Gombo

Fleur et fruit de gombo. Ton Rulkens/Paul Asman and Jill Lenoble sous licence CC.
  • Nom latin : Abelmoschus esculentus.

 

  • Famille botanique : Malvacées.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Le gombo est aussi connu sous le nom d’okra. Il est appelé cabo ou lalo à l’île de la Réunion et à l’île Maurice, calou en Guyane. Cette plante tropicale originaire d’Afrique était cultivée dès l’Antiquité par les Égyptiens. Introduite en Europe au XIIe siècle, puis en Amérique au XVIIe siècle, elle est aujourd’hui consommée dans la quasi-totalité de l’Afrique et en Inde, premier producteur mondial.

 

  • Principales variétés : ‘Clemson Spineless’, ‘F1 Penta green’, ‘F1 Carmine Splendor’, ‘F1 Baby Bubba’, ‘Silver Queen’… Certaines ont des fruits à côtes saillantes, d’autres sont plus cylindriques.

 

  • Caractéristiques : Le gombo est une plante annuelle mesurant 1 à 2 m de hauteur. Ses tiges ligneuses portent des feuilles dentelées. Le fruit, généralement de couleur verte, est long (8-25 cm), pointu, ovoïde-lancéolé. Les fleurs jaune pâle rappellent un peu celles de la rose trémière.

 

  • Rusticité : Très sensible au froid. Il faut attendre que le risque de gelées tardives ne soit plus à craindre pour procéder à la plantation en pleine terre.

 

  • Qualités nutritives : Riche en vitamine C et en protéines.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Le gombo est l’une des plantes du potager les plus exigeantes en chaleur du semis à la récolte. L’idéal est de lui réserver une place dans la serre si vous en possédez une. Se prête bien à la culture en pot ou sous véranda.

 

  • Sol : Éviter les terrains trop compacts. Lui réserver un sol bien ameubli et riche en humus, plutôt sableux, au pH de 6-6,8.

 

  • Exposition : Bien ensoleillée. À l’instar de l’aubergine, ce légume demande beaucoup de luminosité, de chaleur (26 à 28°C) et d’humidité.

 

  • Semis/ plantation : Semer de mars à avril, 3 ou 4 graines par godet rempli de terreau. Maintenir humide, exposé à la lumière du jour tout en évitant l’excès d’arrosage. Ne garder que le plant le plus vigoureux qui sera mis en pleine terre dès que les gelées ne seront plus à craindre. Pour favoriser la germination qui nécessite une vingtaine de jours à 20/25°C, il convient de faire tremper les graines une nuit dans de l’eau tiède.

    Prévoyez une distance de 60cm entre les plants, 80 cm entre les rangs. Installer les gombos plutôt en compagnie de légumes type aneth, betterave, bourrache, chou-rave, concombre, épinard, haricots, pois, radis, tomate. Ne pas cultiver après courge et patate douce par exemple ou d’autres espèces très gourmandes.

 

  • Conduite de culture : Biner et désherber en début de végétation. Faire des arrosages réguliers et fréquents, surtout en période de sécheresse. Au nord de la Loire, garder le plus longtemps possible des protections type housses à tomates ou cloches de forçage. Tuteurez les tiges pour éviter qu’elles ne versent. Taillez à partir de juillet au-dessus du deuxième bouquet pour favoriser la pousse des tiges secondaires. Taillez également les rameaux latéraux. Ne conserver qu’une dizaine de fleurs par plantes.

 

  • Maladies et parasites courants : Le gombo est sensible à la fusariose et à l’oïdium. Surveiller aussi les possibles attaques de pucerons.

 

  • Récolte : Cueillir le fruit encore vert de juillet à octobre.

 

  • Côté cuisine : Le gombo est généralement employé comme légume et comme condiment. Il se déguste cru en salade ou cuit comme l’aubergine. Les fruits contiennent une substance mucilagineuse qui permet d’épaissir les potages et les sauces lui donnant une saveur gélatineuse. Agréable cuisiné à la poêle, avec des oignons rouges et des poivrons. Il se marie bien avec la tomate, l’oignon, l’igname, le poivron ainsi qu’avec le curry, la coriandre, l’origan, le citron, le vinaigre et d’autres épices comme le ras el hanout.

 

Fiche rédigée par Jean-Marc Muller, SNHF, section Jardins potagers et fruitiers.

Groseillier à maquereaux

  • Nom latin : Ribes grossularia.

 

  • Famille botanique : Grossulariacées comme le cassissier et le groseillier commun.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Europe où il est largement cultivé depuis le XVIe siècle, surtout en Allemagne, Hollande et Grande-Bretagne.

 

  • Principales variétés : Les variétés anciennes, souvent très sensibles à l’oïdium, sont encore très cultivées. Améliorées par les « pépiniéristes-obtenteurs », elles ont été créées pour la plupart au début du XXe siècle comme ‘Green ocean’, ‘Grosse rouge’ (hâtive et tardive), ‘Industry’, etc.La variété ‘Invicta’ (baies jaunes très sucrées) à l’avantage de résister à l’oïdium.
    La casseille (hybride entre le groseillier à maquereau et le cassissier) donne en juillet de grosses baies rouge foncé très aromatiques qui permettent de confectionner jus, gelées et confitures. Cet hybride résiste à la rouille, à l’oïdium et à l’anthracnose.

 

  • Caractéristiques : R. grossularia se distingue nettement des groseilliers communs ou à grappes par ses rameaux épineux. Il existe cependant des variétés inermes, presque entièrement dépourvues d’épines.

 

  • Rusticité : Arbuste rustique craignant cependant l’excès d’humidité et les situations trop ensoleillées.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile.

 

  • Sol : Tous types de terrains.

 

  • Exposition : Pas trop ensoleillée.

 

  • Semis/ plantation : La multiplication par boutures à l’automne et la division de souche donnent toujours de bons résultats.

