Les espèces d’hémérocalles adaptées aux climats moins cléments :
– H. altissima : (Rusticité -20 à -15°C) – Chine (Basse vallée du fleuve Yangzi), les graines ont été introduites aux États-Unis vers 1930. Racines épaisses à renflements. Feuilles non persistantes formant une touffe de 1,20 m de haut. Une tige florale d’au moins 2,20 m de haut divisée dans le quart supérieur, avec bractées de 10 cm. Floraison nocturne et tardive de septembre à octobre, fleurs en trompette, larges de 7,5 cm, jaune pâle, parfumées. Les gènes « haute taille », « floraison nocturne », « floraison tardive » et « parfum » sont dominants et ils ont été utilisés par les obtenteurs. L’espèce est à l’origine des hybrides aux fleurs de type « araignée ».
– H. citrina : (Rusticité -30 à -25°C) – Chine méridionale, introduite vers 1897. Parmi ses caractères : vigueur, rusticité, résistance à la sécheresse. Racines épaisses à renflements, passant de l’orange au brun avec l’âge. Larges feuilles non persistantes aux reflets bleuâtres, formant une touffe de 1,10 m de haut. Une tige florale de 1,20 m de haut divisée dans le quart supérieur produisant plus d’une soixantaine de fleurs de juin à août. Floraison nocturne mais s’ouvrant tôt dans l’après-midi, boutons floraux pourpre, fleurs en trompette large de 12 cm et longues de 17 cm, couleur jaune citron avec le revers des sépales, verdâtre. Cette espèce débute sa dormance tôt en fin d’été. Les obtenteurs ont utilisé le gène « parfum ». Les Chinois ont un usage gastronomique de ses boutons floraux séchés.
– H. dumortieri : (Rusticité -30 à -25°C) – Est de la Sibérie, Mandchourie, Corée, Japon. Introduite aux Pays-Bas en 1830 par von Siebold puis diffusée par semis (France, 1834) qui donnèrent lieu aux variétés botaniques H. d. rutilans (1929), H. d. altaica (1952). Feuilles non persistantes, couchées après la floraison, formant une touffe de 35 cm de haut. Une tige florale penchée de 35 cm de long, non divisée, produit quatre fleurs en juin-juillet. Boutons floraux brun roux, fleurs en trompette jaune foncé, larges de 7 cm.
– H. esculenta : (Rusticité -25 à -20°C) – Originaire des prairies des montagnes japonaises et de l’île de Sakhaline. Introduite en 1935. Racines épaisses, sans renflement, étalées. Feuilles non persistantes, arquées, formant une touffe de 80 cm de haut. Une tige florale de 90 cm de haut, divisée au sommet, produit plus 5 à 6 fleurs en trompette, larges de 9 cm et longues de 10 cm, couleur orange.
– H. exaltata : (Rusticité -30 à -25°C) – Endémique de l’île japonaise de Tobishima (Ouest de l’archipel), introduite en 1934. Racines épaisses, à renflements. Feuilles non persistantes (début de dormance en fin d’été), repliées sur la nervure, formant une touffe de 90 cm de haut. Une tige florale de 1,20 m de haut divisée au sommet produisant des fleurs orange clair d’un diamètre de 12 cm. Floraison diurne s’ouvrant le matin. Les pétales sont larges (spatulés).
– H. forrestii : (Rusticité -25 à -20°C) – Originaire du sud-ouest de la Chine (Yunnan) où, contrairement aux autres espèces, elle trouve des conditions sèches et un sol rocheux. Introduite en 1912. Racines épaisses. Larges feuilles non persistantes, vert moyen, formant une touffe de 30 cm de haut. Une tige florale de 30 cm à 60 cm de haut, divisée au sommet, produisant plus de huit fleurs. La fleur, portée par un pédicelle de 2 cm, a une forme tubulaire d’un diamètre de 7 cm, de couleur jaune à orange foncé.
