF, section Art des jardins .

 

Pour en savoir plus :
Les hortensias avec succès, Corinne Mallet, Rustica, 1997, 63 p.

Hydrangea, répertoire international des noms des cultivars, Association Shamrock, Collection nationale (CCVS), 2004-2005, 73 p.

Arbustes, Ulmerium Plantes de jardin, Didier Willery, Ulmer, 2012, pp. 134-141.

Hélianthe scrofuleux

Joshua Mayer sous licence CC.
  • Nom latin : Helianthus strumosus.

 

  • Famille botanique : Astéracées (anciennement composées).

 

DESCRIPTION

  • Origine : Est de l’Amérique du Nord, apparaît en France à partir du XVIe siècle, sans connaître un véritable développement.

 

  • Principales caractéristiques : L’hélianthe scrofuleux est une plante vivace très rustique aux longues tiges pouvant dépasser les 2,50 m de haut. C’est une autre variante du tournesol avec le topinambour dont il est très proche. La fleur, petite et jaune, ne produit pas de graines sous notre climat. Les feuilles ovales sont rêches au toucher. La plante produit des rhizomes tubérisés en forme de fuseaux lisses et beaucoup plus réguliers que ceux du topinambour.

 

  • Rusticité : Très bonne résistance au froid.

 

CULTURE

  • Sol : Tous les terrains lui conviennent, même les plus pauvres, sauf ceux qui sont trop acides.

 

  • Exposition : Ensoleillée de préférence.

 

  • Multiplication : Au printemps, plantez les tubercules à 10 cm de profondeur non sans avoir préalablement apporté du compost pour obtenir un meilleur rendement. Binez au début de la végétation.

 

  • Conduite de culture : L’hélianthe ne demande aucun entretien en particulier si ce n’est le buttage des jeunes plantes quand elles atteignent 20 à 30 cm de hauteur pour améliorer la résistance au vent. Beaucoup de qualités mais un gros défaut : il est envahissant ! Le moindre morceau de tubercule oublié repart l’année suivante. Par conséquent mieux vaut le planter dans un endroit à part du jardin. De cette façon, il restera toujours dans le sol assez de bulbilles pour assurer une production d’année en année sans qu’il soit nécessaire de replanter.

 

  • Maladies et parasites courants : Aucun à ce jour si ce n’est les lapins friands des jeunes pousses et les mulots gourmands des racines.

 

  • Récolte : Elle intervient 7 mois après la plantation au fur et à mesure des besoins jusqu’au printemps suivant. Le mieux est de pailler pendant les grands froids pour faciliter l’arrachage. Les tubercules déterrés ne se conservent pas en cave et craignent le gel. Ils sont donc à consommer rapidement.

 

  • Côté cuisine : Riche en vitamines B, cet aliment énergétique est conseillé aux diabétiques car son taux de glucose est quasiment nul. Le cuire avec des feuilles de sauge, le déguster froid en vinaigrette, en soupe ou sauté en accompagnement. S’il rappelle le goût du topinambour, il est cependant plus fin et plus onctueux.

 

 

Fiche rédigée par Jean-Marc Muller, SNHF, section Jardins potagers et fruitiers.

Hydrangéa paniculé

Variété ‘Vanille Fraise’. Leonora (Ellie) Enking sous licence CC.
  • Nom latin : Hydrangea paniculata.

 

  • Famille botanique : Hydrangeacées.

 

  • Utilisations : Comme arbuste isolé, pour orner le pied d’un mur, en parterre de sous-bois frais.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Hydrangea paniculata est originaire du sud et de l’est de la Chine ainsi que des îles de Sakhaline et d’Hokkaido (Japon) où on le trouve souvent au bord des cours d’eau.

 

  • Principales caractéristiques : Arbuste buissonnant, à feuilles caduques et aux inflorescences en cône (panicules), qui peut culminer jusqu’à 6 m de haut. Les feuilles sont caduques. Les fleurs peuvent être roses ou blanches avec une tendance à changer de nuance au fil de la saison. Enfin, c’est l’un des hydrangéas les plus résistants à la sécheresse.

