Mimosa pudique ou sensitive

Mimosa pudique dans son milieu naturel. Manuel m. v. sous licence CC.
  • Nom latin : Mimosa pudica.

 

  • Famille botanique : Fabacées (anciennement légumineuses). Le mimosa pudique n’appartient pas à la même famille que le mimosa de Nice (Acacia dealbata) lequel a usurpé le terme «mimosa» dans sa dénomination vernaculaire.

 

  • Principaux types : Si le genre Mimosa comprend plusieurs espèces, le mimosa pudique, ou sensitive, ne présente ni variétés, ni cultivars.

 

  • Utilisations : Plante d’appartement ou de serre sous nos latitudes.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Amérique Centrale, mais l’espèce est largement répandue dans toutes les zones tropicales.

 

  • Principales caractéristiques : Ce sous-arbrisseau épineux, de 50 à 70 cm de hauteur, à faible longévité, est souvent cultivé en annuelle. Charmant, avec ses feuilles alternes, vert clair, très divisées, qui ressemblent à des feuilles de fougère. Le pétiole et les feuilles sont articulés si bien qu’au moindre souffle, au moindre contact, elles se replient prestement et s’abaissent. Un quart d’heure plus tard, elles reprennent leur position. D’où son nom de sensitive.Les fleurs, aux étamines roses n’attirent pas vraiment le regard.

 

  • Période de floraison : Été.

 

  • Rusticité : Aucune résistance au froid.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Moyenne.

 

  • Sol : Plante cultivée en pot, en sol à pH acide, très poreux.

 

  • Exposition : Pleine lumière.

 

  • Semis/plantation : Semez les graines tous les printemps, en serre chaude (20°C). Rempotage en février, en godet ou directement dans un pot où elle restera un an.

 

  • Conduite de culture : Au chaud (la température doit être supérieure à 18°C) et à l’abri des courants d’air. Arrosez régulièrement.

 

  • Maladies et parasites courants : Pas de parasites, hormis des pucerons et des araignées rouges

 

Fiche rédigée par Françoise Brivet, SNHF, section Arbres et arbustes d’ornement.

Muflier ou gueule-de-loup

Rob Bertholf sous licence CC.
  • Nom latin : Antirrhinum majus.

 

  • Famille botanique : Scrofulariacées comme les molènes et la digitale.

    Principaux types botaniques :

    Antirrhinum majus, plante endémique des Pyrénées orientales, à fleurs roses/pourpres.

    Antirrhinum latifolium(Mill.), plante endémique du bassin méditerranéen, à fleurs jaunes.

 

  • Utilisations : Également appelés «mufles de lion» ou «gueules-de-loup», les mufliers sont utilisés en massifs, rocailles, jardinières et comme fleurs à couper. Leur taille, selon les variétés, est comprise entre 15 et 150 centimètres. Leur parfum est délicat, ce sont des plantes mellifères.

 

DESCRIPTION

  • Origine : A. majus et A. latifolium sont d’origine méditerranéenne. Il existe également deux espèces nord-américaines. Les mufliers sont cultivés dans nos jardins depuis le XVIe siècle. Ce qui explique qu’il en existe de très nombreux cultivars.

 

  • Principales caractéristiques : Compte tenu de leur origine, il s’agit de plantes vivaces mais gélives. Dans nos régions les mufliers sont donc cultivés comme annuels. La couleur des fleurs s’étend du blanc au rouge, passant par le jaune, l’orange, le mauve.

 

  • Période de floraison : Tout l’été, couper les fleurs fanées entretient et prolonge la floraison.

 

  • Rusticité : Ce sont des plantes de soleil, résistantes à la chaleur mais sensibles au froid. On peut tenter, en situation abritée ou en climat doux (températures ne descendant pas en dessous de -5°C), de protéger les touffes pendant l’hiver. On veillera à éviter tout excès d’humidité qui ferait pourrir la plante.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile.

 

  • Sol : À pH neutre, humifère, drainant et riche.

