Tous les articles par Emmanuelle Royon

Plantes spontanées et jardinage : quelles cohabitations ?

Plantes spontanées - AfficheL’agro-écologie vise à établir des modes de production qui s’appuient sur les fonctionnalités intrinsèques offertes par les agroécosystèmes. Il s’agit d’utiliser au maximum la nature comme facteur de production en maintenant ses capacités de renouvellement.

Ce mouvement très fort d’une conception renouvelée des systèmes de culture s’adresse tout aussi bien aux milieux agricoles qu’à ceux du jardinage .Il est rendu possible par des progrès scientifiques qui permettent de mieux comprendre les interactions entre différents  milieux ou leurs composantes dans le contexte de l’intervention de l’homme.

Le grand succès de l’agro-écologie est de faire se rapprocher l’écologie scientifique et la gestion des cultures. Cela signifie qu’il faut être prêt à changer notre vision du jardin et invite, au détriment de l’action immédiate contre tel ou tel bioagresseur, à observer et anticiper pour raisonner une action qui sera plus préventive que curative.

En 2018 la SNHF a choisi de mettre l’accent sur la présence d’herbes spontanées au jardin, pourquoi ?

Avec la limitation d’usage des produits phytopharmaceutiques  de synthèse, le désherbage est probablement l’une des contraintes la plus difficile à surmonter  mais faut-il éliminer toutes ces « herbes folles »  de nos jardins ? N’ont-elles pas des vertus à découvrir ou à redécouvrir ? Ne faudrait-il pas semer également des graines qui ne sont pas destinées à la récolte pour améliorer le sol ? Quels sont les avantages et les inconvénients de ces espaces du jardin mis à la disposition de ces plantes si particulières pour le jardinier ?

 

 

Colloque de l’Académie d’agriculture de France

Les nouvelles biotechnologies pour l’agriculture et l’alimentation. Les innovations d’aujourd’hui, des réalités de demain

Amphithéâtre de la SNHF – 22 novembre 2018

Statuaire

Le colloque de l’Académie d’agriculture de France du groupe de travail “Nouvelles biotechnologies agricoles et alimentaires” se tiendra à la Société Nationale d’Horticulture de France le 22 novembre prochain.
Ce colloque est organisé en partenariat avec la Société Nationale d’Horticulture de France, le GNIS, Limagrain, AgroParisTech et l’Université Paris-sud, Paris Saclay.

Le groupe de travail “Nouvelles biotechnologie agricoles et alimentaires”

Le groupe de travail se compose de 18 personnalités issues des domaines des sciences humaines et sociales, des productions végétales, des sciences de la vie, de l’agrofournitures et de l’alimentation humaine. Leurs travaux se concentrent sur l’évaluation de l’utilisation des biotechnologies vertes et de l’identification de leur potentiel de développement à l’horizon 2030 dans le but de répondre au triple défi de l’agriculture, à savoir : faire face à la sécurité alimentaire, mieux respecter l’environnement et s’adapter eux changement climatique.

 

Inscrivez-vous sur la page de l’Académie d’agriculture de France.

Le programme

Introduction : Agnès RICROCH

8h30 : Accueil avec café Remise de la brochure du colloque et du livre “Au-delà des OGM”

Accueil par le Président de la Société Nationale d’Horticulture de France – Dominique DOUARD

Modérateur : Jean-Claude MOUNOLOU

Les découvertes. Des recherches prometteuses et des programmes de recherche en cours

Le système CRISPR-Cas : découverte et applications – Philippe HORVATH , Senior scientist – N&H Technical Fellow, DuPont Nutrition & Health

Les nouvelles biotechnologies peuvent-elles aider à combattre les insectes nuisibles ? De la lutte autocide au « gene drive » – Emmanuelle JACQUIN-JOLY , Directrice de recherches, Inra, Versailles

11h00-11h30 : Pause-café – Présentation des affiches des start-ups

Le GIS Biotechnologies Vertes : bilan et perspectives du partenariat public-privé – Mylène DURAND-TARDIF , Attachée scientifique au Groupement d’intérêt scientifique – Biotechnologies Vertes

Édition du génome de plantes : les projets en cours – Michel ARBADJI , Director Corporate Development, Calyxt, USA

La révolution du “genome editing” en agriculture – Jean-Yves LE DEAUT et Catherine PROCACCIA , Député et sénatrice, rédacteurs du rapport de l’OPESCT

13h00 – 13h30 : Discussion générale

13h30 – 14h30 : Déjeuner sur place / Présentation des affiches des start-ups

Les applications. Des innovations par des entreprises

Exposés de jeunes entreprises innovantes : Algama, les Nouveaux Affineurs, Micro pep, Olmix, Plant Advanced Technologies, VaccyVet

