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Jardine avec Bottine et ses amis. de 3 à 11 ans

article de niveau 3

La nature au service de l'art

Aquarelle de Dendrobium brymerianumUne des sources essentielles de l'inspiration artistique d'Emile Gallé a été la nature à laquelle il vouait un véritable culte. La flore qu'il connaissait admirablement a été pour lui une source inépuisable d'inspiration. Emile Gallé a renouvelé l'art décoratif en étudiant la nature en savant, en artiste et en poète. Jusqu'à sa mort, il a tenté de percer les secrets de la vie en l'analysant avec la rigueur du scientifique. Ayant ainsi compris sa complexité et sa beauté, l'artiste l'a contemplée mieux que tout autre avec des yeux d'amant. Gallé, le poète, a transcendé la nature par le verbe et lui a donné une nouvelle forme en pétrissant la terre, en maîtrisant le verre et en façonnant le bois.

GALLÉ NATURALISTE ET BOTANISTE

Emile Gallé s'est familiarisé très tôt avec le monde des plantes. Virginie Mauvais, sa préceptrice, lui apprend à lire dans Les Fleurs animées de Grandville. Cet ouvrage se termine par les traités de botanique et d'horticulture de Louis-François Raban (1795-1870).
En 1860, au lycée impérial de Nancy, Emile Gallé se lie avec René Zeiller, un lycéen de treize ans, qui deviendra le maître de la paléontologie. Le grand-père de ce dernier, Charles-François Guibal, emmène souvent les deux amis herboriser. Un peu plus tard, Emile Gallé et René Zeiller contribuent à la rédaction de la Flore de Lorraine de Dominique Alexandre Godron, professeur de botanique à la faculté des sciences de Nancy.
En 1880, la nomination d'Emile Gallé comme membre de la commission de surveillance du Jardin botanique de Nancy, en remplacement de Dominique Alexandre Godron, est la première reconnaissance officielle de ses compétences en botanique.
Pendant toute sa vie Gallé va étudier les plantes en savant. Sur les quatre-vingt-quatorze écrits publiés par Gallé ou restés inédits, quarante environ ont trait à la botanique, à l'horticulture ou à la floriculture. En 1903, un an avant sa mort, alors qu'il ne peut plus travailler que deux à trois heures par jour, il prépare encore deux ouvrages importants qu'il n'a pas le temps de publier, l'un sur le genre Catalpa et l'autre sur les orchidées lorraines ; il a en outre entrepris six autres études sur d'autres espèces et probablement un travail considérable sur le polymorphisme du lierre.
Ces publications ou mémoires manuscrits ont un point commun : l'étude de la variabilité des espèces du monde végétal.

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