Boston, capitale mondiale de l’Art Floral
La WAFA, World Association of Flower Arrangers, a pour objectif de promouvoir l’art floral à travers le monde. L’Organisation compte aujourd’hui trente pays et sa présidence est assurée, pour une durée de trois ans, par l’un des pays-membre qui a pour mission d’organiser le séminaire et le festival international d’Art Floral.

Le mandat des États-Unis s’est achevé récemment avec un spectacle haut en couleur. Du 15 au 19 juin dernier, la ville de Boston a accueilli la 10e édition du festival et fêté les 30 ans de la WAFA. Les démonstrations d’art floral ont eu lieu dans les diff érents théâtres de la ville. Les participants au concours international ont présenté leurs créations d’art fl oral au Seaport World Trade Center où se sont également déroulées plusieurs conférences. Près de 550 concurrents inscrits dans l’une des 30 catégories ont exprimé leur créativité et leur technique, tout en valorisant la beauté et l’originalité du végétal, afin d’offrir aux nombreux visiteurs une exposition inoubliable.
L’occasion était idéale pour des rencontres entre passionnés, autour et au-delà des fleurs, et des échanges culturels et amicaux riches. Un nouveau pays membre, le Brésil, a été accueilli lors de l’Assemblée Générale. Après le Japon, le Pakistan et les États-Unis, la WAFA revient en Europe. L’Irlande préside la WAFA pour les trois années à venir (2011- 2014) et Dublin sera, en juin 2014, le théâtre du prochain Festival International d’Art Floral.
La France honorée par ses représentantes
Voici les prix obtenus par les concurrentes françaises :
- Prix de l’Excellence artistique et Premier Prix, catégorie « Caméléon » (bouquet à deux faces) : Marie-Luce Paris
- Deuxième Prix, catgéorie « Stones » (imposé) : Michèle Enel
- Deuxième Prix, catégorie « Space » : Nicole Siméon
- Troisième Prix, catégorie « Seasons » : Geneviève Cuypers et Elisableth Magri






Tour du monde floral






Le séminaire annuel d’Ars Florum est un lieu d’échange et de travail entre les différentes nationalités. Après le château de Chenonceau en 2010, c’est le château de Valençay, un des plus beaux châteaux du Val de Loire, qui en 2011 a servi de décor aux créations florales des professeurs.
Ce maître-fleuriste jouit d’une grande notoriété tant en Belgique qu’à l’étranger. Il est réputé pour son style pur, simple et naturel. “Rester créatif et progresser” est le conseil que Geert tient à prodiguer. La cour d’honneur du château de Valençay s’est embrasée de couleurs avec l’amaryllis, fleur phare de ses créations.


Au XVIesiècle, cet art gagne les demeures des riches marchands et se démocratise pour enfin pénétrer dans les maisons, dans une pièce réservée aux études, à la calligraphie, à la cérémonie du thé et au recueillement. Sur le mur nord de cette pièce, couverte au sol par des tatamis, se trouve une alcôve appelé « tokonoma », où un hommage particulier est rendu aux saisons sous la forme entre autre de « rouleau suspendu » ou peinture japonaise, associé à un Ikebana, tous deux très dépouillés. Puis, cet art floral gagne les faveurs de la caste militaire à l’époque Momoyama (1568-1600) et le tokonoma s’agrandit avec la taille des résidences. Dans la première moitié du XVIIe siècle, le grand maître Seno II, reconnu par l’Empereur, codifie l’arrangement floral dans un style appelé Rikka, style composé de trois lignes principales représentant la trinité bouddhiste. Il organise de nombreuses expositions d’Ikebana à la cour impériale et invente l’arrangement monumental. Une large diffusion à travers des manuels imprimés fait naître de nombreux disciples. Le style Rikka atteint son acmé à la fin du XVIIe siècle.



Laurence Pérez, Charlène Caumon