Principaux types : Parmi les espèces botaniques, on peut retenir deux grandes espèces monocarpiques (qui ne fleurissent qu’une seule fois) comme Aeonium nobile, à merveilleuses fleurs rouges, et A. urbicum, à fleurs rose ou blanches) et parmi les petites espèces à floraison annuelle : A. decorum à fleurs rose et A. mascaense à fleurs blanches. À noter qu’il existe beaucoup de formes à feuilles panachées de blanc ou de jaune qui sont d’une grande beauté et de merveilleux cultivars à feuilles pourpres tels que ‘Schwartzkop’ et ‘Atropurpureum’.
Utilisations : En serre, sur rebord de fenêtre ou en appartement, en pots, en jardinières ou en rocailles. La plupart des espèces peuvent être cultivées en plein air sur la Côte d’Azur et, pour les plus résistantes, le long du littoral atlantique.
DESCRIPTION
Origine : Plantes de l’Ancien Monde, réparties essentiellement dans les Îles Canaries, avec quelques espèces à Madère, au Maroc, en Éthiopie, au Yémen et une espèce dans les Îles du Cap Vert. Plantes connues en Europe depuis l’Empire romain et cultivées en France depuis le milieu du XVIIIe siècle.
Principales caractéristiques : Les Aeonium sont des plantes à tige ramifiée, fleurissant tous les ans ou monocarpiques, de taille petite à moyenne. Les feuilles, souvent spatulées, sont disposées en rosettes au sommet de la tige ou des rameaux. Les inflorescences terminales sont composées de nombreuses petites fleurs en étoiles, jaunes, blanchâtres, roses ou rouges, suivant les espèces.
Rusticité : La plupart des espèces résistent bien à des températures proches de 0°C. Elles peuvent passer l’hiver dans un local hors gel et bien éclairé afin que les rosettes de feuilles ne s’étiolent pas. Elles sont parfaitement rustiques sur le littoral atlantique et le pourtour méditerranéen.
CULTURE
Niveau de difficulté : Plantes faciles à cultiver.
Sol : Léger, bien drainant, composé de 1/3 de terreau horticole et de terre limoneuse, de 1/3 de sable non calcaire, à grosse granulométrie, de 1/3 de graviers (quartz, pouzzolane, perlite).
Exposition : La grande majorité des Aeonium préfèrent un emplacement lumineux et ensoleillé. Quelques espèces demandent peu de soleil, une exposition au nord leur conviendra bien (A. goochiae ou A. saundersii).
Semis/ plantation : Par semis de graines ou par bouturage de jeunes rosettes, suivant les espèces. Ces plantes sont également disponibles en jardineries ou chez les marchands spécialisés pour un choix plus important.
Conduite de culture : Pendant la période de végétation (du 15 mars à début octobre), arrosez tous les 5 à 10 jours -ne jamais arroser tant que la terre de surface est humide. Pendant l’hiver, stoppez tout apport d’eau si les plantes sont maintenues à une température inférieure à 10°C ; arrosez une fois tous les quinze jours à trois semaines en appartement.
Maladies et parasites courants : Peu de maladies si la technique de culture est bonne. Parmi les ravageurs, surveillez les pucerons et les cochenilles farineuses.
Utilisations : Pelouses de prestige, d’ornement, golfs.
DESCRIPTION
Origine : Espèces spontanées en Europe.
Principales caractéristiques : Les agrostides se caractérisent par un feuillage fin, souple, adapté aux tontes rases (3 mm) donnant au gazon un aspect velouté. Forte densité, bonne pérennité.
Rusticité : Sensible à la sécheresse, au piétinement et à la concurrence des autres espèces.
CULTURE
Niveau de difficulté : Nécessite un entretien régulier.
Sol : Acide et frais.
Exposition : Supporte bien l’ombre.
Semis : La germination des graines, très fines, demande 15 jours. Semez de préférence au début de l’automne (septembre) sur un sol très propre, au semoir à la dose de 10 grammes/m2 (soit une petite poignée) en pur, à 5/10 % de la composition en mélange.
