Famille botanique : Poacées anciennement Graminées.
Principaux types : En plus du Miscanthussinensis, communément appelé roseau de Chine ou eulalie, on trouve les espèces M. variegata et M. gracilis.
Utilisations : En isolé ou en fond de massif, en bordure d’étangs ou en bouquets secs.
DESCRIPTION
Origine : Chine et Japon.
Principales caractéristiques : Le miscanthus forme des touffes décoratives aux longues feuilles enrubannées, élancées, évasées, de 80 à 250 cm de long selon les variétés, à la croissance rapide, au feuillage vert, doré, souvent panaché, aux inflorescences rouge cuivré devenant doré. La variété ‘giganteus’ est cultivée pour produire de la biomasse (chauffage) ou des agrocarburants. Séché, le miscanthus est également employé en paillage.
Période de floraison : Fin d’été, début d’automne, de rose pourpre à crème.
Rusticité : Résiste au gel jusqu’à -19°C ainsi qu’au vent et aux embruns.
CULTURE
Niveau de difficulté : Facile, mais peut devenir envahissant à cause de ses rhizomes souterrains.
Sol : Profond, frais, riche en humus, acide ou basique, supporte le calcaire.
Exposition : Plein soleil.
Semis/ plantation : Le miscanthus se sème en avril-mai, cependant la germination des graines est lente et aléatoire. La division des touffes au printemps est préférable avec de meilleures chances de succès.
Conduite de culture : Maintenez les chaumes en place l’hiver pour protéger les pieds du gel. Rabattez-les ensuite au printemps à 10-15 cm au-dessus du sol. Procédez à des arrosages réguliers en été.
Maladies et parasites courants : Bonne résistance aux maladies des graminées.
Fiche rédigée par Michel Rocher, SNHF, section Roses.
Pour en savoir plus – Le Truffaut, encyclopédie pratique du jardin, Larousse, 2005
Molène noire (Verbascum nigrum) en fleurs. Amanda Slater sous licence CC.
Nom latin : Verbascum sp.
Famille botanique : Scrofulariacées.
Principaux types : On dénombre environ 360 espèces de molènes dont quelques-unes sont utilisées en horticulture ou ont conservé des usages médicinaux traditionnels.C’est le cas notamment de Verbascum thapsus, communément appelé bouillon-blanc, de V. blattaria, V. bombyciferum, V. chaixii, V. densiflorum, V. nigrum, V. olympicum, V. phoeniceum et V. pulverulentum.Les obtenteurs anglo-saxons proposent de nombreux hybrides aux fleurs jaunes, mauves, mordorées, ou orangé. Depuis la fin du 19ème siècle, certaines espèces botaniques sont entrées dans le répertoire floral du jardin d’ornement.
Utilisations : Massif, mixed border, rocailles.
DESCRIPTION
Origine : Le genre Verbascum est présent dans les deux hémisphères, mais principalement en Europe, et, de manière, diffuse sur l’ensemble du continent américain, en Australie, en Asie et en Afrique.
Principales caractéristiques : Il s’agit de plantes essentiellement bisannuelles (cycle de 2 ans) ce qui en fait des plantes vivaces fugaces donnant lieu à des semis spontanés, aléatoires, qu’il est très facile de maîtriser par prélèvement et repositionnement. Les épis floraux, ramifiés ou non, peuvent atteindre de grandes hauteurs : jusqu’à 2 m pour V. thapsus. Les fleurs sont jaunes, blanches, mauves, violettes, roses ou pourpres selon les espèces et les cultivars. Le feuillage est le plus souvent argenté ou vert foncé.
Période de floraison : De juin à octobre, selon les espèces et les cultivars.
Rusticité : Les molènes résistent jusqu’à -20°C sur des terrains souvent drainants, secs, ensoleillés.
CULTURE
Niveau de difficulté : Plantes rustiques aux besoins très spécifiques qu’il faut connaître pour réussir leur culture en France, à moyenne altitude et malgré des hivers humides.
Sol : Sec et drainant, surtout l’hiver. Les terres trop lourdes doivent être allégées au moyen de sable ou de graviers (voire de graviers calcaires). Aucun apport d’engrais ou de compost n’est à faire.
Exposition : Très ensoleillée.
