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Nous passons de 80 à 90% de notre temps dans un local où les sources de polluants de l’air peuvent être nombreuses : tabac, installations à combustion, produits ménagers, revêtements… Ces pollutions peuvent être aggravées par certains comportements tels que l’obturation des aérations ou l’utilisation de produits sans précaution. Au niveau national tant qu’au niveau régional, plusieurs travaux ont montré qu’au sein des logements, les polluants sont à la fois diversifiés et peuvent atteindre des doses reconnues comme pouvant engendrer un risque sanitaire. Face à ces réalités, plusieurs stratégies ont étéadoptées pour une diminution des polluants intérieurs.
Celles-ci reposent tout d’abord sur la limitation des sources (qui passe par exemple par l’entretien des appareils à combustion, l’utilisation rationnelle, raisonnée des produits chimiques) ; sur la nécessité d’une bonne aération des logements mais elles peuvent faire également appel au traitement de l’air. Plusieurs dispositifs physico-chimiques de filtration et traitement sont dès à présents disponibles ou en développement.
C’est parmi ceux-ci que l’utilisation des végétaux supérieurs a sa place. Ce procédé répond, de plus, à une demande sociale qui s’inscrit dans le retour à des aspirations, de la part du grand public, centrées sur le « naturel », le biologique, « l’éco - logis ». Les premiers travaux de grande ampleur dans ce sens datent des années 1980. Ils sont dus à Wolverton, alors chargé par la N.A.S.A. d’étudier un système d’épuration de l’air à bord des stations orbitales. A sa suite, plusieurs équipes ont étudié les performances épuratrices de différents systèmes. Ces derniers peuvent se répartir en deux grandes familles : les systèmes dits « actifs » qui forcent l’air à passer au travers d’un substrat (plus ou moins enrichi en charbon actif) et les systèmes dits « passifs » dans lesquels l’air n’est pas forcé.
Notre présentation propose un tour d’horizon des différentes méthodes d’épuration qui existent actuellement mais aussi des limites des connaissances. Nous proposons également quelques données sur l’utilisation des végétaux supérieurs pour la biosurveillance des polluants.
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Damien Cuny1, Marie-Amélie Rzepka2
1 Université de Lille Nord
2 Association pour la prévention de la pollution atmosphérique
Colloque "Jardins, environnement et santé" 2009