Conduite de culture : Apportez un engrais à libération lente, à raison de 20 à 35 grammes/m2. Formules NPK (azote, phosphore, potassium) type 20/5/8 en avril-mai; 15/9/15 en octobre-novembre. Préférez un épandage au semoir pour obtenir une bonne répartition.
Arrosez de préférence le soir (4 à 5 litres/m2) en pluie fine.Procédez à entretien régulier: scarification, aération, émoussage.
Tonte : Ne coupez que le tiers du brin d’herbe (2 à 5 cm) à chaque passage. Diminuez leur fréquence en été et augmentez-la au printemps et en automne, ces délais (de 5 à 30 jours) variant selon le climat et l’utilisation. Coupez plus ras (2-4 cm) pour une fréquentation soutenue.
Maladies et parasites courants : Les agrostides sont sensibles à la maladie du «fil rouge» (Corticium) et à la fusariose.
Fiche rédigée par Michel Rocher, SNHF, section Roses.
Pour en savoir plus
– Flore d’Europe, Jan Triska, Grund, 1977.
– Les fleurs sauvages, Éditions Rustica.
– La flore d’Europe occidentale, M. Bluney et C. Grey-Wilson, Arthaud.
– Flore forestière française, guide écologique illustré, vol. 1, J.-C. Rameau, D. Mansion, Éditions de l’Institut pour le développement forestier, 1989.
Principaux types : La plante type produit des inflorescences violacées et rose mauve. Signalons quelques cultivars remarquables comme ‘Alba’ (fleurs blanches), ‘Silver Bells’ (grandes feuilles aux reflets argentés) ou ‘Variegata’ avec son feuillage panaché de jaune.
Utilisations : Cette belle liane exotique est idéale pour habiller murs, pergolas, grillages et clôtures dans les jardins comme sur les balcons et terrasses. C’est aussi une bonne compagne que l’on peut facilement associer à d’autres plantes grimpantes comme, par exemple, les rosiers grimpants.
DESCRIPTION
Origine : Également connue sous le nom de « liane » ou « vigne chocolat », l’akébie est originaire des forêts tempérées d’Asie centrale, de Chine, de Corée et Japon. Elle a été découverte vers 1839 par le botaniste français Joseph Decaisne.
Principales caractéristiques : Devenue rare, après avoir été abondamment cultivée, l’akébie est intéressante de par son feuillage luxuriant, beau en toute saison, sa floraison précoce et singulière et son système racinaire peu profond qui permet de la planter en tous lieux.
De croissance moyenne au départ, il lui faut trois ans environ pour se mettre en place. Bien installée, cette liane volubile peut atteindre jusqu’à 6 à 10 m de hauteur. Ses tiges forment un entrelacs de branches fines et minces portant des feuilles alternes à cinq folioles obovales-elliptiques, vert tendre au printemps, puis devenant foncées et coriaces, bleuâtres en dessous, virant au pourpre en hiver. En région tempérée, son feuillage est semi-persistant.
Plante monoïque, l’akébie porte, sur le même pied, des fleurs mâles et femelles disposées en grappes odorantes et nectarifères. Les premières sont minuscules. Situées à l’extrémité des branches, on les reconnaît à leurs étamines dressées couleur chocolat et à leur corolle rose-rouge tirant sur le mauve. Plus à l’intérieur, on trouve à l’aisselle des feuilles, les fleurs femelles, plus grandes et charnues. Elles sont composées de trois pétales recourbés, couleur lie de vin, et dégagent un exotique parfum de vanille.
En septembre-octobre, apparaissent des fruits charnus et pruineux, de couleur violet-pourpre foncé en forme de concombre. Comestibles, leur pulpe a toutefois un goût insipide. Il est vivement conseillé de les détruire avant maturité pour éviter la dissémination des graines qu’ils contiennent.
Période de floraison : Avril-mai.
