Fothergilla

Susan Tryphoros sous licence CC.
  • Nom latin : Fothergilla sp.

 

  • Famille botanique : Hamamélidacées.

 

  • Principaux types : On recense deux espèces : F. gardenii et F. alnifolia dont le cultivar F. major (syn. F. monticola)

 

  • Utilisations : De préférence au jardin.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Marais du sud-est des États-Unis pour F. gardenii et dans les Monts Allegheny , en Virginie et Caroline du Sud pour F. major. Ces arbustes furent introduits en Angleterre au XVIIIe siècle par le médecin John Fothergill, d’où leur nom.

 

  • Principales caractéristiques : Les fothergillas sont des buissons arbustifs vivaces à feuillage caduc d’environ 1,30 mètre de hauteur à fleurs de couleur blanche en épis de 4 à 5 cm de long à étamines jaunes et au parfum subtil. Leur feuillage vert devient orangé à rouge en automne.

 

  • Période de floraison : Avril à juin.

 

  • Rusticité : Très bonne résistance au froid. Capables de supporter —21°C durant 3 semaines et sans manteau neigeux protecteur en moyenne montagne à 1000 mètres d’altitude.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Assez facile.

 

  • Sol : Les fothergillas apprécient particulièrement les terrains riches en humus, frais et drainés, avec une nette prédilection pour les sols acides.

 

  • Exposition : Au soleil, les feuilles ont une coloration plus marquée en automne, à mi-ombre la floraison est plus longue.

 

  • Semis/ plantation : Semez sous châssis froid en automne, en sachant que les graines germent seulement la deuxième année au printemps. La bouture herbacée se pratique en été avec brumisation régulière, le marcottage en début d’été.

 

  • Conduite de culture : La taille n’est pas obligatoire ou simplement avec parcimonie, pour obtenir une forme plus régulière. Si le sol est séchant, l’arrosage est nécessaire, en cas de canicule estivale, surtout en début de plantation. Notez que les fothergillas ne deviennent solides et résistants qu’après un an de plantation.

 

  • Maladies et parasites courants : Aucun à ce jour.

 

Fiche réalisée par Albert Gouby, SNHF, section Arbres et arbustes d’ornement.

Fougère arborescente

Giles Watson sous licence CC.
  • Nom latin : Dicksonia antartica.

 

  • Famille botanique : Dicksoniacées.

 

  • Principaux types : Le genre Dicksonia comprend 25 espèces. D. antartica est la plus répandue dans nos jardins et en pépinière.

 

  • Utilisations : Cette fougère, d’allure imposante est un élément décoratif remarquable dans les jardins au climat tempéré, parfois plantée en isolé, parfois en groupe de quelques individus.

 

DESCRIPTION

  • Origine : La plupart des espèces de Dicksonia sont originaires de l’hémisphère sud. D. antartica vient d’Australie (Nouvelle-Galles-du-sud, Victoria et Tasmanie).

 

  • Principales caractéristiques : Les fougères arborescentes, comme les autres fougères ne sont pas des plantes à fleurs. Leur cycle de reproduction passe d’abord par le stade de spores, puis de prothalle, ensuite de plantule, enfin de plante adulte.

    Ces fougères, bien qu’ayant une allure d’arbre, ne possèdent pas de tronc mais un stipe qui est en fait un rhizome qui croît à la verticale. Dans la nature, elles peuvent atteindre plus de 10 mètres de hauteur mais dans nos jardins elles ne dépassent pas 4 à 6 mètres. La croissance de D. antartica est très lente, environ 5 centimètres par an. Il faut noter que seule l’extrémité haute de la plante est vivante, c’est là que les feuilles (ou frondes) d’une longueur de 2 mètres environ, se développent. La partie du stipe plantée dans le sol est inerte et ne sert qu’au maintien de la plante et à sa stabilité. Le stipe est constitué par les restes des anciennes frondes et est entouré par les racines aériennes. Ces frondes tombent chaque année, de nouvelles se développent au printemps en prenant au début des formes de crosses caractéristiques de bien des fougères, elles adoptent ensuite cette forme retombante d’une belle couleur verte.