    Les variétés les plus cultivées sont :
    – ‘Big Ben’ : panicules lâches et longues, fleurs blanches puis roses (Hauteur : 1,80 m).

    – ‘Bobo’ : panicules compactes de fleurs blanches puis roses (Hauteur : 1,20 m).

    – ‘Daruma’ : petites panicules de fleurs blanches (Hauteur : 1,00 m).

    – ‘Diamant Rouge’ : panicules arrondies de fleurs blanchâtres passant au cramoisi (Hauteur : 1,50 m).

    – ‘Early Sensation’ : panicules lâches blanches puis roses (Hauteur : 2,00 m).

    – ‘Everest’ : très grandes panicules de fleurs blanc verdâtre (Hauteur : 2,00 m).

    – ‘Grandiflora’ : inflorescences en panicule blanc rosé (Hauteur : 2,00 à 3,00 m).

    – ‘Great Star’ : port lâche, panicules de fleurs blanches en étoiles (Hauteur : 2,00 m).

    – ‘Kyushu’ : très grandes panicules blanc crème de 25 à 30 cm de long (Hauteur : 2,00 m).

    – ‘Limelight’ : grosses panicules vertes puis blanc crème (Hauteur : 2,50 m).

    – ‘Melody’ : longues panicules pointues constellées de fleurs blanches (Hauteur : 2,00 m).

    – ‘Pink Diamond’ : panicules rose pâle et nouveau bois de couleur rouge (Hauteur : 2,50 m).

    – ‘Pinky-Winky’ : panicules en pointe, rose et blanc (Hauteur : 1,20 m).

    – ‘Praecox’ : panicules lâches, blanches, sépales dentés (Hauteur : 1,50 m).

    – ‘Silver Dollar’ : panicules blanches de juin à septembre, port érigé (Hauteur : 1,50 m).

    – ‘Tardiva’ : grosses panicules blanches (Hauteur : 1,50 m).

    – ‘Unique’ : longues panicules blanc crème (Hauteur : 2,00 m).

    – ‘Vanille Fraise’ : panicules rose clair (Hauteur : 2,50 m).

 

  • Période de floraison : D’août aux premières gelées selon les espèces.

 

  • Rusticité : Au Japon, ces arbustes supportent des températures hivernales de -25 °C. En pareil cas, les anciennes tiges gèlent et de nouvelles repoussent sur la souche.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Relativement faciles à cultiver en pleine terre et en grand pot, si ses besoins sont respectés.

 

  • Sol : Apprécie les sols acides, riches et frais. Les terres trop lourdes doivent être allégées au moyen de sable et de compost mature.

 

  • Exposition : Les H. paniculata ont besoin d’humidité à proportion de la chaleur et de l’ensoleillement qu’ils reçoivent. Toutefois, leurs couleurs et leur évolution au fil de l’été sont plus marquées en exposition ensoleillée. À défaut, la plante cherchera la lumière et perdra en compacité et en floraison. Mais, répétons-le, au grand soleil, le sol doit rester frais, c’est-à-dire suffisamment humide.

 

  • Semis/plantation : La plantation s’effectue en période de repos végétatif, soit d’octobre à avril selon les régions et jamais pendant un épisode de gel. Humidifiez chaque pot avant la plantation qui doit intervenir le plus rapidement possible après l’achat. Si le terrain est alacalin, ou calcaire (pH supérieur à 7), creusez une fosse que vous remplirez de terre de bruyère. Si le terrain est naturellement acide, il convient de creuser un trou double de celui du pot acheté, d’y jeter du compost mature, et quelques poignées de poudre d’os ou de corne broyée et de remplir le trou avec de l’eau. Pendant que l’eau s’infiltre, vous aurez le temps de retirer le pot pour constater la compacité de la motte racinaire qu’il faut ouvrir, soit par lacération latérale, soit par découpe en quatre par le dessous de la motte. Il est alors temps de planter en positionnant le collet de la motte au niveau du sol du jardin. Ramenez ensuite la terre en la compactant suffisamment autour de la plante puis arrosez de nouveau pour vous assurer que les racines adhèrent bien aux particules du sol. Quelques arrosages lors du premier débourrement printanier favoriseront la croissance racinaire.