Semis/ plantation : La multiplication se fait majoritairement sous forme de graines. Le semis en caissette est à faire en septembre-octobre pour obtenir des plantules avant l’hiver. Les caissettes sont à laisser en châssis froid jusqu’au printemps. Les jeunes plantes peuvent alors être replantées soit directement en place en cas de faible concurrence, soit en pot individuel (diamètre 20 cm) pour forçage avant la mise en place à l’automne. La mise en pot est à faire dans un mélange de terre sableuse, laissé au soleil. L’arrosage n’est utile qu’à la plantation pour faciliter l’enracinement et le développement.
Conduite de culture : L’arrosage des plantes adultes est à proscrire. La fertilisation à la plantation est inutile.
Maladies et parasites courants : Une jolie chenille vert amande annelée de jaune d’or à points noirs (Cuculliaverbasci) peut dénuder une belle plante en une seule journée. Le seul remède est un échenillage manuel, immédiat. Le pourrissement racinaire est toutefois le plus à craindre en cas de trop forte humidité ou bien une galerie de taupe.
Fiche rédigée par Frédéric Pernel, SNHF, section Art des jardins.
Proches du type sauvage, les mûres des jardins sont des variétés récemment créées par l’homme. Andrew Coombes sous licence CC.
Nom latin : Rubus fruticosus.
Famille botanique : Rosacées, tribu des Rubées.
Principaux types : Il existe un très grand nombre d’espèces de mûres à travers le monde ; plus de 350 ont été identifiées ! Plusieurs d’entre elles, d’origine américaine ou européenne, ont été utilisées par les sélectionneurs pour créer les variétés cultivées.
DESCRIPTION
Origine :R. fruticosus est le nom de l’espèce commune, ronce des bois ou ronce des haies ; elle est originaire d’Eurasie.
Principales caractéristiques : Le système racinaire de la mûre est relativement superficiel et de type fasciculé ; il est pérenne et poursuit sa croissance tout au long de la plantation, émettant chaque année de nouvelles tiges ou drageons. D’abord herbacés, ces derniers se lignifient en cours d’été, et se développent sur un cycle bisannuel. En première année, après lignification, les drageons devenus cannes initient à l’aisselle des feuilles des bourgeons à fleurs. Au printemps suivant, ces bourgeons vont développer des rameaux horizontaux qui fructifieront au cours de l’été. La canne ensuite se dessèche, meurt, et sera éliminée lors de la taille.
Au-delà de la ronce ou mûre commune existent de très nombreuses variétés de mûre cultivée, fruits d’un gros travail de recherches et de création variétale entrepris en Amérique du Nord et au Royaume-Uni. Celles que l’on cultive en France sont, pour certaines, issues de la côte Pacifique américaine. D’autres, réputées pour leur absence d’épines, viennent de la côte est des États-Unis.
– Variétés demi-précoces (à partir de fin juillet) :
-‘Black Satin’ (USA) : buisson rustique, vigoureux, très productif ; tige sans épine ; récolte étalée, fruits moyens à gros, goût acidulé
– adaptés plutôt à la transformation.
– ‘Jumbo’ (Suisse) : buisson à port dressé, très productif ; tige sans épine ; très gros fruits, de qualité correcte – adaptés au frais et à la transformation.
– ‘Loch Ness’ (GB) : buisson assez vigoureux, très productif ; tige sans épine ; récolte très étalée, fruits gros, parfumés, de bonne conservation – adaptés au frais et à la transformation. Diffusée par l’institut écossais de recherche, cette variété est très bien adaptée aux zones de production européennes.
– Variétés demi-tardives (à partir de mi-août) : ‘Thornfree’ (USA) : buisson vigoureux, très productif ; tige sans épine ; gros fruits, saveur acidulée – adaptés au frais et à la transformation.
– Variétés tardives (à partir de début septembre) : ‘Triple Crown’ USA) : buisson vigoureux, productif ; tige sans épine ; gros fruits, sucrés et acidulés, juteux et savoureux – adaptés au frais et à la transformation.
Qualités nutritives : Très riche en vitamines (A, B et C) et en sels minéraux (principalement du calcium et du potassium), la mûre se prête à de nombreuses préparations : confiture, tartes, sirops, crèmes et gâteaux. En outre, elle se congèle bien. Elle fait également partie des plantes médicinales en raison de ses propriétés astringentes, dépuratives et tonifiantes.