 

  • Conduite de culture : Nettoyez tous les ans les touffes pour les débarrasser du bois mort et des tiges malades. Brûlez les tailles, si vous avez le droit, ou évacuez-les en déchetterie. Ne les laissez surtout pas sur le terrain afin d’éviter la transmission des maladies.

 

  • Maladies et parasites courants :
    – Oïdium, maladie presque endémique de ce petit arbuste,
    – Rouille.

 

  • Récolte/ productivité : Les fruits sont agréables à consommer frais, mais peuvent également se conserver en bocaux. Utilisées en cuisine, les groseilles à maquereaux récoltées avant maturité complète, peuvent accompagner de nombreux plats (notamment de poissons blancs). La baie conserve tous ses arômes après congélation.

 

Fiche rédigée par Claude Bureaux, SNHF, section Jardins potagers et fruitiers.

Groseillier commun

Liz West sous licence CC.
  • Nom latin : Ribes rubrum ou Ribes vulgare.

 

  • Famille botanique : Grossulariacées.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Ce petit arbuste fruitier est originaire d’Europe du Nord (pays scandinaves, Sibérie…) où il pousse dans des lieux humides (bord des ruisseaux, forêts etc.). Le Ribes vulgare proviendrait d’Europe occidentale.

 

  • Principales variétés : Les variétés anciennes de groseillier commun, également appelé groseillier à grappes (blanc et rouge), bien que largement commercialisées sont sérieusement concurrencées par des nouveautés plus productives et plus résistantes aux maladies (notamment l’anthracnose).

    Les plus cultivées en France, au jardin familial, sont ‘Versaillaise’(rouge et blanche), ‘De Hollande’(rouge et blanche), ‘Jon Kheer Van Tets’(rouge) recommandée pour les régions à hivers très froid et résistante à l’oïdium, ou ‘Groseille raisin’. ‘Gloire des sablons’ convient particulièrement à la consommation en fruit frais au jardin.

 

  • Principales caractéristiques : Les groseilliers sont des arbustes à enracinement superficiel. Ils craignent la sécheresse et préfèrent les régions tempérées. Ils prospèrent toutefois dans les régions méditerranéennes aux expositions modérément ensoleillées.

 

  • Rusticité : Rustique sous nos climats.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile.

 

  • Sol : Tous types de sols.

 

  • Exposition : Mi-ombre ou ensoleillée.

 

  • Semis/ plantation : Les groseilliers se multiplient surtout par bouturage en sec. La multiplication par division de souche peut être envisagée. La production commence sur les pousses de 2 ans.

 

  • Conduite de culture : La taille annuelle consiste à dégager le centre de la touffe des rameaux qui l’encombrent et à la « rajeunir » en supprimant chaque année les branches anciennes, les plus mal placées ou les moins fortes. Elles seront vite remplacées par les jeunes pousses à écorce claire, nées de la base du pied.
    Dans un but décoratif, ces groseilliers peuvent être greffés sur groseillier doré (Ribes aureum) pour créer de petits arbustes sur tige (hauteur environ 1m). La formation de la tête est alors identique à celle des groseilliers cultivés en touffe.

    On peut facilement se procurer de nombreuses variétés de groseillier chez les pépiniéristes ou dans les jardineries.

    L’entretien consiste à biner et sarcler régulièrement autour des touffes. Ne vous laissez pas envahir par le liseron, les orties ou les chardons qui ont tendance à s’installer près des touffes de plus de 5 ans et perturbent la récolte.

 

  • Maladies et parasites courants :
    – L’oïdium (duvet blanchâtre),
    – Anthracnose (taches brunes sur les feuilles et chute prématurée de celles-ci),
    – Pucerons,
    – Sésie du groseillier.

 

  • Récolte/ productivité : La production d’une touffe de groseillier commun dure de 12 à 15 ans maximum. Il faut donc renouveler ses plantations tous les 8 à 10 ans. En saison, les groseilles récoltées fraîches au fur et à mesure, sont délicieuses. Des confitures, des gelées et le sirop sont très appréciés hors saison. Je déconseille la congélation des groseilles blanches ou rouges, souvent très décevante au niveau gastronomique.

 

Fiche rédigée par Claude Bureaux, SNHF, section Jardins potagers et fruitiers.

Gunnère ou rhubarbe géante

Gunnera manicata, couramment appelée « rhubarbe géante ». Dick Culbert sous licence CC
  • Nom latin : Gunnera sp.

 

  • Famille botanique : Gunnéracées.

 

  • Principaux types : Les gunnères sont des plantes vivaces semi-rustiques sous notre climat. En dehors de Gunnera manicata, couramment appelée « rhubarbe géante », il existe d’autres espèces assez connues :
    Gunnera chilensis ou G. tinctoriadont les feuilles sont plus petites que celles de G. manicata.
    Gunnera magellanica : cette vivace tapissante, qui apprécie les sols tourbeux, est réputée pour ses feuilles arrondies souvent teintées de bronze. On peut aussi la cultiver en coupes ou pots bas.

 

  • Utilisations : Intérêt ornemental remarquable, notamment pour son feuillage, aux abords des points d’eau.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Brésil.

 

  • Principales caractéristiques : Plante très structurée à feuilles et tiges épineuses, pouvant atteindre 1,50 m à 2 m de haut pour 3 à 4 m d’envergure. Elle présente des inflorescences coniques poussant au ras du sol. Les fleurs, couleur vert moyen, laissent place à cosses brun orangé.

 

  • Période de floraison : Fin du printemps, début de l’été.

 

  • Rusticité : Semi-rustique en France, à planter dans des climats doux et humides comme en Bretagne et en Normandie.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Assez facile.

 

  • Sol : Humifère, humide voire tourbeux. Veillez cependant à ce que le terrain ne soit pas gorgé d’eau en hiver.

 

  • Exposition : Soleil ou mi-ombre, à l’abri des vents violents.

