“La valeur d’un savoir, c’est sa continuité”. Retour sur la visite d’Erik Orsenna à la SNHF

Dominique DOUARD a eu le grand honneur de faire connaissance de Erik ORSENNA, en 2011, dans le cadre des travaux du cercle Cité Verte et de l’édition du Manifeste pour une Cité Verte. Dominique DOUARD garde un souvenir ému et admiratif de cette période et a beaucoup de plaisir, comme il le dit lui-même, à accueillir Erik ORSENNA à la SNHF à l’occasion du congrès le 31 mai.
Erik Orsenna et Daniel Lejeune dans la nouvelle bibliothèque de la SNHF

Après une visite de la nouvelle bibliothèque de la SNHF au cours de laquelle lui ont été présenté le fonds patrimonial, Dominique DOUARD propose à Erik ORSENNA d’échanger autour de son rapport intitulé « Voyage au pays des bibliothèques, lire aujourd’hui, lire demain » [1] remis en février 2018 au président de la République.

Dominique Douard et Erik Orsenna

Erik ORSENNA est heureux d’avoir visité cette bibliothèque, lui qui est passé si souvent devant ce lieu mythique du 84 rue de Grenelle, qui « regorge de trésors absolus, des trésors de la continuité du savoir, mais aussi des trésors qui sont fragiles ». Il rappelle que « la valeur d’un savoir c’est sa continuité et si on vient à arrêter cette continuité, alors on arrête une tradition et on arrête des compétences très rarement répartis sur la planète ».

Après quelques échanges sur son expérience de président du conseil d’administration de l’école Nationale du Paysage de Versailles et de l’anecdote des poiriers greffés sur des cognassiers qui lui a fait découvrir l’horticulture, Erik ORSENNA commente son rapport sur les bibliothèques. Les bibliothèques représentent le réseau, juste après les bureaux de poste et les cinémas, le plus dense de France avec 16 500 points de bibliothèques et de médiathèques. Chaque année, 27 millions de visiteurs poussent la porte des bibliothèques, mais seulement la moitié viennent pour un livre, l’autre moitié étant intéressés par les autres services. Ce rapport a été l’occasion de faire des recommandations et d’insister sur l’importance du triptyque : les statutaires, les volontaires et les emplois aidés.
Erik Orsenna et Dominique Douard lors de la séance de dédicace

Erik ORSENNA conclut en affirmant que les bibliothèques, comme celle de la SNHF, permettent la transmission des savoirs, car « tout progrès dans le savoir est un progrès dans le respect ». Il ne faut pas « sauver la planète, mais c’est l’être humain qu’il faut sauver ».

Daniel LEJEUNE, administrateur en charge de la SNHF, a remis un exemplaire du Bon Jardinier de 1808 à Erik ORSENNA. L’occasion de rappeler l’histoire de la SNHF et l’utilisation du mot Horticulture, « cette science tranquille » comme l’a présentait Héricart de THURY à Charles X, lors de sa création en 1827, contre l’avis d’illustre académicien de l’époque comme François De NEUFCHATEAU.
à la suite de cet échange, Erik ORSENNA a fait l’honneur aux adhérents et invités du Congrès de dédicacer ses ouvrages, dont le dernier Désir de Villes [2].

 

[1] Voyage au pays des bibliothèques. Lire aujourd’hui, lire demain, Mission confiée à Erik Orsenna, accompagné par Noël Corbin, inspecteur général des affaires culturelles, IGAC 2017-35 ; paru le 20 février 2018
[2]  Désir de villes, Erik ORSENNA et Nicolas Gilsoul ; paru aux éditions Robert Laffont en mars 2018.

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