Arbre aux faisans ou chèvrefeuille de l’Himalaya

Pete Beard sous licence CC.
  • Noms latins : Leycesteria formosa.

 

  • Famille botanique : Caprifoliacées comme le chèvrefeuille et le kolkwitzia.

 

  • Principaux types : L. formosa ‘Gold Lanterns’ et ‘Crocothyrsos’

 

  • Utilisations : Cet arbuste convient bien dans un coin de jardin un peu sauvage. Il est intéressant pour sa longue floraison estivale et ses fruits que les faisans apprécient mais aussi d’autres oiseaux comme les merles, les grives…

 

DESCRIPTION

  • Origine : La région de l’Himalaya, d’où l’autre nom qui lui est attribué : chèvrefeuille de l’Himalaya.

 

  • Principales caractéristiques :
    – Hauteur : 1,5m à 2m (mêmes dimensions en largeur).

    – Longues tiges souples.

    – Feuillage : caduc, vert clair lumineux (celui de ‘Gold Lanterns’ est doré)

    – Fleurs : très originales, blanches en grappes pendantes et qui s’entourent de bractées pourpres. Celles de ‘Crocothyrsos’ sont jaunes.

    – Baies pourpres à violacées.

 

  • Période de floraison : De juillet à octobre.

 

  • Rusticité : Jusqu’à -20°C (si des branches ont souffert, les rabattre à la fin de l’hiver)

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile.

 

  • Sol : Riche en humus, plutôt frais, bien drainé.

 

  • Exposition : Soleil ou mi-ombre, à l’abri des vents froids et desséchants.

 

  • Plantation : En isolé, dans une haie libre ou une mixed-border.

 

  • Conduite de culture : On peut faire des apports de compost ou de fumier décomposé au printemps. Fertilisation, exposition au soleil et taille au printemps favorisent la floraison.

 

  •  Maladies et parasites courants : Rien à signaler.

 

Fiche rédigée par Monique Gervais, SNHF, section Arbres et arbustes d’ornement.

Arbre aux papillons

Gilles San Martin sous licence CC.
  • Noms latins : Buddleja davidii.

 

  • Famille botanique : Scrofulariacées.

 

  • Principaux types : Le genre Buddleja s’est diversifié en Amérique, en Afrique et en Asie. Il comprend une centaine d’espèces mais de nombreuses variétés ont été sélectionnées principalement à partir de B. davidii. Cet arbuste séduisant propose une certaine variété de coloris dans ses inflorescences.
    On peut citer quelques cultivars :À grand développement- B. davidii ‘Charming’ : coloris rose lilas,

    B. d. ‘Black Knight’ : violet foncé,

    B. d. ‘White profusion’ : fleurs blanches à œil jaune,

    B. d. ‘Royal Red’ : rouge pourpré,

    À développement moyen

    B. d. ‘Lochinch’ : bleu lilas à centre orangé et feuillage gris,

    B. d. ‘Summer Beauty’ : rose pourpre,

    À petit développement

    B. d. ‘Nanho Purple’ : rouge profond, carmin.

 

  • Utilisations : À planter en massif ou en sujet isolé.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Le genre Buddleja doit son nom au révérend Adam Buddle (1662-1715), un botaniste spécialiste des mousses. Buddle n’a jamais connu la plante qui porte son nom puisque la première espèce introduite en Europe en 1730 est Buddleja americana.Le Buddleja davidii (du père David) est originaire de Chine et plus particulièrement des provinces de Sichuan et de Hubei ainsi que du Tibet. Décrit par le père David en 1869, les premiers semis ont été effectués à partir de 1895 par Vilmorin.

 

  • Principales caractéristiques : L’arbre aux papillons se reconnaît à ses feuilles caduques opposées. L’inflorescence est une longue panicule dense et terminale dont les éléments forment un ensemble plus ou moins continu. Il forme une touffe généreuse, développant des rameaux vigoureux qui portent les panicules. Son port droit au départ s’étale et retombe avec l’âge. Il peut atteindre 3 mètres de hauteur.

 

  • Période de floraison : Abondante et estivale, de juin à juillet. Cependant, selon les cultivars, la floraison peut varier entre mai et les premières gelées.

 

  • Rusticité : Plante très rustique supportant bien le froid.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Très facile.

 

  • Sol : Tous types de terrains, même pauvres. Il n’est d’ailleurs pas rare d’observer de jeunes semis de Buddleja davidii dans les friches industrielles, les zones à l’abandon ou même sur le bord des routes ou des rues.

 

  • Exposition : Ensoleillée à mi-ombre.

