Les ennemis des plantes

Nos chères plantes sont tellement belles et appétissantes qu’elles suscitent bien des convoitises de la part de certains insectes ou animaux qui en font leur festin journalier. Le jardinier doit savoir repérer ces nuisibles ou parasites pour trouver les moyens de protection les plus efficaces mais aussi les plus respectueux de l’environnement.

Parfois aussi, parce qu’elles sont trop sollicitées, placées dans un endroit non approprié ou parce qu’elles sont simplement délaissées, certaines plantes fragiles sont plus sensibles aux maladies. Champignons, bactéries ou virus peuvent leur être fatal si on ne les détecte pas à temps. Cette rubrique va vous guider dans la reconnaissance des maladies et des agresseurs des végétaux.

Jardiner avec ses enfants

article de niveau 2

Le puceron cendré du Poirier

 A première vue, tous les pucerons se ressemblent. C'est assez vrai pour ce qui est des dégâts qu'ils occasionnent, de préférence sur les jeunes organes des plantes, mais à y regarder de plus près, le monde des pucerons est très vaste.
Ces insectes appartiennent au vaste ordre des Hémoptères, riche en ennemis des cultures (pucerons, mais aussi punaises, cicadelles, cochenilles, tous piqueurs, suçeurs de sève et naturellement vecteurs de virus). Les pucerons sont "spécialisés" en matière écologique et nutritionnelle, chaque espèce  étant liée à une ou quelques espèces végétales qui les hébergent. Sous les climats à saison alternée, la période défavorable est souvent passée à l'état d'œuf sur un hôte souvent ligneux à partir duquel s'opèrent successivement une prolifération printanière par reproduction asexuée, puis une migration envahissante et sexuée sur une plante herbacée (pucerons diœciques). L'entrée de l'hiver voit la ponte d'un nouvel œuf d'hiver sur ligneux, bouclant le cycle.

Le puceron cendré du poirier alterne ainsi sa vie entre le poirier et le gaillet. Un autre puceron, commun sur le pommier, alterne avec les plantains, etc.

Si les attaques sont importantes, par exemple sur un jeune poirier en cours d'établissement, on peut appliquer un insecticide (se faire conseiller en jardinerie), à moins que des auxiliaires ne soient déjà présents (larves de coccinelles). Dans une mesure limitée et sur des arbres encore peu développés, on pourra tenter le traditionnel savon noir, d'une efficacité sans doute limitée, mais sans inconvénient pour l'environnement.

Daniel Lejeune
ex-directeur de l'écologie et de l'environnement
de la ville de Bourges

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