 

  • Conduite de culture : Adaptez l’arrosage à la capacité drainante du terrain, de l’ensoleillement et de la pluviométrie. H. paniculata étant sensible à la sécheresse, sa vulnérabilité sera encore plus grande s’il est cultivé en pot. Apportez l’eau au pied de l’arbuste et jamais par aspersion : cela pourrait abîmer les inflorescences et favoriser l’apparition de maladies. L’eau calcaire est peu recommandée, privilégiez l’eau de pluie collectée dans un récupérateur d’eau.

    La fertilisation n’est pas à négliger si vous voulez que la plante puisse donner le meilleur d’elle-même. L’apport de compost mature est la meilleure solution. Il existe, en jardinerie, des engrais spéciaux pour « hortensias ».

 

  • Maladies et parasites courants : Les hydrangéas sont sensibles à l’oïdium qu’il faut traiter au moyen de fongicide à base de soufre. En cas d’extrême humidité estivale, la plante peut être atteinte par la « pourriture grise » (botrytis) ou par des taches foliaires. Il est alors vivement recommandé de supprimer les parties malades, de combattre la stagnation d’eau, de traiter au permanganate de potassium et de désinfecter les outils. Dès la fin de l’hiver, la taille des vieilles fleurs et des tiges mortes contribue à assainir la plante.

 

 

Fiche rédigée par Frédéric Pernel, SNHF, section Art des jardins .

 

Pour en savoir plus :

 Les hortensias avec succès, Corinne Mallet, Rustica, 1997, 63 p.

Hydrangea, répertoire international des noms des cultivars, Association Shamrock, Collection nationale (CCVS), 2004-2005, 73 p.

– Arbustes, Ulmerium Plantes de jardin, Didier Willery, Ulmer, 2012, pp. 134-141.

Hydrangea quercifolia

Michele Dorsey Walfred sous licence CC.
  • Nom latin : Hydrangea quercifolia (du latin quercus qui signifie «chêne»).

 

  • Famille botanique : Hydrangeacées.

 

  • Utilisations : Comme arbuste isolé, pour orner le pied d’un mur, en parterre de sous-bois frais.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Cet Hydrangea est originaire des États-Unis d’Amérique où on le trouve souvent le long des berges des rivières.

 

  • Principales caractéristiques : Arbuste buissonnant pouvant atteindre 1 à 2 m de hauteur. Les feuilles sont caduques, de forme découpée et d’un vert moyen à clair. Les inflorescences en pointes (panicules) peuvent être roses ou blanches avec une tendance à changer de nuance au fil de la saison. Elles portent de grandes fleurs stériles.

    Quelques variétés :
    – ‘Burgundy’ : panicules blanches et feuillage prenant une couleur chatoyante en automne (hauteur : 1, 20 m),

    – ‘Harmony’ : très grosses panicules blanches et pesantes, grand feuillage virant au bronze en automne (hauteur : 1,80 m),

    – ‘Little Honey’ : son feuillage est d’un vert vif, les panicules sont blanches (hauteur : 1,30 m).

    – ‘Snowflake’ : c’est l’« hydrangea à feuille de chêne », ses panicules portent des fleurs doubles, blanches rosissant en automne (hauteur 1,25-1,50 m) ;

    – ‘Snowqueen Flemigea’ : ses grandes feuilles prennent de magnifiques couleurs d’automne jusqu’en décembre. Les branches possèdent une belle écorce squameuse. Les inflorescences sont blanches et rosissent en automne (hauteur : 1,25-1,50 m) ;

 

  • Période de floraison : De juin aux premières gelées selon les espèces.