CULTURE
Niveau de difficulté : Aucune.
Sol : Rustiques et vigoureuses, les mûres préfèrent les terrains aérés, perméables, riches en humus et légèrement acides. Leurs racines craignent les sols lourds, les excès d’eau et le tassement.
Exposition : Les dégâts de gel d’hiver sur les cannes peuvent être constatés dès -10°C. Ils sont aggravés lorsqu’une chute brutale des températures se produit en automne. Il faut donc choisir un emplacement ensoleillé et à l’abri du vent, les courants d’air étant peu propices à la culture des mûres.
Plantation : Procédez au préalable à un apport de fumier composté qui sera renouvelé selon une fréquence adaptée au comportement de la plante. La mûre des jardins peut être palissée le long d’un mur ou d’une clôture. L’armature du palissage doit être installée avant la plantation en ancrant bien dans le sol des piquets de 2 m à 2,50 m hors sol. Tendez ensuite 3 fils horizontaux, espacés de 40 ou 50 cm, sur lesquels les cannes seront attachées en les inclinant à 45° environ ou verticalement à l’aplomb du pied.
Conduite de culture : Les besoins en eau étant conséquents, surtout pendant la phase de grossissement du fruit, il faut prévoir l’irrigation dès la plantation. Pendant l’été, les jeunes drageons seront palissés au fur et mesure de leur croissance. Après récolte, les cannes qui ont fructifié vont se dessécher et devront être coupées. Il est recommandé de déposer au pied des plants un mulch (copeaux de bois blanc par exemple) pour maintenir la fraîcheur du sol et limiter la présence d’adventices.
Maladies et parasites courants : La pourriture grise, causée par Botrytis cinerea, responsable de la pourriture des baies, est la maladie la plus fréquente. Pour s’en prémunir, il convient d’éviter l’irrigation par aspersion et d’aérer le buisson par la taille en limitant le nombre de cannes par mètre linéaire.
Récolte : La mûre se cueille lorsqu’elle est bien à maturité, c’est-à-dire lorsqu’elle se détache toute seule du pédoncule. Pour chaque variété la récolte dure environ 30 jours à raison de 2 passages par semaine
Nom latin : Morus bombycis syn. Morus Kagayame, M. platanifolia.
Famille botanique : Moracées.
Utilisations : Le mûrier à feuille de platane était utilisé dans les magnaneries car son feuillage servait de nourriture aux vers à soie. Il est également très prisé comme arbre d’alignement ou d’ombrage de par sa frondaison dense.
DESCRIPTION
Origine : Extrême-Orient, introduit en Europe au XXème siècle.
Principales caractéristiques : Hauteur 5 à 10 m. Son nom lui vient de ses grandes feuilles lisses, inégalement dentées, qui tombent très tard en automne. Le mûrier platane est une espèce dioïque séparée en individus mâles et femelles. Ces derniers donnent des fruits réputés excellents (attention aux taches!), également appréciés des oiseaux.
Période de floraison : Les chatons des individus mâles apparaissent au printemps.
Rusticité : Bien que capable de résister jusqu’à -15°C, ce bel arbre doit être réservé aux climats doux, notamment en bord de mer. Il peut vivre plusieurs centaines d’années.
CULTURE
Niveau de difficulté : Facile.
Sol : Terre ordinaire, chaude, légère et bien drainée.
Exposition : Ensoleillée.
Semis/ plantation : Plantation à l’automne dans un mélange de terreau et terre de jardin dans un endroit plutôt abrité des vents forts.
Conduite de culture : Si nécessaire, procédez à une taille, même sévère en fin d’hiver. Il est souvent conduit en « parasol » ce qui se rapproche de son port naturel.
Maladies et parasites courants : Rouille, chancre, oïdium.
Utilisations : En isolé, en haie ou en groupe. On peut le tailler en topiaire.
DESCRIPTION
Origine : Chili.
Principales caractéristiques : Le myrte est un arbuste méditerranéen à feuillage persistant qui donne de jolies petites fleurs blanches et odorantes en été. On peut le maintenir en buisson ou le laisser devenir un petit arbre (jusqu’à 4 m de haut) pour profiter de sa très belle écorce lisse de couleur brun orangé qui se desquame au cours du temps. Les feuilles, coriaces et vert foncé, sont parfois panachées de blanc (variété ‘Glanleam Gold’). Les baies, de couleur bleu noir, sont comestibles et fort appréciées des oiseaux.
