Les Dendrochilum

D. glumaceum

Origine et descriptif du genre Dendrochilum

Le nom

Karl von Blume a décrit ce genre en 1825. Le nom Dendrochilum provient du grec dendron (arbre) et keikos (lèvre) proviendrait de la forme proéminente du labelle. Douteux !

Description

La quasi-totalité des espèces sont épiphytes poussant dans la canopée. On distingue deux groupes selon leur port :

  • 1er groupe : celles qui ont des pseudo-bulbes ovoïdes terminés par une feuille unique de texture rigide.
  • 2ᵉ groupe : celles quasiment dépourvues de pseudo-bulbe, aux feuilles coriaces, rigides, presque tubulaires (térètes) qui indiquent un besoin de forte luminosité.

L’inflorescence, souvent arquée, porte un grand nombre de fleurs petites, voir très petites, et parfumées qui durent de 2 à 4 semaines.

Distribution

Le genre Dendrochilum renferme environ 300 espèces différentes, réparties dans le sud-est asiatique, essentiellement Philippines, Bornéo et Sumatra. Ce sont des espèces de moyenne altitude, poussant dans des forêts de nuages, très humides, ventées et bien ensoleillées.

Culture des Dendrochilum

Support et substrat

Il est largement préférable de les mettre en pots en terre ou en plastique, assez hauts, avec une couche de drainage au fond du pot, car elles nécessitent de copieux arrosages durant la période de végétation. On peut composer un bon substrat avec 70% d’écorce de pin de granulométrie moyenne (1 à 2cm), 20% de sphagnum (qui retient l’humidité) ou mousse de polyester (mousse des oreillers), et mélangé à 10% de charbon de bois (pour le drainage et empêche le développement des bactéries dans la période où on arrose fortement).

Température

Ces plantes vivent entre 900 et 1600 m d’altitude, ce qui correspond à une serre tempérée, voir tempéré-chaude selon l’altitude. Elles n’apprécient pas de descendre en dessous de 13-15 °C la nuit en hiver. Attention en été de ne pas laisser la température trop monter car les larges feuilles transpirent beaucoup, et la plante risque la déshydratation. Il faut alors arroser beaucoup autour des plantes pour maintenir une température aussi faible que possible et une forte hygrométrie.

Lumière

Pour celles du premier groupe, la luminosité doit être de 10.000 à 20.000 lux, ce qui correspond à une ombre légère. Celles du second groupe nécessitent une lumière plus intense, mais sans soleil direct, sauf en hiver. Si votre plante ne fleurit pas, c’est souvent par manque de lumière.

Arrosage

Ils se font à l’eau de pluie, abondamment et régulièrement pendant la croissance, beaucoup moins fréquemment à l’automne et en hiver qui sont les périodes de repos.

Hygrométrie et aération

L’hygrométrie optimale est de 70 à 90 %. Une bonne ventilation est fortement conseillée pour éviter la pourriture des racines. Mais elles supportent mal les courants d’air. Il faut augmenter l’hygrométrie en période de forte chaleur pour éviter la déshydratation des feuilles tendres. Ne pas brumiser sur les feuilles qui sont sensibles aux attaques de pourriture si elles ne sèchent pas très rapidement.

Fertilisation

Ces plantes sont peu gourmandes, sauf les grandes espèces. Il faut bien nourrir les pseudo-bulbes pour obtenir des floraisons abondantes.

On commence à fertiliser à partir de l’apparition des nouvelles pousses. Fertiliser alors à demi-dose un arrosage sur 2 ; ou à dose normale toutes les semaines, en intercalant un rinçage sans engrais une fois sur 3. En hiver, l’apport d’engrais doit être fortement diminué, une fois par mois.

Rempotage

Il doit se faire tous les deux ans environ. Pour effectuer un rempotage, il est préférable d’attendre le début de la reprise de la végétation (apparition des nouvelles racines, souvent vers février mars).

Sortie à l’extérieur

Elles apprécient de sortir, suspendues sous un arbre (attention aux escargots) à ombre légère, mais la température ne devant pas descendre en dessous de 15°C, cela correspond à peu près à la période de mi-juin à début septembre.

Quelques espèces

Premier groupe :

D. cobbianum
D. convallariiforme
D. latifolium
D. magnum

Deuxième groupe :

D. tenellum
D. wenzellii

Article rédigé par Philippe Lemettais, président de la section Orchidées

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