Des recettes de grand-mères … jusqu’aux OGM, l’homme a de tout temps tenter de tirer le meilleur parti des plantes. Ses trouvailles, des feux de paille … aux petites révolutions, ont fait progresser l’humanité toute entière.
Dans ses missions, la SNHF a pour devoir de diffuser la connaissance horticole auprès des générations actuelles et futures. Soucieuse d’humanisme, elle met en avant les techniques horticoles susceptibles d’œuvrer pour un monde harmonieux, sain et durable, sans occulter toutefois celles qui font débat car c’est dans la réflexion et l’échange d’idées que naît le progrès.
Intéressez-vous à l’hybridation, à la culture sur plaques, aux murs végétaux …. C’est passionnant même pour les jardiniers en herbe.
MIEUX GERER ET ECONOMISER
L'irrigation des cultures horticoles est souvent nécessaire, pour des raisons de maîtrise du rendement et de la qualité. L'exposé fera l'état des connaissances sur les besoins des plantes au cours de leur cycle (stades sensibles) et soulignera l'intérêt de différents indicateurs de pilotage des apports d'eau (sol et plante). L'intégration des connaissances et des techniques, pour différents modes de culture, aboutit à une gestion plus économe de la ressource en eau.
Le souci de produire mieux et/ou en plus grande quantité justifie le recours à l'irrigation, notamment dans le cadre des systèmes de production agricoles intensifs dont relève généralement l'horticulture. Les motivations d'une meilleure utilisation de l'intrant eau, quelle que soit la culture concernée, sont principalement la raréfaction de la ressource mobilisable, le coût intrinsèque de l'eau, la nécessité de protéger les milieux naturels des pollutions diffuses, et les exigences de qualité relatives aux produits. Dans le contexte actuel, la gestion raisonnée de l'eau dans les cultures est donc d'un enjeu tout à la fois de durabilité économique et environnementale, mais aussi de sécurité alimentaire.
Les trois questions classiques concernant la mise en œuvre de l'irrigation sont : « comment, quand et combien ? » La question « comment » renvoie à des aspects d'équipement et de mode d'apport, qui sont rapidement rappelés. Avec les questions « quand et combien », on est renvoyé à la gestion des apports d'eau pendant le cycle de la plante, qui fait appel au raisonnement et au « pilotage ». Ces méthodes sont souvent inscrites dans les cahiers des charges de production : c'est par exemple le cas de la charte nationale de production fruitière intégrée (PFI), qui stipule que l'irrigation doit « tenir compte des besoins du verger aux différentes périodes de l'année ». L'irrigation mobilise aussi nos connaissances sur les réactions des plantes à un éventuel rationnement de l'alimentation en eau, et aux outils d'appréciation des états du milieu et/ou de la culture que les producteurs sont appelés à s'approprier progressivement. Sur ces domaines, notamment, diverses questions sont aujourd'hui posées à la recherche.
C'est sur ces approches que la communication est centrée, en prenant pour appui les cultures fruitières et légumières, dans différents contextes culturaux.
"La suite de l'article est accessible aux adhérents de la SNHF"
Jean-Luc Regnard
Montpellier SupAgro
Colloque scientifique "L'eau en horticulture, économiser maintenant" 2007
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