 

  • Rusticité : Aux États-Unis, cet Hydrangea supporte des températures hivernales de -25 °C. En pareil cas, les anciennes tiges gèlent et de nouvelles repoussent sur la souche. H. quercifolia a besoin de chaleur en été, de sorte que la proximité d’un mur est une bonne option.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : H. quercifolia est relativement facile à cultiver en pleine terre et en grand pot, si ses besoins sont respectés.

 

  • Sol : Apprécie les sols acides, riches et frais. Les terres trop lourdes doivent être allégées au moyen de sable et de compost mature.

 

  • Exposition :  Les hydrangéas ont besoin d’humidité à proportion de la chaleur et de l’ensoleillement auxquels ils sont soumis. Toutefois, les couleurs et leur évolution, au fil de l’été, sont plus marquées en exposition ensoleillée.

 

  • Semis/plantation : La plantation s’effectue en période de repos végétatif, soit d’octobre à avril selon les régions et jamais pendant un épisode de gel. Humidifiez chaque pot avant la plantation qui doit intervenir le plus rapidement possible après l’achat. Si le terrain est alcalin, ou calcaire (pH supérieur à 7), creusez une fosse que vous remplirez de terre de bruyère. Si le terrain est naturellement acide, il convient de creuser un trou double de celui du pot acheté, d’y jeter du compost mature, et quelques poignées de poudre d’os ou de corne broyée et de remplir le trou avec de l’eau. Pendant que l’eau s’infiltre, vous aurez le temps de retirer le pot pour constater la compacité de la motte racinaire qu’il faut ouvrir, soit par lacération latérale, soit par découpe en quatre par le dessous de la motte. Il est alors temps de planter en positionnant le collet de la motte au niveau du sol du jardin. Ramenez ensuite la terre en la compactant suffisamment autour de la plante puis arrosez de nouveau pour vous assurer les racines adhèrent bien aux particules du sol. Quelques arrosages lors du premier débourrement printanier favoriseront la croissance racinaire.

 

  • Conduite de culture : Adaptez l’arrosage à la capacité drainante du terrain, de l’ensoleillement et de la pluviométrie. H. quercifolia étant sensible à la sécheresse, sa vulnérabilité sera encore plus grande s’il est cultivé en pot. Apportez l’eau au pied de l’arbuste et jamais par aspersion : cela pourrait abîmer les inflorescences et favoriser l’apparition des maladies. L’eau calcaire est peu recommandée, privilégiez l’eau de pluie collectée dans un récupérateur d’eau.

    La fertilisation n’est pas à négliger si vous voulez que la plante puisse donner le meilleur d’elle-même. L’apport de compost mature est la meilleure solution. Il existe, en jardinerie, des engrais spéciaux pour «hortensias».

 

  • Maladies et parasites courants : Comme tous les hydrangéas, H. quercifolia est sensible à l’oïdium qu’il faut traiter au moyen de fongicides à base de soufre. En cas d’extrême humidité estivale, la plante peut être atteinte par la « pourriture grise » (botrytis) ou par des taches foliaires. Il est alors vivement recommandé de supprimer les parties malades, de combattre la stagnation d’eau, de traiter au permanganate de potassium et de désinfecter les outils. Dès la fin de l’hiver, la taille des vieilles fleurs et des tiges mortes contribue à assainir la plante.

 

 

Fiche rédigée par Frédéric Pernel, SNHF, section Art des jardins .

 

Pour en savoir plus :

 Les hortensias avec succès, Corinne Mallet, Rustica, 1997, 63 p.

Hydrangea, répertoire international des noms des cultivars, Association Shamrock, Collection nationale (CCVS), 2004-2005, 73 p.

– Arbustes, Ulmerium Plantes de jardin, Didier Willery, Ulmer, 2012, pp. 134-141.

Hydrangea serrata

peganum sous licence CC
  • Nom latin : Hydrangea serrata.

 

  • Famille botanique : Hydrangeacées.

 

  • Utilisations : Comme arbuste isolé, pour orner le pied d’un mur, en parterre de sous-bois frais et humide.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Hydrangea serrata est originaire du Japon.

