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Jardine avec Bottine et ses amis. de 3 à 11 ans

Atelier de dessin botanique

Atelier de dessin botanique
Cycle de cinq cours
avec Alain Jouy
mardi 13, 20, 27 mars, 3 et 10 avril 2012

Pourquoi des dessins ?

Il peut paraître étonnant à notre époque de faire encore appel au dessin pour illustrer les publications botaniques et, tout particulièrement les descriptions d'espèces nouvelles, la photo devrait être la  solution. Mais plusieurs points sont à retenir. D'abord la photo reproduit fidèlement un individu particulier alors que l'on cherche à décrire l'espèce dans sa généralité, un dessin peut intégrer les caractéristiques spécifiques en empruntant à plusieurs échantillons. Par ailleurs maints détails anatomiques, typiques de l'espèce, sont difficilement accessibles à la photo, seule la dissection permet au dessinateur de les atteindre et de les reproduire. Enfin, et surtout, la plupart des espèces nouvelles sont décrites à partir d'échantillons d'herbier qui ne permettent pas une bonne reproduction par la photographie. Le dessin, après "regonflement" de l'échantillon dans l'eau bouillante, permet au contraire de reproduire les détails anatomiques. Ces points expliquent que la plupart des publications botaniques, descriptions d'espèces nouvelles ou flores, font toujours appel au dessin.

Programme des 5 ateliers


Pourquoi dessiner ?
Tout d' abord écartons l'objection "je ne sais pas dessiner". La plupart d'entre nous, pourvu qu'ils essayent, peuvent dessiner très honorablement. Jadis une école par correspondance avait comme slogan "si vous savez écrire, vous savez dessiner". Il y a une certaine vérité dans cette assertion publicitaire, beaucoup ignorent leur capacité faute d'avoir essayé. Dans le passé le dessin était largement enseigné et beaucoup s'en servait abondamment, les botanistes de l'époque l'utilisaient pour illustrer leurs notes et celles-ci montrent que dans leur majorité ils s'en tiraient fort bien. Maintenant peu d'entre nous apprennent dans leur jeunesse les rudiments du dessin. On pense trop souvent que, pour dessiner il faut être un artiste, ce qui est une confusion. Un artiste est un créateur, il a une vision, il transforme et magnifie ce qu'il voit, certains d'ailleurs sont d'assez médiocres dessinateurs! Dessiner vise seulement à reproduire ce que l'on voit sans chercher à en faire une "œuvre d'art", mais ce faisant on observe avec soin et cela nous apprendra, dans le cas de la botanique, à bien regarder les fleurs et à mieux en découvrir secrets et beautés, sans oublier le plaisir que l'on tire de cette activité, l'une des plus apaisantes qui soit. Les fleurs nous offrent des sujets tout trouvés, ce qui manque souvent à notre imagination. Plus besoin d'inspiration !

Si, d'aventure, vous y trouvez du plaisir, sachez que vous pouvez devenir un illustrateur bénévole. Beaucoup de botanistes ont besoin de faire illustrer leurs articles ou publications et ce bénévolement car le coût d'un professionnels est prohibitif pour des ouvrages à distribution confidentielle ! Vous pouvez ainsi devenir une aubaine pour un chercheur et vous y découvrirez, outre la satisfaction de rendre service, le plaisir d'échanger au cours du travail avec un scientifique et d'en tirer grand profit.

Enfin il se peut que les planches botaniques en noir et blanc et de composition relativement conventionnelle, ne soient pas à votre goût. Sachez cependant que d'autres manières, comme l'aquarelle, partagent pourtant tout une partie de préparation et de mise ne place du sujet et que les "trucs" et tours de main qui seront expliqués peuvent fort bien vous être utiles quelle que soit la technique pratiquée.

Que propose l'atelier ?
Cet atelier vise à vous faire réaliser une planche à partir soit d'un échantillon d'herbier soit d'une plante, en vous faisant parcourir toutes les étapes et en vous indiquant les règles du genre.
Cela commence par une phase d'observation du sujet et d'échange avec le botaniste afin de découvrir les caractéristiques de l'espèce et les détails anatomiques à mettre en évidence. Cette discussion avec un botaniste est très enrichissante et orientera tout le travail. Elle débouchera sur la seconde phase qui consiste à disséquer les parties à représenter afin de mieux connaître l'anatomie, ce qui suppose, dans le cas d'un échantillon d'herbier, le gonflement de certaines parties dans l'eau bouillante pour leur permettre de reprendre leur volume, un "truc" étonnant et qui marche fort bien ! Cette étape de découverte de la plante s'accompagne de croquis pour mémoriser les détails.
Vient ensuite la réalisation de l'esquisse au crayon. C'est une phase importante à laquelle il faut accorder beaucoup de temps car elle décide de l'élégance et de la souplesse du dessin tout comme du respect des proportions, fait important car le dessin botanique doit être à l'échelle. Celle-ci figurera du reste sur la planche finale. Lors d'un travail pour un botaniste, il conviendra de lui montrer l'esquisse et de s'assurer qu'elle le satisfait, cela peut sembler évident mais l'expérience montre que beaucoup de chercheurs ont le plus grand mal à lire une esquisse et risquent de découvrir les problèmes quand le travail est achevé, ce qui est très fâcheux !

L'accord obtenu, on passe à la phase finale, le travail à l'encre de chine sur papier calque qui permet de suivre l'esquisse et de se consacrer complètement à la régularité du trait. Ensuite vient la phase d'ombrage, longue et délicate, mais très importante pour rendre le relief et faciliter la lecture de la figure. Ce travail demande une certaine habitude et est relativement codifié afin que toutes les illustrations se lisent à peu près de la même manière. C'est ainsi que l'éclairage vient toujours du même côté ! Beaucoup d'astuces et de tours de main sont à connaître pour faciliter cette phase qui conditionne la qualité du dessin final
Arrive alors la dernière étape qui est constituée par la juxtaposition des diverses figures constituant la planche. Cette phase est maintenant largement facilitée par l'emploi d'un ordinateur. En effet les éditeurs de revues ou de livres ne demandent plus les dessins originaux mais exigent un fichier informatique obtenu avec un scanner. Cela, en fait, facilite la vie du dessinateur car, une fois le dessin numérisé, un grand nombre de corrections peut être réalisé  très facilement, en particulier l'élimination de petites maladresses et la "toilette" du dessin en faisant disparaître taches et autres petits problèmes ! Une fois les différentes figures "toilettées", il ne reste plus qu'à les rassembler, à la taille et à l'endroit voulus, pour terminer la planche.

L'atelier vous propose de réaliser une telle planche en suivant les différentes étapes et en acquérant au fil des cinq séances prévues les tours de main qui permettent de tourner les difficultés rencontrées en chemin.

 

RENSEIGNEMENTS
Inscription et paiement à l'avance obligatoire
Attention : nombre de place limité à 12 personnes maximum par cours
Horaires : 14h - 17h30
Tarifs pour le cycle de cinq cours : 190 €  et  152 € pour les adhérents
SNHF 84 rue de Grenelle 75007 Paris
01.44.39.78.78.

 

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Colloque sur les racines. mai 2012