Des recettes de grand-mères … jusqu’aux OGM, l’homme a de tout temps tenter de tirer le meilleur parti des plantes. Ses trouvailles, des feux de paille … aux petites révolutions, ont fait progresser l’humanité toute entière.
Dans ses missions, la SNHF a pour devoir de diffuser la connaissance horticole auprès des générations actuelles et futures. Soucieuse d’humanisme, elle met en avant les techniques horticoles susceptibles d’œuvrer pour un monde harmonieux, sain et durable, sans occulter toutefois celles qui font débat car c’est dans la réflexion et l’échange d’idées que naît le progrès.
Intéressez-vous à l’hybridation, à la culture sur plaques, aux murs végétaux …. C’est passionnant même pour les jardiniers en herbe.
Notre bassin en ciment, au bout de quelques années, s'est fissuré et s'est mis à fuir. Nous avons décidé de le vider et de couvrir le fond en dur par une bâche plastique spéciale bassin.
Nous ne voulions pas avoir à casser le ciment; mais, le problème était de dissimuler correctement la bâche pour garder à l'ensemble un aspect le plus naturel possible. Pour cela, nous avons installé des plantes aquatiques tapissantes, de faible hauteur et se plaisant dans des profondeurs moyennes, sur tout le pourtour.
Les plantes aquatiques utilisées à cet effet sont la myriophylle aquatique (Myriophyllum aquaticum), une plante oxygénante, dont les tiges flottantes se redressent sur une hauteur de 15 cm maximum. Elle rougit en automne et résiste à -10° en hiver. Elle préfère le soleil et la mi-ombre. Nous avons utilisé aussi la crassette d'eau (Crassula recurva), qui forme un tapis fin à la surface de l'eau, se plait au soleil et à mi-ombre et résiste à -20° en hiver. Iris d'eau, nénuphar et lentilles d'eau étaient déjà présentes dans le bassin avant sa rénovation et ont simplement été replacées. Une caisse retournée sous les iris sert d'abri aux poissons pour se protéger des attaques des hérons affamés.
Voici les différentes étapes de cette rénovation :
![]() 1. Nous avons placé la bâche après avoir aspiré toutes les aspérités qui auraient pû, si elles avaient été laissées, trouer le plastique. Puis, nous avons rempli d'eau pour que la bâche se mette bien en place. |
![]() 2. Nous avons découpé, dans le surplus de bâche, des poches destinées à recevoir des plantes aquatiques. Ces poches ont été placées tout le tour du bassin. |
![]() 3. Puis nous avons posé les pierres avec du ciment. Nous avons utilisé des pierres achetées dans le commerce. Si vous avez la possibilité d'utiliser de vraies pierres, le rendu n'en sera que plus naturel. |
![]() 4. Les niveaux sont régulièrement vérifiés. En effet, si le bassin est en pente, l'eau débordera dans la partie basse et on verra le plastique, dans la partie haute. |
![]() 5. Après avoir terminé les joints entre les pierres et laissé sécher l'ensemble suffisamment, nous avons installé les plantes aquatiques dans des petits sacs à poubelles remplis de terre de jardin. Bien arrosée, la terre s'est compactée et lorsque nous avons placé les sacs poubelle dans les poches, elle est bien restée en place. |
![]() 6. Les plantes se sont rapidement installées. Au bout de deux mois à peine, on ne voit plus du tout la bâche noire, sous la végétation qui s'est développée. |
Nous avons également d'autres bassins, réalisés dès l'origine avec une bâche plastique, qui tient toujours malgré ses dix ans d'âge et malgré la présence, à proximité, de grosses racines d'arbres, qui n'ont pas réussi à percer le plastique .
Pour obtenir des bords naturels, nous avons caché la bâche sous 10 cm de terre, en décollant simplement le gazon sur le pourtour pour la recouvrir. Avec le temps, l'herbe, entretenue au sécateur à mains à cet endroit, a fini par recouvrir entièrement les pentes vers l'eau. L'effet est sympathique mais demande un peu plus d'entretien.
Catherine Secq
Déléguée générale SNHF
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