 

  • Période de reproduction : En fin d’été, sur la face inférieure des frondes, des fructifications se développent. Ce sont des sores qui contiennent un très grand nombre de spores extrêmement fines, dispersées par le vent. Au contact d’un substrat humide, débute le cycle de reproduction spécifique aux fougères. Les spores germent, donnent naissance à un prothalle qui contient les organes reproducteurs mâles et femelles. En présence d’eau (pluie, rosée) la fécondation peut avoir lieu et à partir du prothalle se développe une nouvelle fougère.

 

  • Rusticité : D. antartica n’étant pas une plante très rustique (des températures inférieures à 0°C peuvent lui être fatales) on ne la trouve que dans des régions au climat océanique doux, dans les jardins d’Irlande et de Cornouaille britannique par exemple. Dans nos contrées plus froides, il faudra prévoir des protections pour l’hiver. Un cylindre de grillage entourant le stipe, bourré de feuilles mortes et un chapeau de plastique sur la tête lui permettront de supporter des températures jusqu’à -10°C.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : La principale difficulté tient à la faible rusticité des fougères arborescentes. Si le climat est réellement trop rude, il est préférable d’opter pour une culture en pot avec la contrainte de rentrer la plante à l’abri pour l’hiver.

 

  • Sol : La nature du terrain n’est pas très importante car la plante tire ses ressources de ses racines qui enrobent le stipe. Un sol non calcaire, humifère et drainant convient lors des premières années de croissance. On portera une grande attention à la stabilité de la plante qui, compte tenu de son grand développement, devra être soigneusement établie et étayée au moment de la plantation.

 

  • Exposition : Une exposition mi-ombre est souhaitable. Le soleil du matin par exemple éclairera merveilleusement les frondes. Il est important d’installer les fougères arborescentes dans une partie du jardin bien abritée du vent.

 

  • Semis/ plantation : Le semis est possible en plaquant les frondes porteuses de spores sur de la terre humide. C’est un processus qui demande de la patience, car la vitesse de croissance est très faible. Il faut noter que les fougères arborescentes ne donnent des spores qu’après avoir atteint 10 à 15 ans d’âge. L’achat dans une pépinière spécialisée semble donc de loin préférable.

 

  • Conduite de culture : En pot ou en groupe dans un vallon humide, les fougères arborescentes demandent peu de nourriture mais leur stipe qui est enrobé par les racines doit rester toujours humide. Si la pluviométrie annuelle est inférieure à 800 ou 1000 millimètres d’eau par an (autour de 600 mm en Ile-de-France), il faudra prévoir un arrosage ou une brumisation sur le cœur de la plante. Un apport d’engrais liquide, faiblement dosé, toujours sur le centre des frondes et ruisselant sur le stipe, suffit à nourrir la plante.

 

  • Maladies et parasites courants : Les fougères sont très peu affectées par les maladies et parasites les plus courants.

 

Fiche rédigée par Alain le Borgne, SNHF, section Plantes vivaces.

Fraisier

Kim and Forest Starr sous licence CC.
  • Nom latin : Fragaria sp.

 

  • Famille botanique : Rosacées.

 

  • Principaux types : Plusieurs espèces sont cultivées : principalement Fragaria x ananassa qui a été obtenue par croisement entre deux espèces. D’autres sont appréciées comme la fraise des bois (Fragaria vesca) et Fragaria moschata plus goûteuse.

 

DESCRIPTION

  • Origine : La fraise des bois est connue depuis l’Antiquité en Europe et en Amérique. Différents croisements à partir d’autres espèces originaires du Chili ont permis de créer des fruits plus gros en Angleterre où la production s’est fortement développée au XVIIIème siècle ainsi qu’en France, à Plougastel (Finistère).