 

  • Exposition : Ensoleillée.

 

  • Semis/plantation : Les plantes fleurissant en été, semez au printemps en terrine puis repiquez en place en mai. Selon la taille de la plante adulte, les plants seront espacés de 20 à 40 centimètres. Une plantation un peu serrée fera toujours un bel effet en massif ou en jardinière

 

  • Conduite de culture : Les mufliers supportent bien le calcaire, un sol bien drainé leur convient, l’arrosage n’est nécessaire qu’en cas de grande sécheresse, par contre un apport d’engrais stimulera la floraison.

 

  • Maladies et parasites courants : Sensibles à l’oïdium, à la rouille, au mildiou et aux attaques de pucerons.

 

Fiche rédigée par Alain le Borgne, SNHF, section Plantes vivaces.

Myosotis

xulescu_g sous licence CC.
  • Nom latin : Myosotis alpestris.

 

  • Famille botanique : Borraginacées comme la bourrache et Ehretia dicksonii ou cabrillet à grandes feuilles.

 

  • Principaux types : Connu sous le nom de grémillet, scorpione ou oreille-de-souris, le myosotis des Alpes est une plante herbacée, à la longévité limitée, le plus souvent cultivée en bisannuelle. Mais il existe d’autres espèces comme le myosotis des bois (Myosotis sylvatica), le myosotis des marais (Myosotis scorpioides ou palustris) ou le myosotis du Caucase (Brunnera macrophylla).

 

  • Utilisations : Couramment utilisé en parterres de bisannuelles, il est le plus souvent associé aux bulbes printaniers (tulipes, narcisses, jacinthes…) voire aux autres bisannuelles (primevères, pâquerettes…). On le retrouve aussi en bordures, dans les rocailles ou les potagers et dans les compositions des bacs et jardinières sur balcons et terrasses.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Originaire d’Europe, le myosotis est souvent désigné par des phrases poétiques amoureuses : « Aimez-moi », « Souvenez-vous de moi » ou encore le fameux « Ne m’oubliez pas ». Devenue le symbole de la Société Alzheimer, sa jolie fleur nous invite à ne pas oublier les personnes atteintes de cette terrible maladie neurologique ainsi que leurs aidants.

 

  • Principales caractéristiques : De croissance rapide, le myosotis est une plante à l’aspect gracile, d’une hauteur de 15 à 30 cm, formant de petites touffes tapissantes voire très compactes chez les variétés naines. Ses feuilles persistantes, vertes, lancéolées et velues, regroupées en rosette sont aussi présentes sur les tiges florales. Les fleurs aériennes et champêtres, regroupées en petits bouquets, offrent plusieurs coloris (bleu, indigo, rose, blanc) et donnent des fruits à 4 carpelles.

 

  • Période de floraison : De mars à juin.

 

  • Rusticité : Bonne résistance au froid.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Très facile, ne demande pas d’entretien particulier.

 

  • Sol : Le myosotis s’accommode de tout type de sol, pourvu qu’il soit riche en humus et frais. Il peut être acide, ou neutre et même calcaire.

 

  • Exposition : Ensoleillée ou mi-ombre. On aura cependant soin d’éviter les expositions trop chaudes. Pour les situations ombragées et froides, optez pour le myosotis du Caucase.

 

  • Semis/plantation : Les semis s’effectuent de fin mai à juin-début juillet, suivis d’un repiquage en godet ou directement en place pour une floraison l’année suivante. Le meilleur moment de plantation reste l’automne, à raison de 10 à 15 plants au m2. On trouve aussi à la sortie de l’hiver, dans les points de vente, des plants en godet prêts à fleurir pour un effet décoratif immédiat.

 

  • Conduite de culture : Des semis spontanés sont possibles si les tiges florales fanées ne sont pas supprimées. Dans ce dernier cas, on veillera à ne pas arracher les jeunes plants et à les éclaircir après la levée. L’arrosage est superflu car le myosotis, une fois installé, n’en a pas besoin.