 

  • Principales caractéristiques : La hauteur de cet arbuste buissonnant, à port à la fois compact et dressé, varie entre 80 cm et 2,50 m, selon la variété. Les petites feuilles ovales et pointues sont d’un vert moyen. Elles sont caduques. Les inflorescences en corymbes plats, peuvent être roses, blanches ou pourpre avec une tendance à changer de nuance au fil de la saison. Elles portent de grandes fleurs stériles et de petites fleurs fertiles.

    Quelques variétés :

    – ‘Avelroz’ : inflorescences blanc rosé puis cramoisi (hauteur : 1,20 m),

    – ‘Belzonii’ : fleurs stériles périphériques bleu pâle et fleurs centrales bleu foncé, (hauteur : 2,00 m),

    – ‘Benigaku’ : les fleurs stériles sont rouges (hauteur : 1,20 m),

    – ‘Bluebird’ : les fleurs stériles sont bleu profond (hauteur : 1,50 m),

    – ‘Blue Deckle’ : fleurs bleu pâle (deux floraisons), feuillage automnal bronze (hauteur : 1,20 m),

    – ‘Grayswood’: les inflorescences comportent des fleurs stériles blanches, virant au rose puis au pourpre en périphérie, et de petites fleurs bleues au centre, devenant rose foncé (hauteur: 2,00-2,50 m),

    – ‘Kiyosumi’ : son feuillage est légèrement pourpré. Les inflorescences sont roses ou mauves (hauteur : 1,00 m),

    – ‘Preziosa’ : son port est dressé. Son feuillage est pourpre. Les inflorescences larges de 10 à 15 cm sont rondes variant du blanc au rouge dans la saison (hauteur : 1,20 m),

    – ‘Stellata rosea’ : inflorescences roses et étoilées (hauteur : 0,80 m).

 

  • Période de floraison : De juin aux premières gelées selon les espèces.

 

  • Rusticité : Au Japon, Hydrangea serrata supporte des températures hivernales de -20 °C. En pareil cas, les anciennes tiges gèlent et de nouvelles repoussent sur la souche.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Les Hydrangea sont relativement faciles à cultiver en pleine terre et en grand pot, si leurs besoins sont respectés.

 

  • Sol : Apprécie les sols acides, riches et frais. Les terres trop lourdes doivent être allégées au moyen de sable et de compost mature.

 

  • Exposition :  Les Hydrangea ont besoin d’humidité à proportion de la chaleur et de l’ensoleillement auxquels ils sont soumis. Toutefois, les couleurs et leur évolution, au fil de l’été, sont plus marquées en exposition ensoleillée.

 

  • Semis/plantation : La plantation s’effectue en période de repos végétatif, soit d’octobre à avril selon les régions et jamais pendant un épisode de gel. Humidifiez chaque pot avant la plantation qui doit intervenir le plus rapidement possible après l’achat. Si le terrain est alacalin, ou calcaire (pH supérieur à 7), creusez une fosse que vous remplirez de terre de bruyère. Si le terrain est naturellement acide, il convient de creuser un trou double de celui du pot acheté, d’y jeter du compost mature, et quelques poignées de poudre d’os ou de corne broyée et de remplir le trou avec de l’eau. Pendant que l’eau s’infiltre, vous aurez le temps de retirer le pot pour constater la compacité de la motte racinaire qu’il faut ouvrir, soit par lacération latérale, soit par découpe en quatre par le dessous de la motte. Il est alors temps de planter en positionnant le collet de la motte au niveau du sol du jardin. Ramenez ensuite la terre en la compactant suffisamment autour de la plante puis arrosez de nouveau pour vous assurer les racines adhèrent bien aux particules du sol. Quelques arrosages lors du premier débourrement printanier favoriseront la croissance racinaire.