 

  • Principales variétés :
    – Les non remontantes :
    Précoces, de mi-saison et tardives, elles produisent sur une période limitée. C’est le cas de ‘Anabelle’, ‘Ciflorette’, ‘Darselect’, ‘Gariguette’, ‘Matis’, etc.

    – Les remontantes :
    En jouant sur la gamme des variétés, on peut avoir une production de fruits de mai à octobre. Par exemple : ‘Charlotte’, ‘Diadème’, ‘Mara des bois’, ‘Rabunda’…De nombreuses variétés nouvelles ou récentes (celles dont le nom commence par un C ou un D) sont plus résistantes aux maladies.

    Quelques variétés ont été créées par croisement avec des espèces proches afin d’obtenir des arômes différents : ‘Gariguette’, ‘Mara des Bois’, ‘Ciflorette’, ‘Belrubi’…

 

  • Rusticité : Résiste bien au froid (jusqu’à -10°C) mais craint les fortes gelées tardives, aime l’eau. Un climat doux lui est favorable.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Assez facile.

 

  • Sol : Acide, riches en humus, plutôt léger où l’eau s’infiltre rapidement.

 

  • Exposition : Mi-ombre pour le Sud et en plein soleil pour les autres régions françaises.

 

  • Plantation : Bien ameublir le sol sur 30 à 40 cm et incorporer en même temps une fumure organique (compost ou engrais azoté organique).

    La culture sur butte est conseillée pour obtenir un milieu sain pour les racines en hiver et favoriser le réchauffement du sol au printemps.

    La densité de plantation doit être de 4 à 6 pieds par m2 soit une distance entre plants sur la ligne de 20 à 30 cm. Les plants doivent avoir le collet affleurant la surface du sol, une fois celui-ci tassé et arrosé. Le cœur ne doit jamais être recouvert de terre.

    La période de plantation la plus favorable va de la mi-août à la mi-octobre mais les variétés remontantes sont bien adaptées à une plantation en mars-avril.

    Il faut attendre 3 à 4 ans avant de planter à nouveau du fraisier sur la même parcelle.

 

  • Conduite de culture : Après la plantation, il faut veiller à maintenir en permanence une bonne humidité dans la butte tout en évitant les excès d’eau.

    Afin d’accélérer la production des fruits, on peut forcer les plants en posant des petits tunnels avec un film PVC à partir de février. Il faut alors penser à bien aérer les tunnels dans la journée à partir du début de la floraison et à arroser régulièrement.

    Pour faciliter le nettoyage, l’entretien des fraisiers et récolter des fruits sains, non souillés, il est conseillé d’utiliser des films plastiques noirs (recommandés en régions humides) ou de la paille (convient mieux en région sèche). Avant la pose, on peut installer une irrigation au goutte-à-goutte.

    Afin de favoriser l’enracinement et le développement végétatif, il est utile de couper les hampes florales dans le mois qui suit la plantation. Par la suite, il est conseillé de couper les stolons.

    Les espèces à associer en priorité aux fraisiers sont les alliacées telles que l’ail, l’oignon, l’échalote et le poireau.

 

  • Maladies et parasites courants : À condition de choisir des plants sains au départ, les fraisiers sont assez peu sensibles aux maladies et aux insectes s’ils sont mis dans de bonnes conditions dès la plantation et, s’ils sont correctement entretenus (irrigation et fertilisation).

    En évitant de planter trop dense on limitera les attaques de pourriture grise sur les fruits (Botrytis cinerea). En supprimant les toutes premières fleurs on fortifiera les plants.

    Après 3 années de culture, il est recommandé de repartir avec des plants sains (certifiés).

    À l’automne, il faut nettoyer les plants (supprimer les feuilles sèches et les drageons) et appliquer une spécialité à base de cuivre si les feuilles portent de nombreuses taches pourpres.

    Les principaux ravageurs du fraisier sont les oiseaux, les limaces et parfois les pucerons et certains acariens. Les hérissons et les campagnols sont également amateurs de fraises.