 

  • Maladies et parasites courants : Lors des fortes pluies d’été, on peut voir apparaître un feutrage blanc sur les feuilles, les jeunes pousses ou boutons floraux : il s’agit de l’oïdium ou « maladie du blanc ». En ce sens, on évitera une plantation serrée, afin de faciliter la circulation de l’air. On sera aussi attentif aux limaces et escargots, lesquels sont friands des jeunes plantes.

 

Fiche rédigée par Michel Grésille, SNHF, section Plantes vivaces.

Phormium ou lin de Nouvelle-Zélande

Phormium tenax ‘Sundowner’. Megan Hansen sous licence CC.
  • Nom latin : Phormium sp.

 

  • Famille botanique : Liliacées.

 

  • Principaux types : Plantes vivaces à feuillage persistant, cultivées pour leurs belles feuilles acuminées, se terminant en pointe fine. Le genre comprend deux espèces, Phormium tenax et P. cookianum à fleurs vert jaunâtre en été. La majorité des plantes disponibles dans le commerce sont des hydrides de ces deux espèces.

 

  • Utilisations : En pleine terre, en massif ou en isolé sur une pelouse mais aussi en bac pour terrasses et balcons. Certaines villes les ont adoptés pour garnir des ronds-points.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Nouvelle-Zélande.

 

  • Principales caractéristiques : Plante vivace formant une touffe de 2 m de haut sur 1,2 m de large à feuilles raides vert foncé. Il existe également plusieurs variétés aux feuilles rouges ou rayées verticalement de rouge, rose saumoné ou jaune.

    Les fleurs tubulaires sont rouge terne.

 

  • Période de floraison : Le phormium est surtout cultivé pour son feuillage attrayant. La floraison, discrète, s’étale de juin à septembre.

 

  • Rusticité : Semi-rustique, plante de bord de mer. Mais en région parisienne, les phormiums résistent bien depuis quelques années, les hivers n’étant plus trop froids.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Assez facile, surtout en bord de mer.

 

  • Sol : Frais mais bien drainé en zone froide, l’excès d’eau en hiver peut être fatal à la plante.

 

  • Exposition : Ensoleillée.

 

  • Semis/plantation : La multiplication s’effectue par division des touffes mais on peut également procéder par semis au printemps.

 

  • Conduite de culture : Plantation au printemps en espaçant les touffes de 80 cm à 1 m les unes des autres. Bien les arroser et pailler les premières années. Une fois bien implantés, les phormiums supportent le sec et nécessitent peu d’entretien.

 

  • Maladies et parasites courants : Les cochenilles farineuses peuvent s’attaquer à la plante, surtout à la base des feuilles.

 

Fiche rédigée par Claude Ferry, SNHF, pour la section Plantes vivaces.

 

Pour en savoir plus
– 38 000 plantes, SNHF, page 287, Édition 2001, Ulmer.

– Plantes et fleurs de jardin, 1990, Bordas.

Gesse

Les graines de gesses sont enfermées par 2 à 4 dans une petite gousse. Jean-Marc Muller/SNHF
  • Nom latin : Lathyrus sativus.

 

  • Famille botanique : Fabacées (anciennement Légumineuses)

 

DESCRIPTION

  • Origine : La gesse est plus connue sous le nom de « pois carré » ou de « févette ». Elle est originaire d’Asie, et se cultive facilement. C’est un des plus anciens légumes secs consommés par les humains.

 

  • Principales variétés : ‘Blanche commune’, ‘Blanche du Maroc’.

 

  • Caractéristiques : La plante, de type herbacée, munie de vrilles peut atteindre 50 cm de hauteur. Elle est cultivée pour ses graines d’un vert très pâle, enfermées par 2, 3 ou 4, dans une gousse courte mais plutôt large.

 

  • Rusticité : Annuelle, la gesse craint le gel et préfère les régions tempérées et humides. Attention aux périodes de sécheresse car elle craint le manque d’eau.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile.