Période de floraison : De juillet à octobre.
Rusticité : Résiste jusqu’à -8°C. Capable de supporter le bord de mer en climat doux.
CULTURE
Niveau de difficulté : Facile.
Sol : Fertile, bien drainé.
Exposition : Au soleil et à l’abri des vents froids : planter le myrte contre un mur dans des régions telles que la Bretagne ou la Normandie.
Semis/ plantation : Le semis est possible au printemps dans du terreau en pot et sous serre. La plantation s’effectue dans une terre de jardin bien travaillée, en plaçant au fond du trou un mélange de compost et de terreau. Arroser copieusement en fin de plantation. à noter que cet arbuste se bouture facilement.
Conduite de culture : Le myrte est peu exigeant après son installation mais sa croissance est lente. Une taille possible après la floraison.
Maladies et parasites courants : Aucun. À noter qu’une autre espèce, Myrtus communis, figure sur la liste publiée en janvier 2016, des végétaux atteints par la bactérie Xylella qui sévit en Corse.
Baies de myrtillier arbustif (Vaccinium corymbosum), la seule espèce cultivable dans les jardins. Arnstein Rønning sous licence CC
Nom latin : Vaccinium sp.
Famille botanique : Éricacées.
Principaux types : Les myrtilles sauvages (ou myrtilles d’Europe) comprennent deux espèces : Vacciniummyrtillus, myrtille vraie ou myrtille noire, qui est la plus répandue en France, et Myrtillus uliginosum, myrtille bleue. La myrtille cultivée appartient à l’espèce V. corymbosum.
DESCRIPTION
Origine : Régions septentrionales de l’Europe (Scandinavie et Sibérie) et de l’Amérique du Nord.
Principales caractéristiques :V. myrtillus est un arbrisseau buissonnant de 20 à 50 cm de hauteur qui croît à l’état spontané dans les massifs anciens à sous-sol granitique : Vosges, Cévennes, Massif central et centre Bretagne (Monts d’Arrée). Elle affectionne les zones humides et boisées où alternent pénombre et ensoleillement. La cueillette « professionnelle » est réalisée le plus souvent par des agriculteurs qui bénéficient d’un droit de cueillette ; les récoltes sont principalement destinées à la transformation : confitures, gelées, pâtisserie, sirops.Les myrtilles cultivées ou arbustives (V. corymbosum), d’origine américaine, ont été introduites en France dans les années 1980 et peuvent atteindre 2 m de haut.
Baies de myrtillier sauvage (Vaccinum myrtillus) que l’on cueille à l’état naturel sur les sols acides de montagne. carlfbagge sous licence CC
Le myrtillier est autofertile mais une fécondation croisée en présence de 2 ou 3 variétés différentes améliore la taille des baies. Par rapport aux fruits des arbustes sauvages de la région des grands lacs, les baies sont plus résistantes à l’éclatement, de meilleure conservation, plus juteuses, sucrées et agréables à consommer à l’état frais. En France, les premières cultures ont eu lieu dans les terroirs traditionnels (Auvergne, Béarn, Limousin, Vosges), puis des vergers se sont développés en plaine : Val de Loire, Landes et Sologne. La production est principalement destinée au marché du frais et à l’export.
À noter que le myrtillier arbustif est aussi une plante d’ornement dont les feuilles se parent à l’automne de couleurs très attrayantes – à placer en massif de terre de bruyère.
Variétés de myrtillier arbustif les plus courantes :
– précoce : ‘Bluetta’, remarquable par sa précocité et l’importance de sa production ; buisson moyen à petit (1m de haut), compact ; baies d’un bleu foncé, lumineux. Maturité 2ème quinzaine de juin ; saveur acidulée, moyennement parfumée.
– mi-saison : ‘Bluecrop’, buisson de moyenne vigueur ; production élevée et régulière ; baies moyennes à grosses, bleu clair. Maturité mi-juillet jusqu’à mi-août ; bonne saveur, un peu acidulée.
– demi-tardive : ‘Berkeley’, buisson très productif, vigoureux (jusqu’à 1,80 m de hauteur) ; baies très grosses, bleu clair. Maturité fin juillet jusqu’à mi-août ; saveur sucrée, douce.