 

  • Semis/ plantation : Le semis s’effectue au printemps. Pour la plantation, utilisez un substrat composé de terre franche, de tourbe et de sable. Arrosage régulier pendant la période de végétation.

 

  • Conduite de culture : La croissance est très rapide. Procédez à une taille courte en mars pour conserver une allure compacte. Vous pouvez également tailler de nouveau en mai-juin une branche sur deux à mi-hauteur afin de retarder la floraison. Le bouturage (estival) de l’arbre à papillons est très facile à réaliser.

 

  •  Maladies et parasites courants : Aucun.

 

Fiche rédigée par Amaury Vignes, chargé de mission à la SNHF

 

Pour en savoir plus

Invasif l’arbre aux papillons ? par Alain Cadic, article tiré des cahiers n°2 de la revue Jardins de France, p.50, éditions SNHF, 2015

Guide Horticolor, Arbres et arbustes, Guide des végétaux, p.51, 2013

Arbre de Judée

Andreas Rockstein sous licence CC.
  • Noms latins : Cercis sp.

 

  • Famille botanique : Fabacées, anciennement légumineuses.

 

  • Principaux types :
    – C. siliquastrum : espèce-type, la plus couramment rencontrée, forme érigée, très jolie floraison rose violacé en avril-mai,
    C. siliquastrum ‘Alba’ : magnifique variété, moins fréquente dans les jardins, fleurs blanches au printemps, moins vigoureuse que l’espèce-type,

    C. canadensis ‘Forest Pansy’ : très rustique, feuillage rouge violacé au printemps devenant plus sombre par la suite, floraison rose vif peu abondante avant les feuilles,

    C. chinensis ‘Avondale’: moins haut que les précédents (1 à 2 m), floraison abondante et précoce, avant les feuilles de couleur vert bleuté.

 

  • Utilisations : Adapté au climat méditerranéen, son habitat naturel, l’arbre de Judée s’y ressème à tout va. Mais on peut le cultiver dans toute la France, jusque dans le nord du pays. Avec son magnifique tronc, il gagne à être planté en sujet isolé. L’usage en haie est aussi envisageable.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Probablement introduit en Europe au temps des Croisades, du fait de son rôle dans la Passion du Christ. En effet, la légende dit que Judas s’y serait pendu, après avoir livré Jésus. Mais c’est surtout en raison de son abondance en Israël qu’il a reçu ce nom.

 

  • Principales caractéristiques : L’intérêt esthétique de l’arbre de Judée s’affiche en toutes saisons :- Un tronc noir plus ou moins tortueux, se divisant très bas, une croissance lente, une longévité dépassant le siècle, et une hauteur pouvant aller de 5 à 10m (parfois 15 m en Israël).

    – Les feuilles, faciles à identifier, sont caduques, rondes, alternes, très arrondies et parfois légèrement ondulées sur les bords. Jaunes à leur naissance, elles virent au vert mat avant de revenir à leur couleur initiale à l’automne.

    – Ses fleurs, remarquables et multiples, peuvent être solitaires ou réunies en petites grappes ombelliformes.

    – En fin de saison apparaissent les fruits sous forme de gousses brunissant rapidement.

 

  • Période de floraison : En avril avant l’apparition des feuilles. Il présente un cas de « cauliflorie » de véritables amas de fleurs se forment par bouquets sur le tronc même ou les branches, dessinant des plaques très originales.

 

  • Rusticité : Zone 7, il supporte le froid jusqu’à -17°C.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile.

 

  • Sol : Tous types de terrains même calcaires. (il est naturalisé dans les basses montagnes du sud de la France). Il faut dans tous les cas que votre sol soit bien drainé.

 

  • Exposition : Ensoleillée à mi-ombre.

 

  • Semis/ plantation : La meilleure période est l’automne, avant les premières gelées. Possibilité de semis ou bouturage de tiges aoûtées.

 

  • Conduite de culture : Il convient seulement de protéger les jeunes plants contre les fortes gelées. Taillez les branches malades ou mortes avant la reprise de la végétation. Pour le conduire en buisson, taillez court juste après la floraison.

 

  •  Maladies et parasites courants : Anthracnose, verticilliose, maladie du corail, chancre, cochenilles.

 

Fiche rédigée par Amaury Vignes, chargé de mission, SNHF, pour la section Arbres et arbustes d’ornement.

 

Pour en savoir plus

 Petits arbres pour petits jardins, p.27, article de la revue Jardins de France , 1987, édition SNHF

Guide Horticolor, Arbres et arbustes, Guide des végétaux, p.59, 2013

Guide des arbres et arbustes, sélection du Reader’s Digest, p.68, 1986

Arum d’Éthiopie

Bernard Spragg. NZ sous licence CC.
  • Noms latins : Zantedeschia æthiopica. Le nom de genre a été attribué en l‘honneur de Giovanni Zantedeschi (1773-1846) botaniste et médecin italien.