Rusticité :Akebia quinata est une plante de climat tempéré se développant en tous types d’habitats y compris en zones urbaines. Pas frileuse, elle tolère aisément des températures allant de -15 à -20° C dans des sols drainants mais à partir de -10°C, elle perd souvent ses feuilles. En cas de grands froids, les parties aériennes peuvent être atteintes mais la plante repart du pied.
CULTURE
Niveau de difficulté : Facile.
Sol : Quoique très tolérante, l’akébie préfère, du fait de son enracinement étalé et peu profond, un terrain léger, fertile, frais et drainant. Bien installée, elle peut supporter des sécheresses passagères.
Exposition : Soleil, mi-ombre et même situations ombragées pourvu qu’elle soit à l’abri du vent.
Semis/ plantation : La multiplication se fait par division, marcottage ou encore par bouturage de tiges semi-ligneuses en été.
Conduite de culture :Akebia quinata nécessite peu de soins. Les branches s’enroulent facilement autour des supports. Comme chez de nombreuses grimpantes, veillez, au démarrage, à aider ses tiges à grimper. La taille après la floraison consiste à contrôler son développement (ne jamais effectuer de coupes sévères). Il convient également de supprimer les tiges rampantes autour du pied de l’arbuste.
Prenez les soins, les premières années, de disposer un épais paillage au pied des plants contre les gelées.
Maladies et parasites courants : Néant.
Fiche rédigée par Michel Grésille, SNHF, section Plantes vivaces.
Aloe arborescens en fleurs. Jimmy Baikovicius sous licence CC.
Noms latins : Aloe sp.
Famille botanique : Xanthorrhoeacées.
Principaux types : Parmi les petites espèces, on peut cultiver avec succès des espèces malgaches comme A. bellatulla, A. inexpectata, A. droseroides, A. calcairophylla. Le long de la côte méditerranéenne, de la côte aquitaine et jusque sur les côtes bretonnes, il est possible de cultiver en plein air de grandes espèces caulescentes : A. ferox, A. marlothii ou A. pretoriensis qui fleuriront abondamment.
Utilisations : En serre, sur rebord de fenêtre ou en appartement, en pots sur un balcon protégé du froid, en jardinières ou en rocailles. Certaines espèces poussent en plein air sur la Côte d’Azur et le long du littoral atlantique.
DESCRIPTION
Origine : Plantes de l’Ancien monde, réparties en Afrique (principalement Madagascar et Afrique du Sud) et dans la péninsule arabique. Ces plantes sont connues depuis l’Antiquité puisqu’Aristote en a fait la première description. Aujourd’hui Aloe vera est cultivée dans toute la zone intertropicale.
Principales caractéristiques : Plante de taille très petite à grande, acaule (absence de tige) ou à longue tige (plante caulescente). Les feuilles disposées en rosette, sont lancéolées à linéaires, souvent épaisses, gorgées de réserves. L’inflorescence, en épis ou en grappe généralement, porte de nombreuses fleurs éclatantes de couleur orange, blanche ou jaune, parfois verdâtre à rougeâtre.
Période de floraison : Souvent spectaculaire. Chaque année, ces plantes forment une ou plusieurs hampes florales.
Rusticité : La plupart des espèces résistent à des températures proches de 0°C, quelques-unes, originaires des zones froides de l’Afrique du Sud résistent à des températures négatives, comme Aloe polyphylla ou A. broomii.
CULTURE
Niveau de difficulté : Facile.
Sol : Léger, bien drainant, composé de 1/3 de terreau horticole et de terre limoneuse, de 1/3 de sable non calcaire, à grosse granulométrie, de 1/3 de graviers (quartz, pouzzolane, perlite).
Exposition : La grande majorité des espèces préfèrent un emplacement lumineux et ensoleillé.
Multiplication : Par semis de graines ou par bouturage de jeunes rosettes, suivant les espèces. Sinon vous pouvez vous fournir dans les jardineries ou chez les marchands spécialisés pour un choix plus important.