 

  • Semis/ plantation : Les gunnères se plantent au printemps. Elle peut également se multiplier par semis à l’automne ou par œilletons au printemps.

 

  • Conduite de culture : Protégez les jeunes plants des vents violents ou du soleil trop fort et assurez-vous qu’ils sont bien humidifiés. En hiver, couvrez la base de la plante avec un paillage. Pour cela, coupez les pétioles des grandes feuilles de Gunnera début décembre et disposez-les au-dessus de la souche. Pendant les 3 à 4 premières années, installez un grillage autour de celle-ci. Remplissez avec des feuilles mortes sur une épaisseur de 50 cm puis disposez les tiges et les feuilles coupées au-dessus.

 

  • Maladies et parasites courants : Néant.

 

 

Fiche réalisée par Claude Ferry, SNHF pour la section Arbres et arbuste d’ornement.

 

 

Pour en savoir plus

Plantes et fleurs de jardin, Bordas, Paris, 1990.

Hamamélis

Hamamelis de la variété ‘Jelena’. Prilfish sous licence CC.3
  • Nom latin : Hamamelis sp.

 

  • Famille botanique : Hamamélidacées comme le liquidambar.

 

  • Principaux types :
    Le genre Hamamelis comprend plusieurs espèces :- H. mollis non hybridés dont les variétés ‘Palida’, ‘Brevipetala, ‘Goldcrest’,

    H. vernalis dont ‘Sandra’,

    H. virginiana;

    H. japonica non hybridés dont ‘Sulphurea’, ‘Zuccariana’

    – Les hamamélis hybrides appelés Intermedia tels H. japonica hybridé avec H. mollis dont les plus connus sont ‘Allgold’, ‘Arnold’, ‘Diane Helena’, ‘Palida’, ‘Sunburst’, ‘Westede’, ‘Orange Beauty’, ‘Primavera’ ,’Ruby Glow’.

 

  • Utilisations : Grands terrains, parcs ou en bordure pour les petits jardins.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Chine, Japon, Amérique du Nord.

 

  • Principales caractéristiques : Les hamamélis sont des buissons à feuilles caduques pouvant atteindre de 2 à 6 mètres de hauteur. Leurs principales curiosités sont la forme de leurs fleurs en filaments groupés formant une touffe ainsi que les couleurs cuivrées, jaune orangé, rouges dans plusieurs tons de leur feuillage en automne suivant l’intensité du soleil et les variations de température.

 

  • Période de floraison : Elle intervient à la sortie de l’hiver même lorsque les branches sont encore enneigées. Le seul à fleurir en automne est H. virginiana. La couleur des pétales va du jaune pâle ou sulfureux au rouge soutenu ou sombre en passent par plusieurs tons d’orange. Les fleurs d’hamamélis sentent délicieusement bon délivrant des parfums miellés à épicés.

 

  • Rusticité : L’hamamélis supporte très bien le froid. La palme de la rusticité semble revenir à H. virginiana qui résiste à moins 30°C.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile.

 

  • Sol : Non calcaire, acide ou neutre. En sous-sol calcaire, il lui faut davantage d’humidité. En sol sec, sa hauteur sera moindre. L’idéal est un sol frais drainé.

 

  • Exposition : Soleil, mi-ombre.

 

  • Semis/ plantation : La multiplication s’effectue à partir de boutures sous châssis froid, ou achat en pépinière.

 

  • Conduite de culture : Après la mise en place, surveiller l’arrosage la première année. Aucune taille n’est nécessaire.

 

  • Maladies et parasites courants : Le pourridié des racines et la maladie du corail.

 

 

Fiche rédigée par Albert Gouby, SNHF, section Arbres et arbustes d’ornement.

Héliotrope

QG Aqiao sous licence CC
  • Nom latin : Heliotropium peruvianum syn arborescens.

 

  • Famille botanique : Borraginacées comme la bourrache.

 

  • Utilisations : En massif en pleine terre ou en potée fleurie (mais ce cas de figure est de moins en moins fréquent).

 

DESCRIPTION

  • Origine : Pérou.

 

  • Principales caractéristiques : Plante vivace, utilisée en annuelle, à feuilles étroites, vert foncé. Les fleurs, très parfumées, sont blanches, bleues ou violettes suivant les variétés.

 

  • Période de floraison : Du printemps à la fin de l’été.

 

  • Rusticité : Ne résiste pas au froid.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Assez facile.

 

  • Sol : Meuble, humifère gardant l’humidité en été.

 

  • Exposition : Plein soleil.

 

  • Semis/ plantation : La plantation s’effectue au mois de mai dans les massifs de pleine terre. Espacez les plants de 25 à 30 cm en sol bien travaillé. La multiplication par bouturage se fait à l’automne en vue d’une plantation en mai de l’année suivante mais l’hivernage est assez délicat. Sinon, réalisez un semis au printemps, à chaud, puis repiquez les plants avant leur plantation définitive.

 

  • Conduite de culture : Prévoyez des arrosages généreux pour les plantes en pots. En pleine terre, tenir toujours la terre humide. Un paillage peut être utile pour économiser l’eau. Quelques apports d’engrais liquide (de type engrais pour géraniums) sont les bienvenus.

 

  • Maladies et parasites courants : Attaques de pucerons fréquentes sur les plantes souffrant d’un manque d’arrosage.

 

 

Fiche rédigée par Claude Ferry, SNHF, pour la section Plantes vivaces.

Hellébore oriental

Sönle Haas sous licence CC.
  • Nom latin : Helleborus orientalis.

 

  • Famille botanique : Renonculacées comme l’ancolie ou le delphinium.

 

  • Principaux types : Le genre Helleborus comprend plusieurs espèces et sous espèces (de 15 à 20 selon les divers auteurs).


    Citons à titre d’exemple :
    H. niger ou rose de Noël,

    H. argutifolius ou hellébore de Corse,

    H.lividus ou hellébore livide.

    H.fœtidus ou hellébore fétide.