    Lors de la récolte, les fruits atteints de pourriture grise ou d’anthracnose doivent être arrachés et jetés avec les ordures ménagères, éviter de les mettre dans le compost.

 

  • Récolte/ productivité : La récolte des variétés non remontantes s’étale sur 25 à 45 jours de mai à juillet en cueillant tous les 2 ou 3 jours.

    Pour les variétés remontantes, elle s’effectue depuis le printemps jusqu’aux premières gelées.

Fiche rédigée par Jean-Daniel Arnaud, SNHF, section Jardins potagers et fruitiers.

Freesia

Tony Hisgett sous licence CC.
  • Nom latin : Freesia x hybrida.

 

  • Famille botanique : Iridacées.

 

  • Principaux types : Plante tétraploïde (ses cellules comportent 4 copies de chromosomes et non 2) issue de plusieurs croisements entre les deux espèces Freesia armstrongii et Freesia refracta, originaires d’Afrique. Pour obtenir des tiges plus fortes et des fleurs plus grandes aux coloris variés.

 

  • Utilisations : En massifs, plantés par groupe, en potées ou en fleurs à couper.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Afrique du sud (province du Cap).

 

  • Principales caractéristiques : Le freesia est une plante bulbeuse à feuilles caduques, plates, linéaires, engainantes, rappelant en miniature celles du glaïeul dont il est d’ailleurs très proche. La tige florale est fine mais robuste. Les fleurs, en tube élargi à la partie supérieure, présentent des coloris variés souvent éclatants. Elles sont groupées en grappe recourbée. Leur parfum très prononcé, capiteux, est de plus en plus utilisé en parfumerie.

 

  • Période de floraison : Au printemps sous climat méditerranéen. Dans les régions plus froides, la floraison intervient en été.

 

  • Rusticité : Ne résiste pas au gel.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile.

 

  • Sol : Riche et bien drainé (le freesia redoute l’humidité), terre franche siliceuse additionnée de terreau de feuilles.

 

  • Exposition : Plein soleil.

 

  • Semis/ plantation : En dehors de la zone méditerranéenne, plantez les bulbes à 3 ou 4 cm de profondeur entre avril et mai en respectant un espacement de 20 cm en tous sens.

 

  • Conduite de culture : La plantation en pot permet de maîtriser la mise hors gel. Après la floraison et le desséchement des feuilles, dépotez la motte et séparez les bulbes. Les conserver dans un endroit sec et aéré pour une nouvelle plantation en pot à l’automne.Arrosez lorsque le sol est sec, mais sans excès.

 

  • Maladies et parasites courants :
    – Des champignons : la pourriture grise (Botrytis) est la principale maladie qui affecte le freesia. Elle provoque le jaunissement de la base des feuilles (Stromatiniose) ainsi que des taches sur les bulbes, les feuilles et les fleurs. Signalons également la fusariose responsable du desséchement des feuilles, de lésions et de nécroses sur les bulbes.

    – Un virus : celui de la mosaïque provoque la décoloration des parties aériennes.

 

Fiche rédigée par Bruno Lamberti, SNHF, section Art floral.

Fritillaire impériale

Tobias von der Haar sous licence CC.
  • Nom latin : Fritillaria imperialis.

 

  • Famille botanique : Liliacées.

 

  • Principaux types :
    F. imperialis ‘Aurore’,
    F. imperialis ‘Polus Aureis Variegatis’,
    F. imperialis ‘Marechal Blücher’ .

 

  • Utilisations : La fritillaire, ou couronne, impériale s’utilise de plus en plus souvent en composition dans les massifs, notamment pour décorer le centre des corbeilles et plates-bandes. Mais elles conviennent aussi très bien en isolé ou une pelouse, voire dans les rocailles.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Cette élégante liliacée nous vient de Turquie, d’Iran et d’Afghanistan jusqu’au Cachemire où elle pousse sur les pentes rocheuses entre 1000 et 3000 m d’altitude.
    Le nom de « couronne » qui lui est souvent attribué vient de la houppe de bractées qui surplombe la tige fleurie. La forme des fleurs lui vaut aussi le surnom d’« herbe aux sonnettes ».Arrivée en Europe via Constantinople dès 1570, elle connut immédiatement un grand succès dans les plantations.