 

  • Conduite de culture : Adaptez l’arrosage à la capacité drainante du terrain, de l’ensoleillement et de la pluviométrie. H. serrata étant sensible à la sécheresse, sa vulnérabilité sera encore plus grande s’il est cultivé en pot. Apportez l’eau au pied de l’arbuste et jamais par aspersion : cela pourrait abîmer les inflorescences et favoriser l’apparition des maladies. L’eau calcaire est peu recommandée, privilégiez l’eau de pluie collectée dans un récupérateur d’eau.
    La fertilisation n’est pas à négliger si vous voulez que la plante puisse donner le meilleur d’elle-même. L’apport de compost mature est la meilleure solution. Il existe, en jardinerie, des engrais spéciaux pour «hortensias».

 

  • Maladies et parasites courants : Comme tous les hydrangéasH. anomala est sensible à l’oïdium qu’il faut traiter au moyen de fongicide à base de soufre. En cas d’extrême humidité estivale, la plante peut être atteinte par la « pourriture grise » (botrytis) ou par des taches foliaires. Il est alors vivement recommandé de supprimer les parties malades, de combattre la stagnation d’eau, de traiter au permanganate de potassium et de désinfecter les outils. Dès la fin de l’hiver, la taille des vieilles fleurs et des tiges mortes contribue à assainir la plante.

 

Fiche rédigée par Frédéric Pernel, SNHF, section Art des jardins .

 

Pour en savoir plus :

 Les hortensias avec succès, Corinne Mallet, Rustica, 1997, 63 p.

Hydrangea, répertoire international des noms des cultivars, Association Shamrock, Collection nationale (CCVS), 2004-2005, 73 p.

– Arbustes, Ulmerium Plantes de jardin, Didier Willery, Ulmer, 2012, pp. 134-141.

Igname de Chine

Feuilles et tubercules d’igname de Chine. Wendell Smith/Jean-Marc Muller.
  • Nom latin : Dioscorea batatas syn D. polystachya.

 

  • Famille botanique : Dioscoréacées.

 

  • Utilisations : Le genre Dioscorea ainsi nommé en référence au médecin grec Dioscoride, rassemble près de 600 espèces différentes à travers le monde. Mais seul l’igname de Chine, plus petit et plus délicat, est cultivable en France.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Confondu souvent à tort avec la patate douce (Ipomaea batatas) qui appartient à la famille des Convolvulacées, comme le liseron, l’igname est originaire des régions tropicales. Il a été domestiqué en Afrique depuis au moins 6000 ans. Il est arrivé en France dans les années 1850 pour tenter de remplacer la pomme de terre décimée par le mildiou.

 

  • Principales caractéristiques : Les tiges de cette plante, grimpante, volubile, sans vrille peut atteindre jusqu’à 4 m de long. À leur sommet, les feuilles ont la pointe allongée, la base est en forme de cœur. De petites fleurs blanches, généralement stériles, apparaissent en grappe. La tige souterraine est pourvue de tubercules comestibles pouvant atteindre 60 à 90 cm de long pour un poids supérieur à 600 g.

 

  • Rusticité : Bonne résistance au froid.

 

  • Qualités nutritives : Ce légume doit impérativement être cuit pour être consommé car il contient un alcaloïde toxique, la dioscorine, qui se décompose sous l’effet de la chaleur. Sa chair blanche, farineuse, dont le goût rappelle celui de la noisette, se mange à la façon des pommes de terre, bouillie, en frite, en purée, en beignet ou en chips pour l’apéritif. Pauvre en matière grasse, riche en vitamine C et B, l’igname a une grande valeur nutritionnelle. Comme la patate douce, le taro et le manioc, il contient beaucoup d’amidon.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : De culture très simple, l’igname allie l’originalité des légumes exotiques et l’intérêt d’une bonne production. Son cycle de culture est plutôt long, de 7 à 8 mois.

 

  • Sol : La terre doit être profondément ameublie et bien enrichie.

 

  • Exposition : Bien ensoleillée et plutôt abritée.