Conduite de culture : Pendant la période de végétation (du 15 mars à début octobre), arroser tous les 5 à 10 jours. Ne jamais apporter d’eau tant que la terre de surface est humide. Pendant l’hiver, ne pas arroser si les plantes sont maintenues à une température inférieure à 10°C. En revanche, arrosez une fois tous les quinze jours à trois semaines en appartement.
Maladies et parasites courants : Peu de maladies si la technique de culture est bonne. Parmi les ravageurs, surveiller les pucerons, les cochenilles farineuses. Certaines espèces craignent l’excès d’humidité.
Famille botanique : Amaryllidacées comme l’alstrœmère et les narcisses.
Principaux types : Les Hippeastrum les plus cultivés sont en réalité des plantes hybrides descendant de plusieurs espèces.
Les plus connus sont :
– H. vittatum (herbe de Rouen) à fleurs rouges à bandes blanches,
– H. pardinum à fleurs cramoisies,
– H. reticulatum à fleur roses.
Utilisations : En potée fleurie, pour la décoration des intérieurs en période hivernale. Également en fleur coupée en art floral.
DESCRIPTION
Origine : Les amaryllis hybrides aujourd’hui cultivées, proviennent surtout des espèces types originaires de contrées tropicales notamment du Brésil.
Principales caractéristiques : Plante vivace à gros bulbes tuniqués qui émettent une forte hampe aplatie de 50 à 60 cm de haut, terminée par 4 ou 6 grandes fleurs en entonnoir évasé. Elles apparaissent avant les feuilles et leurs couleurs vont du blanc pur au carmin en passant par le rose. Le périanthe est souvent strié ou panaché. Les variétés de coloration uniforme sont préférées des utilisateurs. Le bulbe demande une période de repos entre deux végétations si on veut le faire refleurir.
Période de floraison : En plein air en juin-juillet, mais la plupart du temps, ils sont mis en culture forcée pour une floraison hivernale de décembre à avril.
Rusticité : Non rustique.
Toxicité : Toxique.
CULTURE
Niveau de difficulté : Facile.
Sol : Sous notre climat, culture en pot. Pour les amateurs, utiliser un compost du commerce type plantes vertes.Les horticulteurs qui pratiquent le forçage, peuvent employer un mélange de :
– 1/3 terre de bruyère ou terreau de feuille,
– 1/3 de terre franche siliceuse,
– 1/3 de terreau de fumier très décomposé, auquel on ajoute un engrais potassique.
Exposition : À la lumière, mais sans soleil direct.
Semis/ plantation : Pour les professionnels, la multiplication se fait par semis, les plantes étant élevées toujours avec une période de repos. Par séparation des caïeux, les bulbes demandant 3 ans de culture avant de fleurir.Le particulier voulant faire fleurir chez lui une amaryllis doit acheter un bulbe de belle taille, 15 à 20 cm de circonférence. Plantation à partir de novembre dans un mélange assez riche, en pot de 16 à 18 cm de diamètre. Le bulbe devant émerger de 1/3 environ. Placer le pot dans une pièce claire d’abord à une température de 15 à 16°C que l’on portera à 20°C quand le bulbe montrera des signes apparents de végétation. À ce moment, les arrosages devront être copieux, mais raisonnables, jusqu’à ce que la hampe soit bien formée.
Conduite de culture : La floraison a lieu avant l’apparition du feuillage. Après la floraison, couper la hampe florale. Continuer l’arrosage jusqu’en août, les espacer ensuite progressivement. Le feuillage jaunit et disparaît, c’est la période de repos. Retirer le bulbe du pot, le conserver au sec à température de 10°C environ en attendant la plantation en novembre-décembre.
Au moment de la floraison, il est possible de supprimer les anthères des étamines dont le pollen pourrait provoquer la fécondation de la fleur et sa fanaison précoce.
Pour les bulbes d’amaryllis, la mauvaise conservation provient le plus souvent d’une culture mal conduite. Attention aux arrosages trop fréquents et trop généreux après la floraison et quand le feuillage commence à disparaître.