 

  • Principales caractéristiques : Cette plante vivace à gros bulbe écailleux d’environ 10 cm de diamètre, porte des tiges feuillées robustes (sauf dans le bas et sous l’inflorescence). Les feuilles vert tendre luisant, allongées et pointues, de 7 à 20 cm de longueur, sont disposées en étages successifs. Les fleurs pendantes (au nombre de 5 8) sont regroupées en une ombelle coiffée d’un toupet d’une vingtaine de feuilles courtes appelées bractées. Les fleurs, quant à elles, forment de magnifiques clochettes de 2 à 6 cm de long, jaunes ou oranges. Le fruit est une capsule de 4 cm de haut avec 6 ailes aiguës. La hauteur de la hampe florale atteint suivant les variétés de 80 à 100 cm. Parfois une odeur prégnante peut incommoder.

 

  • Période de floraison : Les Fritillaires impériales sont des plantes remarquables, et l’un des plus beaux moments de nos parterres de la fin-mars à la fin-avril.

 

  • Rusticité : Plantes parfaitement rustiques, cependant les jeunes tiges souffrent parfois des gelées tardives.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile.

 

  • Sol : Préférence les terrains légers et riches. Une fumure de fond (phosphore et potassium) pourra être apportée peu avant la plantation.

 

  • Exposition : Ensoleillée tout en acceptant quelques situations ombragées.

 

  • Semis/ plantation : Semez avril-mai, mais les jeunes plants exigent plusieurs années de culture avant de fleurir. Du coup, c’est par séparation des caïeux qu’on multiplie le plus ordinairement ces plantes. L’opération doit s’effectuer entre juillet et septembre et seulement tous les trois à quatre ans : une fois les tiges desséchées, on prélève les bulbes pour les nettoyer et les séparer, puis on les replante à environ 15 ou 25 cm de profondeur et 20 à 30 cm de distance entre chaque plant.

 

  • Conduite de culture : Arrosez régulièrement durant toute la période de floraison. Il est parfois indispensable, surtout en situation ventée, de tuteurer les inflorescences. Une taille d’entretien pourra survenir afin de supprimer la tige florale après l’épanouissement des fleurs. Durant la période de repos végétatif, un hivernage en place pourra être réalisé, ou bien dans de la tourbe ou du sable après arrachage.

 

  • Maladies et parasites courants : Surveillez les limaces.

 

Fiche rédigée par Thierry Cardot, SNHF, section Plantes vivaces.

 

Pour en savoir plus :

Guide des fleurs du jardin, G. Guillot, 2015,
Dictionnaire pratique d’Horticulture et de Jardinage, G. Nicholson et S. Mottet, 1970,
Les Fleurs de Plaine Terre, cinquième édition, Vilmorin-Andrieux et Cie, 1909,
Dictionnaire de botanique pratique, F. Hoefer, 1856,
Les fleurs à bulbes, P. Nessmann, 1991.

 

Frêne

Feuillage et fructifications de frêne d’Europe (Fraxinus excelsior). Andreas Rockstein sous licence CC.
  • Nom latin : Fraxinus sp.

 

  • Famille botanique : Oléacées.

 

  • Principaux types : Outre le frêne d’Europe (Fraxinus excelsior), on dénombre une soixantaine d’espèces (frêne à fleurs, frêne blanc, frêne noir etc.) et de nombreuses variétés horticoles : frêne américain ‘Autumn purple’ à feuillage rouge en automne, frêne chinois à fleurs crème et feuillage rouge en automne, frêne ‘Rose hille’ et frêne ‘Autumn blaze’.

 

  • Utilisations : Grands jardins, parcs et forêts.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Hémisphère nord, Asie, Amérique du Nord, Afrique du Nord selon les espèces.

