Des recettes de grand-mères … jusqu’aux OGM, l’homme a de tout temps tenter de tirer le meilleur parti des plantes. Ses trouvailles, des feux de paille … aux petites révolutions, ont fait progresser l’humanité toute entière.
Dans ses missions, la SNHF a pour devoir de diffuser la connaissance horticole auprès des générations actuelles et futures. Soucieuse d’humanisme, elle met en avant les techniques horticoles susceptibles d’œuvrer pour un monde harmonieux, sain et durable, sans occulter toutefois celles qui font débat car c’est dans la réflexion et l’échange d’idées que naît le progrès.
Intéressez-vous à l’hybridation, à la culture sur plaques, aux murs végétaux …. C’est passionnant même pour les jardiniers en herbe.
Jean-Yves Péron
Professeur à l’INH Angers, jusqu’en 2004
Journée à thème "Vive la biodiversité au jardin" Janvier 2009
Depuis l'avènement de l'agriculture il y a environ dix mille ans, la sélection au sein des espèces végétales alimentaires, les espèces légumières en l'occurrence, n'a jamais cessé.
Ce n'est que récemment - depuis 200-300 ans - qu'est véritablement née la notion de progrès génétique avec, en filigrane, la recherche de la meilleure performance économique pour une espèce donnée. Ce progrès génétique fut apporté dans un premier temps par les maraîchers eux-mêmes au sein des zones légumières, alors aussi nombreuses que dispersées sur le territoire français, mais le plus souvent limitées aux ceintures vertes urbaines. A l'intérieur de chaque zone de production, le relais fut rapidement pris par des établissements de sélection, qui créèrent ainsi de nombreuses variétés locales. Ces créations variétales porteront le plus souvent le nom des villes où elles furent obtenues (Laitue Gloire de Nantes, Poireau long de Mézières, Carotte de Carentan, Tomate de Marmande...). De ces maisons de sélection grainière, émergèrent plus ou moins tôt, des sociétés de plus grande envergure au plan national puis au plan international. La société VILMORIN fut l'une de celles-ci. C'était il y a plus de 260 ans.
Parallèlement, le commerce des semences se structura et la qualité germinative, sanitaire et technologique de ces semences ne cessa de progresser. Les améliorations technologiques en culture telles que le passage aux cultures abritées - châssis et couches chaudes, puis serres en verre et abris plastiques - ou, plus récemment, le passage à la mise en place des cultures par plantation contribuèrent à renforcer ces performances attribuables aux semences.
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