16h00 – 16h30 : Discussion générale

17h00 – 18h30 : Apéritif de clôture / Présentation des posters des entreprises

Conclusion – Jean-Claude PERNOLLET

L’art au féminin – Exposition

L’art au féminin
Portrait de la marquise de Grollier (1741-1828)
Par Élisabeth Louise Vigée Le Brun (1755-1842)

Portrait de la marquise de Grollier par Élisabeth Vigée Lebrun

Cette exposition, qui se tiendra à la galerie Canesso du 13  septembre au 19 octobre 2018, offrira au visiteur le plaisir de voir ou revoir le somptueux portrait de la marquise de Grollier de 1788 peint par Élisabeth Vigée Lebrun. Il avait été présenté lors de l’exposition au Grand Palais : Élisabeth Louise Vigée Lebrun : 1755 – 1842 entre septembre 2015 et janvier 2016.

Cette huile sur panneau de 92 par 72 cm dévoile un portrait charmant de la marquise de Grollier tout à son activité de peinture qu’elle partage avec son amie Élisabeth Vigée Lebrun. Ces deux femmes brillèrent chacune dans leur domaine. Élisabeth Vigée Lebrun fut une portraitiste de renom et la marquise de Grollier excella dans la peinture de fleurs.

Dans le dialogue entre Alcime et Lydanie visitant le cabinet de tableaux de Monsieur le comte de Sommariva, le talent de la marquise de Grollier est ainsi loué lorsqu’ils s’arrêtent sur deux tableaux de fleurs de Faes d’Anvers :

Lydanie : Je regrette de ne pas voir dans cette magnifique collection un tableau d’une muse, [d’une artiste] qui excelle dans ce genre. Mme la marquise de Grollier est la seule qui ait trouvé le secret de mettre de l’invention et de l’esprit dans des tableaux de fleurs.

Alcime : C’est qu’elle a laissé aller son pinceau comme un auteur spirituel laisse aller sa plume ; et tout naturellement l’esprit, la grâce et l’imagination devaient se trouver au bout de ce pinceau-là.
D’ailleurs, madame, soyez satisfaite : M. de Sommariva possède un petit tableau de fleurs de Mme de Grollier, et il en a si bien senti le prix qu’il a voulu le multiplier : il l’a fait copier en émail et en mosaïque ; cette dernière miniature faite en Italie est véritablement le chef-d’œuvre du genre par l’inconcevable finesse du travail et la perfection des nuances. M. de Sommariva en a fait hommage à Mme de Grollier.

Colonne votive au dieu Mars par la marquise de GrollierLa SNHF ne peut que se réjouir de posséder dans ses collections un tableau de la marquise de Grollier. Cette huile sur toile de 163  par 112,5 cm est l’œuvre la plus importante (en taille) connue actuellement de la main de cette artiste. Cette Colonne votive au dieu Mars, signée et datée “Mme de Grollier 1782. Élève de Van Spaendonck.” L’artiste rend ainsi hommage au peintre flamand auprès de qui elle se forma. La marquise de Grollier compte parmi les membres fondateurs de la Société, elle offra cette toile en 1828. [Pour en savoir plus, nous vous invitons à consulter à la bibliothèque, l’article de Daniel Lejeune qui lui est consacrée.]
Cette œuvre ne sera pas présentée à la galerie mais la SNHF espère pouvoir l’exposer de nouveau, une fois la restauration de ce trésor achevée. Cela fera parti d’une large campagne de recherche de financement lancée très prochainement.

 

Vase de fleurs avec une tasse, montre et rose sur un entablement de marbreRassurez-vous, quatre superbes tableaux de fleurs de la marquise de Grollier viendront accompagnés le portrait peint d’Élisabeth Vigée Lebrun. Ici, une très jolie huile sur toile : Vase de fleurs avec une tasse, montre et rose sur un entablement de marbre. Charlotte Eustache Sophie de Fuligny-Damas, marquise de Grollier avait une passion toute particulière pour les jardins qui lui fut transmise par sa mère. Cela se retrouve dans la Notice sur Madame la marquise de Grollier écrit par le Chevalier Soulange Bodin dans les Annales de la Société d’horticulture de Paris de 1828 reproduite en partie dans le catalogue de l’exposition et que nous vous invitons à retrouver en ligne sur la bibliothèque numérique Hortalia.
L’exposition présentera aussi une très belle collection de boutons peints sur ivoire par la marquise de Grollier témoignant encore du talent de la marquise et de son goût pour les fleurs.

 

 

Galerie Canesso
26, rue Laffitte
75 009 Paris
Lundi – vendredi : 11h-19h
Samedi sur rendez-vous
https://www.canesso.art/