– H. fulva : (Rusticité -30 à -25°C) – Chine et Japon (tolère les milieux humides). Introduction en Europe dès le XVIe siècle. Il s’agit d’une espèce triploïde naturelle aux fleurs stériles, se multipliant à partir de ses racines épaisses, à renflements, parmi les plus développées du genre et donnant lieu à de nombreux stolons. Larges feuilles non persistantes au-dessous de +10 à +13°C, pliées sur la nervure, formant une touffe de 90 cm de haut. Une tige florale de 1,10 m de haut divisée dans le quart supérieur, produit plus d’une vingtaine de fleurs. Floraison diurne, fleurs tubulées, larges de 10 cm, sépales et pétales recourbés aux bords plissés. La couleur varie de l’orange vif au rose et au rouge, avec parfois un œil brun. Des variétés sont apparues avec une nervure sombre sur chaque pétale. Les graines sont oblongues.
Ce genre est à l’origine des premiers hybrides dont la plupart, triploïdes, sont stériles. Les premières hémérocalles rouges furent obtenues par croisement de H. fulva var. rosea avec H. aurantiaca. H. fulva ‘Europea’ est très répandu pour ses fleurs régulières orange foncé, des veines foncées, des nervures abricot et un large œil brun. Ses racines forment un rhizome dont les morceaux fournissent autant de plantules. C’est un hybride triploïde et stérile, mais son pollen est fertile et très employé pour l’obtention des premiers hybrides qui ont abouti aux hybrides modernes. H. fulva ‘Flore Pleno’ était connue en Chine et présentée en Europe dès 1860. Elle est très proche de la précédente et un des deux seuls hybrides à fleurs doubles du genre.
Les fleurs orange à œil brun ont un diamètre de 15 cm dont les pétales et sépales extérieurs sont recourbés. H. fulva ‘Kwanso Variegata’ a été importée du Japon avant 1864. Les fleurs sont doubles et moins régulières que ‘Flore Pleno’. La couleur est orange foncé. Les feuilles sont rayées de blanc dans la longueur. H. fulva ‘Vieux Carré’ est la seule forme persistante de l’espèce fulva. Très répandu aux États-Unis (Louisiane et États du Sud) où elle est arrivée avec les premiers colons. Originaire de Chine et connue depuis 1924 en Occident, H. fulva var. rosea, caractérisé par sa couleur rose et son œil clair, donna naissance à une lignée d’hybrides roses.
– H. multiflora : (Rusticité -30 à -25°C) – Chine (Hunan) sur sol rocheux, introduite en 1929. Feuilles non persistantes et disparaissant à l’automne avant la fin de la floraison, étroites, formant une touffe de 75 cm de haut. Nombreuses tiges florales de 1 m de haut très divisées dans la moitié supérieure, produisant plus de 100 fleurs orange pâle aux pétales recourbés et de couleur brun rougeâtre au revers. Fleurs larges de 7,5 cm apparaissant à la fin de l’été et s’ouvrant au cours de la journée. Les gènes « petite fleur » et « scape divisé » sont très utilisés par les obtenteurs.
– H. plicata : (Rusticité -25 à -20°C) – Étages alpin à subalpin dans le S.O. et l’O. de la Chine, introduite en 1923. Racines fibreuses avec renflements aux extrémités. Feuilles non persistantes, pliées sur la nervure, formant une touffe de 40 cm de haut. Tiges florales de 55 cm de haut diversement divisées produisant plus de 11 fleurs jaune orangé. Fleurs en trompette sur un pédicelle de 2 cm.
– H. thunbergii : (Rusticité -30 à -25°C) – Nord de la Chine, Corée, Japon. Introduite en 1873 au Royaume-Uni (Kew). Une espèce vigoureuse et très robuste. Racines compactes. Feuilles semi-persistantes en climat océanique, vert moyen à foncé, formant une touffe de 0,60 m de haut. Tiges florales de 1,15 m de haut divisées dans le quart supérieur produisant plus de 15 fleurs tubulaires jaunes à gorge verte et très parfumées. Nombreuses graines. La longue durée de la floraison et le parfum sont recherchés par les obtenteurs.
– H. yezoensis : (Rusticité -25 à -20°C) – Japon (Hokkaido) et cultivé en Europe et en Amérique du Nord. Racines épaisses et longues. Feuilles non persistantes, larges, formant une touffe de 75 cm de haut. Une tige florale de 90 cm de haut divisée au sommet produisant plus de 12 fleurs jaune vif et parfumées. Fleurs larges de 10 cm.