– très tardive : ‘Darrow’, buisson érigé, moyennement vigoureux, très productif ; baies très grosses, d’un bleu lumineux. Maturité échelonnée à partir de mi-août jusqu’à fin septembre ; baies très aromatiques avec saveur acidulée.
Rusticité : Très bonne résistance au froid.
Qualités nutritives : La myrtille est peu énergétique pour un apport intéressant en vitamines et minéraux variés – quantités importantes de vitamine E et C. Les fibres y sont particulièrement concentrées. Les propriétés antioxydantes et antiagrégantes plaquettaires des flavonoïdes leur confèrent un rôle bénéfique pour la santé cardiovasculaire et contre le vieillissement cellulaire. La myrtille est aussi préconisée pour renforcer la vision nocturne.
CULTURE
Note :FV. myrtillus et Myrtillus uliginosum ne poussant qu’à l’état sauvage, il ne sera question ici que du myrtillier arbustif (V. corymbosum).
Niveau de difficulté : Aucune.
Sol : Très acide, soit un pH optimum à 4,8. Au-delà de 5,5 les plantes sont chlorotiques. Les terres doivent être légères, sablonneuses et humifères, par exemple les landes à genêts et à bruyères, anciennes pinèdes, sables humifères des Landes et de Sologne. S’agissant d’une plante mycorhizée, son installation après plantation est parfois lente.
Exposition : Contrairement aux myrtilles sauvages qui croissent en semi-altitude et dans les sous-bois, la myrtille cultivée est une plante de plaine et de lumière. Une exposition sud ou sud-ouest est donc conseillée.
Plantation : Ajoutez si nécessaire de la tourbe blonde ou de la terre de bruyère dans le trou de plantation. Celle -ci doit avoir lieu en novembre-décembre pour permettre à la plante d’installer correctement son système racinaire.
Conduite de culture : La mise en place d’un mulch ou paillage (copeaux de bois blanc par exemple) est recommandée pour maintenir le taux de matière organique et la fraîcheur du sol. La plante étant exigeante en eau, prévoir des arrosages copieux et réguliers avec de l’eau non calcaire.La taille d’hiver doit essentiellement assurer la pénétration de la lumière au cœur de l’arbuste. Éclaircir le buisson à tous les niveaux afin de faciliter le renouvellement des rameaux : éliminer les branches trop basses, les rameaux chétifs, les bois trop vieux.
Maladies et parasites courants : Les deux principales maladies fongiques sont le botrytis et l’anthracnose. Il faut surtout prévenir le développement de ces champignons pathogènes par la taille en aérant l’arbuste comme indiqué dans le paragraphe précédent.
Récolte/ productivité : Le myrtillier cultivé commence à produire dès la deuxième année après la plantation. La production augmente ensuite régulièrement pendant une dizaine d’années.
Origine : Pérou, comme son nom l’indique. Ce légume est très cultivé dans Les Andes mais aussi en Nouvelle-Zélande où il serait arrivé depuis le Chili.
Principales variétés : L’espèce type est blanc veiné de rouge. Le jaune est le moins acidulé.
Caractéristiques : L’oca du Pérou donne un tubercule dont la forme rappelle celle de la pomme de terre ‘Vitelotte’. Sa couleur va du blanc au rouge en passant par le jaune, le rose… Sa taille allongée peut atteindre 8 cm.
Rusticité : Sensible au froid. Il faut attendre que le risque de gelées tardives ne soit plus à craindre pour procéder à la plantation.
Qualités nutritives : Le goût est très fin, à mi-chemin entre celui de la pomme de terre et celui de la patate douce, avec ce petit côté acidulé qui rappelle celui de l’oseille. Il est idéal pour accompagner les poissons ! L’épluchage est facile après cuisson à l’eau. L’oca se déguste cuit, en vinaigrette, au jus, frit, en gratin…Les feuilles peuvent aussi se consommer jeunes, on en fait le même usage que l’oseille.L’oca étant très riche en acide oxalique sa consommation peut être contre-indiquée dans certaines pathologies.
CULTURE
Les tiges de l’oca du Pérou sont très fragiles. Jean-Marc Muller/SNHF
Niveau de difficulté : Assez facile, mais sa culture demande de la patience car il faut compter 8 mois environ entre la plantation et la récolte. Pas plus exigeant que bien d’autres légumes, l’oca du Pérou se cultive comme la pomme de terre, avec cependant quelques spécificités.