 

  • Sol : Frais, léger et pas trop calcaire. Comme il s’agit d’une légumineuse, capable de fixer l’azote de l’air, il est inutile qu’il soit trop riche.

 

  • Semis/plantation : Elle s’effectue par semis, comme pour les pois, de février à juin en lignes espacées de 40 cm avec 1 grain tous les 3 ou 4 cm à une profondeur de 1 cm. Tassez avec le dos du râteau. Respectez un délai de trois ans minimum avant de cultiver la gesse au même endroit et évitez de l’associer aux alliacées (ail, oignon, ciboulette…).

 

  • Conduite de culture : Binez soigneusement 15 jours après la levée, et faire un léger buttage. Arrosez entre les rangs en cas de période sèche prolongée.

 

  • Récolte : Entre 3 et 4 mois suivant les semis au fur à mesure des besoins, la cosse doit être encore bien verte et les grains bien formés.Pour faire vos propres semences, repérez 2 ou 3 beaux pieds, récoltez les premières gousses bien mûres, laissez bien sécher, écossez et les conservez les graines 2 à 3 ans au réfrigérateur dans un bocal bien fermé.

 

  • Côté cuisine : Riche en protéines, acides gras insaturés et en antioxydants, la gesse se cuisine comme les fèves et les pois dont elle rappelle le goût. Mais attention, par prudence, mieux vaut cuire la gesse en 2 fois pour éliminer la lathirine, une substance neurotoxique, qui est neutralisée à 100°, (risque en cas de forte consommation soit plus de 30 % de l’alimentation…). Les gesses fraîches se congèlent très bien en gardant toutes leurs saveurs. En grains secs, les utiliser en purée ou en soupe.

 

Fiche rédigée par Jean-Marc Muller, SNHF, section Jardins potagers et fruitiers.

 

Pour en savoir plus
– 38 000 plantes, SNHF, page 287, Édition 2001, Ulmer.

– Plantes et fleurs de jardin, 1990, Bordas.

Mâche

Martin Malec sous licence CC.
  • Nom latin : Valerianella locusta.

 

  • Famille botanique : Caprifoliacées.

 

DESCRIPTION

  • Origine : La mâche, ou doucette, existe en Afrique du Nord et en Asie. Naturellement commune en Europe, elle est cultivée depuis le XVIIe siècle en France.

 

  • Principales variétés :
    – Plus résistantes au froid, feuillage vert foncé : ‘Verte de Cambrai’, ‘Coquille de Louviers’, ‘Baval’…

    – Plus précoces et ayant des feuilles plus grandes :  ‘À grosses graines’, ‘Pulsar’,….

    – Quelques variétés peuvent être récoltées toute l’année : ‘Cirilla’, ‘Palace’,…

 

  • Principales caractéristiques : La mâche forme des rosettes de petites feuilles spatulées qui se superposent. Si on la laisse monter, les petites fleurs sont disposées en cymes bleutées.

 

  • Rusticité : Plante résistante au froid mais sensible aux fortes chaleurs.

 

  • Qualités gustatives : Très appréciée en France où elle très consommée.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Assez facile, peu exigeante. Elle peut être cultivée en pot sur une terrasse.

 

  • Sol : Frais et ferme. Un griffage superficiel est suffisant. Labour et fertilisation inutile.

 

  • Exposition : Ombragée.

 

  • Semis/ plantation : Superficiel en ligne ou à la volée de la mi-juillet à l’automne mais elle peut être semée toute l’année. Après le semis, recouvrir très légèrement de terre fine et plomber le sol avec un râteau. Le sol doit rester humide pendant toute la période de germination-installation qui peut être assez longue. Cette fraîcheur, indispensable à la levée, peut être obtenue en ombrant avec des cagettes, particulièrement en cas de fortes chaleurs, ou avec des herbes sèches.

 

  • Conduite de culture : Maintenir le sol humide. En cas de froid intense, protéger les plants avec un voile d’hivernage.