 

  • Famille botanique : Aracées.

 

  • Principaux types : Outre Z. æthiopica, il existe plusieurs espèces d’arum :
    – Z. albomaculata : Les feuilles de cet arum sont semi-érigées, vert moyen parsemées de taches blanches translucides. En été les spathes (la grande bractée ou cornet qui entoure l’inflorescence centrale ou spadice) blanches à crème, jaune ou rose pâle ont une marque interne pourpre à la base.

    – Z. elliottiana a des feuilles érigées vert foncé mouchetées de taches blanches. En été, ses spathes jaune doré, de 10 à 15 cm de long, entourent un spadice de la même couleur.

    – Z. rehmannii est une petite vivace mesurant entre 20 et 60 cm de hauteur. Ses feuilles érigées, lancéolées, vert foncé laissent apparaître en été des spathes de 8 à 12 cm de long, grêles, blanches à roses ou pourpre foncé presque noir.

 

  • Utilisations : Dans des massifs en zone humide ou en grosses potées. Les formes sensuelles de l’arum lui valent l’intérêt des artistes. Les hybrides sont devenus des plantes dans l’air du temps, essentiellement pour la fleur coupée. De petite taille, leur palette de couleur est très variée et ils arborent souvent un feuillage plus ou moins moucheté. En décoration intérieure, les callas figurent en bonne place dans les catalogues et permettent des créations originales ou épurées. De nombreux designers les utilisent pour mettre en valeur un meuble ou une ambiance.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Afrique du sud.

 

  • Principales caractéristiques : L’arum d’Éthiopie, appelé aussi arum des fleuristes car fréquemment utilisé pour la décoration des églises ou la confection de bouquets pour les mariages, est une plante herbacée, vivace qui possède comme les autres Zantedeschia une partie souterraine en souche charnue tubériforme. Les feuilles persistantes, en climat doux, sont lustrées et de forme sagittée. Ses grandes fleurs en cornet se composent d’une spathe blanc pur qui entoure un spadice jaune crème. Il peut atteindre un mètre de hauteur pour 60 cm de large. De tous les arums, c’est le plus rustique.

 

  • Période de floraison : Mai à juillet.

 

  • Rusticité : Résiste au froid jusqu’à -10°C.

 

  • Toxicité connue : Feuilles, fruits et rhizomes contiennent une sève hautement toxique pour l’homme et les animaux, jusqu’à être mortelle.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Très facile.

 

  • Sol : L’arum préfère les terrains à pH acide ou neutre , consistants, riches et frais

 

  • Exposition : Soleil non brûlant ou mi-ombre.

 

  • Plantation : Au printemps en plaçant la souche à 10 cm de profondeur.

 

  • Conduite de culture : La fertilisation est indispensable pour obtenir de belles touffes. Veillez toutefois à ne pas apporter trop d’azote qui nuirait à la floraison. Prévoyez des arrosages abondants en période de végétation que vous stopperez une fois les fleurs fanées (période de repos).Les hybrides à fleurs colorées peuvent se cultiver en pot. En mars, mettez une souche en culture dans un terreau léger. Arrosez légèrement au départ puis davantage au fil des semaines en suivant la croissance de la plante. À l’automne, ne touchez pas au feuillage lorsqu’il commence à jaunir, mais réduisez les apports d’eau.

    Une fois le feuillage complètement desséché, retirez-le puis déplantez et nettoyez le bulbe avant de le placer dans un endroit sans lumière, non chauffé et bien sec pendant tout l’hiver. Renouvelez l’opération au printemps suivant.

 

  •  Maladies et parasites courants : Pourriture des racines, taches foliaires, mosaïque, thrips.

 

Fiche rédigée par Bruno Lamberti et Muriel Drouet, SNHF, pour la section Plantes vivaces.

Aubépine

La floraison de l’aubépine a lieu au printemps. David Wright sous licence CC.
  • Noms latins : Crataegus sp.

 

  • Famille botanique : Rosacées.

 

  • Principaux types : Ce genre comporte environ 200 espèces botaniques. Les plus communes sont :

     Crataegus monogyna (aubépine à un style) : feuilles très découpées, fleurs à un style, fruits à un noyau.

    C. laevigata (aubépine épineuse), rameaux étalés, feuilles peu découpées, fleurs à deux ou trois styles, fruits à deux noyaux.