Maladies et parasites courants : La conservation dans un local trop chaud ou trop humide favorise l’apparition de maladies cryptogamiques telles que la fusariose ou l’anthracnose qui attaquent les bulbes mal préparés au repos.
Famille botanique : Renonculacées comme les anémones et les hellébores.
Utilisations : Plates-bandes de vivaces, en massifs ou en mélange avec d’autres vivaces, ou pour le jardin de rocaille en ce qui concerne A. alpina.
DESCRIPTION
Origine : Le nom Aquilegia provient du latin aquila qui signifie « aigle ». Les anciens botanistes appliquaient ce nom à l’ancolie commune des jardins dont ils comparaient les éperons aux serres et au bec de ce rapace.
Principales caractéristiques : 40 à 60 cm de haut pour A. vulgaris et 30 cm pour A. alpina. Les couleurs déclinent la plupart des teintes de l’arc-en-ciel : violet, bleu, jaune, rouge, blanc sans oublier de nombreuses nuances intermédiaires.
Le feuillage très découpé est élégant, avec des reflets souvent bleuâtres. Les fleurs, dressées ou pendantes, groupées en inflorescence lâche, sont composées de 5 pétales en forme d’entonnoir prolongés par un éperon qui donne tant de charme à cette plante également appelée « gants de Notre-Dame ».
Période de floraison : Mai à juillet.
Rusticité : Plante vivace, à renouveler tous les 3 ou 4 ans.
Toxicité : Toxique, contient de l’acide cyanhydrique.
CULTURE
Niveau de difficulté : Culture facile. Les ancolies se ressèment spontanément et produisent des descendances très variables.
Sol : Léger, bien drainé, frais et riche en humus.
Exposition : Soleil et mi-ombre.
Semis/ plantation : Semis sous châssis froid, mise en place en septembre-octobre. Multiplication par division des touffes au printemps.
Conduite de culture : Peu exigeante, situation ouverte sans excès d’insolation.
Maladies et parasites courants : Oïdium. Mais les attaques du champignon interviennent tardivement au moment où la plante entre en repos végétatif.
Principaux types : Outre l’andromède du Japon, le genre Pieris comprend une dizaine d’espèces.
Les principales sont :
– P. formosa (Wall) D. Don, 1858.
– P. floribunda (Pursh) Benth et Hook, 1800.
– P. nana (Maxim) Makino, 1915.
Utilisations : Les Pieris méritent d’être mis en évidence dans les massifs et plates-bandes de terre de bruyère. Ils peuvent être utilisés en composition dans les parcs, ceintures de verdure, les petits et grands jardins et sous-bois.Quelques-uns, notamment P. floribunda et P. japonica, sont assez fréquemment cultivés en pots, pour la vente sur les marchés aux fleurs à l’état de petites plantes ou pour l’ornement de serres et balcons. On les force même parfois légèrement, dans le but de hâter leur floraison.
Certaines espèces sont appropriées pour la réalisation de bonsaï (P. formosa, P. formosa ‘Compacta’…).
DESCRIPTION
Origine : Himalaya, péninsule malaise, Japon et Amérique du Nord-Ouest.Étymologiquement, son nom fut appliqué aux Muses de Thessalie. Il est connu sous l’appellation Andromedas et P. japonica. Il a été appelé à l’origine Japonica Andromède.
Principales caractéristiques : L’andromède du Japon est arbuste à feuillage persistant glabre ou pubescent. Ses fleurs blanches, parfois rosées, sont disposées en grappes courtes ou allongées, penchées, axillaires ou terminales et paniculées. Leurs pédicelles sont courts, accompagnés d’une bractée et de deux bractéoles. Le calice qui est libre, est composé de cinq segments ovales, aigus et persistants ; la corolle est ovoïde ou cylindrique, urcéolée, à cinq petites dents récurées ; dix étamines sont incluses dans la fleur.
Les feuilles, quant à elles, sont alternes, pétiolées, persistantes, entières ou serrulées. Les jeunes pousses peuvent être colorées de vert à bronze suivant les cultivars.