Sol : Éviter les terrains trop compacts.
Exposition : Bien ensoleillée.
Semis/ plantation : Planter les tubercules début mai, les germes tournés vers le haut, dans un sillon de 5 à 8 cm de profondeur, à 40 cm les uns des autres sur la ligne. Les rangs seront bien espacés (80 cm au moins) afin de faciliter les buttages. La compagnie de la pomme de terre sera bénéfique.
Conduite de culture : Dès que la plante atteint 15 cm, butter avec précaution car la tige est fragile. Les feuilles sont charnues et ressemblent à celle du trèfle (comme l’oxalis qui appartient à la même famille). Répétez les buttages aussi souvent que nécessaire en ne laissant dépasser que 15 à 20 cm. Arrosez en cas de sécheresse.Paillez généreusement pour maintenir l’humidité et pour protéger du froid en fin de saison.
Laissez pousser la plante, les tiges vont se coucher sur le paillage, favorisant ainsi le marcottage et donc le rendement. Avant les premières gelées, protégez le rang par un tunnel plastique en ayant pris soin de bien vérifier l’efficacité du paillage.La tubérisation ne commence qu’en automne, lorsque la durée du jour est inférieure à 9 heures, mais elle est relativement rapide.
Maladies et parasites courants : Les deux principales maladies fongiques sont le botrytis et l’anthracnose. Il faut surtout prévenir le développement de ces champignons pathogènes par la taille en aérant l’arbuste comme indiqué dans le paragraphe précédent.
Récolte/ productivité : Le plus tard possible selon les conditions météorologiques (début décembre). Les plus beaux tubercules se trouvent souvent entre la paille et la terre. Si vous souhaitez diminuer le goût acidulé, laissez les tubercules au soleil 2 ou 3 jours avant de les stocker, en prenant garde qu’ils ne prennent pas froid. Mettez votre récolte à l’abri (en cave par exemple) dans de la tourbe blonde, excellent moyen de conservation. Attention aux campagnols qui en sont friands.
Principaux types : Genre de plantes annuelles, bisannuelles ou vivaces de 30 à 50 cm de haut
Utilisations : Idéal pour décorer bordures, rocailles, potées, fleurs coupées.
DESCRIPTION
Origine : Pyrénées.
Principales caractéristiques : Également appelée œillet barbu, bouquet parfait ou jalousie, l’œillet de poète est une plante cultivée comme bisannuelle de 15 à 40 cm de haut suivant les cultivars (‘Monarch’ 30 cm, à fleurs rouges ; ‘Roundabout’, nain ne dépassant pas 15 cm).Le feuillage est glabre et lancéolé. Les fleurs, nombreuses, simples ou doubles sont réunies en cymes corymbiformes larges de 8 à 12 cm, formant un bouquet parfait. Ces fleurs revêtent des couleurs très variées, du rose au rouge sang, violettes ou blanches, souvent striées ou maculées.
Période de floraison : De juin à août. Les variétés à fleurs doubles fleurissent plus tardivement que les autres.
Rusticité : Assez résistant au froid. Brûlure du feuillage en cas de forte quantité de neige.
CULTURE
Niveau de difficulté : Facile.
Sol : Frais et humifère, même un peu calcaire.
Exposition : Ensoleillée.
Semis/ plantation : Le semis s’effectue en juin-juillet sous châssis. Les plantules doivent ensuite être repiquées dans des godets en pépinière avant la mise en place définitive à l’automne ou au printemps suivant.
Conduite de culture : La plantation s’effectue dans un sol frais et humifère en respectant un espacement de 20/25 cm entre deux sujets. Pour la production de fleurs coupées, la plantation se fait en planches à raison de 4 ou 5 rangs par planche de 1,30 m de large.
Maladies et parasites courants : Les plantes peuvent être attaquées par la rouille de l’œillet.
Famille botanique : Amaryllidacées ou Alliacées (anciennement Liliacées).
Catégorie : Légume bulbe.
DESCRIPTION
Origine : L’oignon vient de l’Asie centrale. On le retrouve dès l’Antiquité dans tous les pays du bassin méditerranéen et du Proche-Orient.