 

  • Utilisations : L’hellébore oriental a sa place au jardin en particulier comme couvre-sol en bordure de massifs. Il est également possible de le cultiver en jardinières en décor de terrasses et balcons.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Europe du sud, Europe centrale, Caucase, Turquie.

 

  • Principales caractéristiques : L’hellébore oriental est une plante de fourrés et de clairières poussant jusqu’à 2000 m d’altitude, formée de touffes compactes qui couvrent une surface de 30 à 60 cm de diamètre pour une hauteur comparable. Les feuilles sont basilaires, pédalées à 6 à 10 segments, et persistantes en climat doux. Les fleurs de couleur variable (vertes, rouges, pourpres, jaunes…) ont un diamètre de 6 à 7 cm. Elles sont constituées de 5 sépales verts ou colorés tandis que les pétales sont transformés en cornets nectarifères. Les fruits sont des follicules séparés plus ou moins soudés qui contiennent les graines. Ces dernières possèdent un éléosome, partie charnue attenante à la graine qui est consommée par les fourmis ; elles sont transportées et semées par ces insectes (myrmécochorie).

 

  • Période de floraison : De décembre à mai. C’est l’un des principaux atouts de cette plante qui fleurit à une période où peu d’autres en font autant.

 

  • Rusticité : Plante très résistant au froid, jusqu’à -15°C.

 

  • Toxicité connue : Tous les hellébores sont toxiques.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Plutôt facile, à condition de ne pas les transplanter une fois bien installés.

 

  • Sol : Plutôt calcaires, mais ils s’accommodent aussi de milieux légèrement acides. Apprécie les terres riches en humus mais bien drainées. Les pieds ne doivent pas rester dans l’humidité.

 

  • Exposition : Au nord ou bien à l’ombre ou à mi- ombre.

 

  • Semis/ plantation : La plantation s’effectue du début de l’automne jusqu’au printemps. Les hellébores ont besoin d’espace pour pouvoir développer leur système racinaire.

 

  • Conduite de culture : Protéger des vents forts, et maintenir en été une humidité suffisante au pied. Supprimer les fleurs fanées après la chute des graines. À l’automne et au printemps, apporter du compost ou du fumier mûr au pied.

 

  • Maladies et parasites courants : Craignent les pucerons. Certaines variétés hybrides sont sensibles aux maladies cryptogamiques (taches noires sur les feuilles).

 

 

Fiche réalisée par Jean-Christophe Villain, SNHF, section Arbres et arbustes d’ornement.

 

Pour en savoir plus :
38 000 plantes, page 228, SNHF, édition de 2001, Ulmer.

On gardening, Helen Dillon, 2010, A&A Farmar, Dublin.

Le livre des mauvaises herbes, P. Ferran, 1969, Robert Morel.

L’art des petits jardins, Roy Strong, 1987, éditions du Chêne.

Les plantes qui guérissent, qui nourrissent, qui décorent, Jean Marie Pelt, 2014, éditions du Chêne.

Hémérocalles

Hybride ‘Ruby Spider’. F. D. Richards sous licence CC.
  • Nom latin : Hemerocallis.

 

  • Famille botanique : Hemerocallidacées.

 

  • Principaux types : Le genre Hemerocallis comporte environ 30 espèces. Les études génétiques permettent de rapprocher ce genre de celui de Phormium . Un cortège de cultivars accompagne la plupart des espèces et un ensemble d’innombrables hybrides diploïdes ou tétraploïdes sont disponibles pour les amateurs.
    Hémérocalle signifie, en grec, « beauté d’un jour », car durée de vie de ses fleurs n’excède pas 24 heures.

    Les hybrides modernes diffusés en France proviennent d’Amérique du Nord, de Nouvelle-Zélande, d’Australie, mais aussi d’Allemagne et de Belgique. Ils ont été sélectionnés par les pépiniéristes pour convenir aux conditions océaniques à continentales.

 

  • Utilisations : Les hémérocalles sont des plantes vivaces ornementales, robustes, cultivées en pleine terre ou en pot dont de très nombreux hybrides sont proposés en Europe.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Ces plantes sont originaires d’Extrême-Orient : nord de la Chine, Mongolie, nord-est de la Sibérie, Corée du Nord, moitié Nord du Japon et pour au moins deux espèces, du sud-ouest de la Chine.
Hemerocallis fulva. Swallowtail Garden Seedssous licence CC.
  • Principales caractéristiques : Les hémérocalles peuvent avoir un feuillage soit persistant soit caduc selon les espèces et les hybrides dont ils découlent.

    La partie la plus importante de la plante qu’il faut notamment protéger du gel est la couronne correspondant au point de jonction des feuilles et des racines. De façon générale, cette couronne doit être plantée à environ un centimètre sous la surface du sol. La protection de cette partie détermine la survie de toute la plante. Avec l’âge, toutes les hémérocalles finissent par constituer une colonie compacte par croissance souterraine de nouvelles couronnes.

    Les racines charnues sont généralement de couleur brun pâle à orangé. Il est fréquent d’observer des renflements, lesquels accumulent les réserves de la plante. Quelques espèces possèdent des racines non charnues dites fibreuses. Les racines parviennent à constituer une masse dense d’où émergent de nombreuses plantules autour du pied mère. Les espèces botaniques H. lilioasphodelus et H. fulva se multiplient facilement à partir des racines mais on notera que ce n’est pas nécessairement le cas pour tous les hybrides qui en descendent.

    Les feuilles sont en ruban, directement implantées sur la couronne. Elles sont vert pâle à foncé, avec parfois un reflet bleuâtre, lisses, légèrement nervurées et pliées vers le centre de la plante, le long d’une nervure centrale. Leur port ployant vers l’extérieur forme un éventail autour de la plante. Seule, l’espèce H. aurantiaca originaire d’un climat doux possède un feuillage persistant. Les autres espèces sont plus ou moins dormantes selon la température hivernale. On notera l’existence d’espèces et d’hybrides nains, moyens ou de grande taille.