 

  • Principales caractéristiques : Les frênes sont de grands arbres dont la hauteur varie, à l’âge adulte, de 4 m à plus de 20 m, selon l’espèce. Certains frênes sont dioïques, c’est-à-dire séparés en individus mâles qui produisent le pollen et femelles qui portent les graines. Dans les plus belles variétés horticoles, prendre celles qui ne fructifient pas surtout pour les jardins.Curiosité de Fraxinus ornus : en incisant l’écorce de l’arbre, une gomme suinte qui serait comestible. Dans l’Antiquité, les Égyptiens l’appelaient « manne ».

 

  • Période de floraison : Le plus souvent entre avril et mai.

 

  • Rusticité : Très bonne résistance au froid.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile.

 

  • Sol : De préférence un peu calcaire , fertile, frais et drainé.

 

  • Exposition : Mi-ombre en forêt, au soleil pour les feuillages qui se colorent en automne.

 

  • Semis/ plantation : Si le sol ne gèle pas, placer les graines trois mois dans le réfrigérateur pour les stratifier, les semis spontanés en forêt germent très bien à condition d’avoir une température en dessous de 25° C l’été. Pour les greffes de boutures issues de variétés horticoles, les porte-greffe de semis doivent être de la même espèce.

 

  • Conduite de culture : Comme pour toute plantation, un été sec demande un arrosage une fois par semaine durant un ou deux ans. Aucune taille n’est nécessaire, supprimez seulement les branches abîmées.

 

  • Maladies et parasites courants : Depuis 2009, la chalarose, une maladie causée par un redoutable champignon microscopique (Chalara fraxinea), est apparue en France. Ce fléau, originaire d’Asie, provoque le flétrissement du feuillage puis la mort des rameaux d’un à deux ans. Les jeunes sujets sont particulièrement atteints.

 

Fiche réalisée par Albert Gouby, SNHF, section Arbres et arbustes d’ornement.

Fritillaire pintade

Fritillaires pintades dans leur environnement naturel. Loco Steve sous licence CC.
  • Nom latin : Fritillaria meleagris.

 

  • Famille botanique : Liliacées.

 

  • Principaux types : F. meleagris ‘Alba’, ‘Charon’ et ‘Sturnus’ sont les trois variétés les plus répandues.

 

  • Utilisations : La fritillaire pintade entre de plus en plus souvent aujourd’hui dans la composition des massifs. Elle convient surtout pour décorer les plates-bandes, les clairières des bosquets, les talus ainsi que certaines pelouses.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Europe. La fritillaire pousse à l’état naturel dans les prairies de fauche inondables durant l’hiver.
    Le nom fritillaire provient d’une allusion à la disposition des couleurs des fleurs de certaines espèces.
    La légende chrétienne explique que lors de la crucifixion du Christ, les fritillaires refusèrent de baisser la tête. Depuis, de honte, elles la gardent baissée…

 

  • Principales caractéristiques : Cette plante vivace à petit bulbe rond d’environ 2,5 cm de diamètre, donne une tige florale unique portant 4 à 6 feuilles alternes, de couleur vert bleuté, allongées et étroites.
    La fleur unique (très rarement par 2 ou 3) complètement penchée, est en forme de grosse cloche de 3 à 5 cm de long, rose pourpre avec un dessin en damier brun foncé. Le fruit est une capsule ronde non ailée s’ouvrant en 3 loges à maturité.

 

  • Période de floraison : Début de printemps, avril et mai.

 

  • Rusticité : Plante parfaitement rustique mais ses jeunes tiges souffrent parfois des gelées tardives.

 

  • Toxicité connue : Il est déconseillé de consommer les bulbes.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile.

 

  • Sol : La fritillaire pintade préfère les sols gras, frais, dans une bonne terre de potager, ou bien en terre de bruyère un peu tourbeuse et fraîche.

 

  • Exposition : Lieux semi-ombragés.