Principales variétés : Les nombreuses variétés d’oignon sont généralement classées selon la couleur de leur bulbe, selon qu’ils sont hybrides ou non hybrides et, enfin, selon leur type : oignon ou échalion (variété d’oignon ressemblant à l’échalote) :
Fleur d’oignons dans un champ de multiplication de semences dans le sud de la France. Gnis
Caractéristiques : Plante bisannuelle. Les fleurs forment une ombelle sphérique, le fruit est une capsule qui libère des graines.
Rusticité : L’oignon peut se cultiver dans toutes les régions de France mais il préfère un climat doux et peu humide.
Qualités nutritives et condimentaires : Les oignons sont riches en antioxydants et sont diurétiques. Ils ont une saveur très caractéristique.
CULTURE
Niveau de difficulté : Assez facile.
Sol : L’oignon préfère les terres légères et sableuses, il ne se plaît pas dans les sols trop lourds, humides et asphyxiants. Dans ce cas, on peut le cultiver en butte pour faciliter le drainage.
Exposition : Ensoleillée.
Semis/ plantation : Les oignons peuvent être soit semés, soit plantés sous forme de bulbilles pour les oignons jaunes, soit sous forme de plants racinés pour les oignons blancs et rouges.
Choisir une parcelle où il n’a pas été planté de plantes de la même famille (ail, échalote, poireau) depuis 3 à 5 ans.
Les plants d’oignons sont mis en terre soit au printemps pour une récolte l’été suivant, soit à l’automne pour une récolte au printemps de l’année suivante.
La distance des plants entre les rangs est de 25 à 40 cm et de 12 à 20 cm entre les bulbes sur le rang.
Conduite de culture : L’oignon est peu exigeant en fumure. Il se contente des apports faits sur les cultures précédentes. Il faut éviter d’ajouter des matières organiques juste avant la culture.
Des binages réguliers, permettent de maintenir la culture propre jusqu’à la récolte.
Peu ou pas d’arrosage, sauf au moment de la formation des bulbes et en cas de sécheresse prolongée.
Maladies et parasites courants : Le mildiou en particulier peut dessécher totalement une culture en 2-3 semaines. Les attaques sont classiques sur oignons de couleur, en juillet, environ 20 jours après des passages pluvieux de plusieurs jours. La protection doit être effectuée très rapidement derrière ces périodes très humides pour faire obstacle à la germination des spores. Lorsque la maladie apparaît, il est généralement trop tard.
Le Botrytis squamosa est l’agent responsable du dessèchement des pointes des feuilles et de taches blanches, souvent sur oignons blancs.
Le principal ravageur des oignons est la mouche contre laquelle, en secteurs sensibles, il convient de traiter le sol avec des granulés au moment de la plantation.
Récolte/ conservation : Selon les variétés et les dates de semis ou de plantation, les oignons se récoltent quand ils sont mûrs et que leurs fanes sont sèches. Pour une bonne conservation, il faut les faire sécher assez rapidement. Les oignons de couleur peuvent être conservés longtemps en caisse dans un endroit sec et aéré.
Les jeunes oignons peuvent aussi être récoltés précocement pour être consommés rapidement.
Principales variétés : ‘Large de Belleville’ à grandes feuilles ; ‘Blonde de Lyon’ lente à monter à graines ; ‘Sanguine’ à feuilles rouge vif.
Caractéristiques : Plante vivace à racine pivotante dotée d’une rosette de larges feuilles.
Qualités nutritives : 25kcal/100g ; vitamines C, B1et B2 du magnésium, du fer, cuivre, provitamine A.
CULTURE
Niveau de difficulté : Très facile.
Sol : Léger avec un pH (potentiel hydrogène) à tendance acide.
Exposition : Mi-ombre.
Semis/ plantation : Le semis s’effectue de mars à juillet sur une bordure. Enterrez la graine d’environ 1cm, tassez (plombez), arrosez. La levée intervient au bout de 10 à 12 jours.
Conduite de culture : À la sortie de l’hiver coupez court pour renouveler les feuilles et apportez du compost. Coupez la hampe florale lors de la montée à fleur pour stimuler la production de feuilles.
Maladies et parasites courants : Pucerons du collet, mouche de l’oseille, limaces.
Récolte/ productivité : Les feuilles se cueillent pendant toute la saison de production en fonction des besoins pour les potages et en sauce avec le poisson.
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