    Ces deux espèces s’hybrident très facilement pour donner des individus aux caractères intermédiaires que l’on nomme alors Crataegus X media.

 

  • Utilisations : En isolé, en haie libre ou taillée. Idéal dans les petits jardins.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Bassin méditerranéen et régions tempérées d’Europe, d’Asie et de l’est de l’Amérique du Nord. L’aubépine pousse, tout compte fait, en de nombreux endroits de l’Hémisphère nord.

 

  • Principales caractéristiques : Parfois appelé cenellier, cet arbuste épineux à croissance lente est doté d’une grande longévité (jusqu’à 500 ans pour certaines variétés).Son feuillage caduc prend de belles teintes en automne. Il est panaché pour les variétés ‘Aurea’ ‘Argentea’ et ‘Tricolor’. Pour ce dernier, la panachure est formée de blanc, de jaune et de vert.Sa floraison est printanière, blanche, rose ou rouge, à fleurs simples ou doubles. Les fruits rouges apparaissent en fin d’été, plus nombreux chez les variétés à fleurs simples. Ils contiennent de un à trois noyaux suivant les espèces et sont très prisés des oiseaux.

    Les baies de l’aubépine sont très appréciées des oiseaux. Maslov Dmitry/Maslov Dmitry – Fotolia

    Entre autres :

    – C. x media ‘Paul’s Scarlet’: 4-6 m de haut pour 3-4 m de large. Croissance rapide. Port érigé, feuillage vert foncé brillant. Très nombreuses fleurs doubles écarlates. Var. ‘Rosea plena’ fleurs doubles roses ou ‘Alba plena’ fleurs doubles blanches roussissant en fin de floraison.

    – C. x lavelleei ‘Carrierei’: 6-7 m de haut pour 4-5 m de large. Petit arbre à cime rameuse arrondie aux branches épineuses, feuille coriaces vert foncé virant au jaune orangé en automne. Fleurs blanches suivies de gros fruits comestibles rouge orangé, persistant jusqu’à la fin de l’automne.

    – C. Azarolus: 10 m de haut, communément appelé azérolier. Il est légèrement épineux. Feuilles triangulaires d’un vert clair brillant sur le dessus, dotées de 3 ou 5 lobes dentés. Petites fleurs blanches nectarifères mais dont l’odeur n’est pas très agréable. Gros fruits ovales, refermant deux ou trois noyaux et parfois plus.

 

  • Période de floraison : Mai-juin. Les fleurs restent épanouies une douzaine de jours.

 

  • Rusticité : L’aubépine ne craint ni l’aridité ni le vent grâce à ses racines profondes. Elle résiste au gel, jusqu’à -20°C pour certaines espèces.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile.

 

  • Sol : Tous les terrains sains, même secs et calcaires, lui conviennent. Pas de sol détrempé.

 

  • Exposition : Soleil, mi-ombre pour C. x lavelleei ; soleil uniquement pour C. x media.

 

  • Semis/ plantation : La multiplication se fait par greffe. Plantation au printemps.À cause du feu bactérien, maladie due à la bactérie Erwinia amylovora qui s’attaque aux rosacées à pépins (pommier, poirier…), la multiplication des Crataegus par semis est soumise à demande d’autorisation avec des règles très strictes, conformément à l’arrêté du 12 août 1994.

 

  • Conduite de culture : Si une taille s’avère nécessaire, il faut procéder avant la mi-août pour ne pas nuire à la floraison. Elle se limite à écimer les branches principales et à supprimer les brindilles sèches.Le fait de tailler l’aubépine avant sa floraison permet de limiter la propagation du feu bactérien car le parasite se propage par les fleurs.

 

  •  Maladies et parasites courants : Sensible à l’oïdium. Le feuillage peut être endommagé par la larve d’une tenthrède.

 

Fiche réalisée par Michèle de Puymaly, SNHF, section Arbres et arbustes d’ornement.

Aubergine

Eran Finkle sous licence CC.
  • Noms latins : Solanum melongena.

 

  • Famille botanique : Solanacées.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Native de l’Inde, l’aubergine passe par la Perse et fait son apparition en Europe au XVe siècle, mais elle n’atteint Paris qu’au début des années 1800. Elle est très consommée en Inde, en Chine, au Japon…

 

  • Principales variétés :
    – ‘Baluroi F1′ est recommandée dans la moitié nord pour sa précocité, sa vigueur et sa bonne résistance aux maladies.

    – La ‘Louisiana Long Green’ pour sa robe rayée vert foncé/vert clair.

    – La ‘Ronde de Valence’ pour son côté joufflu et sa qualité gustative.