Période de floraison : Le Pieris est considéré comme un arbuste de valeur en raison de sa belle floraison précoce, en avril- mai. Les boutons floraux, formés dès l’automne, ne s’ouvrent qu’au printemps suivant.
Rusticité : S’il supporte des températures basses allant jusqu’à -20 °C, selon les variétés, il convient surtout aux régions à hivers doux dont l’atmosphère reste humide et fraîche, afin d’éviter que l’arbuste ne soit abîmé par le gel.
Toxicité : Attention, en cas d’ingestion le feuillage est toxique pour l’homme comme pour les animaux.
CULTURE
Niveau de difficulté : Facile.
Sol : Toutes les plantes de la famille des Éricacées (azalée, rhododendron…) ont une préférence pour les sols humifères et acides dits de «Terre de bruyère». Les Pieris supportent, malgré tout, les sols argilo-sableux, sableux et limoneux.
Exposition : Ombre ou mi-ombre dans un espace abrité en raison de sa sensibilité au vent.
Semis/ plantation : La multiplication de cet arbuste est réalisée par semis et surtout par bouturage sous abri vitré. Pour une pousse optimale, il est conseillé de lui laisser l’espace nécessaire à son développement, soit un rayon d’environ 1,50 m de rayon suivant les cultivars.
Conduite de culture : Il est important de veiller à l’arrosage, de façon à garder le lieu légèrement humide.
La taille est inutile, sauf pour écourter quelques rameaux désordonnés ou autres jeunes pousses pouvant être abîmées par des gelées tardives.
Maladies et parasites courants : Tâches foliaires et Phytophthora possibles.
Principaux types : Les anémones du jardin, peuvent être plantées en colonie, en bordure ou en petites taches.
DESCRIPTION
Origine : Nord de la Méditerranée, Balkans, Asie Mineure.
Principales caractéristiques : L’anémone des jardins est une plante vivace de 20 à 40 cm de hauteur, à racines tubéreuses. Toutes les feuilles sont palmées, à deux, trois, quatre ou cinq lobes et démarrent de la souche.Les fleurs, solitaires, se composent de 8 à 15 sépales, velus à l’extérieur, de 10 à 18 sépales pétaloïdes étroits, pointus, violets, roses, rouges, violacés ou blancs, parfois mêlés de jaune.
Période de floraison : Les anémones de jardin s’épanouissent en mars et avril. Elles observent un repos strict pendant l’été.
Rusticité : Si elle résiste très bien à la chaleur, cette belle renonculacée craint le froid. Elle ne risque rien sous un manteau de neige mais, en son absence, elles supportent mal les gelées. Aussi devrez-vous la protéger du froid.
CULTURE
Niveau de difficulté : Facile.
Sol : Le terrain doit être basique et non acide. Évitez la terre de bruyère.
Exposition : Plein soleil.
Semis/ plantation : Semez les graines en été en les mélangeant avec du sable de rivière fin. Recouvrez-les d’un léger paillis.
Conduite de culture : Maintenez le sol frais. Protégez les pieds pendant l’hiver. Arrachez les « pattes » au début de l’été suivant. Vous les remettrez en place au début de l’automne après les avoir plongées dans l’eau pendant 24 heures.
Maladies et parasites courants : Rouille, charbon des anémones, pourridié des pattes.
Peter O’Connor aka anemoneprojectors sous licence CC.
Noms latins :Araucaria araucana.
Famille botanique : Araucariacées.
Principaux types : Communément appelé « désespoir des singes », l’araucaria est un arbre à port érigé se développant comme un candélabre. Des 19 espèces répertoriées dans le monde, 13 sont endémiques de Nouvelle-Calédonie dont l’Araucaria columnaris découvert par le navigateur Cook et ses botanistes, les Forster père et fils en 1774. Le visionnant à la longue-vue, ils le confondirent avec des pins et les nommèrent pins colonnaires. D’autres araucarias tel l’A. bernieri à port étroit, l’A. scopulorum et l’A. subulala poussent dans la partie septentrionale de la Nouvelle-Calédonie et peuvent rester nains suivant la nature du sol. A. biramulata pousse à une altitude de 850 mètres, certains jusqu’à 1500 mètres si les précipitations atteignent 1.500 millimètres par an.