 

  • Côté cuisine : La mâche a peu d’ennemis. Risque de fonte des semis si humidité est trop forte à l’installation. En cas d’oïdium (feuillage qui blanchit en été), arracher les plants malades.

 

  • Récolte : De l’automne au printemps. Toute l’année pour certaines variétés, en coupant les feuilles à la base ou en arrachant par le collet.

 

Fiche rédigée par Jean-Daniel Arnaud, SNHF, section Jardins potagers et fruitiers.

 

Pour en savoir plus
– 38 000 plantes, SNHF, page 287, Édition 2001, Ulmer.

– Plantes et fleurs de jardin, 1990, Bordas.

Mahonia à feuilles de houx

chipmunk_1 sous licence CC.
  • Nom latin : Mahonia aquifolium.

 

  • Famille botanique : Berberidacées.

 

  • Principaux types : On recense plusieurs espèces de mahonia ; M. aquifolium est l’espèce la plus cultivée.

 

  • Utilisations : En massifs parmi d’autres arbustes ou des plantes vivaces. Taillé régulièrement le mahonia fournit du feuillage pour l’art floral surtout pour le « verdurage » des moules destinés à être décorés pour l’art floral funéraire.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Ouest de l’Amérique du Nord.

 

  • Principales caractéristiques : Le mahonia est un arbuste à feuilles persistantes, brillantes et piquantes, virant au rouge en hiver. Particulièrement précoce, la variété ‘Winter Sun’ forme, dès le mois de février, des grappes dressées terminales de petites fleurs jaunes odorantes, d’environ 1 cm de large, suivies de baies bleu noir. Celles-ci nourrissent les oiseaux, surtout les merles en hiver. L’intérieur de l’écorce et le bois sont teintés de jaune.

 

  • Période de floraison : Février à avril.

 

  • Rusticité : Très rustique, cet arbuste résiste très bien au froid.

 

  • Toxicité connnue: Les fruits crus peuvent provoquer nausées et fièvres.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Très facile.

 

  • Sol : Tous types de terrains même calcaires.

 

  • Exposition : Mi-ombre à ensoleillée.

 

  • Semis/ plantation : Le semis naturel est très fréquent grâce à la dispersion des graines par les oiseaux. Plantation de jeunes plants à racines nues ou de plantes plus importantes cultivées en conteneurs. Celle-ci peut se faire à l’automne ou au printemps en espaçant les touffes d’environ 80 cm à 1 mètre les unes des autres. Veillez à bien arroser la première année.

 

  • Conduite de culture : Le mahonia peut être taillé toute l’année, sauf en période de froid. La taille se fait au ras du sol pour l’exploitation du feuillage, la plante émettant de nouvelles pousses.

 

  • Maladies et parasites courants : L’oïdium attaque souvent le feuillage en arrière-saison.

 

Fiche rédigée par Claude Ferry, SNHF, pour la section Arbres et arbustes d’ornement.

Marjolaine

Andreas Rockstein sous licence CC.
  • Nom latin : Origanum vulgare.

 

  • Famille botanique : Lamiacées, anciennement Labiacées.

 

  • Principaux types : La marjolaine ou origan appartient à un genre comprenant des plantes annuelles, vivaces ainsi que des sous-arbrisseaux à feuillage caduc.

 

  • Utilisations : Cultivée pour garnir les rocailles, talus et murets ou comme plante aromatique.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Bords nord-est de la Méditerranée.

 

  • Principales caractéristiques : La marjolaine est une plante vivace, à souche tapissante, d’une hauteur et d’une envergure comprises entre 40 et 50 cm. Les feuilles ovales, aromatiques, sont vert foncé. En été, les tiges ramifiées se parent de panicules de petites fleurs tubulées mauves. Une variété ‘Aureum’, à végétation plus basse, forme un tapis de feuilles jaune d’or, virant au vert jaune pâle en cours de végétation.