    – La ‘Blanche ronde à œufs’ pour son originalité.

    Et aussi la ‘Violette de Florence’, la ‘Black beauty’, la ‘Hâtive de Barbantane’…

 

  • Caractéristiques : Environ 80 cm de hauteur. Les feuilles sont ovales, larges, duveteuses et de couleur vert pâle. Les fleurs, blanches ou violettes, ressemblent à celles de la pomme de terre.

 

  • Rusticité : Très sensible au gel. C’est l’une des plantes potagères les plus exigeantes en chaleur du semis à la récolte.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Difficile.

 

  • Sol : Très frileuse, il faut lui trouver une exposition ensoleillée et un sol bien ameubli, riche en humus. Pour bien se développer, il lui faut beaucoup de chaleur, particulièrement après la floraison au moment où les fruits se forment (18°C la nuit et 25°C le jour).

 

  • Exposition : Ensoleillée.

 

  • Semis/ plantation : De mars à avril, semez 3 ou 4 graines par godet rempli de terreau « spécial semis ». Maintenir humide, exposé à la lumière du jour, et à une température d’au moins 20 à 25°C. Évitez l’excès d’arrosage. Conserver le plant le plus vigoureux et mettre en place en pleine terre dès que les gelées ne sont plus à craindre. Il est conseillé de se fournir des plants en jardinerie.

 

  • Conduite de culture : Biner et désherber en début de végétation. En soirée, faire des arrosages fréquents, surtout en période de sécheresse.Au nord de la Loire, il est préférable de garder le plus longtemps possible des protections type housses à tomates ou cloches de forçage. Tuteurer.Il faut aussi tailler à partir de juillet au-dessus du deuxième bouquet pour favoriser la pousse des tiges secondaires. Les rameaux latéraux seront aussi taillés. Ne conserver qu’une dizaine de fleurs par plantes.

 

  •  Maladies et parasites courants : Mildiou, oïdium, moisissure grise. Pour les parasites: doryphores, mollusques, pucerons, araignées rouges, mouches blanches.

 

  •  Récolte/ productivité : Il faut compter 5 mois pour cueillir ses premières aubergines. Ne pas attendre qu’elles soient complètement mûres. Compter 6 à 10 fruits par pied. Côté cuisine, l’aubergine se déguste en tian, ratatouille, grillée, en beignet…

 

Fiche rédigée par Jean-Marc Muller, SNHF, section Jardins potagers et fruitiers.

Aulne

Tomas Burian sous licence CC.
  • Noms latins : Alnus sp.

 

  • Famille botanique : Bétulacées.

 

  • Principaux types : Il existe pas moins de 30 espèces d’aulnes dont les plus connues sont A. glutinosa, A. cordata, A. incana et A. viridis.

 

  • Utilisations : Grâce à leurs nombreuses racines, les aulnes permettent de fixer les berges des cours d’eau ou des étangs et d’assainir les terrains humides en compagnie de peupliers ou de saules. Ces racines n’infligent pas de dégâts aux constructions. L’aulne, notamment A. cordata, peut également être utilisé en haies comme brise-vent.

    Le bois d’aulne est utilisé pour la sculpture, la fabrication de la pâte à papier, etc. Celui de A. glutinosa, de meilleure qualité, a notamment été utilisé pour construire les fondations de Venise et d’Amsterdam.

 

DESCRIPTION

  • Origine : A. glutinosa (Europe, nord de l’Afrique, ouest de l’Asie); A. incana (nord et centre de l’Europe); A. cordata (Corse et sud de l’Italie); A. viridis (centre et sud-est de l’Europe).

 

  • Principales variétés : Les aulnes se distinguent par leur croissance rapide. Ils sont dotés de feuilles caduques, alternes, simples. Les chatons, ou fleurs, mâles et femelles apparaissent tout de suite après les feuilles. Les chatons femelles sont verts, ils grossissent pendant l’été et en octobre ressemblent à des petits cônes bruns dressés (2 cm environ) aux écailles lignifiées. Les chatons mâles sont plus allongés et pendants. Ces arbres, à la silhouette légère, supportent bien la pollution atmosphérique.

    A. glutinosa : aulne commun ou aulne glutineux, appelé parfois aulne noir. Hauteur 25 m. Après abattage, son bois imputrescible passe du blanc jaunâtre au rouge orangé sous l’action de l’air. Feuilles au sommet arrondi comme coupées ou échancrées, plus larges qu’à la base, dessus vert foncé, dessous vert gris ou blanchâtre. Les jeunes feuilles sont visqueuses. Il reste vert jusqu’à la chute des feuilles. Chaton avec un long pédoncule.