    Les fleurs apparaissent à l’extrémité d’une tige rigide et sans feuille (scape) directement issue de la couronne. Les espèces naines ont des scapes mesurant moins de 5 cm (H. darrowiana) et les géantes jusqu’à 2 m (H. altissima). La hauteur des hybrides varie entre 20 cm et 1,15 m pour une moyenne de 45 à 75 cm. Le scape est plus ou moins divisé dans le tiers supérieur et supporte plusieurs fleurs. Le bouton floral est protégé par une bractée en ruban implantée à la base de chacune des branches du scape.

    Les jeunes plants obtenus par division présentent des scapes plus courts au début de leur croissance. C’est la raison pour laquelle il est recommandé de n’utiliser que des plantes de plus de deux ans dans les plates-bandes. Il faut alors prévoir une culture transitoire des jeunes plants soit en jauge ou soit en pot avec une terre riche. C’est aussi le conseil à suivre pour les jeunes plants récemment achetés.

    La fleur est constituée d’un pédicelle, 3 sépales en pointe, 3 pétales plus larges chez les hybrides, 6 étamines et un pistil. La forme est généralement en trompette plus ou moins ouverte, avec des bords recourbés, voire enroulés chez les hybrides modernes. Le diamètre de la fleur ouverte varie entre 5 et 27 cm selon les cultivars. Les coloris vont du vert chartreuse, jaune pâle, blanc, jaune vif, orange pâle à vif, vermillon, rose pâle à carmin, violet, rouge brun. Les hybrides modernes offrent des combinaisons de plusieurs couleurs sur sépale, pétale et gorge. Quelques espèces et hybrides peuvent présenter un parfum musqué à sucré selon les conditions climatiques et l’heure de la journée. Curieusement, les horaires d’ouverture des fleurs sont variables d’une espèce et d’un hybride à l’autre, ce qui doit être pris en considération dans la sélection et pour les effets désirés.

    Les graines se développent dans une capsule oblongue vert foncé à 6 loges. Leur maturité intervient entre 60 et 80 jours après la fertilisation. L’ovaire s’ouvre en trois parties où apparaissent autant de rangs de graines noires, rondes à oblongues.

 

  • Les espèces d’hémérocalles adaptées aux climats doux :
    H. aurantiaca : (rusticité -10° à -5°C) sud de la Chine et Japon, introduite au Royaume-Uni en 1870 dans les jardins botaniques de Kew d’où proviennent la plupart des plants européens (France, 1890). Racines charnues à renflements formant de nombreux stolons. Feuillage large et persistant formant une touffe de 80 cm de haut. La tige florale courbée atteint 90 cm de haut. Une vingtaine de fleurs par tige possèdent un très court pédicelle, d’un diamètre de 13 cm, tubulaires, orange foncé avec une nervure jaune. Le gène « persistant » étant dominant, il a pu être exploité par les obtenteurs. Il est également à l’origine des hybrides à larges pétales et à longue floraison.

    H. nana : (rusticité -5 à 0°C) Sud-ouest de la Chine (Yunnan). Racines épaisses aux extrémités. Feuilles non persistantes, formant une touffe de 45 cm de haut. Une tige florale de 25 cm de haut non divisée, avec une bractée et une seule fleur orange foncé.

 

  • Les espèces d’hémérocalles adaptées aux climats moins cléments :
    H. altissima : (Rusticité -20 à -15°C) – Chine (Basse vallée du fleuve Yangzi), les graines ont été introduites aux États-Unis vers 1930. Racines épaisses à renflements. Feuilles non persistantes formant une touffe de 1,20 m de haut. Une tige florale d’au moins 2,20 m de haut divisée dans le quart supérieur, avec bractées de 10 cm. Floraison nocturne et tardive de septembre à octobre, fleurs en trompette, larges de 7,5 cm, jaune pâle, parfumées. Les gènes « haute taille », « floraison nocturne », « floraison tardive » et « parfum » sont dominants et ils ont été utilisés par les obtenteurs. L’espèce est à l’origine des hybrides aux fleurs de type « araignée ».

    H. citrina : (Rusticité -30 à -25°C) – Chine méridionale, introduite vers 1897. Parmi ses caractères : vigueur, rusticité, résistance à la sécheresse. Racines épaisses à renflements, passant de l’orange au brun avec l’âge. Larges feuilles non persistantes aux reflets bleuâtres, formant une touffe de 1,10 m de haut. Une tige florale de 1,20 m de haut divisée dans le quart supérieur produisant plus d’une soixantaine de fleurs de juin à août. Floraison nocturne mais s’ouvrant tôt dans l’après-midi, boutons floraux pourpre, fleurs en trompette large de 12 cm et longues de 17 cm, couleur jaune citron avec le revers des sépales, verdâtre. Cette espèce débute sa dormance tôt en fin d’été. Les obtenteurs ont utilisé le gène « parfum ». Les Chinois ont un usage gastronomique de ses boutons floraux séchés.

    H. dumortieri : (Rusticité -30 à -25°C) – Est de la Sibérie, Mandchourie, Corée, Japon. Introduite aux Pays-Bas en 1830 par von Siebold puis diffusée par semis (France, 1834) qui donnèrent lieu aux variétés botaniques H. d. rutilans (1929), H. d. altaica (1952). Feuilles non persistantes, couchées après la floraison, formant une touffe de 35 cm de haut. Une tige florale penchée de 35 cm de long, non divisée, produit quatre fleurs en juin-juillet. Boutons floraux brun roux, fleurs en trompette jaune foncé, larges de 7 cm.

    H. esculenta : (Rusticité -25 à -20°C) – Originaire des prairies des montagnes japonaises et de l’île de Sakhaline. Introduite en 1935. Racines épaisses, sans renflement, étalées. Feuilles non persistantes, arquées, formant une touffe de 80 cm de haut. Une tige florale de 90 cm de haut, divisée au sommet, produit plus 5 à 6 fleurs en trompette, larges de 9 cm et longues de 10 cm, couleur orange.