 

  • Période de floraison : Été.

 

  • Rusticité : Très résistante au froid et à la sécheresse.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile.

 

  • Sol : Tout terrain bien drainé même pauvre.

 

  • Exposition : Ensoleillée.

 

  • Semis/ plantation : La multiplication s’effectue par division des touffes au printemps ou par bouturage de pousses non fleuries en début d’été. Le semis se pratique à l’automne ou au printemps.

 

  • Conduite de culture : Pour la plantation en groupe, prévoir 3 pieds au mètre carré, pour la plantation en ligne espacer les plantes de 50 centimètres. Il est bon de diviser les touffes tous les 3 ans et de couper les tiges au ras du sol au printemps.

 

  • Maladies et parasites courants : Plante très résistante aux bioagresseurs.

 

Fiche rédigée par Claude Ferry pour la section plantes vivaces de la SNHF.

Marronnier d’Inde

Le marronnier d’Inde peut atteindre des dimensions impressionnantes. Rolf Dietrich Brecher
  • Nom latin : Aesculus hippocastanum.

 

  • Famille botanique : Sapindacées anciennement Hippocastanacées.

 

  • Principaux types : Le genre Aesculus regroupe des arbustes rustiques ou semi-rustiques à feuilles caduques. Il en existe de nombreuses espèces à port plus ou moins dressé, avec des floraisons de couleurs différentes. En dépit de la confusion souvent faite, le marronnier n’a aucun rapport avec le châtaignier.

 

  • Utilisations : Planté dans les parcs et grands jardins, mais aussi en bordure des grandes avenues et des mails urbains.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Introduit en France en 1615 en provenance de Constantinople par le botaniste Bachelier. Indigène en Albanie, Grèce et Asie mineure.

 

  • Principales caractéristiques : Le marronnier d’Inde est grand arbre à feuillage caduc pouvant atteindre jusqu’à 30 m de hauteur. Le tronc est recouvert d’une écorce grise aux teintes légèrement rouges qui se fissure et s’écaille avec l’âge. Les bourgeons très collants, à la fin de l’hiver, donnent naissance au printemps à des feuilles palmées, composées de 5 à 7 folioles sessiles d’une vingtaine de centimètres de long de couleur vert foncé virant au jaune à l’automne. Les fleurs pyramidales en panicules dressées coniques sont blanches teintées de jaune ou de rose. Après fécondation, elles forment de grosses graines brillantes et brun foncé – les fameux marrons- qui tombent au sol en septembre-octobre. Ces graines se logent dans un fruit épineux, ou bogue, d’environ 6 cm de diamètre.

 

  • Période de floraison : Mai ou juin.

 

  • Rusticité : Très résistant au froid.

 

CULTURE

Attaque de mineuse du marronnier. David Holt sous licence CC
  • Niveau de difficulté : Facile.

 

  • Sol : Fertile, frais et bien drainé. Cet arbre supporte mal les sols compactés mais tolère un peu d’acidité.

 

  • Exposition : Ensoleillée ou mi-ombre.

 

  • Semis/ plantation : La multiplication se fait par semis. Les arbres sont souvent démarrés en pépinière sur tige de 1,8 à 2 m de haut avant le départ des branches.

 

  • Conduite de culture : La plantation peut se faire à racines nues à l’automne de préférence. Pour un alignement, prévoir 8 à 10 m d’écartement entre deux sujets. Le trou doit être assez large et profond pour une bonne installation du système racinaire. S’il n’aime pas les étés très chauds et secs, le marronnier d’Inde supporte en revanche bien la taille.

 

  • Maladies et parasites courants : Originaire des Balkans, la mineuse du marronnier (Cameraria ohridella) est apparue en France pour la première fois en 1984 et s’est largement répandue depuis. La chenille de ce minuscule papillon creuse des galeries dans les feuilles qui sèchent et tombent prématurément.

 

Fiche rédigée par Claude Ferry, SNHF, pour la section Arbres et arbustes d’ornement.

