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Les allergies, dont la prévalence augmente depuis plusieurs années, touchent actuellement environ un quart de la population, ce qui explique que cette notion soit familière à beaucoup.
Après un bref rappel sur les réactions allergiques nous nous intéresserons aux plantes en cause.
Les réactions allergiques
L’allergie est une réponse à un contact avec quelque chose d’a priori totalement inoffensif, comme les pollens, par exemple. Pourquoi réagit-on, parfois sévèrement, à quelque chose qui ne nous menace pas ? Le système immunitaire reconnaît en fait le soi et le non-soi ; l’allergie est une réponse immunitaire un peu particulière à du «non-soi».
En réponse aux antigènes (substance étrangère qui provoque une réaction immunitaire), le système immunitaire «normal» maintient l’intégrité de notre organisme par divers moyens :
Par des cellules : c’est l’immunité cellulaire (phagocytose, cytokines...) Par des sécrétions : c’est l’immunité humorale, faisant intervenir les anticorps. Le dysfonctionnement immunitaire qu’est l’allergie se calque sur ce schéma : On pourra avoir des allergies médiées par les cellules, le contact entre certaines molécules et la peau se soldant par une réaction inflammatoire particulière : les dermites de contact, en général causées par de petites molécules (haptènes) et qui surviennent avec un certain délai (en général 12 à 48h) après le contact. On parle de mécanisme retardé. A côté des allergies à médiation cellulaire, on peut avoir un autre type d’allergie, en réponse à des protéines, de mécanisme immédiat, par le biais d’anticorpsparticuliers, les anticorps allergiques qui sont des IgE (Immunoglobulines de type E). Ces IgE sont produites, comme les anticorps «normaux», en réponse à une protéine étrangère. La réaction antigène-anticorps, qui aboutit à l’élimination de la substance étrangère dans le cas d’une réponse non allergique, aboutit pour l’allergique, à une réaction inflammatoire tissulaire (peau, muqueuses) générant un certain nombre de symptômes. Plus la personne allergique est exposée, plus elle fabrique d’anticorps et plus elle réagit vite et violemment à chaque nouveau contact. Les tableaux cliniques correspondant à ce mécanisme incluent la rhinite, l’asthme, la conjonctivite et certaines urticaires.
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Dr Hervé Couteaux
Allergologue, Bordeaux
Colloque "Jardins, environnement et santé" 2009