    H. exaltata : (Rusticité -30 à -25°C) – Endémique de l’île japonaise de Tobishima (Ouest de l’archipel), introduite en 1934. Racines épaisses, à renflements. Feuilles non persistantes (début de dormance en fin d’été), repliées sur la nervure, formant une touffe de 90 cm de haut. Une tige florale de 1,20 m de haut divisée au sommet produisant des fleurs orange clair d’un diamètre de 12 cm. Floraison diurne s’ouvrant le matin. Les pétales sont larges (spatulés).

    H. forrestii : (Rusticité -25 à -20°C) – Originaire du sud-ouest de la Chine (Yunnan) où, contrairement aux autres espèces, elle trouve des conditions sèches et un sol rocheux. Introduite en 1912. Racines épaisses. Larges feuilles non persistantes, vert moyen, formant une touffe de 30 cm de haut. Une tige florale de 30 cm à 60 cm de haut, divisée au sommet, produisant plus de huit fleurs. La fleur, portée par un pédicelle de 2 cm, a une forme tubulaire d’un diamètre de 7 cm, de couleur jaune à orange foncé.

    H. fulva : (Rusticité -30 à -25°C) – Chine et Japon (tolère les milieux humides). Introduction en Europe dès le XVIe siècle. Il s’agit d’une espèce triploïde naturelle aux fleurs stériles, se multipliant à partir de ses racines épaisses, à renflements, parmi les plus développées du genre et donnant lieu à de nombreux stolons. Larges feuilles non persistantes au-dessous de +10 à +13°C, pliées sur la nervure, formant une touffe de 90 cm de haut. Une tige florale de 1,10 m de haut divisée dans le quart supérieur, produit plus d’une vingtaine de fleurs. Floraison diurne, fleurs tubulées, larges de 10 cm, sépales et pétales recourbés aux bords plissés. La couleur varie de l’orange vif au rose et au rouge, avec parfois un œil brun. Des variétés sont apparues avec une nervure sombre sur chaque pétale. Les graines sont oblongues.

    Ce genre est à l’origine des premiers hybrides dont la plupart, triploïdes, sont stériles. Les premières hémérocalles rouges furent obtenues par croisement de H. fulva var. rosea avec H. aurantiaca. H. fulva ‘Europea’ est très répandu pour ses fleurs régulières orange foncé, des veines foncées, des nervures abricot et un large œil brun. Ses racines forment un rhizome dont les morceaux fournissent autant de plantules. C’est un hybride triploïde et stérile, mais son pollen est fertile et très employé pour l’obtention des premiers hybrides qui ont abouti aux hybrides modernes. H. fulva ‘Flore Pleno’ était connue en Chine et présentée en Europe dès 1860. Elle est très proche de la précédente et un des deux seuls hybrides à fleurs doubles du genre.

    Les fleurs orange à œil brun ont un diamètre de 15 cm dont les pétales et sépales extérieurs sont recourbés. H. fulva ‘Kwanso Variegata’ a été importée du Japon avant 1864. Les fleurs sont doubles et moins régulières que ‘Flore Pleno’. La couleur est orange foncé. Les feuilles sont rayées de blanc dans la longueur. H. fulva ‘Vieux Carré’ est la seule forme persistante de l’espèce fulva. Très répandu aux États-Unis (Louisiane et États du Sud) où elle est arrivée avec les premiers colons. Originaire de Chine et connue depuis 1924 en Occident, H. fulva var. rosea, caractérisé par sa couleur rose et son œil clair, donna naissance à une lignée d’hybrides roses.

    H. multiflora : (Rusticité -30 à -25°C) – Chine (Hunan) sur sol rocheux, introduite en 1929. Feuilles non persistantes et disparaissant à l’automne avant la fin de la floraison, étroites, formant une touffe de 75 cm de haut. Nombreuses tiges florales de 1 m de haut très divisées dans la moitié supérieure, produisant plus de 100 fleurs orange pâle aux pétales recourbés et de couleur brun rougeâtre au revers. Fleurs larges de 7,5 cm apparaissant à la fin de l’été et s’ouvrant au cours de la journée. Les gènes « petite fleur » et « scape divisé » sont très utilisés par les obtenteurs.

    H. plicata : (Rusticité -25 à -20°C) – Étages alpin à subalpin dans le S.O. et l’O. de la Chine, introduite en 1923. Racines fibreuses avec renflements aux extrémités. Feuilles non persistantes, pliées sur la nervure, formant une touffe de 40 cm de haut. Tiges florales de 55 cm de haut diversement divisées produisant plus de 11 fleurs jaune orangé. Fleurs en trompette sur un pédicelle de 2 cm.

    H. thunbergii : (Rusticité -30 à -25°C) – Nord de la Chine, Corée, Japon. Introduite en 1873 au Royaume-Uni (Kew). Une espèce vigoureuse et très robuste. Racines compactes. Feuilles semi-persistantes en climat océanique, vert moyen à foncé, formant une touffe de 0,60 m de haut. Tiges florales de 1,15 m de haut divisées dans le quart supérieur produisant plus de 15 fleurs tubulaires jaunes à gorge verte et très parfumées. Nombreuses graines. La longue durée de la floraison et le parfum sont recherchés par les obtenteurs.

    H. yezoensis : (Rusticité -25 à -20°C) – Japon (Hokkaido) et cultivé en Europe et en Amérique du Nord. Racines épaisses et longues. Feuilles non persistantes, larges, formant une touffe de 75 cm de haut. Une tige florale de 90 cm de haut divisée au sommet produisant plus de 12 fleurs jaune vif et parfumées. Fleurs larges de 10 cm.

 

  • Rusticité : Les espèces botaniques sont les plus rustiques. En situation abritée et avec un sol bien drainé les hémérocalles peuvent survivre jusqu’à -15 °C sur une période courte.