    A. incana : aulne blanc. Hauteur 10 m. Feuilles au sommet pointu, dessus vert mat foncé, dessous vert gris ou blanchâtre, velues et cotonneuses. Forme ovale, elliptique, dentée. Chatons aux pédoncules courts. Ceux de la variété ‘Aurea’ sont orange.

    A. cordata syn. A. cordifolia : aulne à feuille en cœur ou aulne cordiforme également appelé aulne de Corse. Hauteur 15 m. Ses rameaux sont couverts de pruine grise. Sa feuille ovale à une base en dorme de cœur. Il perd son feuillage tardivement. Sa silhouette est pyramidale, il résiste correctement au froid.

    A. viridis : aulne vert. Forme arbustive drageonnant, hauteur 2,5 m. C’est une espèce pionnière que l’on trouve dans les éboulis de montagne. Feuilles au-dessus vert foncé, dessous vert plus clair, elles sont lisses et brillantes. Forme ovale au sommet pointu, elliptique. Chatons plus petits que pour les espèces plus hautes. Le pédoncule est long pour les femelles, sessile pour les mâles.

 

  • Période de floraison : Fin mars, début avril pour glutinosa, début mars pour incana.

 

  • Rusticité : Les aulnes résistent très bien au froid.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile.

 

  • Sol : S’ils apprécient les terrains argileux et humides, ces arbres redoutent le calcaire. Les racines de A. glutinosa et celles d’A. incana sont pourvues de nodules contenant un mycélium qui permet la fixation de l’azote. Ils peuvent ainsi vivre en sol pauvre et même l’enrichir. L’espèce A. cordata supporte mieux le calcaire et la sécheresse et A. viridis préfère les terres drainées.

 

  • Exposition : Soleil, mi-ombre.

 

  • Semis/ plantation : Multiplication par boutures semi-herbacées.

 

  • Conduite de culture : Les aulnes ne nécessitent pas d’entretien particulier. Ils supportent bien la taille et peuvent même être taillés en « têtards » ou tressés.

 

  •  Maladies et parasites courants : Les aulnes n’ont pas d’ennemis.

 

Fiche réalisée par Michèle de Puymaly, SNHF, section Arbres et arbustes d’ornement.

Azalée

Matthew McLalin sous licence CC.
  • Noms latins : Azalea indica.

 

  • Famille botanique : Éricacées.

 

  • Principaux types : L’azalée fait partie, avec les rhododendrons, d’un groupe de plantes ligneuses arbustives à feuilles persistantes vert foncé. Il existe de nombreux cultivars issus d’hybridations successives aux coloris très variés, blanc, rose, rouge ou plus ou moins panachés à fleurs simples ou doubles.

 

  • Utilisations : En plante fleurie pour la décoration des appartements.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Sud-est asiatique, Chine, Japon.

 

  • Principales caractéristiques : Plantes arbustives vendues en pots et «forcées» en serre (traitement au froid pour induire la floraison à contre-saison). On trouve aussi des azalées cultivées sur tige ou formées en pyramide.

 

  • Période de floraison : De fin octobre à fin mars-début avril, selon les variétés : hâtives (‘Mme Petrich’, ‘Paul Schâne’, ‘Perle de Noisy’, etc.), mi-hâtives (‘Ambrosius’, ‘Pink Pearl’) ou tardives (‘Hesce’, ‘Madame John Haerens’, Violacea).

 

  • Rusticité : Assez rustique sous nos climats.

 

  • Toxicité : Toxique.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : La culture est longue, en général trois ans, et demande des connaissances particulières. L’entretien de la plante fleurie en appartement est assez facile. L’azalée a besoin de lumière et d’arrosages réguliers sans eau stagnante dans la soucoupe. Ces conditions sont essentielles pour la réussite de sa culture.

 

  • Sol : Plante de terre de bruyère à installer dans un sol poreux et acide (pH idéal = 5) durant toute la durée de la culture.

 

  • Exposition : Mi-ombre, aussi bien en serre qu’en extérieur.Plante fleurie en appartement, situation lumineuse.

 

  • Semis/ plantation : La Belgique (régions de Gand et de Bruges) et la France (vallée de la Loire) comptent parmi les principaux sites de production.

    La multiplication se fait par bouturage pour les sujets destinés au greffage (en demi-fente ou à l’anglaise). La soudure des greffes demande environ 40 jours en serre. On peut également bouturer des cultivars pour des variétés se ramifiant bien, mais donnant des plantes peu vigoureuses.