Utilisations : Seul l’Araucaria araucana pousse en Europe. En pleine terre, il peut atteindre 20 mètres de hauteur. Cultivé en grand pot, il restera plus petit.
DESCRIPTION
Origine : Originaire des Andes chiliennes (Araucaria vient de Araucaro, ville du Chili) et d’Argentine, A. araucana fut introduit en Europe par Archibald Menzie en 1795, (la légende dit qu’il aurait dérobé une graine à la table du gouverneur du Chili), puis réintroduit en 1844 par William Lobb.
Principales caractéristiques : En France, A. araucana ne dépasse pas 20 mètres de hauteur. Certaines espèces peuvent atteindre de 60 à 100 mètres, selon les pays. Ses rameaux sont verticillés, d’abord ascendants puis descendants, aux larges feuilles rigides disposées en écailles, se terminant en pointe aiguë. C’est un arbre dioïque (fleurs mâles et femelles sont portées sur des arbres séparés). Les cônes sont mûrs après deux années de fructification et ont une forme semblable à une noix de coco en plus épineux. Les grosses graines sont comestibles grillées.
Rusticité :A. araucana ne craint ni le froid, ni la neige, par expérience à 1000 mètres d’altitude et par -25°C durant 3 semaines.
CULTURE
Niveau de difficulté : Difficulté de reprise à la plantation, pour les plants de 30 cm.
Sol : Tous sols pas trop secs et bien drainés.
Exposition : Soleil ou mi-ombre.
Semis/ plantation :
– Par semis, avec des graines bien mûres.
– Par plant : veillez à ne pas enterrer le collet.
– En bouture, avec hormone et à l’étouffée, ou par marcottage.
Conduite de culture : Aucune taille, ôtez les branches sèches.
Maladies et parasites courants : Trop d’humidité occasionne un pourrissement mortel à la base. L’araucaria craint les araignées rouges (rares) et les cochenilles.
Principaux types : Signalons la variété ‘compacta’ naine et ‘Rubra’ reconnaissable à ses fleurs rouges.
Utilisations : En isolé ou en haie. En pot pour les variétés naines.
DESCRIPTION
Origine : Zone méditerranéenne. On le retrouve aussi sur la côte atlantique jusqu’en Irlande.
Principales caractéristiques : Couramment appelé « arbre aux fraises », l’arbousier est un petit arbre à feuillage persistant, haut d’environ 3 à 8 mètres. Décoratif par sa floraison et par sa fructification, il a une silhouette tortueuse. Son écorce brun foncé se décolle par plaques. Les feuilles sont elliptiques et denticulées tandis que les fleurs, en forme de grelot, sont réunies en grappes pendantes. Les fruits rappellent la fraise, ce qui vaut à l’arbousier d’être parfois surnommé l’«arbre aux fraises». Ils sont comestibles mais généralement considérés comme peu savoureux.
Période de floraison : Elle débute en août et se poursuit jusqu’en automne. Les fruits parviennent à maturité en automne de l’année suivante, ils peuvent donc être visibles en même temps que les fleurs.
Rusticité : Son origine fait qu’il est mieux adapté aux climats chauds. Mais il peut résister au froid jusqu’en Île-de-France s’il est bien abrité.
CULTURE
Niveau de difficulté : Facile.
Sol : Terrain bien drainé, même sec. Évitez les sols alcalins.
Exposition : Ensoleillée.
Semis/ plantation : Plantation à l’automne, multiplication par boutures aoûtées.
Conduite de culture : Seulement si nécessaire, taillez légèrement au printemps après les gelées ou en automne. Arrosez seulement la première année.
Maladies et parasites courants : Un terrain trop humide peut entraîner le pourrissement de la plante.
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