 

  • Semis/ plantation : Les graines se sèment de mai à juillet-août, mais les jeunes plants exigent plusieurs années de culture avant de fleurir. La séparation des bulbilles, opérée pendant le repos de la végétation, doit se faire de juillet à septembre et seulement tous les trois à quatre ans. Une fois que les tiges ont cessé de végéter, relevez les oignons pour les nettoyer et les séparer, puis replantez-les à 15-25 cm de profondeur et 20 à 30 cm de distance. Plus simplement : il est possible de se procurer des bulbes en pépinière ou en jardinerie.

 

  • Conduite de culture : Après une implantation dans un sol fumé, un arrosage régulier devra suivre durant toute la floraison. Durant la période de repos végétatif, un hivernage en place pourra être réalisé, ou bien dans de la tourbe ou du sable après arrachage.

 

  • Maladies et parasites courants : Limaces , escargots, pucerons et thrips.

 

Fiche rédigée par Thierry Cardot, SNHF, section Plantes vivaces.

 

Pour en savoir plus :

Guide des fleurs du jardin, G. Guillot, 2015,
Dictionnaire pratique d’Horticulture et de Jardinage, G. Nicholson et S. Mottet, 1970,
Les Fleurs de plaine terre, cinquième édition, Vilmorin-Andrieux et Cie, 1909.

 

Fusain ailé

Oregon State University sous licence CC.
  • Nom latin : Euonymus europaeus

 

  • Nom latin : Euonymus alatus.

 

  • Famille botanique : Celastracées.

 

  • Principaux types : Il existe un cultivar ‘Compactus’ à végétation plus réduite.

 

  • Utilisations : Dans les petits jardins et en rocailles. Il est planté en pleine terre, plutôt en bordure de massifs d’arbustes.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Chine centrale

 

  • Principales caractéristiques : Plante arbustive à rameaux fortement ailés, au port compact de 1 à 2 mètres de haut. Le feuillage caduc devient rouge foncé à l’automne. À la même période, les fruits rouges s’ouvrent pour dévoiler les graines orange.

 

  • Période de floraison : Les fleurs d’un blanc verdâtre, discrètes, éclosent en juin-juillet.

 

  • Rusticité : Le fusain ailé résiste à jusqu’à -25°C. En revanche, il n’apprécie pas la sécheresse en période estivale.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Très facile.

 

  • Sol : Supporte un terrain un peu calcaire et même les sols pauvres.

 

  • Exposition : Ensoleillée mais supporte la mi-ombre.

 

  • Semis/ plantation : Multiplication par bouturage ou greffage sur fusain d’Europe (Euonymus europaeus). Plantation de novembre à mars, sauf par temps de gel. Son semis est peu pratiqué.

 

  • Conduite de culture : Plante peu exigeante mais un apport de compost au pied à l’automne ne peut que lui être bénéfique.

 

  • Maladies et parasites courants : Très résistant, le fusain ailé ne craint que les attaques de cochenilles.

 

Fiche rédigée par Claude Ferry, SNHF, pour la section Arbres et arbustes d’ornement.

Fusain d’Europe

Fruits de fusain d’Europe. Andreas Rockstein sous licence CC
  • Nom latin : Euonymus europaeus

 

  • Famille botanique : Celastracées.

 

  • Utilisations : En pleine terre, en isolé ou plus souvent avec d’autres arbustes en haie ou massif.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Spontané dans presque toute l’Europe, dans les haies, en bordure de forêt et clairière.

 

  • Principales caractéristiques : Également appelé «bonnet carré», «bonnet de prêtre» et même «bonnet d’évêque», le fusain d’Europe est une plante arbustive, dressée, ramifiée avec une ou plusieurs tiges principales. L’écorce est verte et lisse. Les feuilles vert tendre opposées, ovales et pointues deviennent orange à rouge en automne. Les fleurs blanc verdâtre apparaissent en avril-mai. Elles donnent des fruits à capsules à 4 lobes rose carminé en mûrissant, laissant apparaître des graines orangées.

 

  • Période de floraison : Avril-mai.