 

Pour en savoir plus
Nos arbres venus d’ailleurs, Yves-Marie Allain et Joëlle Hocquard, Rustica Éditions, 2008.

 

 

Métaséquoia

Feuilles de métaséquoia fraîchement écloses au printemps. Wouter Hagens sous licence CC.
  • Nom latin : Metasequoia glyptostroboides.

 

  • Famille botanique : Taxodiacées ou Cupressacées. Comme l’indique son nom scientifique il a également beaucoup de points communs avec le Glyptostrobus, petit conifère à feuilles caduques du sud de la Chine.

 

  • Principaux types : Le genre Metasequoia ne comprend qu’une seule espèce.

 

  • Utilisations : Principalement comme arbre d’ornement dans les grands parcs et jardins.

 

DESCRIPTION

Fructification femelle ou cône de métaséquoia. Ruth Hartnup sous licence CC
  • Origine : Le premier spécimen trouvé en Chine, dans la province du Sichuan, fut identifié avec certitude en 1948 à partir de restes fossiles identifiés quelques années plus tôt sur l’île de Shikoku au Japon. D’autres exemplaires seront découverts par la suite dont certains atteignent 50 m de hauteur. À partir de cette date, des graines sont distribuées dans les jardins botaniques hors de Chine.

 

  • Principales caractéristiques : Le métaséquoia est un conifère caducifolié (à feuilles caduques) poussant dans les lieux humides, à l’instar du cyprès chauve (Taxodium distichum). Il se distingue de ce dernier par l’implantation de ses feuilles, bourgeons et écailles de cônes disposés, non en hélice, mais en paires opposées. Son houppier est conique avec une ramure ascendante. L’écorce orange brun se desquame puis se crevasse, présentant des arêtes souvent cannelées. Sa taille varie de 15 à 30 m pour un tronc de 80 cm de diamètre environ. Les feuilles, ou aiguilles, sont souples, vert tendre, plus pâles en dessous avec deux bandes de stomates, devenant brun rosé à l’automne, avant de tomber.

 

  • Période de floraison : En fin d’hiver, sur les rameaux de l’année précédente. Les cônes mâles sont jaune brun disposés en panicules pendantes de 25cm. Les cônes femelles qui apparaissent, souvent après des étés chauds, sur les branches du houppier supérieur, se présentent comme des petites boules laineuses. Les fruits verts virant ensuite au brun, sont portés par un long pédoncule.

 

  • Rusticité : Bonne résistance au froid sec.

 

CULTURE

Métaséquoia avec son feuillage d’automne. Andreas Rockstein sous licence CC.
  • Niveau de difficulté : Facile.

 

  • Sol : Pas d’exigence particulière.

 

  • Exposition : Soleil ou mi-ombre.

 

  • Semis/ plantation : Le métaséquoia pousse à l’état sauvage dans les lieux humides où il se dissémine par semis naturel de ses graines très fertiles. Les plants qui en sont issus présentent une grande variabilité génétique.Au jardin, on peut le reproduire par semis fin mars en sol léger et bien drainé. Maintenir une bonne humidité et protéger du soleil. Il est également possible de bouturer des rameaux lignifiés au printemps ou en automne. Trempez la base dans de l’hormone de bouturage.

 

  • Conduite de culture : Creuser un large trou de plantation et mélanger la terre avec un bon terreau. Le paillage permet de maintenir le sol frais et humide surtout les premières années, d’avril à mi-juillet.Le métaséquoia supporte la taille à effectuer si nécessaire en mars ou août.

 

  • Maladies et parasites courants : Aucun pour l’instant.

 

Fiche rédigée par Éliane de Bourmont, SNHF, section Arbres et arbustes d’ornement.

 

Pour en savoir plus
Arbres d’Europe, Keith Rusforth, éd. Delachaux et Niestlé, 2000.

Hommes & Plantes, revue du Conservation des collections végétales spécialisées, n° 34 et 55.

 

 

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