 

  • Semis/plantation : La seule méthode de multiplication possible consiste à planter des tubercules, entiers ou coupés en tronçons, directement en pleine terre dès le printemps à 10 ou 12 cm de profondeur comme pour les pommes de terre. Il est aussi possible de les mettre à germer dans des pots avec un bon terreau de rempotage. Les installer dans un endroit chaud et bien exposé à la lumière. Les mettre en place mi-mai quand les gelées ne sont plus à craindre, à 80 cm minimum les uns des autres. Arroser généreusement pour une parfaite reprise. L’igname de chine peut être cultivée sur des buttes de 30 à 40 cm, ce qui rendra la récolte moins fastidieuse.

 

  • Conduite de culture : L’entretien est quasi inexistant, si ce n’est que l’igname demande beaucoup de chaleur et d’humidité. D’où la nécessité de bien arroser, surtout en période de sécheresse. Pour favoriser le développement de la plante, il ne faut pas la laisser courir au sol, mais la palisser à l’aide de tuteurs croisés.

 

  • Maladies et parasites courants : Cochenilles et nématodes peuvent attaquer la plante. Des champignons, anthracnose et cercosporiose sont aussi à craindre surtout sur les cultures destinées à l’alimentation.

 

  • Récolte/ productivité : La récolte se fait lorsque les feuilles jaunissent à partir de novembre, au fur et à mesure des besoins. Pour avoir de gros tubercules, il est possible d’attendre la deuxième année. Il faut creuser à 50 cm au minimum. L’arrachage doit se faire avec délicatesse, car l’igname est fragile et casse facilement.

 

Fiche rédigée par Claude Ferry et Jean-Marc Muller, SNHF, section Jardins potagers et fruitiers.

Ipomée pourpre

Rafael Jiménez sous licence CC.
  • Nom latin : Ipomea purpurea, syn. Pharbitis hispida, syn. Convolvulus purpuraeus.

 

  • Famille botanique : Convolvulacées.

 

  • Principaux types : Le genre Ipomea comprend un grand nombre d’espèces très différentes, annuelles ou vivaces. Ce sont surtout des plantes grimpantes mais certaines sont arbustives. Nous ne parlerons ici que du volubilis dont il existe de nombreuses variétés horticoles aux coloris variés, rouge étoilé, bleu clair, blanc au cœur cramoisi, bleu ciel veiné et strié de blanc pur, etc.…

 

  • Utilisations : Pour garnir les treillages, grillages, balcons et assemblages de bambous.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Amérique méridionale.

 

  • Principales caractéristiques : L’ipomée est une plante annuelle à tiges volubiles, à feuilles alternes et cordiformes, s’élevant à 2,5 ou 3 mètres. Les fleurs, en entonnoir, mesurent 4 à 5 centimètres de diamètre et offrent une gamme de couleurs très variée. Une fois fécondées, elles donnent des fruits capsulaires à 3 ou 4 lobes.L’épanouissement des corolles commence à l’aube et ne dure que jusqu’à 9 ou 10 heures du matin, un peu plus si le temps est couvert.

 

  • Période de floraison : De juillet à septembre-octobre.

 

  • Rusticité : L’ipomée ne supporte pas le gel et demande un arrosage régulier en été.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile.

 

  • Sol : Préfère les terrains légers mais humifères.

 

  • Exposition : Ensoleillée de préférence.

 

  • Semis/plantation : Le semis se fait le plus souvent en place en avril-mai. La végétation est très rapide. On peut également semer plus tôt en godet et sous abri puis mettre en place les plants en mai dès que le risque de gelée n’est plus à craindre.

 

  • Conduite de culture : Le semis peut être fait soit en poquets soit en ligne avec 40 à 50 graines au mètre linéaire pour avoir une bonne garniture. Tenir une bonne humidité au pied des plantes, celles-ci s’attachent seules aux supports.

 

  • Maladies et parasites courants : Les escargots et limaces peuvent faire quelques dégâts en début de végétation. À l’automne, l’oïdium peut se développer sur le feuillage.

 

Fiche rédigée par Claude Ferry, SNHF, section Fuchsia et Pélargonium.

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