 

  • Conduite de culture : La culture demande trois ans pour la plupart des sujets : la première année en serre, la deuxième année à l’extérieur avec hivernage en serre froide.La troisième année, les plantes sont placées à l’extérieur en avril et commercialisées en vert en octobre en vue du forçage qui a lieu en serre, d’abord à 16-18°C pour atteindre 20-24°C.Il est possible pour un particulier de faire refleurir son azalée même si ce n’est pas chose facile. Les difficultés varient selon les variétés (les variétés tardives s’y prêtent mieux) et la manière dont a été forcée la plante chez l’horticulteur.

    Après la floraison, taillez légèrement votre azalée en supprimant les extrémités des tiges ayant porté les fleurs. Ensuite, rempotez celle-ci dans un pot légèrement plus grand. Griffez le trou de la motte pour décompacter les racines avant le rempotage. Utilisez un mélange acide dit « pour plantes de terre de bruyère ». Gardez la plante à l’intérieur jusqu’à la fin des gelées en la maintenant humide. À partir du 15 mai, sortez la plante à mi-ombre ou au soleil, le matin seulement.

    Sinon, procédez à des arrosages réguliers, voire des bassinages en cas de fortes chaleurs. Des boutons se forment à partir de juillet-août mais la floraison ne sera pas aussi dense que l’année précédente.

    Rentrez la plante à l’intérieur vers le 15 octobre dans une pièce chauffée à 15-16 °C puis à 20°C en arrosant régulièrement.

     

 

  •  Maladies et parasites courants :
    – En appartement : pendant la durée de la floraison, pas de maladies ou de parasites.
    – En culture : Thrips sur feuillage ou tordeuse de l’azalée (la petite chenille vert clair de ce papillon qui ronge les bourgeons et les jeunes feuilles). Citons également La teigne de l’azalée, chenille qui creuse des galeries et provoque la chute des feuilles et le chancre des azalées qui attaque les plantes à la base des tiges.

 

Fiche rédigée par Claude Ferry, SNHF, section Fuchsia et pélargonium.

 

 

Pour en savoir plus

Cultures florales, R. Bossard,1960

Ajonc

Forest and Kim Starr sous licence CC.
  • Nom latin : Ulex europæus L .1753.

 

  • Famille botanique : Fabacées, anciennement légumineuses..

 

  • Principaux types : D’après l’index synonymique de la flore de France le genre Ulex comprend cinq espèces (U. europæus, gallii, breoganii, minor et parviflorus) et un hybride naturel (U. europæus x gallii). Elles sont toutes classées comme invasives sur l’île de la Réunion.

 

  • Utilisations : Très inflammable, l’ajonc (U. europæus) était utilisé autrefois comme bois de chauffage (il est très inflammable), mais aussi comme litière et fourrage (sous forme de jeunes pousses) pour le bétail et comme haies défensives. Ce dernier usage se perpétue de nos jours. Il est à l’origine de la légende bretonne du voleur d’ajoncs «al laër lann» qui, pour punition, aurait été envoyé dans la Lune.

 

 

DESCRIPTION

  • Origine : U. europæus est originaire du littoral atlantique et des côtes de la Manche et la Mer du Nord.

 

  • Principales caractéristiques : Parfois appelé jan (lann en breton), l’ajonc est un arbuste épineux persistant (ses feuilles de taille très réduite sont transformées en épines acérées) mesurant 1 à 2 mètres de hauteur qui forme des fourrés très touffus dans les landes qu’il colonise. Ses fleurs jaunes, très mellifères, exhalent un subtil parfum de noix de coco. Surnommé «la fleur d’or», l’ajonc est devenu, en 2016, la plante emblème de la Bretagne.

 

  • Période de floraison : Abondante de novembre à mai, elle se poursuit toute l’année en climat doux.

 

  • Rusticité : Les ajoncs sont très résistants à la sécheresse et aux embruns marins mais ils peuvent périr en cas de froid intense.

 

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Plantes peu exigeantes qui peuvent rester en place de nombreuses années.

 

  • Sol : Les ajoncs s’accommodent parfaitement d’un terrain pauvre, siliceux, acide qu’ils continueront à acidifier au cours de leur croissance qui est assez lente.

 

  • Exposition : Ensoleillée.

 

  • Semis/ plantation : Les graines récoltées dans les petites gousses peuvent être semées au printemps. Quelques pépiniéristes proposent des plants à divers stades de végétation. On peut également trouver le cultivar ’Flore Pleno’.

 

  • Conduite de culture : On peut le planter en isolé dans une zone de jardin sec et le tailler pour garder une forme compacte. Pour les haies une distance de 1 mètre entre plants est une bonne mesure.

 

  •  Maladies et parasites courants : Aucun à ce jour.