 

  • Rusticité : Très résistant au froid.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile.

 

  • Sol : Tous sols de jardin même un peu calcaires.

 

  • Exposition : Ensoleillée à mi-ombre.

 

  • Semis/ plantation : Les sujets cultivés en pleine terre, en pépinière, peuvent être plantés à racines nues de novembre au 15 mars, sauf en période de gel. Les plantes cultivées en container peuvent être plantées tout au long de l’année à condition d’assurer un suivi correct après la plantation.

 

  • Conduite de culture : Le fusain d’Europe supporte très bien la taille. Son bois dur, facile à tourner, a longtemps servi à fabriquer des aiguilles à tricoter, des chevilles et des quenouilles. Transformé en charbon de bois, il devient le fusain à dessiner.

 

  • Maladies et parasites courants : Les chenilles tisseuses du papillon Yponomeuta cagnagella, ou grand hyponomeute du fusain, mangent les feuilles à la fin du printemps.
    Les cochenilles, quant à elles, attaquent la plupart des espèces de fusain avec une nette préférence pour les espèces japonaises.

 

Fiche rédigée par Claude Ferry, SNHF, pour la section Arbres et arbustes d’ornement.

Gaillarde

Mike Sutton sous licence CC.
  • Nom latin : Gaillardia.

 

  • Famille botanique : Astéracées (anciennement Composées).

 

  • Utilisations : En massif, potées fleuries, jardin naturaliste, jardin de gravier, bouquets champêtres.

 

DESCRIPTION

  • Origine : Amérique du Nord. Gaillardia artistata a été découverte en 1804 à l’ouest du Mississipi, G. picta en Louisiane (1833) tandis que G. pulchella provient du Mexique.

 

  • Principales caractéristiques : La gaillarde est plus ou moins vivace suivant les variétés. Elle forme une touffe compacte de feuilles vertes et velues. La floraison est abondante. Certaines variétés arborent des fleurs très denses, comme des pompons, d’autres ont pétales tuyautés.

    G. artistata : ‘Amber Wheels’ est une vivace haute de 70cm avec des fleurs jaune d’or à pétales frangés ; ‘Gallo Peach’ haute de 50 cm, pétales serrés, jaunes à tache orangée à la base.

    G. picta : Espèce vivace par sa souche mais cultivée comme plante annuelle. Haute de 50 cm, avec des fleurs en capitules rayonnants jaune à l’extérieur, le centre est orangé entouré d’un disque brun. Il existe des variétés à fleurs doubles ou simples et une variété naine 30 cm.

    G. lanceolata : Vivace haute de 50 à 70cm. dotée de grandes fleurs simples sur une très longue tige rigide (d’où le terme lanceolata faisant référence à un fer de lance). On recense des variétés jaunes, rouge, cuivrée ou rouge à pointe jaune.

 

  • Période de floraison : Juin à septembre.

 

  • Rusticité : Robustes, les gaillardes supportent les situations très ensoleillées, mais redoutent l’excès d’humidité.

 

CULTURE

  • Niveau de difficulté : Facile.

 

  • Sol : Pas trop riche et bien drainé, sec, calcaire.

 

  • Exposition : Ensoleillée.

 

  • Semis/ plantation : Les gaillardes se plantent de préférence au printemps, mais on peut aussi les mettre en terre à l’automne en situation peu humide. Apportez un peu d’amendement organique à la plantation (compost, fumier décomposé…). La multiplication peut également se faire par semis au chaud en avril pour un repiquage vers la deuxième quinzaine de mai. Il est possible enfin de procéder par division de souche.

 

  • Conduite de culture : Supprimez les fleurs fanées. En septembre, rabattez la touffe pour qu’elle ne s’épuise pas trop et puisse affronter l’hiver dans de bonnes conditions.

 

  • Maladies et parasites courants : Pourritures causées par un excès d’humidité du sol. Oïdium.

 

Fiche réalisée par Michèle de Puymaly, SNHF, section Arbres et arbustes d’ornement.

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