 

  • Toxicité connue : Aucune. Les fleurs de certaines espèces sont consommées en Asie.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Très facile.

 

  • Sol : Leurs milieux naturels varient des plaines et marais humides aux lisières de forêt, en sol profond et riche. Dans la nature, les hémérocalles acceptent toutefois des situations difficiles et sont indifférentes au pH du sol. En culture, il conviendra de prévoir un sol organique enrichi, drainant pour l’hiver.

 

  • Exposition : L’habitat ouvert d’origine correspond à un minimum de 4 à 5 heures d’ensoleillement par jour. L’ombre inhibe la floraison. En Asie, cette plante est soumise à un régime de mousson d’été humide et d’hiver sec.

 

  • Semis/ plantation : La meilleure période pour la division se situe entre août et septembre, avec un délai pour les variétés à floraison tardive. Les hémérocalles supportent d’être divisées au printemps et même plus tard. Un pied mère de 5 à 10 ans convient parfaitement à cette opération, laquelle devient nécessaire au bout de 20 ans. Il convient de séparer chaque rosette de feuilles avec les racines charnues qui les accompagnent. Les jeunes plants peuvent être provisoirement mis en pots individuels, mais la jauge en pleine terre est préférable (humidité et compost) avant mise en place définitive.
    Le semis conduit à un résultat aléatoire, notamment en termes de fidélité.

 

  • Conduite de culture : La réalisation d’un massif s’obtient en espaçant les plantes de 60 cm à 1,20 m selon la taille adulte, à raison de 6 plantes au mètre carré. Il est nécessaire de creuser un trou assez profond pour permettre un bon étalement des racines charnues. La couronne (base des feuilles) doit se retrouver à environ un centimètre sous la surface du sol. Attention : une plantation trop profonde peut limiter la floraison. On devra arroser assez abondamment pendant trois semaines après la plantation et pour, plus de sécurité, pailler les jeunes pieds pour leur premier hiver.

    L’apport de fumier décomposé ou de compost est à faire au printemps, avant fin juin. On peut aussi recourir à un engrais NPK 7-11-11 ou à l’apport d’un peu de cendres de bois riches en potasse, laquelle assurera la qualité de la floraison.

    Pendant la floraison, le nettoyage quotidien des fleurs fanées et des ovaires allonge la durée de la floraison. C’est aussi à ce moment-là que des apports d’eau sont nécessaires, en situation sèche.

    Après la floraison, la suppression des hampes évite la montée en graine au profit de la formation des réserves racinaires.

 

  • Maladies et parasites courants : Les hémérocalles disponibles sont résistantes au gel et aux maladies, elles ne demandent presque aucun soin, sauf à la plantation. Dans certaines régions sévit le moucheron Contarinia quinquenotata. Il se manifeste entre début mai et début juillet par la déformation des boutons floraux sous l’effet des larves de l’insecte dont le cycle est d’une génération par an. Le meilleur moyen de lutte est de piéger l’adulte pondeur à sa sortie de terre, fin mai, sur des plaques jaunes et collantes. En complément, le bon sens du jardinier « écoresponsable » sera de supprimer les boutons déformés pour réduire avec le moindre impact le risque de propagation de ce petit problème.

    En terrains contaminés par Pythium, Phytophthora, Rhizoctonia ou Fusarium, la pourriture de la couronne est possible. Les nématodes produisent le même effet et on se méfiera des limaces, lesquelles, après un hiver doux, seront nombreuses à convoiter les jeunes pousses, somme toute, rien de très spécifique aux hémérocalles.

 

 

Fiche rédigée par Frédéric Pernel, SNHF, section Art des jardins .

 

Pour en savoir plus :
The gardener’s Guide to growing daylilies, Diana Grenfell, David & Charles, 160 p., 1998,

Vivaces, Ulmerium Plantes de jardin, Didier Willery, Ulmer, p. 170-171, 2012.

Encyclopédie des plantes vivaces, Graham Rice, Royal Horticultural Society, Gallimard, pp. 241-249, 2006

Spinning magic, The Garden, Royal Horticultural Society, pp. 439-441, June 2001.

Spider daylilies by the hundreds, The Garden, Royal Horticultural Society, p.11, January 2002.

Heptacodion de Chine

Heptacodion de Chine : quand les pétales fanent, les calices persistent et deviennent roses puis rougeâtres, donnant l’impression d’une deuxième floraison. Peganum sous licence CC.
  • Nom latin : Heptacodium miconioides.

 

  • Famille botanique : Caprifoliacées à l’instar de nombreux arbustes à fleurs très présents dans nos jardins: viornes, chèvrefeuille, weigelia…

 

  • Principaux types : Seule l’espèce-type H. miconioides est actuellement cultivée.

 

  • Utilisations : L’heptacodion se prête à de nombreux usages : en haie libre, en bordure de sous-bois, en fond de massif, en isolé.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Importé une première fois de Chine, en 1907, par un botaniste américain, H. miconioides n’a pas été diffusé et a fini par tomber dans l’oubli. Il faudra attendre 1980, et la réouverture des frontières chinoises, pour qu’il soit redécouvert et, cette fois-ci, multiplié. En France, il n’arrive chez les pépiniéristes qu’en 1990 d’où sa rareté dans les jardins, fruit de son histoire mouvementée.

 

  • Principales caractéristiques : L’heptacodion de Chine est un bel arbuste vigoureux à la pousse rapide, qui atteint facilement 5 m de hauteur. Son port est buissonnant et érigé avec des branches légèrement arquées.

    Son feuillage caduc très décoratif est composé de feuilles ovales, d’un vert soutenu, opposées, mesurant de 7 à 12 cm de long et dotées de trois nervures très marquées.

    L’écorce est exfoliante. Ce qui signifie qu’elle desquame joliment tout l’hiver laissant apparaître une teinte beige rosé qui éclaire la silhouette de l’arbuste.

