Les sols : sources de vies

« Les multiples fonctions des sols passent souvent inaperçues. Ils n’ont pas de voix, et peu de gens s’expriment en leur nom. Les sols sont nos alliés silencieux dans la production alimentaire. »

Ces phrases prononcées par José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) lors de l’année internationale des sols en 2015 résument en peu de mots à la fois toute l’importance des sols et la faiblesse de l’intérêt qui longtemps leur a été porté.

Les sols contiennent 25 % de la biodiversité mondiale. Par leur couvert végétal, ils déterminent nos paysages, le dynamisme de notre système agricole, la qualité de notre nourriture. Des sols sains sont non seulement à la base de la nourriture, des combustibles, des fibres mais ils sont également essentiels pour nos écosystèmes car ils remplissent un rôle très important dans le cycle du carbone, stockent et filtrent l’eau et améliorent la résilience face aux inondations et aux sécheresses.

Au jour où les découvertes s’accumulent sur l’écologie et le fonctionnement des sols, la SNHF vous invite à mieux comprendre et préserver ces sources de vie.

Formation et évolution des sols : la pédogenèse

JEAN-PIERRE ROSSIGNOL
Agropédologue, enseignant-chercheur honoraire, INH – AO, Angers

Le sol a plusieurs définitions et recouvre plusieurs réalités : c’est tout d’abord une surface sur laquelle nous nous déplaçons, mais c’est surtout un volume plus ou moins épais, souvent fonction de l’utilisateur.

Introduction à la faune du sol et les lombriciens

DANIEL CLUZEAU
Enseignant chercheur Université de Rennes – UMR CNRS Ecobio

Les sols sont reconnus comme un des 3 grands réservoirs de biodiversité mais dont les diversités taxonomique et génétique sont fortement méconnues, aussi bien qualitativement que quantitativement.

Peu de connaissances sont disponibles sur les profils écologiques de ces espèces de micro-, méso- et macro-organismes… en particulier, sur les vers de terre.

Gérer les stocks de matière organique des sols pour entretenir leur fertilité et contribuer aux services écosystémiques rendus par les sols.

SABINE HOUOT
INRA, ECOSYS, 78850 Thiverval Grignon

Les sols fournissent de nombreux services écosystémiques: production végétale pour l’alimentation ou pour la chimie verte, protection des eaux, support de biodiversité, support d’infrastructure.

L’eau dans le sol : état et biodisponibilité

SYLVAIN CHARPENTIER
Professeur émérite de Science du sol, AGROCAMPUS Ouest-Centre d’Angers – 49045 Angers cedex

Le sol est le lieu de l’absorption hydrique, pour les plantes mais aussi pour tous les micro-organismes qui y résident. Toute approche raisonnée du prélèvement d’eau dans le sol repose sur la maîtrise de sa disponibilité dans l’environnement racinaire ou microbien. Ce paramètre complexe de « biodisponibilité » intègre deux grandes notions, l’une quantitative qui définit le stock d’eau mobilisable dans le milieu par les organismes vivants et l’autre qualitative qui définit les possibilités énergétiques de transfert de l’eau du sol vers ces organismes.

Travail ou non travail du sol ?

JEAN ROGER-ESTRADE
Professeur d’Agronomie, AgroParisTech, Université Paris-Saclay

Le travail du sol, considéré comme l’ensemble des opérations mécaniques fragmentant le sol, tient une place à part dans les systèmes de culture. Comparé aux autres techniques agricoles, son impact sur les caractéristiques des sols cultivés est en effet bien plus global.

Sols vivants et permaculture

KEVIN MOREL
Université Catholique de Louvain, Earth and Life Institute, Belgique – Chercheur indépendant en agroécologie

À l’heure où l’agriculture majoritaire est pointée du doigt pour ses impacts néfastes sur l’environnement et en particulier sur les sols, de nouvelles approches alternatives de l’agriculture se développent. Parmi ces approches, la permaculture séduit en particulier une nouvelle génération de paysans, souvent non issus du milieu agricole, pour qui le retour à la terre concrétise avant tout un engagement citoyen et une recherche de sens.

Sols artificialisés : de la reconstruction à la construction de sols

LAURE VIDAL-BEAUDET
Enseignant-chercheur Agrocampus Ouest Campus d’Angers

En Europe, la surface occupée par les villes a augmenté de 78 % depuis 1950 et on estime que 2,3 % du territoire européen est imperméabilisé, ce qui représente l’équivalent de 200 m2 par citoyen (European Union, 2012).

Les cultures hors sol, histoire récente et développement

MICHEL JAVOY
Pôle technique SNHF

La culture hors sol se définit comme étant sans lien avec le sol en place issu de la roche mère qui l’a généré, dont l’évolution normale se fait sous l’effet des facteurs climatiques augmentés de la végétation qu’il porte et, le cas échéant, de l’action de l’Homme.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

10 + quatorze =