 

 

Fiche rédigée par Alain le Borgne, SNHF, section Plantes vivaces.

 

 

Pour en savoir plus

Contes de Basse Bretagne, François Marie Luzel, Éditions Ouest-France, 2007.

Le livre des bonnes herbes, p. 300 à 304, Pierre Lieutaghi, Robert Morel, 1966.

Le livre des mauvaises herbes p. 1-6-78-94, Pierre Ferran, Robert Morel, 1969.

38.000 plantes p. 431, SNHF, Ulmer, 2001.

Flora Gallica, Flore de France, p. 759-760, J.M.Tison, B. de Foucault, éditions Biotope, 2014.

Albizia ou arbre à fleur de soie

La floraison de l’albizia s’étale de fin juin à septembre raneko sous licence CC.
  • Nom latin : Albizia julibrissin.

 

  • Famille botanique : Fabacées, anciennement légumineuses.

 

  • Principaux types : Le genre comprend environ 150 espèces dont seulement une ou deux se cultivent sous nos climats. C’est le cas d’A. julibrissin (julibrissin est la contraction de deux mots persans pouvant se traduire par fleur et soie).

 

  • Utilisations : Ornementale, petit arbre d’ombrage.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Asie tempérée. On le trouve de l’Iran à la Chine, à Taïwan, en Corée.

 

  • Principales caractéristiques : Également appelé acacia de Constantinople, ce petit arbre ornemental à feuillage caduc, de 6 à 10 m de haut, mesure presque autant en largeur, en raison de son port évasé. Il se distingue par de grandes feuilles oblongues, bipennées, composées d’une dizaine de folioles formées elle-même de foliolules sensitives d’1 cm de long vert foncé à l’envers et plus ou moins glabres. Elles se referment sur elles-mêmes la nuit et lorsque le temps est sombre.

    Les fleurs, abondantes et parfumées durent très longtemps. Elles se dressent à l’extrémité des branches et leurs longues étamines rose pâle ou plus foncées selon la variété, leur donnent un aspect plumeux, ravissant et exotique.

    Si son port graphique évasé est intéressant l’hiver, l’albizia a un aspect plus triste à l’automne en raison de ses foliolules qui ne s’ouvrent quasiment plus, par manque de luminosité.

    Quelques cultivars :

    – ‘Rosea’ produit des fleurs plus rouges et serait plus résistant au froid,

    – ’Tyron’ pourpre, très résistant au froid,

    ombrella ‘Boubri’ : la couleur foncée de ses fleurs contraste avec le feuillage vert sombre. Taille légèrement plus réduite, 8 à 10 m.

    – ‘Summer Chocolate’ : port très évasé, croissance lente, beau feuillage aux jeunes pousses vert tendre, qui devient pourpre foncé en été, floraison rouge clair. Demande une situation abritée.

    – ’Pompadour’, identique au type avec une végétation plus réduite et floraison parfumée, rose foncé presque rouge.

    tianhuiensi a été découvert dans le nord de la Chine en 1988 et serait particulièrement rustique.

    Il existe aussi une rare variété à fleurs blanches.

 

  • Période de floraison : Elle débute fin juin-début juillet selon les régions avant d’atteindre son apogée en juillet-août où l’arbre est littéralement couvert de fleurs. Ces dernières pâlissent un peu en fin de floraison, ne fanent pas mais disparaissent une fois tombées au sol.

 

  • Rusticité : Les jeunes albizias ont besoin d’être protégés dans les régions aux hivers froids mais, au bout de quelques années, à condition de les avoir bien placés à l’abri des vents froids et dans un sol bien drainé, ils résistent à des températures fortement négatives, jusqu’à -18°C.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile. L’albizia pousse lentement mais fleurit dès son jeune âge.

 

  • Sol : Ordinaire, calcaire ou neutre, plutôt sec.

 

  • Exposition : Plein soleil, à l’endroit le plus chaud du jardin.

 

  • Semis/ plantation : Le semis s’effectue à l’automne à partir des graines que l’on peut prélever sur les gousses, d’environ 15 cm de long, qui apparaissent dès la fin de l’été. Mais si on veut bien profiter de cet arbre, il vaut mieux aller chez un pépiniériste choisir une variété stable dont on apprécie les qualités.

 

  • Conduite de culture : Pour conserver sa forme naturelle de parasol, l’albizia doit être équilibré par une légère taille. Pour le reste, il pousse tout seul.

 

  •  Maladies et parasites courants : Aucun à ce jour.

 

Fiche rédigée par Éliane de Bourmont, SNHF, section Arbres et arbustes d’ornement.

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