 

  • Période de floraison : La floraison est tardive, légère, parfumée. À partir du mois d’août, des grappes de petites fleurs blanches disposées en cymes terminales apparaissent. Elles diffusent un parfum de jasmin qui attire abeilles et papillons. Quand les corolles se fanent, les calices persistent et deviennent roses puis rougeâtres, donnant l’impression d’une deuxième floraison.

 

  • Rusticité : Très rustique, l’heptacodium résiste à des températures allant jusqu’à – 25°C.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile.

 

  • Sol : Pousse dans toutes régions, sur tous terrains bien drainés. Il tolère un faible taux de calcaire.

 

  • Exposition : Cet arbuste très décoratif supporte une ombre douce mais c’est en plein soleil que sa floraison sera maximum et la coloration des calices plus intensément rouge.

 

  • Semis/ plantation : La plantation peut s’effectuer en automne ou au printemps. Le trou doit représenter trois fois le volume du conteneur. Incorporez la fumure de fond à la terre du fond du trou (engrais ternaire minéral ou organique) puis placez la motte dans le trou de sorte que son niveau supérieur affleure le niveau définitif du sol. Enfin, réalisez une cuvette pour arroser copieusement lors de la plantation. La multiplication s’obtient par bouturage d’extrémités de branches de 15 à 20 cm de long en mars ou en septembre. Il faut attendre 18 mois pour la reprise.

 

  • Conduite de culture : L’heptacodium n’a aucune exigence particulière. Il ne nécessite pas de taille sauf en mars pour lui donner la forme désirée. Son port naturel est évasé et il est intéressant de supprimer les branches latérales près du sol pour profiter de la belle écorce l’hiver. Jeune, il demande à être arrosé en période de sécheresse.

 

  • Maladies et parasites courants : On ne lui connaît à ce jour ni maladie ni prédateur.

 

 

Fiche rédigée par Nicole Sallé, SNHF, section Arbres et arbustes d’ornement.

Heuchère

Le feuillage des heuchères présente une grande diversité de couleurs. Amanda Slater sous licence CC.
  • Nom latin : Heuchera sp.

 

  • Famille botanique : Saxifragacées comme le bergénia ou le groseillie.

 

  • Principaux types : Les plantes vendues actuellement sont des hybrides issus de croisements entre les espèces types qui sont Heuchera micrantha (petites fleurs), H. americana, H. sanguinea, H. villosa (feuilles velues).

    Voici quelques variétés intéressantes pour le jardin et les jardinières :
    ‘Palace Purple’ (feuillage pourpre),

    – ‘Caramel’ (grandes feuilles cuivré orangé),

    – ‘Amber Wave’ (variété américaine, la première à feuillage orangé),

    – ‘Crimson Curls’ (feuilles rouge pourpre),

    – ‘Lime Rickey’ (fleurs jaune verdâtre, feuilles frisées ondulées),

    – ‘Beauty Color’ (feuillage kaki marbré d’argent).

 

  • Utilisations : Au jardin, en pleine terre, plantées en bordure de massifs d’arbustes ou de plantes vivaces. Les nouvelles variétés se comportent très bien en pot ou en jardinière, seules ou accompagnées d’autres plantes (bruyère, lierre, cyclamen…) pour une garniture d’automne ou d’hiver.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Tous les types sont originaires d’Amérique septentrionale.

 

  • Principales caractéristiques : Les heuchères sont des plantes vivaces formant une touffe au feuillage persistant de 30 à 50 cm en tous sens et présentant des coloris variés. Les couleurs des fleurs vont du blanc verdâtre au rose plus ou moins foncé. Elles sont portées par des hampes plus ou moins hautes.

    Souvent appelées, à tort, « désespoir du peintre », ce surnom s’applique en fait à Saxifraga umbrosa, qui appartient à la même famille.

 

  • Période de floraison : Juin, juillet se prolongeant parfois jusqu’en octobre suivant les variétés et la météo.

 

  • Rusticité : Plantes résistantes au froid en sol bien drainé, mais sensible aux fortes chaleurs et à la sécheresse en été.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Culture assez facile à condition de bien respecter les conditions d’emplacement et de sol.

 

  • Sol : Les heuchères apprécient les terrains légers retenant l’humidité mais bien drainés. En sol argileux, humide en hiver, mieux vaut planter sur une légère butte avec un drainage de gravillons.

 

  • Exposition : Pour une belle coloration du feuillage, placez les plantes dans un endroit lumineux. Les variétés à feuillage pourpre ont besoin de 4 à 5 heures de soleil par jour. Celles à feuillage marbré sont plus lumineuses à mi-ombre (sous un arbre à feuillage léger). Les variétés dorées ou orangées se contentent de 2 heures de plein soleil.

 

  • Semis/ plantation : Pour les espèces types, procédez au semis ou à la division de souche à l’automne ou au printemps. Les cultivars se multiplient par division à l’automne ou au printemps en utilisant de jeunes éclats extérieurs à la souche ligneuse. Le bouturage peut aussi être employé avec de jeunes pousses. Gardez une ou deux feuilles terminales. À l’étouffée, l’enracinement est assez rapide en deux à trois semaines.

 

  • Conduite de culture : La plantation s’effectue en pleine terre, toujours à l’automne ou au printemps, en espaçant les plantes de 40 à 50 cm. Un apport annuel de terreau au pied des plantes est le bienvenu, accompagné d’engrais organique.

    Pour les plantes cultivées en pots ou en jardinières, apportez dès le mois de mars un engrais liquide, en arrosage, ou une formule retard en granulés.

 

  • Maladies et parasites courants : Les heuchères redoutent la pourriture en sol trop humide. Les othiorynques adultes perforent le feuillage tandis que leurs larves s’attaquent aux racines.

 

 

Fiche rédigée par Claude Ferry, SNHF, pour la section Plantes vivaces

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