Nos chères plantes sont tellement belles et appétissantes qu’elles suscitent bien des convoitises de la part de certains insectes ou animaux qui en font leur festin journalier. Le jardinier doit savoir repérer ces nuisibles ou parasites pour trouver les moyens de protection les plus efficaces mais aussi les plus respectueux de l’environnement.
Parfois aussi, parce qu’elles sont trop sollicitées, placées dans un endroit non approprié ou parce qu’elles sont simplement délaissées, certaines plantes fragiles sont plus sensibles aux maladies. Champignons, bactéries ou virus peuvent leur être fatal si on ne les détecte pas à temps. Cette rubrique va vous guider dans la reconnaissance des maladies et des agresseurs des végétaux.
Les Orobanches tiennent une place importante parmi les plantes holoparasites, c'est à dire qui ne synthétisant pas de chlorophylle, dépendent entièrement de leur hôte obligé sur lequel ils prélèvent la sève tout élaborée.
C'est une différence par rapport aux hémiparasites, tels le gui (Viscum album) qui détournent "seulement" la sève brute de leur hôte et la transforment en sève élaborée pour leur propre compte. Les Orobanchacées sont une famille naturelle voisine des Scrofulariacées dans laquelle on trouve d'ailleurs également des genres holoparasites (Lathrea) ou hémiparasites (Rhinanthus). La lathrée clandestine fait aussi partie de cette catégorie de plantes qui ne se manifestent à nos yeux qu'au moment de la floraison.
Les espèces d'Orobanches sont spécialisées et ne se rencontrent chacune que sur une espèce ou un petit groupe d'espèces-hôtes. La photo présente en l'occurrence l'espèce O. cerviae, spécifique d'Ombellifères ou d'Apiacées, comme on doit dire à présent. Elle s'est installée sur les racines d'un pied de Livêche ou Ache de montagne (Levisticum officinale) Quant à la Clandestine (Lathrea clandestina), elle est inféodée aux racines de l'aulne commun, Alnus glutinosa, de saules et de peupliers.
Daniel Lejeune
ex-directeur de l'écologie et de l'environnement
de la ville de Bourges
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